Marche de Joexxx
- 30 janv.
- 13 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 heures
Marche de Joexxx accompagné par Mathéo
Jeudi 29 janvier
J : Je m’appelle J. J’ai rencontré mon accompagnant qui s’appelle Mathéo. Il est très gentil et je suis beaucoup plus serein pour la marche
Mathéo : Première journée avec J.
Le matin est froid et humide, alors on attend bien au chaud l’arrivée de Jean-Michel, responsable de marche. Une fois ensemble, on équipe J de la tête aux pieds, prêts à affronter l’extérieur.
Puis, nous partageons une crêpe réconfortante tandis que dehors le soleil perce enfin le plafond de nuages. J termine une montagne de glace vanille-chocolat-chantilly après avoir poliment refusé la proposition de Jean-Michel : une sardine en guise de dessert.
De mon côté, je finis les dernières cuillerées d’une crêpe caramel-chocolat tout en anticipant avec J le repas du soir : des burgers maison.
Je constate que nous sommes à peu près synchronisés niveau appétit, J et moi.
L’après-midi, nous montons au sommet du rocher Saint Michel d'Aiguilhe, admiratifs de l’énergie que les bâtisseurs ont déployée pour ériger une église si haut perchée. (Il faut dire que l’énergie, pour nous, est plutôt consacrée à la digestion à ce moment-là)
Du sommet, on aperçoit la neige à l’horizon et bientôt nous aurons les deux pieds dedans.
Mais en attendant, nous préférons rentrer au chaud et profiter de ces derniers moments où l’on peut observer le froid derrière une vitre.
Vendredi 30 janvier : Le Puy en Velay
J : Aujourd’hui, c’était une journée parfaite avec Mathéo et Jean-Michel. À partir de 10h, on est partis pour faire une petite randonnée à 3, on s’est mis dans les conditions d’une vraie marche pour se préparer avant le départ de demain.
Mathéo : Il fait encore nuit lorsqu’on se réveille. On a à peine le temps de s’habiller avant de se retrouver dehors, dans le froid d’un matin d’hiver, à grimper les quelques marches qui nous séparent de la cathédrale du Puy en Velay. C’est avec les yeux encore gonflés de sommeil et l'esprit embrumé que l’on assiste à la messe. Le prêtre nous donne sa bénédiction pour la marche, puis la lourde porte dans le sol de la cathédrale s’ouvre sur le jour qui se lève, la rue et tout le reste : la vie d’après et le voyage qui se trouve encore un peu plus loin, derrière l’horizon.
On retrouve Jean-Michel, le responsable de marche, un peu plus tard et une fois le sac rempli et fixé à notre dos, on s’aventure dehors pour une marche d’essai.
J n’a aucun mal à nous guider, Jean-Michel et moi, jusqu’au village de Polignac où nous ferons halte pour le repas.
Un rayon de soleil s’accorde parfaitement avec l’arrivée des pâtes carbonara devant J, ce qui n’est finalement pas si étonnant après avoir reçu la bénédiction le matin même. Une fois le ventre bien rempli, on repart vers le centre du Puy, encore accompagnés par le soleil.
J n’hésite pas à accélérer dans les montées pour les faire passer plus rapidement, technique utilisée finalement par Kilian Jornet en personne et bien d’autres des plus grands trailers de notre époque.
Arrivés au Puy, on s’octroie un repos bien mérité avant le départ qui vient et la route qui s’annonce longue et sinueuse.
Samedi 31 janvier : Bains
J : Aujourd’hui, on s’est levés à 9h, on est partis du Puy à 10h30 environ. On a marché 15 km et ce n’est que le début, mais c’était assez dur.
Mathéo : Aujourd’hui, c’est le grand départ. C’est d’abord la cathédrale qui disparaît derrière les rues qui, à chaque pas, s’entrecroisent un peu plus qui, à chaque minute, s’empilent les unes sur les autres. Rapidement, c’est toute la ville qui se retrouve entassée dans un coin de paysage, en miniature.
Pas après pas, le Puy en Velay est déjà derrière l’horizon. Le ciel est gris, bas.
Devant nous, soudain l’asphalte se transforme en chemins anciens qui passent à travers champs et le soleil réapparaît. La pluie des jours précédents a transformé les sentiers en petites rivières ou en mares. J n’hésite pas à les enjamber de rocher en rocher.
Très vite, il se lance dans une bataille impitoyable contre les tas de neige, en bord de routes. Je le rejoins dans ce combat et à coups de pieds et de bâtons, on prend rapidement l’avantage pour finalement crier victoire.
