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Marche de Vicxxx

Dernière mise à jour : 29 avr.

Maeche de Vicxxx accompagné par Arnaud

 

Présentation :

 

V : Je m’appelle V. Je suis originaire de la ville de Rouen. L’association Sillage m’a parlé de Seuil qui me permettrait de reprendre confiance en moi. En janvier, j’ai rencontré le directeur qui m’a expliqué comment se déroulait le séjour de rupture et j’étais convaincu que la marche serait bénéfique pour moi. Après avoir acheté mes chaussures et marché avec le sac pendant quelques jours, nous sommes partis de Rennes jusqu’à Saint Jean Pied de Port. Le soir, nous avons mangé au restaurant. C’était sympa.

 

Dimanche 11 février :

 

V : Aujourd’hui, l’aventure commence. Ce matin, on a pris un taxi de Saint Jean Pied de Port jusqu’à Roncevaux. On a marché 18 km jusqu’à Zubiri. En arrivant, on s’est installé à l’auberge. L’ambiance était sympa. Il y a même une cheminée.

 

Arnaud : Je m’appelle Arnaud. Je suis l’accompagnant de V pour cette marche. Nous avons commencé notre aventure ce matin à Roncevaux sous la neige et avons fait étape à Zubiri sous un beau soleil.


Lundi 12 février :

 

V :  Ce lundi 12 février, on s’est réveillé à 8h. La nuit a été dure à cause de certains ronflements qui ont duré toute la nuit. On a marché 21 km jusqu’à Pampelune. Le repas du midi était du pain de mie avec de la charcuterie et du fromage, sans beurre. C’était assez fade. Mon sac me fait mal aux hanches. C’était compliqué en fin de marche.

 

Arnaud : Erreur de débutant, j’ai oublié qu’hier était dimanche. Cela s’est fini par des bols de pâtes japonaises achetées à la station service locale… Et ce matin, la boulangerie était fermée, adieu nos premiers bocadillos.

La marche d’aujourd’hui s’est passée sans nuage et averse. Arrivée à Pampelune, nous avons été très bien accueillis à l’albergue “Jesus y Maria” où nous avons retrouvé tous les pèlerins rencontrés hier soir (ronfleurs compris).

 

Mardi 13 février :

 

V : On s’est réveillé à 9h15. J’ai mangé des clémentines au petit déjeuner. On a marché 24 km jusqu’à Puente la Reina. A un certain moment, on était en haut d’une colline, il y avait une très belle vue, mais à part ça, la marche a été difficile et le budget trop faible, ce n’est pas ce qui était prévu au départ. Je suis fatigué de cette journée.

 

Arnaud : Enfin le soleil toute la journée avec même quelques heures en T-shirt. La gestion calamiteuse de la nourriture continue, on n’a pas trouvé de sandwich à notre heure de départ, résultat pas de déjeuner, nous allons nous réconforter en allant au restaurant ce soir. Nouvelle stratégie copiée sur notre collègue français qui pérégrine avec nous ---> gros petit déjeuner et repas le soir. Les courses sont faites pour demain matin. V va découvrir la tortilla francisca.


Mercredi 14 Février

 

V : Je me suis réveillé aux alentours de 6h et levé à 6h45 parce que certaines personnes qui dormaient dans la même pièce que nous se sont levées tôt, donc je n’avais plus envie de dormir. Nous sommes partis à 8h après avoir mangé “un brunch”. Nous avons marché 22km, mon sac me fait moins mal aux hanches, c’est plus agréable. Aux alentours de 14h, nous nous sommes installés dans l’auberge qui est bien mieux que celle de la veille. Nous avons fait les courses pour ce soir et demain.

 

Arnaud : Belle journée sous le soleil. Nous avons commencé la journée par un bon petit déjeuner copieux pour aller jusqu’au soir. Nous sommes arrivés à Estella vers 14h30 et avons trouvé un supermarché bien achalandé pour les courses de ce soir et le petit déjeuner de demain matin.


Jeudi 15 février :

 

V : Nous sommes partis de Estella à 8h du matin. Aujourd’hui, on a parcouru 20 km. En arrivant, j’ai vu Cédric, un français qui fait le chemin de Compostelle. J’ai pas mal parlé avec lui. Il m’a offert un coca. C’était sympa. Le groupe avec qui l’on marche est très joyeux. Il y a comme un esprit de famille. Le soir, quand tout le monde s'exerce à faire à manger, c’est assez convivial.

 

Arnaud : Belle étape qui nous a amené à Los Arcos. Arrivés tôt, nous avons pourtant dû attendre 18h, l’heure d’ouverture des commerces. Le plein est fait pour demain matin et ce soir V se met au fourneau. Je suis bien content qu’il ait pris le lead sur cette partie. Je fais la plonge avec plaisir


Vendredi 16 février : 

 

V : Nous nous sommes réveillés à 7h pour le petit-déjeuner, un brunch comme d’habitude. L’étape que nous avons faite aujourd’hui nous a, en quelque sorte, séparé des autres marcheurs qui étaient avec nous depuis l’auberge à Roncevaux, car ils allaient tous en direction de Logroño, une ville qui se situe à 10 km plus loin d'où nous nous sommes arrêtés. Le plan de marche était prévu comme ça, c’est sûrement pour qu’on ne s’épuise pas trop dès le début de la marche. J’ai dit au revoir à Cédric qui m’a serré dans ses bras et que j’ai re-croisé un peu plus loin. On a fait une photo, ce qui me permettra de m’en souvenir pour toujours. Avec Arnaud, mon accompagnant, nous avons marché 18 km en partant de Los Arcos pour aller jusqu’à Viana.

 

Arnaud : Nous avons quitté ce matin une auberge très très moyenne et chère (la seule ouverte) pour une étape qui nous a mené à Viana. Nous sommes ce soir les seuls occupants de l’auberge municipale.

V est un peu désappointé d’avoir perdu nos compagnons de gîtes que nous avons cotoyés depuis le début, surtout Cédric, un français, avec qui V a beaucoup discuté. Ce groupe a continué vers Logroño respectant ainsi les étapes “officielles” du chemin.

 

Samedi 17 février :

 

V : Nous avons marché de Viana à Navarrete pour une distance de 23 km. C’était relativement plat et je suis incapable de dire combien de personnes nous ont souhaité “bon chemin”. Il y en a eu un certain nombre.

 

Arnaud : Étape Viana-Navarrete. Temps ensoleillé, mais très frais. C’est notre première étape sans dénivelé important, ça repose ! Nous sommes rentrés dans la Rioja. J’en ai profité pour expliquer à V comment se fabriquait le vin. Nous sommes à Navarette dans une auberge bien, mais sans chauffage, les couvertures fournies ne seront pas de trop sur le sac de couchage.

