• pierresauge

Marche de Kalxxx

Marche de Kalxxx accompagné par Camille

Samedi 12 juin : Saint Germain sur Ille

K : Bonjour, je m’appelle K. J’ai 15 ans et demi. J’ai fait trois jours de marche pour me préparer à un long parcours sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Je pars avec Camille, mon accompagnante.

Camille, elle est plus grande que moi, elle est gentille, elle cuisine bien même mieux que ma belle-mère. Camille et moi, on aime les mêmes séries. “Ici, tout commence, « demain tout nous appartient ». Je me sens bien, prêt à partir. J’ai très envie d’aller jusqu’au bout.

J’aime faire des rubik’s cube. Mes records :

le classique : 2mn05

à engrenage 1m55

3 b : je ne sais plus ; je vous le dirai quand que je l’aurai fait.

J’aime aussi la mécanique et le bricolage (les cabanes) et j’aime dessiner, surtout les voitures, les camions et les personnes.

J’aime pas les pubs à la télé. J’aime pas la maltraitance animale. J’aime pas les choux de Bruxelles ni la choucroute.

Suite dans le prochain épisode…. Nous prenons le train direction Le Puy en Velay. Suite dans le prochain épisode.

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Camille :

Bonjour, je m’appelle Camille, j’ai 28 ans et j’accompagne K, 15 ans et demi dans une marche de deux mois sur le mythique Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous avons fait notre première rencontre mercredi dernier. Voilà trois jours que nous sommes ensemble, l’occasion de partager nos premières marches, nos spécialités culinaires, nos histoires.

Au cours de ce petit stage de préparation, nous avons fait la rencontre de Clémence et Anthony, qui nous accompagneront à distance.

Je crois qu’après ces trois jours, nous sommes fin prêts pour commencer cette nouvelle aventure. Dernière soirée au gîte avant de prendre le train direction le Puy en Velay. Une bonne journée de train nous attend, mais ça tombe bien, K adore prendre le train.


Dimanche 13 juin : Le Puy-en-Velay (43)


K : Je me suis levé à 5h30, c’était facile de se lever car j’avais hâte de prendre le train. J'aime prendre le train car mon grand-père travaillait en tant que contrôleur, conducteur et homme de ménage dans les trains. On a mangé un cookie et bu du jus d’orange et un café. On a pris un TGV et 2 TER.

La journée était très longue. Je suis très content de la journée. C’est parti pour la route.


Camille : Belle escapade en train aujourd’hui qui nous a fait voir du pays. K a découvert Lyon et ses deux fleuves, le Rhône et la Saône. Nous avons pique-niqué dans l’herbe en bord de Saône avant de reprendre notre périple. Ensuite, petit crochet par Saint Etienne où nous y mettons les pieds tous les deux pour la première fois. On a pu se faire la remarque qu’ils avaient une magnifique gare. Pour finir, on a pris notre troisième train de la journée, un TER, qui nous a permis de profiter de beaux paysages vallonnés et quelques cours d’eau, l’occasion d’apercevoir ce qui nous attendait sur nos étapes futures.

Arrivés à l’auberge, nous avons déposé nos gros sacs, afin de se balader plus légers et de profiter d’une jolie terrasse avant d’aller se reposer pour entamer notre première réelle journée de marche. Nous avons eu notre premier tampon sur notre crédencial. Ainsi, il n’y a plus de doutes, nous sommes bien au départ du Chemin de Saint Jacques de Compostelle.


Lundi 14 juin : Montbonnet

K : Nous nous sommes levés tôt pour démarrer la marche à la fraîche (8h30). Avant, nous avons acheté des viennoiseries pour le petit déjeuner et un sandwich pour le midi. Nous nous sommes installés sur une terrasse pour prendre notre petit déjeuner.

Aujourd’hui, nous avons marché 15km du Puy en Velay à Montbonnet. On a mis 4h05 sans les pauses. A l’ombre, c’est sympa de marcher, mais au soleil c’est énervant. Nous avons été accueillis au gîte, la première étape, par Anne. Elle m’a prêté des casses-tête. J’ai joué pendant 2h environ. Sur les 7, j’en ai réussi 5.

Demain, nous allons essayer de partir avant 7h pour éviter les grosses chaleurs. Je pense que je vais réussir à me lever tôt pour partir à l’heure … Voir le prochain épisode très rapidement.


Camille : Lever matinal pour entamer notre première journée de marche. Après un petit échauffement musculaire animé par K, nous voilà prêts à partir les sacs sur le dos, mais pour assurer une marche énergique, nous profitons d’un petit déjeuner en terrasse. Petite photo de départ sous le panneau indiquant “Chemin de Saint Jacques” avant de nous lancer réellement.

Nous entamons cette fameuse montée dont nous avions eu écho quelques minutes plus tôt. Une petite pause en haut et puis c’est reparti. K a avalé les premiers kilomètres jusqu’à notre pause de pique-nique sans problème. Néanmoins, cette longue pause d’une heure, nous a fait le plus grand bien à tous les deux.

La seconde partie a été nettement plus fatigante avec un soleil cuisant et peu d’ombre pour nous abriter l’espace de quelques instants. Nous réussissons à enchaîner presque 1h30 de marche en silence sans pause. Il ne nous restait plus que 40 mn avant l’arrivée, nous avons repris un peu notre souffle et notre énergie avant d’arriver au gîte de ce soir.

Nous sommes accueillis avec énergie et gentillesse par Anne, notre hôte. Je crois que nous nous sentons très rapidement comme à la maison et la petite surprise pour K c’est qu’Anne possède une multitude de casses-têtes. L’occasion pour lui de se challenger un peu, bien sûr, il les réussit avec une rapidité déconcertante. Il y a encore quelques-uns qui lui résistent pour le moment, mais je doute que ce soit le cas avant notre départ de demain matin. D’ailleurs, nous avons décidé à partir encore plus tôt demain pour finir l’étape au déjeuner et profiter d’une grosse baignade le long de l’Allier histoire de kiffer les gros plaisirs qu’offre la marche. A demain, nous avons plein de voyageurs à rencontrer.


Mardi 15 juin : Monistrol sur Allier (43)

K : J’ai encore marché ! En tout, j’ai marché 3h57 pour 15 km. J’ai rencontré beaucoup de personnes, notamment, Jennifer, Valérie, Caroline. Je me suis baigné dans l’Allier. Elle était un peu froide. Cela m’a beaucoup plu, sauf quand les petites bêtes me pompent le sang et que les poissons passent entre mes orteils.

On dort dans un camping et ce soir, on mange au resto et après nous sommes allés au bar pour voir le match de l’Equipe de France. Je suis très fatigué après ma journée de marche, mais 5 km, j’ai quand même de l’énergie pour aller voir le match. Demain, nous attend une grande montée de 3,7km. Je vous dis “à demain”.


Camille : Lever à 7h et un petit déjeuner gargantuesque en compagnie des autres pèlerins. Ce qui nous a donné assez d’énergie pour marcher non stop jusqu’aux portes de Saint Privat. Un petit spot en pierres le long du ruisseau nous attendait pour notre première pause de la journée. K a trouvé une très belle branche de bois qu’il a commencé à tailler sur place et a décidé de l’emmener avec lui.

Arrivés au bourg, nous croisons notre petite équipe de marcheurs de la veille avec qui on se pose quelques minutes. Nous repartons dans la joie et la bonne humeur jusqu’à Rochegude où nous profitons de la pause déjeuner à l’ombre en compagnie de petites poules blanches et beiges. Puis, c’est reparti pour entamer une belle descente de 1 km et demi qui se fait sans trop de difficultés en prenant notre temps et surtout en faisant attention où nous posons les pieds. Encore un effort et quelques kilomètres pour rejoindre la plage de Monistrol et profiter d’une bonne baignade dans l’Allier. Repas et farniente sont au programme avant un petit resto familial où nous mangeons délicieusement bien. Nous étions repus. Ce soir c’est France-Allemagne, K est heureux de pouvoir profiter du match, moi je peine à garder les yeux ouverts. Nous ne nous faisons pas prier pour rejoindre les bras de Morphée.


Mercredi 16 juin : Saugues

K : J’ai mis 2h10 à monter les 3,7 km, mais c’était très difficile parce que j’avais très mal à l’entrejambe en raison du frottement du caleçon. Il a fait très chaud dès 9h. Vers 12h, à la fin de la montée, on a fait une pause de 30mn et un papillon s’est posé sur mes jambes. (Il paraît que c’est signe de bonheur). On a pris la route pendant 1h30 sans s’arrêter jusqu’à chez Josy. J’ai beaucoup mangé parce que j’avais très faim : un sandwich, une partie de l’omelette aux champignons de Camille et on s’est partagé une tarte à la myrtille.

Ensuite, je me suis posé dans l’herbe et un chat est venu. Il a commencé à mettre sa tête en-dessous de mes bras et il s’est endormi. Nous sommes repartis en silence jusqu’à ce qu’on arrive au gîte. J’avais hâte de rentrer, parce que je voulais dormir. Finalement, j’ai pas dormi parce que je voulais aller à la douche et me soigner. Je me sens très fatigué, mais c’est de la bonne fatigue. Je n’ai presque plus mal.