Ce n’est qu’une vengeance anticipée, car derrière ces collines, le mois de février nous guette et certainement de la neige en bien plus grosse quantité.
Un aigle plane au-dessus de nous, J le suit du regard, puis le ciel se couvre.
Alors qu’on s’approche de notre village d’arrivée, Bains, la pluie finit par tomber, presque attendue.
En arrivant à Bains, c’est une vraie douche. Puis on sèche tranquillement à l’auberge.
Dimanche 1er février : Monistrol
J : Aujourd’hui avec Mathéo, on a fait une quinzaine de kilomètres. On est partis de Bains à 10h05. Nous avons fait plusieurs pauses, mais c’était assez facile et rapide.
Mathéo : On quitte Bains sous un ciel couvert. Après quelques kilomètres, la route se recouvre de neige et s’enfonce dans la forêt.
La neige imprime les traces des allées et venues et sur cette colline boisée, il est passé bien plus d'animaux que d’hommes.
A chaque pas, J s’enfonce un peu plus dans la neige, scrutant sans cesse du regard les fourrés gelés, attentif au moindre craquement de brindille.
Puis la forêt laisse place aux champs, la neige disparaît et les habitants de ces paysages retrouvent une nature plus humaine.
Le chemin continue à travers champs jusqu’à descendre vers Monistrol, nichée au bord de l’Allier. Là, derrière un pont de fer, se trouve l’aubergé de Dédé et ses fameuses pâtes à la bolognaise. Dédé nous accueille chaleureusement avec l’aide d’un poêle à bois, un chat qui se prend pour un coussin sur un canapé et une quantité de pâtes fort goûteuses, tout juste suffisantes pour étouffer un bûcheron.
Lundi 2 février : Saugues
J : Nous sommes partis de Monistrol d’Allier à 9h avec Mathéo. Nous avons fait environ 1h15 de montée et après beaucoup de marche. Nous sommes arrivés à Saugues.
Le soir, on a discuté autour d’une raclette
Mathéo : Nous quittons Monistrol après un chaleureux au revoir pour affronter la première grosse montée du voyage, proportionnelle aux tartines mangées chez Dédé juste avant de partir.
J affronte la pente courageusement déclinant les pauses que je lui propose, préférant avaler le dénivelé avec appétit.
Arrivés au sommet du plateau, un vent à fendre une brique en sept nous accueille. On tente alors de s’abriter tant bien que mal derrière un arbre et un muret pour grignoter un morceau, regardant vaguement les miettes s’envoler dans le blizzard.
Puis s’ensuit une lutte vers Saugues, face au vent, ne déviant notre chemin que pour contourner les chiens souhaitant quelques caresses pour tromper l’ennui, mais que J ne voit pas d’un si bon œil.
Chacun ses problèmes, et nous là c’est le vent qui nous gifle.
Après une série de belles collines mouillées, nous arrivons enfin à Saugues où nous faisons halte dans une auberge du centre pour nous réchauffer quelques instants entourés d’un tas d’hommes riant nous observant d’un coin d'œil étonné.
Mardi 3 février : Le Sauvage
J : On a beaucoup marché dans la neige pendant 20 km.
Mathéo : Saugues s'éloigne de nous pour laisser place aux champs et aux bosquets. La route serpente entre les collines. Puis c’est au tour de la forêt de remplacer les champs.
Elle s’amasse en tâche noire à l’horizon, puis déborde comme la marée sur les collines blanches.
On passe un dernier hameau, puis il faut se rendre à l’évidence : on ne pourra plus l’éviter. Il faudra la traverser.
Le chemin monte et s’enfonce dans cette masse grise. Le sol se tapisse d’une épaisse couverture de neige, aidée par l’ombre des bois.
La bête de Gévaudan pourrait effectivement bien y vivre, guettant depuis les fourrés les naïfs aventureux ayant bêtement préféré la curiosité de la neige à la chaleur du poêle.
On s'enfonce déjà jusqu’aux chevilles. Les arbres dégoulinent d’une neige tiède et le chemin continue de monter. Chaque pas est incertain, les flaques et les racines étant cachées par le blanc immaculé.
Et enfin, au bout d’une ligne droite, l’ombre de la forêt laisse place au soleil presque couchant.
En s’approchant, une étendue blanche et en son centre le domaine du Sauvage et sa cheminée fumante, comme un phare, prêt à nous sauver de la nuit, de la fatigue et de l’hiver.