 

Dimanche 18 février : 

 

V : Nous sommes partis de l’auberge à 8h30. C’était sympa, on était que deux dans la chambre. On a marché 16 km, c’est la plus petite distance qu’on ait faite depuis le début de la marche. Ce soir, on va manger au restaurant à Najera.

 

Arnaud : Finalement, nous avons eu du chauffage hier soir… ouf. Nous avons fait aujourd'hui une courte étape de 16 km qui nous a mené à Najera. Nous sommes arrivés à 12h30 et avons attendu 14h l’ouverture de l’auberge. C’est une auberge municipale gérée par des bénévoles, ce qui arrange notre budget puisque la nuit est à 6 € par personne, le moins cher que nous ayons payé jusqu’à maintenant. Ce soir, nous allons manger une pizza, nous n’avons pas voulu nous charger de victuailles.


Lundi 19 février : 

 

V : Le petit déjeuner a été offert par les bénévoles qui tiennent l’auberge. On a marché 21 km. C’était relativement facile.

 

Arnaud : Étape sans trop dénivelé et sous le soleil qui nous a amené à Santo Domingo de la Calzada. L’auberge ne nous permet pas de cuisiner, donc nous avons acheté des plats préparés et du fromage, jambon et tortilla pour demain matin.


Mardi 20 février : 

 

V : On a marché 23 km, la moitié de la marche s’est faite à côté d’une nationale. C’était assez bruyant. Trois voitures et deux camions nous ont klaxonnés, sans doute pour nous encourager.

 

Arnaud : Étape monotone entre la route nationale et les travaux d’une autoroute. Départ de San Domingo en doudoune et arrivée à Belorado en t-shirt.

Demain, nous devons allonger l'étape de 4 km à cause d’hébergements fermés à l’étape initiale.


Mercredi 21 février :

 

V : Nous avons marché 30 km au lieu de 24 km,,car l’auberge était fermée. J’ai eu un peu mal aux pieds, nous avons marché 7h. Je compte me coucher après avoir mangé.

 

Arnaud : Rude aujourd'hui. Ce n’est pas 4 km en plus que nous avons dû faire, mais 6 pour un total de presque 31 km.Cela valait le coup, le gîte est très beau et très confortable. Demain, nous atteindrons Burgos pour notre journée de repos.


Jeudi 22 février :

 

V : La journée a été très dure. J’avais mal partout. On avait le vent en pleine face, il faisait froid. J’ai dormi environ 3h cette nuit ; j’ai vomi deux fois ; j’avais mal au ventre et des bouffées de chaleur. Je crois que c’est dû aux pâtes à la carbonara en sachet qu’on a mangées la veille au soir. Je suis encore malade, mais déjà je ne vomis plus.

 

Arnaud : Dure journée. V a été malade la nuit dernière. Nous avons cependant pu partir comme prévu à 8h. V s’est arrêté souvent, mais ne s’est jamais plaint. Il est très courageux. Pour notre jour de repos, nous avons loué un airbnb dans le centre de Burgos, c’est très confortable. Nous avons chacun notre chambre avec un grand lit : le luxe.


Vendredi 23 février : 

 

V : Nous sommes arrivés à Burgos hier dans l’après-midi. J’étais “explosé”. Je me suis endormi à 20h15. J’ai bien dormi cette fois-ci, mais j’ai vomi encore un peu… A part ça, c’était appréciable de pouvoir se reposer au calme sur un lit double.

 

Arnaud : Jour de repos à Burgos. Nous sommes allés chercher le courrier de V à la poste restante, puis à la cathédrale pour tamponner nos crédentiales. V est rétabli, il est tombé malade au bon moment, le jour de repos. Demain, nous partons pour Hernillos, il a été très difficile de trouver un hébergement et nous avons dû réserver une chambre dans un hôtel. Le budget va en prendre un coup.

 

Samedi 24 février :

 

V : La marche était assez courte de Burgos à Hormillos del camino. Il fait assez froid en ce moment, heureusement que je me suis bien couvert. La seule auberge qui est ouverte est à 60 € la nuit, comme on n’a pas le choix, on passe la nuit dans celle-ci. Il y a une cheminée ; c’est sympa, mais la cuisine n’est pas bonne. Je suis encore un peu malade. J’espère que ça va aller mieux dans pas trop longtemps.

 

Arnaud : Nous avons attaqué ce matin la célèbre Meseta sous un petit vent frais, mais avec du soleil. Nous avons retrouvé nos trois anglaises (qui sont devenues quatre) elles ont également pris une journée de repos à Burgos.

 

Dimanche 25 février :

 

V : Nous avons marché 19 km avec un vent qui nous a fortement ralenti. J’ai dormi toute l'après-midi, comme habituellement après avoir marché.

 

Arnaud : La Meseta tant redoutée pour sa chaleur l’été et bien ce n’est pas facile non plus avec le vent de face sur toute l’étape. Ce fut la course aujourd’hui, il fallait arriver à Castrojeriz avant 14h, heure de fermeture du supermarché. Ce soir, au gîte, nous sommes avec des Coréens, Allemands et une Anglaise. Toujours pas de trace de français. 


Lundi 26 février :

 

V : Ce matin, nous devions manger un brunch comme habituellement, sauf qu’il n’y avait pas de plaque de cuisson…. Heureusement, il y avait du lait, du chocolat en poudre et des gâteaux. Ça m'a fait plaisir de manger un petit déjeuner “normal” car je ne ressentais pas spécialement l’envie de manger des oeufs et des lardons, ça devenait un peu écoeurant. Nous avons marché de Castrojeriz jusqu’à Fromista. Il a fait beau toute la matinée et le paysage était plus joli que ces derniers jours.

 

Arnaud : Nouvelle journée de vent sur la meseta. Contrairement à ce que j’avais entendu dire, les paysages sont beaux. Nous sommes arrivés à Fromista avant la pluie.

 

Mardi 27 février :

 

V : Nous avons marché 19 km. Il faisait beau et il n’y avait pas trop de vent, c’était plus agréable. J’ai vu deux cigognes et la Sierra Nevada de loin. C’était beau.

J’ai appris que Clémence, responsable des marches, est en Espagne et qu'elle vient nous rendre visite pendant deux jours, ça va nous faire un peu de compagnie française. C’est sympa


Mercredi 28 février

 

V : Nous sommes partis à 8h45 de l’auberge pour arriver à 19h30. On a marché 40 km car il n’y avait pas d’auberge d’ouverte à l’étape prévue. On a fait 13 km de plus. Le soir, j’ai pris une douche et un bain et pour finir, nous sommes allés manger au restaurant à Sahagun avec Clémence, responsable de marche, J’ai pris une entrecôte avec des frites. C’était bien bon. Je vais bien dormir.