Camille : Dur, dur pour nous deux avec la montée de 3,7 km et le soleil ne nous ont pas vraiment aidé … malgré tout nous y sommes arrivés. Nous avons fait de nombreuses pauses et avons pris remède magique pour nous redonner de l’énergie et la détermination nécessaires. Au croisement d’un virage en montée, nous sommes tombés sur un monsieur qui vendait des saucissons, des fruits secs, confis, séchés bref un petit mélange à l’l'image de la potion magique d’Astérix et Obélix. Nous nous sommes posés une bonne demi-heure dans un petit coin de prairie afin d’attendre les effets et lorsque nous avons repris la route, nous avons tracé pendant 1h30 sans s’arrêter jusqu'à chez « Josy » pour profiter d’une bonne omelette, tarte aux myrtilles et bien évidemment d’une sieste 💤😴. La fin en descente s’est faite avec une facilité déconcertante jusqu'à notre gîte du soir où nous retrouvons le groupe de randonneurs. Nous profitons de ces heures de paix et d’une nuit dans une caravane vieille de 44 ans qui est allée jusqu'au Népal avec son propriétaire. K partage sa recette du fondant au chocolat avec notre hôte. Il n’a pas malheureusement le temps de la réaliser mais le chef promet de la faire, pour ces futurs pèlerins et de lui envoyer une photo.


Jeudi 17 juin : Chazeaux

K : On a marché sous la pluie au bout de trois jours de soleil. La pluie m’a fait beaucoup de bien. Quand j’ai marché, j’ai vu beaucoup d’animaux, des chevaux, des vaches, des moutons, un chien qui s’appelle Gribouille. On l’a vu à la ferme du Falzet.

Sur mon chemin, il y avait des coquilles saint-jacques mises à disposition pour les pèlerins. J’ai ma coquille sur mon sac.

Ce soir, je dors dans la toile de tente sous l’orage, car c’est mon choix.


Camille : Après une bonne nuit reposante et ressourçante, nous reprenons la route sous un léger crachin. Première fois que nous sortons nos k-way, mais à vrai dire ce n’est pas si désagréable après ces trois jours de grosses chaleurs. On a décidé d’entamer cette première heure de marche en silence, chacun dans sa rêverie.

Hier, on avait trouvé des coquilles laissées près d’une chapelle à la sortie de Monistrol, on voulait en prendre une, mais elles étaient toutes inscrites avec des messages personnels. A nous de trouver les nôtres et finalement c’est ce qu’il nous est arrivé au croisement d’un chemin où il y en avait une dizaine. Elles étaient mises à disposition en donativo pour les pèlerins. On a chacun choisi la nôtre, maintenant on peut dire que nous faisons réellement partie de la grande famille des pèlerins du Camino.

Cet après-midi, on a marché en compagnie de Jennifer, une pèlerine que nous avons rencontrée mardi et Claude qui dort au gîte de ce soir. On a retrouvé également des pèlerines que nous avions rencontrées le premier soir chez Anne.

C’est aussi ça le chemin, on se double, on se perd, on se re-rencontre et on est content de nous retrouver.

Ce soir, c’est dodo en tente avec une forte probabilité d’un orage dans la nuit. Finalement notre hôte nous propose de mettre nos matelas dans l’espace éducatif pour être à l’abri mais K veut dormir sous tente coûte que coûte. Moi, je ne me suis pas encore décidée..


Vendredi 18 juin : St Alban sur Limagne (48)


K : J’ai fini de traverser le département de la Haute Loire, je suis maintenant en Lozère. C’est la 1ère fois de ma vie que je traverse un département à pied. J’ai encore marché et j'ai croisé les mêmes personnes. Cela me fait plaisir car nous marchons ensemble depuis Le Puy en Velay. A mon arrivée en Lozère, il s’est mis à pleuvoir. Je vois beaucoup de vaches et leurs veaux. J’ai vu aussi un âne et je lui ai donné une pomme de la Haute Loire et il m’a bavé dessus. Ce matin je ne me suis pas arrêté pendant 2h05 malgré les côtes. Je me suis bien senti en forme. Dommage que mon appareil photo n'avait plus de batterie.


Camille : Finalement nous avons dormi au chaud car le vent s'était levé et qu’à 1200 m d'altitude il ne fait pas chaud, chaud. Ce matin, c'est réveil matinal, vers 6h30 avec les autres randonneurs. Nous dégustons la délicieuse brioche faite maison par Elodie et nous décollons vers 8h. Quel bonheur de démarrer à cette heure, il fait bon et les lumières sont incroyables. Nous marchons pendant 2h, traversant de très beaux paysages, notamment une forêt de pins, on se croirait dans les Landes. Malgré le dénivelé positif, K. avance à vive allure. Nous profitons d’une pause à La Chapelle St Roch où nous assistons au chant de 2 pèlerines, l'acoustique rend ce moment magique. Nous repartons avec notre petit groupe de marcheurs, un peu notre famille depuis le début du chemin. Nous pique-niquons tous ensemble avant de marcher une petite heure jusqu'à notre étape finale. Ce soir nous dormons en tente, le vent est redescendu. Nous allons être bien.


Samedi 19 juin : Aumont-Aubrac (48)


K : J’ai marché jusqu'à une ferme où nous avons acheté du fromage fermier à 2€. Un chat est venu vers nous et il s’est assis devant moi. Nous avons mangé dans une maison 🏠 typique de la Lozère. Nous sommes repartis en route. A mon arrivée à Aumont-Aubrac, j’ai vu de belles voitures et motos. Nous faisons les courses, ensuite je fais le blog et je tiens mon carnet de compte. Après nous mangerons des pâtes avec des poivrons marinés, puis au lit parce que demain matin nous levons tôt, nous avons une étape de 27km.


Camille : Réveil après notre 1ère nuit en tente. Elle fut très agréable, nous n’avons pas eu froid. Nous avons retrouvé nos acolytes de marche pour le petit déjeuner et nous avons repris la route vers 9h pour Aumont-Aubrac. Ce matin c’est rythme tranquille, nous profitons de la journée à 4 avec Claude et Jennifer, c’est sa dernière étape. Cela fait déjà 4 jours que nous marchons ensemble. C’est notre premier départ çà nous fait tout drôle, nous immortalisons notre quatuor dans le petit havre de paix que nous trouvons sur notre route au moment où nos ventres crient famine. Nous finissons l’étape avec plus d’entrain que le matin pour arriver vers 16 heures. l'occasion de partager un dernier verre tous les 4 avant de nous séparer et d’aller rejoindre notre gîte. Malgré tout nous retrouvons Jennifer pour un dernier repas, pâtes et poivrons marinés, en compagnie d’autres marcheuses rencontrées dans notre premier gîte. Douce dernière soirée avant d’aller se coucher tôt car demain c’est 27 km sous la pluie qui nous attendent. Çà rigole pas! Enfin, c’est notre intention.


K et Camille


Dimanche 20 juin : Nasbinal


K : Nous nous sommes levés très très tôt à 5h30 et nous sommes partis à 6h45. On s’est arrêté plusieurs fois car il y a eu beaucoup de pluie et de vent. Pour éviter la pluie, nous nous sommes abrités sous un four à pain où il y avait trois chatons. On a joué avec les chatons et joué aux cartes le temps que la pluie s’arrête. On a repris la route et on s’est arrêté à Montgros pour prendre un gros goûter et on est reparti sous le soleil. Nous sommes allés au restaurant pour manger et nous sommes sortis pour aller au gîte et nous avons pris une grosse saucée. J’ai attendu avec Claude que l’orage passe. On a attendu à l’abri de la clinique vétérinaire et moi je suis rentré retrouver Camille qui avait pu s’abriter au gîte.


Camille : Nous l’avons fait. Oui, nous avons réussi notre étape de 29km. Nous finissons “pliés”tous les deux, mais personnellement je trouve que c’est la plus belle étape depuis le début. Cela en valait le coup. On a eu toutes les météos : soleil, pluie, vent, orage, nuageux...mais nous avons globalement été plutôt chanceux parce que dès que le temps était vraiment pluvieux, soit nous étions déjà en pause à l’abri, soit nous avons trouvé rapidement où nous mettre au sec.

Aujourd’hui, on a traversé le plateau de l’Aubrac pour la première fois, j’en ai pris plein les yeux. Les 7 derniers kilomètres ont été un peu durs, nous étions fatigués et avions qu’une envie c’est d’arriver au bout. Finalement, après une pause goûter à base de fondant aux châtaignes et fondant chocolat noir au coeur fondant, nous retrouvons nos dernières forces pour rejoindre notre gîte. Nous sommes chaleureusement accueillis par Patrick. On sera seuls ce soir, ce qui n’est pas mal pour une bonne nuit de repos. Et ce soir, je fais découvrir l’aligot à K, plat typique de la région. Nous allons nous régaler à coup sûr. Ne soyez pas surpris si nos échanges parlent beaucoup de ce que nous mangeons, nous sommes des gourmands tous les deux.


Lundi 21 juin : Saint Chély

K : On a fait une grasse matinée, nous nous sommes levés à 7h45. Pour sortir de Nasbinal, il y avait de la montée simple et efficace. Maintenant, c’est un peu trop facile. Quand je marchais en silence, un écureuil m’a marché sur le pied. On a marché dans les estives où il y avait des vaches en liberté. A la fin de l’étape, on a rejoint Dominique, sa maman Simone, Valérie, Caroline car c’est la dernière soirée de Dominique et sa maman. On a mangé tous ensemble à la pizzeria et ce soir, on dort dans une tente sur pilotis


Camille : Grasse matinée ce matin, réveil à 8h et papotage avec notre hôte qui nous laisse repartir avec une petite madeleine et une phrase à méditer. Nous décollons en douceur, en faisant un stop à la boulangerie (très bonne) avant d’entamer la montée de l’étape qui va nous faire arriver sur les estives, zone libre pour les vaches qui sont en totale liberté. On marche à 2 m d’elles. Elles font leur vie et nous la nôtre. On aperçoit un petit faisant sa pause, on se joint à elles.