Mercredi 4 février : Saint Alban de Limagnole
J : Avec Mathéo on est à l’auberge Le Sauvage. A 10h pile on a un peu marché dans la neige au début, pendant 1,5 km et il faisait froid, il neigeait un peu. On a fait 14 km jusqu’à l’auberge de Saint Alban sur Limagnole, puis nous sommes arrivés à 14h. Sur le chemin on a croisé des taureaux, des vaches puis des moutons.
Mathéo : Alors que nous prenons notre petit déjeuner calfeutrés entre les murs de l’auberge, une tempête de neige s’abat à l’extérieur. Les hébergeurs vivent ici depuis 48 ans avec pour seule compagnie les longs hivers, un poêle à bois, la forêt et les quelques pèlerins frappant à leur porte, blizzard ou par temps d’orage
Etrange sensation que de quitter ce lieu, de voir le domaine s’éloigner, puis disparaître ne l’ayant vécu qu’un instant figé et de les imaginer, eux, qui regardaient et regarderont encore les premières neiges, le réveil des oiseaux ou temps du brame, passer encore et encore.
Nous partons par la forêt. Des rideaux de neige et de vent s’abattent sur la cime des arbres, ne laissant passer que quelques rayons d’un lointain soleil. Il fait froid, il faut affronter le vent et la neige pour avancer, mais pas après pas, les kilomètres défilent, le paysage se transforme.
La route se termine sous la pluie. On finira la journée, collés au radiateur de l’auberge dans le petit village de Saint Alban sur Limagnole.
Jeudi 5 février : Aumont-Aubrac
J : Avec Mathéo, on s’est réveillés à 7h40, j’ai pris ma douche, comme tous les matins et on est partis de l’auberge à 9h30. On est passés à la boulangerie acheter des sandwichs pour le midi et après on a commencé la marche. Au début, il y avait quelques montées, c’était très dur, mais je m’en suis sorti. C’était assez rapide, nous avons marché 14,5 km et puis on est arrivés à 14h30 à Aumont-Aubrac. Le plus dur sera demain, on va faire 23 km.
Mathéo : Aujourd’hui, une nouvelle journée à traverser les champs, les bosquets et les hameaux.
Il n’y a plus de vent, plus de pluie, tout le paysage est à l’arrêt. Les vaches nous regardent passer, l’air indifférent. J traverse les chemins sans s’arrêter. Jour après jour, son sac lui semble plus léger.
Les kilomètres s'enchaînent. Dans le fond des vallées, la pluie laisse des traces transformant les ruisseaux en rivière, les flaques devenant des lacs.
Nous finissons la route jusqu’à Aumont-Aubrac. Devant, s’étendent les hauts plateaux de l’Aubrac, l’un des derniers passages où l’hiver sera rude, où la neige effacera nos traces et dans lequel le vent se dressera comme un mur, ou, peut-être, nous portera.
Vendredi 6 février : Nasbinals (25 km)
J : Aujourd’hui, c’était peut-être une des journées les plus dures. On est partis d’Aumont-Aubrac à 9h ; moi et Mathéo on a marché beaucoup plus vite que les autres jours, on faisait minimum 3 km/h. En tout, on a fait 25 km. Nous avons fait plusieurs pauses de 10 à 15 mn, et on est arrivés à 16h à Nasbinals. Puis, le soir, on a mangé des burgers et des frites dans un fast-food.
Mathéo : Nous quittons Aumont-Aubrac alors qu’il pleut déjà. Un long chemin nous attend.
La forêt, d’abord peuplée de grands pins, se réduit peu à peu pour ne laisser place qu’à des champs et des lignes de murets de pierre jusqu’à l’horizon. Plus rien ne nous cachera du vent.
Le ciel avance vers nous, chargé de pluie, opacifiant des morceaux de paysage. Puis il noie les sentiers jusqu’à pouvoir en observer le reflet : deux marcheurs silencieux sautant de pierre en pierre au milieu d’un ciel.
Il n’y a pas d’abri sur la route. Alors il nous faut avancer. On s’arrête au bord d’un champ, à côté de presque rien On croque dans un sandwich humide, tout en regardant la pluie tomber.
Bientôt, la traversée du plateau de l’Aubrac sera derrière nous. Encore quelques jours. On pourra alors de nouveau regarder le soleil, se croire à l’abri de l’hiver.
Mais pour l’instant, il faut avancer.
Un rayon de soleil traverse le ciel et donc un arc-en-ciel.
Derrière une colline, les premiers toits de Nasbinals, notre village étape, apparaissent.