 

Arnaud : Journée fraîche et ensoleillée. L’absence d’hébergements ouverts sur notre parcours nous a obligés à parcourir 13 km de plus, soit 40h.

Cela va nous permettre de faire la grasse matinée, l’étape de demain étant raccourcie d’autant. Clémence, responsable de marche, nous a rejoints ce soir à Sahagun et nous a invités à dîner. C’était bien agréable.


Jeudi 29 février : 

 

V : Nous nous sommes réveillés à 9h. On a pris un petit déjeuner dans un café. On a marché 15 km. Il a plu vers la fin. Il fait très froid à l’auberge et le seul commerce qu’il y a est fermé, du coup on va manger les pâtes que j’ai gardées dans mon sac.

 

Arnaud : Petite étape aujourd’hui finie sous la pluie. Nous sommes arrivés dans un donativo avec un poêle à bois pour unique chauffage. Nous allons dormir avec doudoune et  bonnet. Clémence nous quitte ce soir pour aller visiter l’équipe qui est à une semaine devant nous.


Vendredi 1er mars : Mansilla de Los Mulas

 

V : Nous avons marché 23 km jusqu’à Mansilla. A un moment, je n’ai pas pris la même route qu’Arnaud en pensant qu’il était derrière moi. Je l’ai attendu 1h30 et en arrivant à l’étape, j’ai demandé à quelqu’un un téléphone pour pouvoir le joindre. Je l’ai rejoint à l’auberge et nous avons fait les courses.

 

Arnaud : journée monotone dans cette interminable meseta. Partis le ventre vide avec seulement une assiette de pâtes la veille (magasin fermé), nous sommes heureux d’arriver à Mansilla pour faire un bon repas. Plus que 19 km avant notre journée de repos bien mérité.

 

Samedi 2 mars :  Léón.

 

V : Nous avons marché 19 km sous la pluie et la neige fondue. Vers 10h, on s’est arrêté dans un café où j’ai bu le meilleur chocolat chaud que je n’avais pu boire auparavant. Nous sommes arrivés à Léón à 13h. L’hôtel où nous séjournons propose des repas. Celui du midi était bon et pas cher (9 €/p) et le soir on a mangé au Burger King.

 

Arnaud : La pire étape depuis le début de notre aventure : -2°, pluie, vent et neige au programme. Nous étions bien contents d’arriver à l’auberge où nous attendait une chambre confortable pour notre jour de repos et un déjeuner chaud. Pour fêter ça, nous sommes allés dîner au Burger King et fait quelques courses d'équipement pour la neige qui nous attend dans la sierra nevada au corte inglés !

 

Dimanche 3 mars :  Léón.

 

V : Nous avons pris le petit déjeuner dans un café. Le chocolat chaud était littéralement du chocolat fondu, c’était quand même bon. Nous avons visité la ville. C’était sympa. Nous avons pris le goûter avec un moine qui nous a fait visiter son monastère. Il nous a offert une collation avec un gâteau au yaourt. C’était une personne très agréable et le soir, on a mangé dans une pizzeria.

 

Arnaud : Nous avons pris ce matin notre petit déjeuner dans un bar faisant à la fois pâtisserie, puis nous avons visité le quartier historique (Le Barrio Humedo) et la cathédrale

Après la sieste, nous avons été invités par le Frère Federico, un des moines du monastère qui gère l’auberge, à une visite de l’église et du monastère. Il nous a également invité pour un goûter. J’ai été très marqué par cette rencontre. J’espère qu’il en a été de même pour V.


Lundi 4 mars :

 

V : La marche d’aujourd’hui était assez rapide. On a marché 21 km. Il a plu, mais ce n’était pas dérangeant.

 

Arnaud : Étape commencée sous la pluie et terminée sous le soleil et le vent.

Nous sommes arrivés dans une auberge où nous avons mangé un sandwich entourés d’espagnols qui jouaient aux dominos.


Mardi 5 mars : Hospital de Orbigo

 

V : nous sommes arrivés à 12h30. C’est tôt. On avait seulement 15 km. L’auberge prévue était fermée, donc on est allés dans une autre un peu plus chère.

 

Arnaud : Très courte étape aujourd’hui sous le soleil. Nous sommes arrivés à l’étape où l’auberge paroissiale était fermée, contrairement à ce qui était indiqué dans tous les guides. Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive. Nous nous sommes rabattus sur une auberge plus chère qui ne possède pas de cuisine pour les pèlerins, mais seulement un restaurant. Nous avons très bien mangé, mais le budget a pris un sacré coup de bambou.

 

Mercredi 6 mars : Astorga

 

V : Le chemin était beaucoup moins monotone que ces derniers jours. On voyait les montagnes toutes blanches avec la neige. J’ai croisé deux beaux chiens qui appartenaient à un paysan pas loin. En arrivant à l’auberge, j’ai fait une sieste, car j’ai très mal dormi cette nuit à cause des ronfleurs. J’ai fait de la musculation en me réveillant, ça m’a fait du bien.

 

Arnaud : Étape sous un beau soleil. Le paysage est de nouveau plus agréable. Plus de monde dans le gîte ce soir. Astorga est un point de connexion entre la voie de la plata (que nous allons emprunter après Saint Jacques) et le camino francès sur lequel nous évoluons actuellement.


Jeudi 7 mars : Rabanal  del camino

 

V : Une marche sous la pluie de Astorga jusqu’à Rabanal. Il y a eu pas mal de montées. Mes jambes ont plus souffert que pendant les 40 km que nous avons faits il y a un peu plus d’une semaine. L’auberge prévue par Arnaud était fermée, L’auberge municipale où nous sommes n’est pas incroyable…Le restaurant est passé nous dire bonsoir. C’était sympa.

 

Arnaud : Mes jambes ont bien pris conscience que la meseta était derrière nous : 350 m de dénivelé positif aujourd’hui, le tout sous un crachin breton. Les paysages sont de plus en plus beaux


Vendredi 8 mars :

 

V : La neige était bien présente aujourd’hui. Le chemin était assez difficile d’accès. C'était différent des paysages verts d’habitude. Je pense qu’il devait bien y avoir dans les 15 cm de neige à certains endroits. Nous sommes que deux dans l'auberge. La nuit risque d’être plus calme. Je continue mes séances de musculation et je fais plus attention à mon alimentation.