Déjà bien 1h30 que nous marchons. Nous faisons la connaissance d’Aline, Narimare, Paul et Gratien, ils ont entre 20 et 32 ans. On se retrouve à marcher ensemble pour la journée animée par de belles discussions.

On arrive à Aubrac juste avant la pluie de quoi s’abriter sous un petit parasol de terrasse, on y reste bien trois heures tellement le moment est doux et agréable malgré les gouttes qui ruissellent à 2cm de nous. K montre ses talents au rubik’s cube et me fait lire son blog Il reçoit des retours très positifs. On repart pour attaquer une belle descente avec de grosses pierres pour arriver jusqu’à Saint Chély. Heureusement, malgré la pluie, le sol n’est pas glissant. On arrive nettement plus tard que d’habitude, mais c’est ça aussi la marche, savoir prendre le temps et saisir ses instants de partage et de bonheur final. K apprécie et moi aussi.

Ce soir, c’est dodo sous une tente sur pilotis, il est ravi, il adore les cabanes. Je le soupçonne même d’avoir photographié les moindres détails de l’infrastructure pour la reproduire chez lui.


Mardi 22 juin : Espalion

K : Ce matin, mon réveil n’a pas sonné. On devait partir à 7h30. Nous sommes partis à 8h15. On a marché avec Dominique et Simone qui s’arrêtent demain, donc on a partagé une tarte poire/amande et framboise pour se dire au revoir.


Camille : Nuit sous l’orage et ses grondements de tonnerre qui se rapprochaient. Recroquevillée dans mon sac de couchage, je n’étais pas sereine. K, quant à lui, observait les éclairs se dessiner dans le ciel. Cela a bien duré plusieurs heures, ce qui a rendu notre nuit assez courte. Dur réveil ce matin, mais lorsque le rythme était lancé, nous ne pouvions plus nous arrêter.

La matinée s’est déroulée principalement en forêt. Une petite pause au bout de 8km et c’est reparti jusqu’à Grèves où nous faisons une pause pique-nique. On ne résiste pas à une part de tarte poire-amandine-framboise qui était absolument divine. C’est également l’heure des adieux. Nous quittons une partie de notre groupe avec qui nous marchions depuis le début. Nos chemins se séparent…. On se souhaite le meilleur et nous reprenons la route jusqu’à Saint Come d’Olt. K en profite pour aller visiter l’église avec Claude et immortalise les vitraux avec son appareil photo.

On remarche à pas tout doux sur la fin, on fatigue un peu… on passe visiter l’église Saint Hilarian Sainte Foy de Perse. K filme deux femmes qui chantent.

Ensuite, on reprend la route direction le gîte où l’on découvre l’agréable surprise que nos nuits ont été réglées d’avance par un pèlerin. Je suppose que c’est quelqu’un que nous avons déjà rencontré, mais qui est-ce ? Nous sommes touchés par ce geste et ce soir nous retrouvons les “jeunes” qui dorment également au gîte. Soirée sympathique en perspective.


Mercredi 23 juin : Golinhac

K : On est parti à 9h avec Narimane, Aline, Gauthier et Camille. On a mangé à Verrières de l’omelette fromage et des frites maison, elles étaient extra bonne. Nous sommes repartis jusqu’à Estaing pour rejoindre Claude. Il nous restait 3h30 de marche avant l’arrivée. Il y avait une énorme montée que j’ai mal vécue, trop d'efforts.


Camille : Départ avec douceur en compagnie d’Aline, Narimane et Gautier, nous savons que c’est notre dernière matinée ensemble allons-nous en profitons. Nous marchons à un rythme tranquille et profitons de nos discussions respectives. Malgré une grosse étape aujourd’hui nous prenons le temps de vivre les instants. On déjeune à une petite buvette un peu avant Estaing qui arrive sur notre chemin tel un oasis dans le désert. La cuisine est simple et bonne, tout ce dont recherche un pèlerin après 4 heures de marche. On dit au revoir avec l’intention de continuer à garder le contact et nous reprenons la route que tous les deux. À Estaing (que je trouve magnifique), on retrouve Claude avec qui on s’organise pour les courses du soir : grosse salade de riz en perspective. Il est 15 heures et nous avons encore au moins trois heures de marche, nous avons du mal à reprendre un bon rythme. On se fait une petite pause avant une montée infernale comme celle à la sortie du Monastier mais beaucoup moins heureusement. Néanmoins, ce n’est pas tout à fait pareil de commencer la journée par de la montée ou de finir ton étape par de la montée… K. s’en est magnifiquement bien sorti, les pauses sont courtes et même si l’effort est dur, il tient bon. La dernière heure est longue et nous n’envoyons pas le bout. Mais nous y arrivons avec fierté et sautons à la douche. Puis on prépare le repas, on dîne et dodo pour reprendre des forces.


Jeudi 24 juin : Conques

K : J’ai marché mais l’étape était très compliquée parce que j’ai encore mal aux pieds. On a rendu visite à Michel à Le Soulier et nous a gentiment invité à rester déjeuner. Je me suis senti comme à la maison.


Camille : Petit soin des pieds pour K. ce matin car il a de nouvelles ampoules, une pèlerine me donne quelques Compeed pour lui, les ampoules sont soignées et nous partons vers neuf heures, sous un léger crachin pas très agréable. Mais nous avons comme objectif de la matinée de prendre le café chez Michel du gîte « le soulier » dont on a entendu tant de bien. Effectivement lorsque nous arrivons, nous sommes accueillis chaleureusement par deux hospitalières et rencontrons Michel. On passe un peu de temps à discuter avec lui et K., dans la chapelle Sainte fleur qu’il a construite à côté de sa maison, il nous parle des paires de Seuil qu’il a rencontrées, il fait passer quelques petits messages à K., sur les bienfaits de cette marche. K est fatigué et ses douleurs aux pieds le préoccupe. Michel lui propose une bassine d’eau chaude au coin du feu qu’il ne refuse pas. Dans la foulée, nous sommes invités à déjeuner, nous passons un très bon moment. K se sent comme à la maison. Nous reprenons la route avec de nombreuses parties goudronnées et une belle descente sur la fin jusqu’à Conques, qui ne sont pas des plus agréables pour K. Nous voyons enfin le village de Conques que je trouve absolument magnifique et nous rejoignons l’abbaye où nous dormons ce soir.


K et Camille


Vendredi 25 juin : Decazeville

K : L’étape était très difficile ce matin, il y avait une très grande montée qui démarrait de Conques. Ensuite, c’était plus facile, donc j’ai pu récupérer des bâtons pour faire des cannes à pêche. En plus, j’ai trouvé de la ficelle par terre dans la forêt. Pour passer le temps en marchant, on a joué à des jeux et j’ai raconté des blagues “à deux balles” “pan pan !”

Ce soir, on dort à Decazeville et demain, c’est repos. Moi je peux me reposer, mais surtout mes pieds.


Camille : Nous entamons cette journée par une bonne montée à la sortie de Conques. Elle n’est pas très longue, mais bien raide. On se fait un petit stop à La Chapelle Saint Roch pour reprendre notre souffle et nous reprenons notre ascension. Ensuite, nous marchons bien 1h30-2h jusqu’à Noailhac pour y déjeuner. Il nous reste encore 13 km. Il ne faut pas trop traîner.

L’après-midi se fait bien, l’étape n’est plus difficile, mais pas très dépaysante, nous marchons sur un chemin le long de la route pendant longtemps. Nous décidons de faire des petits jeux et K de raconter des blagues, histoire de changer la monotonie de la route.

Nous arrivons à notre gîte plus rapidement que nous le pensions, cela nous permet de faire une petite balade en ville, nos courses et de nous faire inviter pour un petit verre en terrasse par un pèlerin dormant au même gîte.

Ce soir, la soirée est pleine de rires et de discussions. K rencontre Liaxxx, un jeune qui a fini sa marche le jour de notre rencontre. Il est hospitalier dans le gîte où nous sommes. Cela a fait du bien à K de passer un peu de temps avec un garçon de son âge.

Demain, c’est journée de repos. Nous allons bien en profiter tous les deux. Nous sommes crevés.


Samedi 26 juin : Decazeville, repos


K : Je me suis bien reposé, j’ai fait une grasse matinée. J’ai pu aller à la poste récupérer les écouteurs, je peux enfin écouter la musique correctement. J’ai préparé mon fondant au chocolat avec Liaxxx. « Un jeune qui a fait la marche, du 11 avril au 9 juin». J’ai servi le gâteau aux pèlerins qui arrivent au gîte. Demain on reprend la marche.


Camille : Journée off, c’est une grasse matinée pour K. et lecture sur le transat pour moi. À son réveil, on se rend à la poste pour récupérer le courrier et surtout des écouteurs fonctionnels pour son MP3. Ensuite, on est rentré pour nous occuper de nos futurs hébergements, on va se remettre à camper pas mal ayant retrouvé le soleil et une attitude plutôt ???. Cet après-midi, Calvin a fait sa fameuse recette de fondant avec Liaxxx. Ils étaient fiers de pouvoir le proposer aux pèlerins qui arrivaient ce soir au gîte. Ils étaient ravis. Ça y est, notre journée de pause est finie. Nous allons nous coucher tôt pour reprendre le rythme.


Dimanche 27 juin : Saint Félix


K : On a repris la marche aujourd’hui, c’était dur. Il y avait une grande montée à la sortie de Decazeville. On a continué de monter jusqu’à la sortie de Lévignac. J’ai construit des cannes à pêche avec du bambou et de la ficelle que j’ai trouvé sur le chemin. Je veux essayer de pêcher dans le Lot. Aujourd’hui, on est dans le département du Lot.