Samedi 7 février : Saint Chély d’Aubrac
J : n’a pas écrit
Mathéo : Nous partons de Nasbinals. Les sentiers tous inondés sont impraticables, alors nous devons marcher sur la route pour passer le col de l’Aubrac culminant à environ 1300m
Après ça, une longue descente nous mènera vers les rives du Lot.
Le paysage n’est qu’une vaste étendue blanche, parfois parsemée de quelques clôtures et arbustes transperçant le plafond de neige. Puis le plateau s’arrête brusquement pour se transformer en vallée encaissée remplie de forêts. Nous longeons alors une route descendant dans l’une de ces vallées vers Saint Chély d’Aubrac.
La vallée est remplie de chasseurs qui nous regardent passer devant eux à la place de leur gibier d’un air blasé.
Il ne reste plus que quelques tas de neige, de plus en plus petits qu’on observe déjà comme un souvenir révolu. On écrase les derniers morceaux un par un. La vengeance est un plat qui se mange froid. Devant nous, les températures clémentes sont à portée de pas.
Dimanche 8 février : Espalion
J : Aujourd'hui, j’ai eu du mal à me réveiller. Mathéo m’a dit de me réveiller au moins 10 fois de 7h30 à 8h55, finalement, je me suis réveillé et je suis parti à la douche, on est partis assez tard de l’auberge vers 10h30. On a fait 4 pauses dans la journée de 10 minutes. En tout, on a fait 17 km. Nous sommes arrivés à 16h50 dans la ville d’Espalion. Puis on est passés à la boulangerie pour prendre quelques trucs à manger.
Mathéo : La halte de nuit y est faite chez Eric qui nous a chaleureusement accueillis. Lui-même a accompagné de nombreux jeunes sur la route. En fin de matinée, nous quittons Saint Chély d’Aubrac.
Le chemin continue de descendre le long de la rivière. La forêt devient de plus en plus mousseuse, et un épais tapis de feuilles mortes amortit chacun de nos pas. Nous suivons les ruisseaux, rejoignons peu à peu les rivières, puis les torrents, qui nous mènent enfin jusqu’aux rives du Lot gonflé par tout l’eau de l’Aubrac.
Nous pourrions alors nous laisser porter par le courant, voyager sans le moindre effort, suivre des chemins plus anciens encore que Compostelle : les chemins de l’eau et du temps.
Heureusement, mon pied soudain plongé dans une flaque glacée chasse bien vite ces rêves d’aventure irresponsables.
Nous arrivons finalement à Espalion où nous prendrons un jour de repos.
Lundi 9 février : Espalion - jour de repos
J : Aujourd’hui, c’était la journée de pause, donc je me suis réveillé à 11h30 et à 12h40 on a mangé. On est partis dans un parc, on a fait du vélo et de la pétanque. J’ai gagné bien sûr. Puis à 16h, on est partis sécher le linge propre. Quand on est rentrés à l’auberge, j’ai vu qu’il y avait une deuxième douche en bas. Cette douche était incroyable (douche/sauna), c’est une douche où tu peux mettre la radio ou connecter ton téléphone pour mettre de la musique, il y a de la lumière, il y a de la vapeur chaude qui sort quand tu te laves et il y a d’autres options. Avec Mathéo on a regardé le prix, elle a coûté 3 000 €.
Puis après, on est ressortis pour les courses à Carrefour pour les prochains jours.
On a fait des tacos “maison” et j’ai pris ma douche. Je pense que c’était la meilleure de toute ma vie.
Mathéo : Aujourd’hui, c’était une journée calme, de repos à Espalion, accompagnée d’un soleil tendre et de quelques doux bruits de perceuse provenant du voisin d’en face. Le retour à la ville, finalement, dans sa forme la plus générique.
J bat son propre record de sommeil, après une nuit d’environ 15h24.
Le voilà donc en pleine forme pour un après-midi au soleil entre pétanque, balançoire et tours de vélo (qui nous a été gentiment prêté par Florian qui nous accueille également dans son auberge).
Au programme de la soirée : douche (si, ça peut-être un programme) car il faut bien préciser la douche de Florian est d’une qualité rare. C’est une douche à nous réconcilier avec la pluie et en ces temps troublés, cette douche pourrait bien nous aider
Mardi 10 février : Campuac
J : Ce matin, on a pris un taxi à 9h30 pour aller à Estaing dans le village d’à côté parce que sinon ça faisait une étape trop grosse.
On a beaucoup marché sous la pluie, mais ça va parce qu’on a fait que 10 km, mais il y avait beaucoup de montées et des arbres tombés. On est arrivés assez tôt.