 

Arnaud : Étape commencée sous une petite averse de neige allant en s’intensifiant pour vite marcher dans 15 cm de poudreuse plus nous montons vers le col de Rabanal (1508 m) . Heureusement que quelques éclaircies nous ont montré la beauté du paysage. Arrivés à l’auberge,, une bonne douche chaude et une soupe à l’ail nous ont fait oublier le froid de la journée.

 

Samedi 9 mars :

 

V : Début de la journée en beauté avec un cake aux carottes vraiment très bon accompagné d’un thé vert dans un bar très sympa avec une cheminée. La marche d’aujourd’hui était avec beaucoup de descentes car nous sommes montés en altitude ces derniers jours. En arrivant à l’étape, on s’est installés à l’auberge et nous avons fait les courses. Je me suis reposé une heure et j’ai fait une séance de musculation.

 

Arnaud : Finalement, je préfère la neige à la pluie. Aujourd’hui descente quasi continue de 16 km les ¾  de chemins caillouteux et ¼ de route. Nous sommes arrivés à 12h30 à l’auberge qui ouvrait à 14h. Heureusement, l’hospitalier nous a vu attendre et nous a fait entrer. Les courses sont faites, ce soir, saumon et riz


Dimanche 10 mars : Villafranca del Bierzo

 

V : Une très bonne pizza à midi. On a marché 23 km de Ponferrada à Villafranca avec un peu de pluie, mais rien de méchant. En arrivant à l’auberge, on a été accueillis par deux personnes et la compréhension orale était relativement difficile. Il fait un peu froid à l’auberge, mais ce n’est pas cher.

 

Arnaud : 23 km de bitume, ça use les jambes. Nous sommes arrivés dans un gîte tenu, suivant le guide, par un personnage historique du chemin. Effectivement, c’est un personnage. Il a tout de suite compris que nous étions de Seuil et il nous a accueillis encore plus chaleureusement. Nous avons pris l’option repas communautaire, cela promet d’être sympathique. Nous avons retrouvé des suisses allemands que nous avions déjà vus précédemment. Un couple dont la femme parle français.


Lundi 11 mars : O Cebreiro

 

V : Nous sommes montés en altitude. Nous avons retrouvé la neige. Marche dans la neige fondue. En montant c’était compliqué, ça me ralentissait pas mal dans mon rythme. La distance parcourue est de 28 km. Aux alentours de 13h, on s’est arrêté pour manger. Nous sommes arrivés à l’auberge à 17h.Le soir, on a mangé à l’extérieur de l’auberge, comme il n’y avait pas de commerce d’ouvert.

 

Arnaud : Nouvelle longue étape de bitume (nous avons raté le chemin alternatif par la montagne à la sortie de Villafranca). La route suivait un très joli torrent.  L’étape s’est terminée par une longue côte de 5 km qui nous a fait passer de 600 à 1200m d’altitude et qui s’est terminée dans la neige fondue avec pour résultat des chaussures trempées. Nous avons retrouvé le couple de suisse. J’ai pu continuer avec eux la conversation commencée le matin pendant que V téléphonait à ses parents.

 

Mardi 12 mars :

 

V : Une marche assez longue à cause de la neige qui nous ralentissait. L’auberge était bien. Nous étions seulement deux.

 

Arnaud : neige, bitume, neige, bitume, tel est notre destin !

Chemin très blanc au départ, puis route, puis de nouveau chemin avec 30 cm de neige et enfin, à la faveur de la baisse d’altitude, des chemins praticables. Nous ne devrions plus avoir de neige d’ici Santiago.


Mercredi 13 mars : Sarria

 

V : Une belle journée ensoleillée. C’était agréable de passer dans la forêt. L’auberge est très récente : un beau dortoir, un extérieur très sympa avec des transats

 

Arnaud : Étape majoritairement en descente, sous le soleil, dans un beau paysage de moyenne montagne.

Arrivée à Sarria, dans un gîte confortable (sauf la douche pas très chaude), V s’est mis aux fourneaux après que nous ayons fait les courses, tacos au menu

 

Jeudi 14 mars :  Portomarin

 

V :  Nous avons croisé de nombreux “pèlerins du dimanche” comme dit Arnaud, des personnes qui font quatre étapes en se faisant porter leurs affaires seulement pour obtenir le diplôme donné à Saint Jacques de Compostelle. On a marché 22 km, c’était relativement plat.

 

Arnaud : Étape au milieu des vaches et des torrents. La Galice est vraiment très belle. Beaucoup de monde sur le chemin, nous rencontrons maintenant les pèlerins du dernier kilomètre. En effet, pour obtenir la compostella, il suffit de prouver que les 100 derniers kilomètres ont été parcourus.


Vendredi 15 mars : Palas de Rei

 

V : La journée a été longue. Nous sommes partis de l’auberge à 8h30 et arrivés à l’étape aux alentours de 14h. Mon sac me fait mal au dos ces derniers jours, sûrement à cause de la nouvelle bouteille d’huile d'olive que je transporte. Nous sommes deux à l’auberge ce soir. J’ai préparé un bon plat : en entrée : carottes râpées et concombres et comme plat principal des courgettes avec des oignons, de la viande hachée, du riz, des œufs et des épices.

 

Arnaud : journée - Collines - 24 km au milieu des vaches. Demain 29 km, heureusement que la journée de repos approche.

 

Samedi 16 mars : Arzua

 

V : Nous avons marché 29 km en passant de Palas de Rei jusqu’à Arzua. Il reste une étape avant d’arriver à Saint Jacques, Arnaud a prévu une surprise pour l’étape de demain.

 

Arnaud : Les paysages sont toujours très beaux. Journée maussade avec par moments un petit crachin breton. De plus en plus de randonneurs en promenade vers Saint Jacques. Courses faites. V prépare des escalopes poulet à la crème et aux champignons.

 

Dimanche 17 mars : O’Pedrouzo

 

V : Nous avons marché 20 km. Demain on arrive à Saint Jacques. Ce soir, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre. J’ai mangé une grande pizza prévue pour ⅔ personnes. Il restait un peu plus de deux parts

 

Arnaud : Une nouvelle étape ressemblant à celle d’hier et d’avant-hier.  Demain, nous arrivons à Santiago pour une journée de repos bien mérité.