Camille : nous quittons chez Thierry et Liaxxx pour reprendre le chemin. Personnellement, c’est un bonheur de remettre le sac sur le dos. J’ai eu quelque peu la bougeotte la veille. Nous reprenons par de la montée sèche et comme dit Thierry c’est : « 200 m de montée et 500 qui réchauffe. » Ensuite, c’était une petite partie de rigolade quasiment que du plat, nous avançons à bonne allure. On profite de faire une bonne pause à la ferme des Terly où on nous avait conseillé de passer. Malgré le fait que ce soit fermé, nous sommes reçus pour discuter de leur projet et de l’association Seuil, elles étaient intéressées par nous rencontrer. K. a gagné un nouveau bambou deux fois plus grand que le premier pour faire une immense canne à pêche. Nous repartons assez vite pour éviter la pluie, qui finalement n’est tombée qu’en plein milieu de la nuit. Ce soir nous dormons chez Thierry (un deuxième) à Saint Félix, nous sommes comme à la maison.


Lundi 28 juin : Faycelles


K : Aujourd’hui, on a fait une petite étape. A la base on devait faire 10 km jusqu’à Figeac et finalement on a prolongé de 5 km car sinon c’est trop court. Nous sommes arrivés à Figeac pour manger et essayer mes cannes à pêche au bord du Célé. On été super rapides pour arriver au gîte. Je me disais “c’est encore loin ?” alors qu’on était à 50 m. Notre hôte, Jésus, il va me donner du vrai fil de pêche et un hameçon pour pêcher de la truite.


Camille : Petit déjeuner copieux chez Thierry l’occasion de papoter encore un petit peu avant de redécoller, nous à pied et lui en voiture en direction de Figeac. Il va y livrer ses oeufs. L’itinéraire est facile, même s’il n’est pas forcément très agréable car nous longeons beaucoup la route. Nous arrivons jusqu’à Figeac et découvrons son centre historique que nous trouvons très mignon. Nous y mangeons un bon déjeuner et faisons une pause déjeuner près du Célé, l’occasion pour K d’essayer ses cannes à pêche construites en bambou. Pour l’instant, il n’a qu’une pierre au bout, mais notre hôte du soir va lui donner de la vraie ficelle et du fil de pêche avec un hameçon. Peut-être pêchera-t-il un poisson prochainement ? Vous en serez les premiers prévenus.


Mardi 29 juin : Ussac

K : Aujourd’hui, on a commencé la marche sous la flotte jusqu’à Faycelles. Au moment de partir, un grand soleil et on a revu Marine et sa maman Véronique qui nous ont rattrapé à cause de notre pause café. On a repris la marche tous ensemble en discutant. Avant d’arriver au gîte, on avait cru que nous n’étions pas sur le bon chemin, mais finalement nous étions sur la buen camino, puisque nous sommes arrivés à notre destination du jour.

Ce soir, nous sommes dans une ferme familiale où Dominique nous a fait la visite. On a vu des brebis, des cochons, des paons avec leurs petits et des colombes.


Camille : Journée pluvieuse, nous marchons trempés pendant une bonne heure et demi, nous trouvons de quoi nous abriter à la Petite Pause à Faycelles, village incroyablement joli. On a même droit au tampon sur notre crédenciale par la postière. Un de plus qui marquera le souvenir de notre passage ici. Nous reprenons la route et marchons avec des pèlerins que nous avons croisés la veille.

Nous retrouvons l’ambiance de la marche en groupe. K et moi chacun dans nos discussions respectives. Le chemin défile à vitesse folle, mais la faim se fait sentir, pause pique-nique sous un arbre juste avant Gréaban. Il ne nous reste plus grand chose pour arriver au gîte de ce soir. Nous y sommes vers 15h. Dominique nous accueille et nous fait visiter sa ferme, nous voyons cochons, brebis, colombes et paons. Ce soir, le paon vient nous rendre visite régulièrement, mais nous n’aurons pas la chance de le voir déployer la roue de sa queue.


Mercredi 30 juin : Limogne en Quercy.

K : On a quitté le gîte, on a marché 2 km pour trouver le GR en direction de Cajarc. J’ai essayé ma nouvelle canne à pêche. Les poissons tournaient autour du bouchon. Au final, je n’ai pas attrapé de poisson. On est reparti pour 2 km avant de manger. On a mangé au bord du Lot. Camille s’est baignée malgré le courant. J’ai planté la toile de tente en arrivant au gîte.


Camille : Avant de partir de chez Dominique, il immortalise notre duo avec l’appareil photo de K. devant sa ferme et nous demande de l’appeler si on a pêché un gros poisson. Nous voilà repartis direction Cajarc. Nous marchons quelques kilomètres avant de retrouver le GR. Après cette partie de pêche peu concluante, on reprend le chemin et on se trouve un petit coin sympa pour pique-niquer. On est bien près de l’eau. K. fait des ricochets et moi je m’autorise une petite baignade. Un de mes grand plaisir lorsque je marche. Elle est super bonne mais je ne peux guère faire plus qu’une petite trempette, il n’y a pas beaucoup de fond. On reprend le chemin et on arrive devant les Causses, on marche dans des petits chemins avec de chaque côté des murs en pierres sèches. Nous croisons quelques maisons isolées avec des mas en pierre béton typique de la région. Elles sont toutes plus belles les unes que les autres. On se paume un peu mais on retrouve facilement notre chemin et arrivons à notre destination au mas du cartographe. On est accueilli par Patrice et profitons d’une agréable soirée ensoleillée dans son jardin. K. profite d’une nuit en tente et moi d’un grand dortoir avec une fenêtre qui laisse passer un magnifique coucher de soleil, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’un tableau.


Jeudi 1er juillet : Bach

K : J’ai bien dormi dans la tente. On a rencontré un artisan qui travaille le bois pour sculpter des bâtons de marche avec des animaux dessus. Son nom est ATÉKOTÉ. Il m’a expliqué la différence entre menuiserie et ébénisterie. Il m’a montré les différentes étapes pour donner vie au bâton. Cette rencontre m’a donné envie d’en acheter un, pour l’accrocher au mur de ma chambre comme pour un souvenir. Ce midi on a pique-niqué dans la forêt, c’était trop bien. C’est la première fois qu’on a vu personne de la journée qui marchait. Le gîte où on dort ce soir est magnifique. Il est ancien avec des pierres sur les murs et a été rénové par nos hôtes. Ils font de l’accueil depuis neuf ans. « Ce soir on dort en toile de tente ! »


Camille : on quitte chez Patrice, direction Limogne où on a quelques petites courses à faire. Sur le chemin, on a rencontré un artisan qui réalise à la main, des bâtons de marche en bois. Sur chaque bâton un animal est sculpté, il y avait un éléphant, une salamandre, un corbeau, avec différents types de bois, il fait tout à la main. Il a pris le temps d’expliquer à K. ses étapes de création, c’était un chouette moment. Ensuite on est passé à Limogne pour acheter de quoi manger mais surtout on a profité d’une poste pour envoyer quelques kilos à Rennes. En reprenant nos sacs, on a tout de suite senti une petite différence. Il était déjà quasiment l’heure de déjeuner, on a marché pour sortir de la ville et on s’est arrêté dans la forêt. Nous étions seuls au monde, on n'a croisé personne, nous étions juste accompagnés par le chant des oiseaux et une petite chenille urticante que K. a gentiment déplacé plus loin. On est reparti sur le chemin, on a marché à son allure jusqu’à notre gîte du jour. Une magnifique maison en pierre typique de la région avec un jardin où nous nous posons sur les transats après avoir déposé nos sacs, c’est calme et reposant. Le dîner est délicieux, nous passons une bonne soirée en compagnie d'un pèlerin et de nos hôtes. Ensuite, on refait notre tente pour dodo parce que demain on a 26 km jusqu’à Cahors.


Vendredi 2 juillet : Cahors


K : 26 bornes, c’est trop pour moi à cause des douleurs. Si je n’avais pas de douleurs, je pourrais faire 40 bornes. Ce matin, c’est moi qui ai mis le rythme, mais l'après-midi, c’est Camille.

Arrivé au gîte, j’ai pris une douche froide dehors, ça m’a fait du bien. J’ai monté la toile de tente, après on a été au restaurant et on est rentrés au gîte à minuit. On a mangé avec Claude, Marceline et Cédric. J’ai mangé deux poutines et une glace pistache et caramel beurre salé. C’est notre dernière soirée avec Claude.


Camille : Après une nuit en tente bien reposante, nous prenons la route. Aujourd’hui, c’est K qui donne le rythme de la marche. La matinée se déroule bien et nous faisons une pause déjeuner à mi-parcours. L’après-midi va être plus difficile à cause de la chaleur et les douleurs vont rendre la seconde partie longue et fatigante. Lors des derniers kilomètres, nous sommes perdus dans les hauteurs et ne voyons pas le bout du chemin, c’est presque décourageant. Cahors apparaît sur les tous derniers kilomètres, ça descend jusqu’à la ville. Il faut encore faire les dernières mètres pour atteindre le gîte.

K est incroyable, malgré la chaleur et la douleur, il n’abandonne et ne s’arrête même pas. Nous arrivons fatigués tous les deux. On se prend une bonne douche froide dans le jardin, elle est revigorante. On plante nos tentes, enfin moi, je découvre la “superbe” nouvelle qu’un arceau est cassé. Heureusement, notre hôte a une tente à me prêter, je n’avais pas l’énergie à courir après une solution.