Mathéo : Nous repartons après notre journée de pause pour une nouvelle étape en direction de Cahors. Les auberges sur la route officielle de Compostelle étant fermées, nous sommes dans l’obligation de prendre un taxi sur quelques kilomètres afin de raccourcir la première étape qui aurait été trop longue sinon.
Après une journée de soleil, le ciel est bas et la pluie tombe de plus en plus fort. Les premières minutes nous mènent à un sentier transformé en torrent qui monte vers les plateaux entourant le Lot. Les pierres glissent, la boue colle. Partout des arbres sont tombés comme des allumettes et barrent la route. Il faut alors se contorsionner ou faire preuve d’un équilibre félin pour suivre le chemin.
Mais sous cette pluie qui traverse déjà nos premières couches alourdies par le ciel, ce n’est pas évident de jouer au chat, surtout avec nos sacs qui ramènent toujours nos pensées vers le sol et la terrible loi de la gravité.
Les ruisseaux se sont tous transformés en rivière d’eau rouge et opaque. Il faut sauter de pierre en pierre que l’on devine à peine pour passer. La pluie tombe de plus en plus fort jusqu’à Campuac où nous passerons la nuit.
Une vieille dame nous attend avec un poêle et deux chocolats chauds dès plus réconfortants.
Mercredi 11 février
J : Aujourd’hui, c’était encore une petite journée. On a fait que 10 km. Je me suis levé à 10h30. J’ai pris mon petit déjeuner et puis on est partis à 13h avec Mathéo. Il y avait un peu de pluie, on est arrivés à 16h.
Mathéo : Aujourd’hui, nous sommes partis tard de chez Emilienne. Une dizaine de kilomètres nous attendaient sous une pluie à peine présente, juste assez pour nous rappeler que le ciel n’était pas tout à fait décidé. De la descente, une forêt humide, des sentiers encore assombris par l’eau tombée plus tôt.
Nous avancions tranquillement en discutant, au rythme du chemin. A un moment, J a tenté de pêcher du poisson avec son bâton, au bout duquel il avait fixé la dernière bouchée de son sandwich, dans les ruisseaux profonds gonflés par la pluie. L’expérience n’a pas vraiment bouleversé l’écosystème local, mais elle a occupé un bon moment du trajet.
Puis au bout des kilomètres, l’arrivée chez Ginette et son accueil chaleureux pour clore la journée.
Jeudi 12 février
J : n’a pas écrit
Mathéo : Nous partons tard de Sénergues. La tempête a fait rage toute la nuit, il n’y a que 10 petits kilomètres à parcourir avant d’arriver à l’abbaye de Conques où nous irons dormir.
Nous choisissons de partir en début d’après-midi pour éviter le plus gros de la tempête. Sur les premiers kilomètres, les nuages jouent au chat, le soleil à la souris.
Puis au loin, quelque chose d’opaque et de gris s’avance vers nous. Un mur de pluie. Le tsunami déferle sur nous, traversant instantanément toutes nos couches et au même moment, un gros chien blanc déboule vers nous, sautant dans chaque flaque, heureux comme un escargot breton, mais un peu plus vif.
D’abord, il nous fait peur, mais rapidement, en le voyant sautiller partout, son bonheur baveux nous fait oublier la pluie et le voilà adopté par J. Il nous suivra jusqu’à Conques.
L'Etat finance cette marche à hauteur de 80 %
Le reste est financé par vos dons
(Ces dons ne constituent pas de l'argent de poche supplémentaire pour le binôme mais nous permettent de financer leur marche)
__________________________________________
« Pour des raisons de confidentialité, les commentaires mentionnant des informations personnelles concernant les jeunes (prénom, photos, etc…) seront supprimés. Merci d’anonymiser vos commentaires ! »


Bah alors Jojo, AVEC UN CHIEN la
Fier de toi mon grand continue sans lâcher
Par contre écris un peu plus, fais nous rêver là avec un chien
bonjour Jojo , je suis fière de toi et ton parcours. Ne lache surtout pas. T’es un battant et on pense fort à toi ❤️
Coucou, Joe j’espère que tu vas bien et que tu n’es pas trop fatigué. En tout cas prends bien soin de toi on t’encourage tous n’abandonne surtout pas tiens le coup grosse force à toi de la part du groupe Espoir ❤️
Bon courage à toi Jo tiens le coup, on est tous avec toi ❤️
Force mon petit, nazo tala yo… 😉👁️