 

Lundi 18 mars : Santiago

 

V : Une marche tranquille. Il faisait assez chaud. Nous sommes bien arrivés à St Jacques de Compostelle, très belle ville avec pas mal de musiciens ambulants. Ce midi, j'ai mangé un risotto aux cèpes qui était très goûteux. Dans l’après-midi, nous avons visité une partie de la ville et la belle cathédrale. L'hôtel est sympa, Anthony, responsable de marche, nous a fait comprendre que le chemin que nous allons emprunter est assez galère à cause des flèches qui ne sont pas dans le bon sens et que des binômes avant nous empruntant celui-ci passaient plus de temps à regarder leur téléphone pour s’orienter que de profiter de la marche. Donc changement de programme, en partant de Saint Jacques, nous irons au Cap Finisterre pour profiter un peu de la mer, puis nous reviendrons à Saint Jacques en bus (ce qui était prévu est toujours d’actualité) au lieu de faire Saint Jacques,--->Caceres, on  prendra le bus jusqu’à Cacérès et nous marcherons jusqu’à Compostelle, ce qui nous fera deux diplômes d’environ 750 km chacun

 

Arnaud : Arrivée à Santiago aujourd’hui. Après un bon repas, nous avons rejoint l’hôtel et ensuite nous sommes allés au bureau des pèlerins retirer nos crédenciales. Anthony nous a appris que nous allions changer le planning, au lieu de descendre à Cacérès, nous allions après Fisterra nous rendre à Cacérès et donc marcher dans le bon sens. Nous ferons donc une deuxième arrivée à Santiago le 3 mai.

 

Mardi 19 mars : Santiago

 

V : Après avoir passé une bonne nuit, j’ai fait ma séance de sport. A midi, j’ai mangé une salade César et ce soir une très bonne pizza, ainsi qu’un tiramisu en dessert

 

Arnaud : Journée de repos bien mérité. Nous en avons profité pour acheter de nouvelles chaussures, les premières étaient bien abîmées. Demain, départ en direction du Cap Finisterre.

 

Mercredi 20 mars : Negreira

 

V : Une marche de 29 km sous le soleil, puis sous la grisaille. Nous sommes à Negreira, une petite ville.

 

Arnaud : Le changement de chaussures était nécessaire, les cailloux ne me rentrent plus dans la plante des pieds. Nous voilà repartis pour les 82 km qui nous séparent de Fisterra.

 

Jeudi 21 mars :

 

V : Premier jour du printemps. Il faisait 24°. Nous avons marché 34 km. Il y avait beaucoup de montées. Il n’y avait pas de supermarché et l’auberge ne proposait pas de repas le soir

 

Arnaud : La plus dure étape pour nous. Aujourd’hui 35 km, 25° et gros dénivelé. Les deux prochaines étapes sont plus douces, avant un jour de repos et deux jours de transport. Demain, nous allons voir la mer.


Vendredi 22 mars : CEE

 

V : Nous avons marché 17 km depuis Olveiroa jusqu’à Cee. En arrivant, nous nous sommes baignés dans l’Océan Atlantique. C’était frais, mais ça m’a fait du bien. L’eau était à 14°c. Le soir, j’ai mangé deux burgers, ce qui était relativement impulsif. Car j'avais très faim, puisque le matin nous n'avons mangé que des toasts et rien à midi.

 

Arnaud : Étape sous le soleil et le vent. Arrivée à Cée, au bord de la mer. La première chose que nous avons faite en arrivant est de se mettre en maillot de bain et d’aller à la plage. L’eau était froide à 14° d’après internet, mais nous avons quand même fait quelques brasses. Demain, nous arrivons au bout du monde pour une nouvelle journée de repos.

 

Samedi 23 mars : Fisterra

 

V : J’ai marché 12 km jusqu’à Fisterra. Sur le chemin, j’ai croisé quelqu’un qui m’a offert une paella faite par lui. Elle était très bonne. La vue sur l’océan était très belle. J’étais détendu avec sa musique. Je me suis arrêté plus de 10 mn, mais toujours pas de trace d’Arnaud. Je me suis dépêché d’aller à l’hôtel. Arnaud s'était trompé de route. Le midi, nous avons mangé au restaurant sur le port. Dans l'après-midi, je me suis baigné et me suis reposé le reste de la journée.

 

Arnaud : Belle étape au bord de la mer. L’arrivée à Fisterra se fait en longeant la plage qui fait 2 km. L’auberge où nous nous arrêtons pour deux nuits est juste au bout de la plage. La fenêtre de la chambre donne sur la mer. Nous sommes allés déjeuner, puis fait les courses et enfin nous sommes allés laver notre linge à la “lavanderia”.

 

Dimanche 24 mars : Fisterra

 

V : Dernière baignade dans l’océan. Le soir, on a mangé dans un “Doner Kébab”. J’ai eu mal au ventre toute la nuit.

 

Arnaud : Journée de repos jusqu’à 18h. Nous sommes allés à l’auberge municipale pour obtenir notre certificat d’arrivée à Fisterra, puis nous sommes allés à pied au Cap Finisterre (4 km) pour voir le coucher de soleil qui n’était malheureusement pas fantastique. Nous avons pu observer une très belle pleine lune.

 

Lundi 25 mars : Santiago

 

V : Un départ sous la pluie pour rejoindre le bus. Nous avons eu de la chance car il faisait beau pendant les deux jours de repos à Fisterra. Arrivée à Saint Jacques, on a déposé nos affaires à l’auberge, puis rejoint le binôme qui est parti quatre jours après nous. Nous avons mangé ensemble, puis nous nous sommes reposés de notre côté avec Arnaud à l’auberge.

 

Arnaud : 3 heures de bus pour rejoindre Santiago où nous avons rencontré le binôme qui est derrière nous. Nous avons déjeuné ensemble, puis nous l’avons quitté pour aller faire les courses et rejoindre notre auberge qui est près de la gare Nous pourrons faire la grasse matinée avant de prendre notre train pour Cacérès.


Mardi 26 mars :

 

V : Nous avons pris le train jusqu’à Zamora, puis le bus jusqu’à Cacérès. J’ai dormi tout le trajet, environ 6h.

 

Arnaud : 8h dans les transports pour arriver à Cacérès, presque plus de fatigue après une journée de marche.

Demain, c’est parti pour les 730 km qui nous séparent de Santiago


Jeudi 27 mars : Casar de Caceres

 

V : Nous avons marché deux heures, 12 km. On a rencontré un français à l’auberge et un autre sur le chemin qui était âgé de 77 ans.

 

Arnaud : Très courte étape en direction de Casar de Caceres. Je croyais qu’en allant vers le Sud, nous trouverions le soleil et la chaleur. C’est tout le contraire, pluie, vent et froid. Nous avons rencontré un français très sympathique qui nous a prévenu qu’il fallait réserver pour l’auberge de demain etc… Il n’y avait plus de place. La dame qui nous a accueillis à l’auberge a téléphoné pour nous, afin de réserver une chambre dans un hôtel. Il semble qu'il y ait plus de monde sur la voie de la plata que sur le camino frances.