Nous rejoignons des pèlerins pour la soirée, cela nous fait beaucoup de bien de repasser un moment en groupe. Tout le monde est joyeux et nous rions beaucoup, un peu au détriment de la serveuse qui ne comprend pas toujours nos blagues, la pauvre. C’était seulement son deuxième jour et elle est tombée sur une tablée un peu trop pleine d’énergie, pour tout suivre. Nous finissons par une balade dans la ville en rentrant au gîte.


Samedi 3 juillet : Cahors


K : Ce matin, j’ai voulu faire ma grasse mat’, sauf que je n’ai pas pu à cause de la flotte. On a été se mettre au chaud dans un café.

Au café, on a dit “au revoir” à Claude et Marceline. On a été voir Medhi pour lui faire un petit coucou. Il a été l’un des premiers accompagnants de la marche Seuil. En fin d’après-midi, on a été à la pêche. J’ai cherché des vers de terre pour la pêche avec Cédric. On a pas eu de poisson.


Camille : Réveil matinal par la pluie qui goutte sur nos tentes. Nous voilà dehors, trempés à 8h du matin. On va partager un dernier café avec les pèlerins d’hier. Surprise au moment de rejoindre le café, je vois que K a laissé ses chaussures à l’abri sous une table, mais malheureusement il y avait un seul trou et il était positionné juste au-dessus de sa chaussure droite. Un petit poisson rouge aurait pu nager dedans. Heureusement, notre hôte avait une paire de chaussures de marche en pointure 42 à lui prêter pour la journée. Astuce : du journal dans la chaussure changé toutes les deux heures et vous avez une chaussure sèche à la fin de la journée. Ensuite, nous avons fait les courses (pharmacie, librairie, Intersport). Bref, pas forcément la journée de pause dont nous avions rêvé. On finit par une petite pêche au bord du Lot et un très très bon dîner au gîte du Papillon vert autour d’une grande tablée de neuf personnes, notre hôte nous raconte plein d’histoires de pèlerins et pèlerines.


Jeudi 4 juillet : Lascabanes

K : aujourd'hui c’est une étape plus petite qu’avant hier, 23 km. On s’est arrêté derrière des arbres, après on a marché jusqu'à la pause déjeuner. On s’est rendu compte qu’il nous restait 8,1 km et on a marché sans nous arrêter. Après on a marché 2 km pour arriver au gîte. Ce soir on dort dans une yourte qui vient de la Mongolie, on a passé une superbe soirée.

Camille : Nous quittons le gîte Le Papillon Vert au centre de Cahors avec Cédric et K. Nous passons par le pont Valentré pour quitter la ville et nous prenons rapidement de la hauteur. A la sortie du pont, nous devons gravir une côte hyper raide, c’est à la limite de l’escalade. Mais arrivés en haut, nous avons une vue à 360° sur tout Cahors, ses ponts, son centre ville, sa cathédrale. C’est beau. Ensuite, les deux premières heures ne sont pas très belles, mais on ne voit pas le temps passé avec Cédric qui anime bon nombre de nos conversations avec ses blagues et ses histoires. K et lui se sont très bien trouvés niveau humour. Le reste de la matinée a défilé en silence. A la pause déjeuner, j’ai dit à K que nous dormions dans une yourte ce soir et qu’il y avait une piscine. Cela lui a redonné du pep’s pour marcher les derniers kilomètres. Nous sommes super bien installés dans une yourte mongole venue de Mongolie. Nous passons une soirée délicieuse en compagnie de notre hôte, Jean-Sébastien, un couple d’amis et Rosine, une pèlerine avec qui nous allons marcher demain. Une nouvelle énergie pour une nouvelle semaine.


K et Camille


Lundi 5 juillet : Montbazon

K : On a marché avec Rosine jusqu’à Montcuq. On a rencontré André, un habitant de Montcuq. On a sympathisé et il nous a gentiment invités tous les trois boire un verre. Ensuite, on a été manger à la pizzeria.

On a marché de Montcuq jusqu’au gîte sans nous arrêter. En chemin, on a retrouvé Claude et Cédric. Ce soir, on dort dans le même gîte tous les quatre. Avec Cédric on va taguer sur une planche de bois “Buen camino” avec une coquille Saint Jacques dessinée en noir et orange.


Camille : Départ avec Rosine, une pèlerine trop chouette que nous avons rencontrée hier au gîte. Nous marchons jusqu’à Montcuq tous les trois et juste avant notre arrivée, nous croisons André. Il s’agit d’un habitant de Montcuq depuis quatre ans qui a déjà fait plusieurs fois le chemin. Il nous invite à boire un verre et la discussion nous amène à l’heure du repas. On se décide à manger une pizza tous les trois. Avant de nous séparer, André se propose de nous faire passer par une petite ruelle historique et nous raconte quelques anecdotes sur la ville. Arrivés à la pizzeria, on se fait une petite photo tous les quatre et le voilà reparti. On profite de ce déjeuner agréable, Cédric nous y retrouve. Au moment de payer, on apprend qu'André nous a offert le repas. Heureusement, Rosine avait chapardé son numéro avant qu’il parte, sinon on aurait jamais pu le remercier. Petit geste du coeur sans rien attendre en retour, ce sont les petites attentions du chemin. On repart avec Cédric et nous quittons Rosine. On marche à bonne cadence jusqu’au gîte où on retrouve Claude qui est revenu sur ses pas pour passer sa toute dernière soirée. Nous sommes tous les quatre au gîte et nous passons une très bonne soirée.


Mardi 6 juillet : Durfort la Capelette


K : Ce matin, on a loupé le réveil. Nous nous sommes levés à 7h20. Je n’ai plus de canne à pêche car ça m’empêchait de marcher correctement. Du coup, j’ai coupé le bout de ma canne à pêche pour garder le fil, le bouchon et l’hameçon. Grâce à cela j’ai libéré mes mains pour reprendre mes bâtons. Cet après-midi, je ne me suis pas arrêté pendant 2h30. Depuis le Puy-en-Velay, on a fait 400 bornes.


Camille : Ce matin, nous partons un peu plus tard que d’habitude. Nous avons dû dire au revoir à Claude et là c’est sûr nous ne le reverrons plus sur le chemin. Il retourne à son activité, il gère un gîte avec sa femme. On repart à trois avec Cédric. Nous marchons à pas rapide pour rejoindre Lauzerte et passer à la poste avant sa fermeture. L’après-midi, nous avalons les kilomètres et en deux-trois enjambées, nous voilà au gîte vers 16h. Devant le gîte, nous voyons une affiche qui annonce que nous avons déjà parcouru 400 km, déjà plus de la moitié du chemin réalisée jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port. Ce soir, on dort au gîte “Le Soleil Levant” et au menu c’est grosse assiette de pâtes qui va nous rassasier.


K et Camille


Mercredi 7 juillet : Moissac


K : On est parti un peu tard car on avait le temps

Après on a été au gîte. J’ai pris une douche, après on a été chez l’ostéopathe pour moi à cause de mon dos. Je me suis senti bien, à la cool.


Camille : Petite étape aujourd’hui. Nous arrivons sur Moissac assez tôt. Nous sommes accueillis par Pierre-Alain, hospitalier au gîte “La Petite Lumière''. L'arrivée au gîte se mérite, il est situé dans les hauteurs de Moissac au niveau du point de vue de la Vierge. C’est vrai que là-haut on a une super belle vue sur toute la ville. Cela vaut le coup.

Nous avons été accueillis très chaleureusement par Pierre-Alain autour d’un sirop de fleur de sureau “maison” qui était délicieux.

Ensuite, j’ai accompagné K a son rendez-vous chez l’ostéopathe. Cela l’a bien détendu, mais il a malheureusement toujours mal au dos et aux épaules.

Ensuite, on a fait des courses pour le dîner et on a «speedé» pour rentrer afin d’éviter la pluie.

Après nous sommes restés à l’abri dans l’espace “pèlerins” avant de retrouver notre hôte pour le dîner. Nous avons découvert son activité d’accompagnant de marches de personnes non-voyantes. Il a développé une méthode spécifique et forme de nouveaux bénévoles. Après ce dîner tous ensemble, chacun a repris ses activités avant d’aller se coucher. Avec K, nous nous sommes baladés de nuit dans Moissac et c'était magnifique. Il a fait plein de petits reportages vidéos pour garder en mémoire ces merveilleux souvenirs.


Jeudi 8 juillet : Espalais


K : On est parti de chez PAF (Pierre Alain F.) Au point de vue, il y avait une statue d’une femme que j’ai baptisée Marie, il y avait une vue sur toute la ville. On a marché le long du Canal des Deux Mers. Quand je suis arrivé au gîte j’ai dessiné sur une planche en bois “Buen Camino, Santiago, Compostelle”


Camille : Aujourd’hui, nous suivons le chemin de halage du Canal des Deux Mers pour rejoindre Espalais. Nous marchons sous les arbres et le temps est agréable. Chacun avance à son rythme, observant la faune et la flore environnantes, en avançant tout simplement dans ses pensées. Nous nous arrêtons faire notre pause pique-nique à l’ombre d’un arbre juste à côté d’une écluse. Nous voyons le passage d’un bateau, K adore. On reprend le chemin et nous nous abritons sous un pont le temps de laisser passer l’orage. K en profite pour construire un lance-pierre avec une forme adaptée trouvée dans la matinée. Il avait aussi du fil élastique et en deux trois mouvements, le lance pierre a pris forme. L’arrivée au gîte a été difficile pour K sur les trois derniers kilomètres, ses douleurs au dos lui faisaient vraiment mal. Arrivés au gîte, il a pu se reposer et profiter d’un temps pour dessiner sur des planches de bois qu’il laissera au gîte “Buen Camino, Compostelle , Santiago”


K et Camille


Vendredi 09 juillet : Castet-Arrouy (32, Gers)

K : On est parti tardivement du gîte car je voulais dormir. Je me suis levé à 8h15. Ça m’a fait du bien de dormir mais j’avais toujours mal au dos. Ce matin, on a marché à mon rythme. Je suis moins fatigué hier. Au gîte où on dort ce soir, on est encore avec les mêmes personnes. Je suis content de les retrouver.

Camille : Ce matin on prend le temps, on a du mal à quitter Fred et Lorette ,nos hôtes. On se sent tellement bien au lit du « Par-Chemin » On marche tous les deux tranquillement au rythme de K.

Il fait beau, on discute, on rit, on observe la nature. Ensuite, on fait une pause déjeuner au milieu de nulle part. Nous n’avons pas vu de pèlerin de la matinée. L’après-midi, on marche, un peu en silence, on discute musique. Arrivés au gîte, on a la belle surprise de retrouver tous les pèlerins de la veille. On a une bonne tablée et c’est Cédric qui gère le dîner avec quelques petites aides. Au menu, c’est risotto aux légumes. On passe une très belle soirée, et nous nous retrouvons à dormir dans un dortoir collectif. Alain au moment de notre session d’étirements quotidienne avec K. Nous sommes rejoints par une partie de la troupe. Du coup, je me retrouve à animer une séance d’étirements pour huit personnes, c'était bien drôle.


Samedi 10 juillet : à 2 kms de La Romieu (32)


K : On a marché 10 km jusqu’à Lectoure sans s'arrêter. On s’est arrêté chez un glacier pour prendre un verre et on a retrouvé Angélique. On a fait une étape de 27 bornes. J’ai bien marché. J’avais la pêche aux poissons. Pour ce soir on mange des pâtes avec du pesto. On est tous les quatre avec Cédric, Angélique, Camille et moi!

Camille : On appréhendais un peu l’étape du jour mais finalement ça l’a fait sans trop de difficulté. On a très bien marché jusqu'à Lectoure qui était à 10 km de notre point de départ. Ensuite, on a régulièrement marché un peu chacun de notre côté car on a eu quelques petits désaccords. Nous finissons notre étape avec des sourires et rejoignons Cédric et Angélique dans le gîte où nous dormons. Tous les gîtes sur la Romieu étaient complets et on a réussi à être accueilli par Hugo dans sa ferme à 2 km en amont de la Romieu nous avons une petite maisonnette pour tous les quatre, nous sommes au top.


Dimanche 11 juillet : Condom (32)


K: À la Romieu, j’ai vu des motards. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça. J’adore tout ce qui est moteur. J’ai vu ma moto préférée, elle était rouge. On a marché, on a fait des poussées. On est arrivé à 17h30 au gîte. On a retrouvé le groupe de six personnes avec qui on était au restaurant.


Camille : On quitte la ferme en disant au revoir Hugo, notre hôte. On mange tranquillement jusqu’au centre de la Romieu. On se fait une pause en terrasse avec d’autres pèlerins. On assiste à un défilé de motards. K est ravi et on peut immortaliser leur départ avec son appareil photo, il aime beaucoup le bruit des moteurs et peut reconnaître un modèle spécifique rien qu’au son. Ensuite, on a remarché un peu jusqu’à notre pause déjeuner, on s’est installé à une table d’un pique-nique à côté d’un ballet de papillons. Après, on a repris la route sous un soleil brûlant, ce n’est pas tellement évident de marcher sur ses grandes chaleurs. Personnellement, j’ai pu profiter d’une petite baignade dans le lac de Raupitac et on s’est offert une petite sieste. Nous avions une petite étape alors nous en avons profité. Arrivée au gîte, nous retrouvons notre petit groupe et nous passons encore une très douce soirée.


K et Camille


Lundi 12 juillet : Condom


K : je me suis levé à 9h30. Je n’ai pas assez dormi. J’ai été réveillé par la musique mise par l’hospitalier du gîte pendant qu’il faisait le ménage. Je me sens bien là où je suis, c’est ma 5ème maison : la maison chez maman, chez mon père, chez ma petite amie, le gîte le « Par’chemin » et ici. Je suis content d’avoir une pause car j’en ai besoin.


Camille : Journée off. Petite grasse matinée pour K. Et moi je suis réglé comme une horloge, Réveillé à 7h30. Nous avons profité d’un gros petit déjeuner, il y a de tout, c’est un régal. Nous avons de la chance d’être au gîte « Le Relais Saint-Jacques », Nous sommes très, très bien. Nous en avons profité pour nous balader en plus dans Condom ce matin. Et de faire quelques courses pour notre repas. On s’est surtout bien reposé.


Mardi 13 juillet : Montréal sur Gers (32)


K : On a un temps pourri tout le temps du trajet. En arrivant au gîte, j’ai fait des pétards pour le 14 juillet dans une arène.


Camille : Reprise de la marche ce matin. Difficile de quitter notre gîte où nous étions si bien, en plus le temps n’est pas très évident. À peine, nous passons la porte que nous sommes déjà mouillés. Nous voilà partis pour plusieurs kilomètres sous de bonnes averses, nous avons les vêtements trempés et avec mes lunettes je ne vois plus rien. Dans l'après-midi, on passe des petits chemins où la boue s’ accroche amoureusement à nos chaussures, nous voilà avec facile deux kilos en plus aux pieds. J’ai la sensation d’être une astronaute sur la lune. En plus, elle est tenace et ne s’enlève pas facilement.

On est heureux d’arriver au gîte pour prendre une bonne douche chaude. On rencontre de nouveaux pèlerins qui ont démarré après nous depuis Le Puy. Nous, avec nos pauses, ils nous ont rattrapés. C’est marrant, après chaque pause nous rencontrons des nouveaux groupes de pèlerins comme si on traversait le triangle des Bermudes à chaque fois. Nouvelle ambiance, nouvelle énergie, nouvelles rencontres.


Mercredi 14 juillet : Eauze (32)


K : On est allé prendre notre petit déjeuner au bar à côté de notre gîte. Il était bon car j’ai pris un pain au raisin avec un jus d’orange. On a marché sous la pluie et on s’est abrité dans un garage au bois pour laisser passer l’averse. On a pique-niqué au gîte 1000 bornes. Cet après-midi on a visité la ville d’Eauze. J’ai passé une bonne journée mais un peu moins à cause de la flotte.


Camille : réveil en douceur, nous prenons notre temps, nous avons une petite étape aujourd’hui. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous marchons sous de bonnes saucées. Mais sur le chemin, nous trouvons plusieurs endroits où nous abriter et profiter d’une bonne collation. Nous arrivons au gîte assez tôt, et profitons d’une belle accalmie pour nous balader dans la ville et visiter la cathédrale. Il y avait une expo photo de Yann- Arthus-Bertrand.


Jeudi 15 juillet : Nogaro (32)

K : On a pris notre temps. On a fait une pause au Chalet du Bonheur et j’ai eu une plume de paon. Après on a fait une pause chez Monique pour midi, on a pris une omelette et de la salade. On est reparti, on s’est arrêté à une église. J’ai fait mon bâton de pèlerin avec des plumes. On est reparti jusqu’au gîte où on dort. Ce soir, on a mangé au restaurant “La Cantine ” et je me suis régalé.


Camille : Ce matin, on a pris notre temps. K avait besoin de dormir un peu. On s’est fait une pause au Chalet du Bonheur à 7 km d’Eauze, un lieu paisible à l’image de son nom. Nous avons passé un moment avec le couple qui y habite et Elie a offert une belle plume de paon à K. L’occasion pour lui de se lancer dans la création de bâton de pèlerinage personnalisé. Dans l'après-midi, il a trouvé le bois qui lui convenait et en deux-trois mouvements, le bâton a été taillé et orné de jolies plumes. C’était une belle journée.

Ce soir, on a ri et on a profité du retour du soleil. Attablés à une terrasse, on a reconnu Narimare, une pèlerine avec qui nous avions marché et que nous pensions ne jamais revoir. Quel plaisir de la retrouver.

Vendredi 16 juillet : Aire sur Adour (40)

K : Nous sommes partis à 9h30 du gîte car j’étais fatigué. Je n’en pouvais plus de marcher, mais je suis allé jusqu’au bout. On a dormi dans une chapelle, on a très bien dormi et bien mangé avec tout le monde. C’était très beau et accueillant.

Camille : ça y est les grosses chaleurs sont de retour. On part sous un beau soleil, mais on ne savait pas encore ce qui nous attendait. Au fur et à mesure que nous avancions, nous comprenons que nous n’avons pas 23 km, mais bien 28 à faire.

L’après-midi a été dure sous le soleil et les grandes lignes droites le long des champs de maïs étaient interminables.

Nous voilà dans le département des Landes. On écoute un peu de musique pour nous redonner de la motivation et du courage. On arrive fatigués, mais on a réussi à aller jusqu’au bout de notre étape. Ce soir, on dort dans une chapelle avec des pèlerins que nous avions déjà croisés et bien sûr Narimare.

Samedi 17 juillet : Pimbo (40)

K : On est parti à 8h du gîte. On a fait 23 bornes, après on a fait une pause à midi. On est reparti à 14h30 et on est arrivé au gîte. J’ai été à la piscine pour me rafraîchir car j’avais trop chaud.