Jeudi 28 mars : Cañaveral

 

V : J’ai marché une bonne partie du chemin avec Olivier, un français qui marche bien pour son âge (62 ans). Nous avons fait 32 km. Arnaud s’est trompé de route, Olivier m’a accompagné jusqu’à l’hôtel en arrivant à l’étape.

 

Arnaud : Nous avons marché aujourd’hui avec Olivier, le français rencontré hier à l’auberge. V a beaucoup échangé avec lui. Journée de marche longue de 32 km. Mais heureusement, nous n’avons pas eu la pluie prévue par la météo. Demain, nous avons rendez-vous avec Olivier à 8h30 pour marcher ensemble vers Galisteo. Nous allons sûrement demain devoir prendre un taxi à l’arrivée pour nous emmener dans une autre ville, car tous les hébergements de Galisteo semblent complets.


Vendredi 29 mars : Plasencia

 

V : J’ai marché 28 km. En arrivant j’ai attendu (1h30) Arnaud et Olivier qui marchaient ensemble. Olivier nous a payé un coup en terrasse et nous avons pris le taxi car toutes les auberges étaient pleines. Ce soir, on a mangé au restaurant. C’était très bon. En entrée, j’ai pris de la ratatouille. Le plat, c’était de la longe de porc avec des pommes de terre finement coupées et en dessert du melon espagnol.

 

Arnaud : Très belle étape au milieu des chênes-liège et des plantations de pêchers. J’ai marché toute la journée avec Olivier, de grandes discussions autour de l'esprit du chemin. Arrivée à Galisteo, il a été confirmé que tous les hébergements étaient complets, nous avons donc pris un taxi pour Plasencia. Nous prendrons demain également un taxi pour nous ramener sur le chemin.

 

Samedi 30 mars : Jarilla

 

V : Au début de la marche, je me suis paumé dans une propriété privée, le propriétaire m’a indiqué la route. J’ai marché une dizaine de kilomètres sur une nationale. A un moment, j’ai vu une flèche de balisage du chemin de la Plata. Il y avait un panneau avec écrit “Jarilla” dans 1,9 km. Finalement, je suis allé trop loin. J’ai fait demi-tour jusqu’au village. En arrivant, je n’ai pas trouvé l’hôtel. Quelqu’un en voiture m’a dit qu’il était à 2 km. Il m’a déposé devant. C’était très sympathique de sa part. Il pleuvait fort et ça a duré. J’ai marché de 9h20 à 16h20 en ne s'arrêtant que 10 minutes.

 

Arnaud : Ne voulant pas prendre un taxi ce matin pour rejoindre le chemin, nous avons décidé de suivre un chemin qui est indiqué sur la carte de mon GPS. Résultat : V s’est perdu (il avait trop d’avance sur moi) et la journée a été une succession de chemins devenus ruisseaux d’averses de pluie et d’erreurs de navigation. Un bon bain en arrivant à l’hôtel a réparé (en partie) les dégâts.

 

Dimanche 31 mars : Baños de Montemayor

 

V : Les trois quarts de la marche se sont faits sur une nationale et le reste était sur un petit chemin boueux et plein de flotte. Nous avons eu de l’eau jusqu’au-dessus des chevilles. A midi, j’ai mangé un assortiment de viande avec du poulet, du chorizo, du porc et du bœuf et le soir, une entrecôte. Nous devions aller dans les thermes, mais c’était plein, du coup on est allé se baigner dans des eaux classiques et il y avait un bain d’eau froide. C’était agréable le changement de température.

 

Arnaud : Une petite portion du chemin, comme hier, des centaines de mètres à marcher dans 10 cm d’eau. Au bout d’un moment, nous avons pris le parti de prendre la route. Pour une fois, le bitume était le bienvenu. Arrivés à Baños, nous sommes allés aux thermes pour une heure dans la piscine d’eau thermale chaude. Nous avons terminé par une bonne entrecôte à la cuisson parfaite. Demain, nous attendons Olivier qui est au village précédent pour partir à Calzada de Béjar


Lundi 1er avril : Calzada de Béjar

 

V : Nous avons marché en 3h, 12 km.  On a mangé avec trois fois rien, comme on était trois et qu’on n’avait presque rien … Olivier, le français rencontré sur le chemin, avait une boîte de sardines, Arnaud une courgette et pour ma part du riz. J’ai mélangé le tout dans un plat avec quelques épices et ça l’a fait.

 

Arnaud : Olivier nous a retrouvés à Baños à 10h30. Nous avons pris un café et sommes partis pour Calzada de Béjar. Petite étape de 12 km pour nous. Nous sommes une dizaine à l’auberge. En arrivant V s’est mis aux fourneaux pour préparer du riz avec la courgette qui nous restait. Olivier a ajouté des sardines et fait un bouillon avec un cube et moi j’ai ouvert la boîte de tripes et de chorizo que je trimballe depuis six jours. Comme il n’y a pas de magasin d’alimentation, nous allons au bar de la propriétaire de l’auberge. Elle y prépare un menu pèlerin.


Mardi 2 avril : Fuenterroble de Salvatierra

 

V : Nous avons marché 22 km sur la route. J’ai trouvé que c’était un peu long. En arrivant à l’auberge, c’est une française qui nous a accueillis. J’ai bien parlé avec elle et je l’ai aidée à monter des blancs en neige, car il n’y avait pas de batteur électrique. Elle m’a offert quelques pancakes et j’ai pas mal parlé avec. A 19h30, nous sommes allés à la “bénédiction des pèlerins”. Je n’ai rien compris. Le soir, le repas était bon, c’était une soupe accompagnée de riz (entrée) et des œufs avec des légumes, ainsi que des morilles à la crème qu’une pèlerine a ramassées sur le chemin.

 

Arnaud : L'aubergiste ce matin nous a prévenus que le chemin était impraticable. Nous avons donc pris la route pour 23 km de bitume. Ce soir, nous sommes arrivés dans un donativo. D’après les guides, le plus célèbre de ce chemin.

Nous avons été accueillis par un hospitalier français et après la douche et le repas, nous avons assisté à la bénédiction des pèlerins à l’église.


Mercredi 3 avril :

 

V : Une longue marche de 30 km pratiquement que sur du bitume. L’auberge est nulle. Il faisait froid

 

Arnaud : Changement d’ambiance. Le gîte est certainement le moins confortable que nous ayons rencontré. Nous avons retrouvé un groupe d’italiens/espagnols très désagréables que nous soupçonnons de faire beaucoup de distances en taxi.