Camille : Journée de folie. Départ à la fraîche. On a marché dans les bois le long d’un lac, c’était magnifique, un silence envoûtant. Ensuite, on a retrouvé plusieurs pèlerins que nous connaissons, pour la pause déjeuner. On était tous pendus aux lèvres de James, un marseillais-corse qui nous racontait les bêtises de son enfance. Toutes ses idées entreprises pour l’obtention du mille-feuilles tant convoité. Nous avons repris la route avec la perspective d’une bonne baignade à l’arrivée. Nous avons farniente au bord de la piscine jusqu’à la fin de la journée. Nous avons les pieds en éventail, c’était bien mérité. Nous sommes dans une ferme très sympa et nous finissons notre journée par une session d’étirements collective. Belle surprise. K a vidé son paquet de tabac et a dit stop à la cigarette : s’il veut fumer, il se dit c’est cigarette électronique et rien d’autre.


Dimanche 18 juillet : Larreule (40)

K : On a fait 20 bornes. Je suis “KO” car il a fait chaud. On a retrouvé tout le monde et on a quitté Cédric. Il a fait demi-tour. J’ai rien à raconter de plus.


Camille : Départ dans le brouillard, niveau météo, c’était un peu le même cas au niveau de nos cerveaux. Nous avons du mal à avancer et prendre notre rythme. On arrive avant la fermeture du Carrefour pour faire nos courses pour le déjeuner et le dîner. Nous pique-niquons près d’un lac et le soleil fait son apparition. Il nous reste encore 11 km mais nous avons une bonne motivation pour la route. Nous savions qu’une piscine nous attendait, le plongeon nous faisait rêver. Nous marchons à un super rythme et retrouvons d’autres pèlerins que nous connaissons à la ferme où nous dormons. Mais nous retrouvons aussi deux biquettes, un chien, un chaton, un perroquet, deux perruches et tout ce beau monde est en liberté bien sûr ça donne tout de suite une chouette ambiance.


Lundi 19 juillet : Argagnon (64)

K : on est parti à 8h15, j’ai discuté avec Geoffrey de mon passé par rapport à l’école pour que j’y reste même si cela me saoule. J’ai mangé une super salade et une bonne tarte au chocolat. Cet après-midi nous avons marché avec Narimare, Hélène et Isadora, mais pas avec Camille car je l’ai abandonnée!! Ce soir je dors dans une roulotte et nous avons chacun la nôtre.


Camille : Nouveau départ dans le brouillard, mais quelques heures plus tôt. On sent la différence. A notre pause déjeuner, on avait déjà fait 19 km. Le soleil est réapparu, mais nous avons marché en groupe, ce qui nous a donné un bon rythme. On n’a pas vu défiler les kilomètres. Nous voilà maintenant dans le Béarn. Bien sûr, K ne m’a pas abandonné, mais il commence à me dépasser. Ce soir, on est dans un gîte au milieu des bois et nous dormons dans une roulotte.


Mardi 20 juillet : Navarrenx (64)

K : On est parti du gîte pour faire le camino. On a marché jusqu’à chez Jeff pour manger une omelette très très bonne. C’est bio.

Après on est reparti jusqu'à une forêt où il y avait des pancartes en ardoise. Après on avait plus d’eau, donc on s’est “magné le cul” pour trouver de l’eau et on est tombé sur une source d’eau de Lourdes. Après on a eu une grande ligne droite, ça m’a saoulé.


Camille : Grosse journée de chaleur, un peu difficile à supporter, mais nous avons fait de jolies rencontres qui sont venues nous donner un second souffle. Notre premier stop c’est fait chez Jeff à Sauvelade. Il nous a ravi les papilles avec ses omelettes et ses gaufres pâte à tartiner/chantilly.

Ensuite, on s’est donné du courage en repartant en groupe. Un peu plus loin dans la forêt, on est tombé sur un petit havre de paix, le lieu était accompagné de citations à méditer et d’une jolie balançoire en jonc. Notre arrivée à Navarrenx a été longue et fatigante, mais très vite effacée par le sourire de Véronique qui est notre hôte de ce soir, on se sent accueillis avec beaucoup d’amour et de douceur. Passée le pas de la porte, je me sens plus légère et ce lieu inspire K à la créativité. Il se pose pour colorer ma coquille Saint Jacques et ce qu’il fait est absolument magnifique.


K et Camille


Mercredi 21 juillet : Landaco


K : J’ai écrit une phrase sur un collier « on vit le jour présent, ne voit pas le futur trop vite, laisse le passer derrière toi ». Je l’ai laissé chez Véro. Nous avons été au bord d’une rivière et j’ai construit une cabane naturelle et un feu de camp. Ce soir on a retrouvé tout le monde !


Camille : Petite matinée créative avant notre départ. K. fait la peinture de deux coquilles Saint-Jacques. Il laisse également une petite phrase sur une pierre du jardin de Véro. Ensuite on a pris le chemin en silence et on a traversé une forêt où on s’est fait bouffer par les. Chacun de son côté on souffrait en silence. Nous étions heureux de sortir de cette forêt et de faire notre pause « au jardin des rêves ». Ensuite, on a retrouvé notre petit groupe de pèlerins en train de regarder au nord de la rivière « le ????? ». Je me suis autorisée une bonne baignade et K. a construit une cabane. Elle était magnifique et il aurait bien aimé que je la laisse là. L’après-midi s’est faite en groupe et dans la bonne humeur. Ce soir, nous sommes chez Steve et c’est grosse ambiance espagnole. Nous riions beaucoup et K. semble passer une excellente soirée surtout avec le petit bain dans le jacuzzi extérieur.


Jeudi 22 juillet : Ostabat


K : Ce matin, on a eu une invasion de guêpes dans le gîte. On a fait toute l’étape ce matin dans le brouillard. Marianne m’a offert un bracelet qu’elle a trouvé dans une chapelle. Après, en arrivant au gîte on a été boire un coup et on a rejoint tout le monde au pub. Ce matin je me suis fait griffer par Poutine le chat de notre hôte.


Camille : On a de la chance ce matin, il fait brumeux. On profite des quelques heures de marche avec le soleil caché. Qu’est-ce que c’est agréable de marcher tôt le matin, on a la sensation d’arriver au plus vite. Malheureusement on traverse à nouveau une forêt où nous sommes à la merci des ????. Cette chaleur et cette humidité sont très propices à la présence de ces petites bêtes. Pour atteindre Ostabat on doit gravir une montagne. En haut, nous trouvons une petite chapelle avec un troupeau de brebis et nous sommes sur les Pyrénées. On arrive à notre destination vers 14 heures et on pique-nique avec les autres pèlerins réunis à la seule épicerie du village. On profite de l’après-midi pour nous reposer.


Vendredi 23 juillet : Saint Jean Pied de Port


K : Ce matin on a voulu partir très vite car il y avait trop de mouches et de moustiques. On a voulu trouver à manger au prochain village sauf qu’il n’y avait rien. Il n'y avait que des fermes. Donc on a marché jusqu’à Saint Jean le vieux où on a retrouvé tout le monde. J’ai trouvé un serpent mort. J’ai passé la porte Saint-Jacques avec 6 pèlerins. J’ai ressenti une boule au ventre.


Camille : Première étape du tronçon français, je suis personnellement très enthousiasmée et excitée à l’idée de cette journée malgré une nuit compliquée. Humidité plus mouche égale nuit courte. On part en silence sous la grisaille mais après la journée à 30° ce n’est pas si désagréable. Je crois que rien ne pourra perturber ma motivation du jour. On traverse un village à 8 km de notre départ ou on pensait pouvoir acheter à manger mais il n’y avait rien. On a dû faire jusqu’à Saint-Jean le Vieux. On n’y a retrouvé tout le monde et on est reparti en groupe pour arriver à Saint Jean pied de Port. Le passage de la porte Saint-Jacques s’est fait avec beaucoup d’émotions. Nous avons tracé à la poste pour que K. puisse récupérer ses colis et moi J’ai eu la belle surprise de recevoir un courrier qui m’a beaucoup touché. Ce soir c’est la fête, on dîne avec un gros groupe de pèlerins. Et belle grosse matinée de prévu demain.

Samedi 24 juillet : Saint Jean Pied de Port


K : je me suis levé à 10h30. Geoffrey a essayé de me réveiller ce matin car je dormais trop profond. J’ai été à la rivière pour écouter de la musique. Et j’ai acheté une mini guitare avec Michael Jackson. J’ai mangé une Ben & Jerry’s et un Seven-Up. On a préparé les étapes des prochains jours. J’ai dit au revoir à tout le monde.


Camille : Journée de repos. Je pensais faire une grasse matinée, en fait nous étions dans un dortoir où tout le monde restait sur Saint Jean mais mon horloge interne m’a fait me lever à 6h30. Merci à elle. K., quant à lui à roupillé jusqu’à 10h30 tant mieux pour lui. J’en ai profité pour voir les différentes possibilités concernant la suite de notre marche et nous allons finalement revenir sur nos pas. Ce n’est pas si mal on va pouvoir revoir des lieux que nous avons beaucoup aimé. Aujourd’hui était aussi une journée d'au revoir et de séparation ce qui a provoqué quelques larmes chez nos amis pèlerins. Sinon nous avons passé un bon moment près de la rivière à écouter de la musique et regarder toutes nos photos depuis le début, on n’en a fait du chemin. K. se souvenait de tous les noms des lieux où ont été prises les photos. Quelle mémoire ! On a retrouvé également, Angélique que nous avions perdu de vue à la Romieu, c’était chouette de la revoir. Ce soir c’est dodo tôt, demain ça reprend la route pour une dernière petite semaine, ça va passer vite !