 

Jeudi 4 avril : Salamanque

 

V : Nous avons marché 24 km jusqu’à Salamanque. Le chemin était bien plus accessible que les jours précédents. Le soir, j’ai cuisiné plus de 2h pour faire de la ratatouille avec des croquettes de pommes de terre et du poulet.

 

Arnaud : Étape dans un paysage proche de celui que l’on peut rencontrer en Aubrac. Nous sommes arrivés à Salamanque vers 16h. Nous avons loué avec Olivier (avec qui nous marchons toujours) un appartement dans la vieille ville. V nous a préparé un festin pour le soir.


Vendredi 5 avril : Salamanque

 

V : Nous avons pris un petit déjeuner dans un café à la Plaza Mayor. Le midi, on a mangé au restaurant chinois. Je me suis resservi trois fois. Le soir, on voulait manger à l'extérieur, mais le restaurant où Arnaud voulait aller était plein, nous sommes allés dans un autre, mais il ne faisait pas de menu comme indiqué sur la carte. Arnaud s’est énervé sur le serveur et il est parti. Nous sommes allés au Carrefour City, comme soi-disant il avait vu “de bonnes pizzas”. C’était, en réalité, du surgelé. Donc, il a continué à râler derrière mon dos en disant “évidemment, comme c’est du surgelé, il ne va pas en vouloir”. Au final, on a acheté de quoi faire des burgers, ils étaient bons, mais l’ambiance était pourrie.

 

Arnaud : Jour de repos. Nous avons pris le petit déjeuner sur la Playa Mayor pendant que le linge séchait à la lavanderia. Nous sommes allés à la poste, déjeuné dans un buffet à volonté chinois, puis nous sommes allés à la piscine qui est au rez de chaussée de l’immeuble. Nous avons terminé la journée en allant visiter deux expositions gratuites, l’une sur la guerre civile et l'autre sur les inventions de Nicolas Tesla 

 

Samedi 6 avril : Calzada de Valdunciel

 

V  : Nous avons marché 17 km. C’était très rapide. L’auberge est sympa, nous sommes que trois avec Olivier

 

Arnaud : Nous avons retrouvé la meseta, la beauce espagnole. Courte étape de 17 km. Demain, nous allons devoir faire deux étapes en une à cause d’un hébergement complet

 

Dimanche 7 avril : Villeneuve de Campan

 

V : Un départ sous la pluie, nous avons marché une vingtaine de kilomètres sur la route. Nous nous sommes arrêtés pour manger et après le chemin était accessible et il faisait beau. En tout, nous avons marché 33 km. Il n’y a pas de plaque de cuisson à l’auberge, mais seulement un micro-ondes.

 

Arnaud : Étape débutée sous la pluie et sur le bitume et terminée sur le chemin et sous le soleil. Nous avons fait un bon repas ce midi à mi-chemin, car il n’y a, ce soir, ni restaurant, ni magasin.


Lundi 8 avril : Zamora

 

V : Nous avons marché 18 km. Le temps était pluvieux. L’auberge du soir était sympa. Nous avions une chambre pour trois

 

Arnaud : Étape sans grand intérêt finie à Zamora sous une pluie battante. Heureusement V nous a préparé un bon dîner.

 

Mardi 9 avril : Montamarta

 

V : Une marche sous le soleil malgré le froid, c’est toujours plus agréable que la pluie. L’hébergement coûte 56 € : p et l’auberge est convenable.

 

Arnaud : Étape sous le soleil, enfin. Pas grand intérêt…. La montagne arrive…

 

Mercredi 10 avril : Granja de Moreruela

 

V : Une belle journée ensoleillée. En arrivant à l’étape, j’ai voulu photographier les moutons et un mec a commencé à me gueuler dessus. Je n’ai rien compris à part qu’il ne voulait pas que je les photographie. L’auberge du soir coûtait 5 € et la cuisine du soir était bonne.

 

Arnaud : Paysages toujours mornes, mais au moins sous le soleil et température qui permet le T-shirt.


Jeudi 11 avril : Tabara

 

V : Nous avons marché 26 km. A midi, j’ai commandé des sandwichs dans un bar, on m’a ramené une planche de charcuterie. C’était bon, mais pas ce que j’avais commandé. J’ai vu un facteur en trottinette et un berger qui tenait dans sa main un agneau souffrant, sa maman le suivait. Ça m’a fait un peu mal au cœur. L’auberge de ce soir est un donativo et il y a un repas communautaire.

 

Arnaud : Nous dormons ce soir dans un donativo avec un repas communautaire, pas à la hauteur de ce que nous avons connu : un bouillon bien clair et une plâtrée de riz. Nous mangerons mieux demain.

 

Vendredi 12 avril : Santa Marta de Tera

 

V : Nous sommes partis à 7h15 et à 9h j’étais déjà en short et t-shirt. J’ai pris des coups de soleil sur les cuisses et les mollets, ça me brûle un peu. Nous sommes allés chercher à manger à l’épicerie du village d’à côté, le repas était bon et l’auberge est très bien pour le prix (5 €/p)

 

Arnaud : Journée ensoleillée et chaude au milieu des sapins avec la montagne comme horizon. Nous dormons dans un gîte communal refait à neuf il y a peu de temps.

 

Samedi 13 avril : 

 

V: Une belle journée et une auberge juste en face du restaurant

 

Arnaud : n’a pas écrit

 

Dimanche 14 avril : Asturianos

 

V : Nous sommes partis aux alentours de 7h du matin car il fait chaud tôt. On a marché 27 km. L’auberge était sympa. Le bar-restaurant était accolé à l’auberge

 

Arnaud : Nous avons passé une bonne soirée, le bar qui faisait des plats était juste en face du restaurant de l’auberge. J’ai eu une discussion avec une coréenne qui est artiste peintre

 

Lundi 15 avril : Requejo de Sanabria

 

V : Cela fait plusieurs jours que nous nous levons aux alentours de 6h30, ce qui est plutôt bien pour reprendre un rythme normal. Les trois quarts du trajet se sont faits sur une nationale car le chemin était inaccessible à cause de l’eau qui stagnait. Le prix de l’hébergement est très faible depuis lundi dernier (max 10€/p) cela nous permet d’économiser un peu. 

 

Arnaud : Nous avons dû faire deux étapes en une car l’albergue de Puebla de Sanabria était fermée. Dommage, c’est un très beau village. Nous nous sommes arrêtés dans un café pour manger quelques tapas.


Mardi 16 avril : Lubián

 

V : Nous avons marché 20 km sur la route. Je suis arrivé à 11h15 à l’auberge. A cause de l’ennui, je me suis goinfré de pain avec du Nutella, du yaourt et du lait. Je commence à trouver le temps long, donc je me “réconforte” en mangeant du sucre.