Dimanche 25 juillet : Saint Jean Pied de Port


K : Ce matin j’ai été voir la citadelle, après on a été faire les courses pour ce soir et demain matin. On a fait une grosse très grosse liste. Demain on repart sur le Camino. Direction Ostabat dans un autre gîte car celui qu’on a fait était pourri, éclaté au sol !


Camille : Nous avons pris une journée de repos en plus. L’occasion pour nous d’aller visiter la citadelle de Saint-Jean. On a pris un peu de hauteur. On a revu nos plans pour les étapes à venir et nous allons pouvoir repasser dans des endroits que nous avions appréciés. Cet après-midi on s’est autorisé un peu de repos, une vraie journée off. K. a reçu un carnet avec plein de mots écrits par tous les pèlerins qui ont marché plusieurs jours avec nous. Belle surprise pour lui. Demain on reprend la route.


Lundi 26 juillet : Ostabat


K : On a repris la marche ce matin, j’ai trouvé un morceau de bois pour faire un cendrier pour maman. Ce soir, je dors dans un lit deux places pour moi tout seul.


Camille : Reprise de la marche ce matin.On quitte Saint Jean Pied de Port par la porte Saint Jacques. C’est un peu bizarre de revenir sur ses pas.et en même temps c’est une autre manière de faire le chemin. Nous avons croisé de nombreux pèlerins qui allaient en direction de Saint Jean et nous demandaient pourquoi nous faisions demi-tour. K se souvenait bien du trajet, il nous a évité quelques loupés. Ce soir, nous dormons à Ostabat dans un gîte plus agréable que celui dans lequel nous avions dormi avec Narimane, Hélène et Isadore.


K et Camille


Mardi 27 juillet : Aroue


K : J’ai fait un super arc et un porte photos en bois avec de la ficelle bleue. On a marché 23 km jusqu’à notre gîte.


Camille : Départ tranquille ce matin. On continue le chemin à contresens mais c’est intéressant, la montée que nous avions en partie fait la dernière fois a été vue d'une toute autre manière en descente. On est allé saluer Marie qui a un gite à quelques kilomètres d'Ostabat dont on a entendu beaucoup de bien. Kylian a construit un arc et un porte photos en bois avec de la ficelle trouver en chemin. Il est plein de créativité, à l’image de son bâton de pèlerin qui s’est davantage chargé de plume. Il arrive régulièrement que les pèlerins s'arrêtent pour observer la beauté de ce bâton et saluer les talents de son propriétaire. Ce soir nous dormons dans un super gîte avec des hôtes très accueillants. Leur épicerie nous avait bien dépanné la dernière fois lorsqu’il faisait très chaud. On n’y avait trouvé des boissons fraîches mais aussi des glaces. Nous ne nous sommes pas fait prier.





Mercredi 28 juillet : Navarrenx


K : On a fait de la marche. On est retourné à ma cabane pour voir si elle était toujours là, donc elle est encore là. Elle est vivante ma cabane. On est arrivé au gîte à 16h, on est chez Véro. J’ai écrit sur un galet une phrase très belle « n’écoute pas ton cerveau mais écoute ton cœur ».


Camille : Départ tout doux ce matin, après un petit déjeuner sous le ton de la joie et du rire. K. est de très bonne humeur. On quitte Simone et Marc qui nous ont super bien accueillis pour reprendre la route. On retourne à la rivière ou K. avait construit sa cabane. Il est très heureux de voir qu’elle est toujours là. On déjeune au « jardin des rues » une très bonne galette du jardin avec une crêpe aux mûres maison, c’était délicieux. L’après-midi, on a marché à une bonne cadence pour profiter pleinement chez Véro. Bien sûr nous sommes très heureux de la retrouver et encore une fois nous avons passé une soirée pleine de douceur.


Jeudi 29 juillet : Maslacq


K : On est parti du gîte à 9h30, et on est arrivé à 19h car on a pris notre temps. On a pas marché vite. À chaque pause j’ai dessiné sur mon bâton et ma trousse de toilette grâce au crayons de Véro. J’ai cueilli une rose pour Jeff à la couleur de sa jupe. Il m’a offert un muffin .


Camille : Aujourd’hui c’est une petite étape mais nous peinons à avancer. Nous repassons par les endroits qui nous ont plu pour faire des pauses. K. est d’humeur créative et grâce aux poscas (feutres qui permettent d’écrire ou dessiner sur tous supports) de Véro, il a pu laisser la trace de son passage à différents endroits et customiser davantage son bâton de marche. Il a également marché plusieurs kilomètres en autonomie. Nous nous sommes retrouvés à un lieu de rendez-vous défini au préalable, on s’est retrouvé pour manger une bonne gaufre. Ce soir, petite soirée tranquille dans un gîte sympa.


Vendredi 30 juillet : Bougarber


K : On a marché sous la flotte. On s’est donné rendez-vous au bar “Le Pingouin Alternatif”. A Orthez de Béarn, on était en heure de silence. J’ai construit un pistolet en plante.

Brice “de Nice” est venu nous chercher à Uzan. Avec Y. on a fait un tour de vélo.


Ce matin quand je me suis levé , j’ai fait des casse-tête. J’en ai réussi 4/8. J’ai dessiné sur mon bâton. Avec Y. on a fait du vélo, on a été à l’aéroport pour voir les avions qui décollent ou qui atterrissent et on est rentré à 19h30.


Camille : Départ sous la pluie pour notre dernier jour de marche sur le chemin du Puy. Avec K. on organise notre heure de marche en silence chacun de son côté pour se retrouver dans un café associatif “ Le Pingouin Alternatif”.

Ensuite, on a repris la route sous un temps plus calme. On prend notre temps dans l’après-midi et Brice, un accompagnant de Seuil vient nous récupérer à Uzan pour y passer la soirée et la journée de demain. K. rencontre Y., un jeune qui a fait une marche Seuil. Il profite d’une bonne balade à vélo et rentre essoufflé. Ce soir, c’est jeux de société


K et Camille


Samedi 31 juillet : Bougarber


K : Ce matin quand je me suis levé, j’ai fait des casse-tête, j’en ai réussi quatre sur huit. J’ai dessiné sur mon bâton. Avec Yannick on a fait du vélo, on a été à l’aéroport pour voir les avion qui décollent ou atterrissent. On est rentré à 19h30.


Camille : Journée de repos chez Brice. K. profite d’une belle grasse matinée et à son réveil, il se plonge dans la réalisation de différents casse-tête. Il profite également de la matinée pour continuer de peaufiner son bâton de marche. Le déjeuner se fait sous forme de brunch. L’après-midi, les garçons partent faire une virée à vélo. Ce soir c’est pizza, crêpes.


Dimanche 1er août : Bougarber


K : Aujourd’hui dernière journée de marche. On est allé jusqu’à Lescar. J’ai marché alors que j'avais mal au pied droit. On a eu un sachet de patates «gratos.». Au retour de la marche, nous sommes allés au karting, sauf que moi j’en ai pas fait. On a fait un tour de vélo avec Yannick et on est rentré à 19h28.


Camille : Belle dernière journée de marche. Temps ensoleillé. K. avait mal aux pieds mais cela ne l’a pas empêché de faire sa dernière étape. On a marché sur une variante de Compostelle qui relie la voie du Puy et celle d’Arles. On a pique-niqué près de cours d’eau à Lescar c’était très agréable. Pour finir cette journée en beauté, on s’est fait une soirée karting avec Brice, Nathan et Yannick chez qui nous étions. K. et moi avons préféré rester spectateur. Le soir, nous avons dîné dans le jardin.


Lundi 2 août : Rennes


K : on a passé une dernière matinée chez Brice. On a joué à un jeu de cartes et on a fait un petit déj « de malade mental » au soleil. On a pris le train de 14h47 à Pau jusqu’à 21h25 à Rennes.


Camille : Dernière matinée chez Brice. Avec Nathan on a décidé d’aller chercher les croissants pour tout le monde. Tout le monde se réunit à table pour partager le petit déjeuner ensemble. K. fini les casse-têtes qu’il n’avait pas réussi et Yannick part au sauvetage d’un crapaud coincé au fond du puits. Après cette expédition, nous partageons un temps calme autour d’un jeu de société. On reprend la route direction Pau pour prendre le train. Petit passage par KFC pour les garçons et nous nous quittons sur le quai de la gare. L’après-midi en train se passe relativement rapidement. Paul vient nous accueillir à notre arrivée.


Mardi 3 août : Rennes


K : On a été au Forum du Livre pour prendre un livre et imprimer les photos de l’appareil photo et du téléphone de Camille. L’après-midi on a fait un goûter avec Clémence, Paul, K. un autre jeune de Seuil qui part pour une marche avec Thibaud son accompagnant. Le soir, on a regardé « Ici tout commence et demain nous appartient ».


Camille : Grasse matinée pour K. Ensuite, on est allé imprimer les photos souvenirs de la marche, l’occasion de nous remémorer plein de bons moments. Il a pu également prendre le tome quatre « de One Piece » qu'il va sûrement dévorer en quelques heures. Après on s’est offert un petit resto où la mousse au chocolat était incroyable. Ensuite, on est rentré à l’hôtel se reposer avant de partager un goûter avec une équipe Seuil. Ils s'apprêtent à démarrer leur marche vendredi sur le Sentier des Douaniers, en Bretagne. C’était chouette de pouvoir les rencontrer et échanger un peu. K. a discuté avec l’autre jeune et moi avec Thibaud son accompagnant. Le soir on a dîné tous les deux à l’hôtel et on s’est fait une petite soirée film.


K et Camille


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