 

Arnaud : Nous avons aujourd’hui pris la route sur la première partie de l’étape de peur de rencontrer des chemins très humides. Après un bon déjeuner à mi-parcours, nous avons terminé l’étape sur un très joli chemin presque sec.

Arrivés dans un très joli village où nous nous sommes installés dans une auberge municipale. Nous avons retrouvé nos compagnons de gîte coréens, hollandais et allemands.

 

Mercredi 17 avril : Gudiña

 

V : Une marche sous le soleil. Il fait un peu moins chaud que les jours précédents, ce qui est plus agréable. J’ai une tâche rouge sur le haut de mon front à cause du soleil et je pèle de la peau. J’ai encore mangé que des “cochonneries” toute l’après-midi jusqu’à en avoir mal au ventre.

 

Arnaud :  Belle étape débutée dans la forêt de la montagne pour déboucher après le passage d’un col en Galice. Changement radical de végétation, nous nous retrouvons dans un décor qui ressemble à l’Aubrac


Jeudi 18 avril : Laza

 

V : Nous avons marché 25 km. Un des plus beaux paysages du chemin de la Plata. C’était des montagnes et un grand lac. Les 15 derniers kilomètres je les ai faits en marche rapide (2h15). Il y a enfin une cuisine et un supermarché à l’auberge, ce qui m’a permis de cuisiner sainement et de ne pas être “esclave” de la cuisine espagnole.

 

Arnaud : Magnifiques paysages aujourd’hui. Nous avons parcouru le matin une ligne de crête surplombant deux vallées magnifiques. Nous avons terminé la journée par une longue descente dans une pinède. Nous avons retrouvé au gîte la coréenne que nous avons maintenant  surnommée “taxi-girl”.


Vendredi 19 avril :

 

V : Nous avons marché 35 km, dont une bonne partie à deux avec Olivier, Arnaud était devant, car j’ai fait demi-tour pour rejoindre Olivier. Nous nous sommes arrêtés dans un bar et sommes arrivés aux alentours de 17h30 à l’auberge. J’ai fait à manger pour quatre : Olivier, Arnaud, un allemand et une coréenne.

 

Arnaud : Nous avons choisi de faire deux étapes en une, soit 32 km au lieu de 12. (nous étions arrivés à l’auberge prévue à 10h)). Cela nous laissera une journée de repos supplémentaire à Ourense. Nous avons rencontré de forts dénivelés, tant positifs que négatifs. Le soir, nous avons partagé notre dîner avec Gent et Survoo (nos amis randonneurs en taxi). La soirée fut très sympathique.

 

Samedi 20 avril – Ourense

 

V : Une petite marche d’environ 13 km. Nous avons pris le bus jusqu’à la location pour les jours de repos. Nous sommes allés aux thermes dans l’après-midi. C’était agréable.

 

Arnaud : Étape tranquille 20 km. Récompense à l’arrivée les bains de la source thermale de Ourense. Très réparateurs. Nous y retournerons demain au coucher du soleil.

 

Dimanche 21 avril : Ourense

 

V : En me réveillant, j’ai fait du sport. Après, nous sommes allés dans le centre de Ourense. On a rejoint Olivier et mangé au restaurant. J’ai pris une entrecôte. Dans l’après-midi, Olivier était avec nous aux thermes et l’allemande et la coréennes sont arrivés un peu après. En sortant des thermes tout le monde est venu manger à l’appartement et nous nous sommes dit “au revoir” pour de bon.

 

Arnaud : Nous avons pris le bus en fin de matinée pour le centre de Ourense où nous avons rejoint Olivier. Nous avons déjeuné dans un agréable restaurant, puis avons repris le bus pour les thermes où nous avons retrouvé Survoo et Gent. Nous sommes tous rentrés à notre location et V a préparé un repas d’adieu pour nous cinq. Olivier, Gent et Survoo reprennent le chemin pour Santiago lundi matin et nous mercredi.

 

Lundi 22 avril : Ourense

 

V : Ce matin, nous sommes allés en ville pour m’acheter des lunettes de soleil et un chapeau. Nous avons mangé au restaurant, puis nous sommes allés aux thermes dans la soirée.

 

Arnaud : Aujourd’hui, nous sommes allés à Ourense en début d’après-midi pour déjeuner et acheter chapeau et lunettes de soleil pour V,, car les journées à venir vont être chaudes et très ensoleillées. J’en ai profité pour passer chez le barbier, j’en avais bien besoin.


Mardi 23 avril : Ourense

 

V : Nous avons dormi à l’auberge en centre-ville. C’est pratique pour manger au restaurant

 

Arnaud : Nous avons quitté notre location pour l’auberge municipale. Nouvelle journée de repos total.

 

Mercredi 24 avril : Cea

 

V : Nous avons pris le bus pour sortir de la ville et pour rejoindre le chemin. Nous avons marché 19 km. C’était court. Arrivé à 13h30 à l’auberge, j’ai cassé tous les efforts que j’avais faits en termes d’alimentation. Je me suis englouti 250 g de gâteaux et le soir, je n’avais pas envie de cuisiner, donc j’ai mangé des plats préparés.

 

Arnaud : Nous avons quitté Ourense à 8h du matin pour une courte étape. Nous sommes arrivés à 13h30 à Cea. V est allé au ravitaillement pour préparer des pâtes. De mon côté, je me suis occupé de réserver un hébergement pour demain à Castro Dozon car l’auberge municipale était fermée.

 

Jeudi 25 avril : Castro Dozon

 

V : Nous sommes arrivés tôt. L’hébergement était bien. Nous avons une chambre pour nous deux.

 

Arnaud : Nouvelle courte étape sous un ciel maussade. Nous avons échappé de peu à la pluie. Nouvel hébergement de luxe ce soir car l’albergue municipale est fermée.

 

Vendredi 26 avril : pas de blog

 

Samedi 27 avril : Bendoiro

 

V : Encore une petite journée de marche qui nous fait arriver tôt.

 

Arnaud ; Après le déluge de la nuit passée, l’étape a été très humide. Il y avait longtemps que nous n’avions pas parcouru des chemins transformés en ruisseaux.

 

Dimanche 28 avril : Outeiro

 

V : Je suis arrivé à 12h à l’auberge. La veille, j’avais mangé trop de calories, donc j’ai décidé de faire un jeûne de 10h (du samedi soir dernier repas jusqu’à lundi midi)

 

Arnaud : De très jolis paysages aujourd’hui pour notre avant-dernière étape.

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