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Marche de Irixxx

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Marche de Irixxx accompagnée par Clémence

 

I :

 

Bonjour à tous, 

Je m'appelle I. J'ai 16 ans. Il y a 2 mois, j'ai décidé de marcher pendant 3 mois avec Seuil.  Je suis arrivée le 28 mai à Lyon puis j'ai mangé avec mon éducatrice et les représentants de Seuil et mon accompagnante Clémence. Pour elle aussi, c'est une première fois avec Seuil. 

Après avoir mangé on a fait les courses et on a pris le train. On a dormi dans un hameau au milieu de nulle part dans un gîte atypique avec un beau paysage. Pendant 3 jours, tous les matins en me levant je voyais des belles tourterelles qui me rappelaient mon grand-père. 

Actuellement, nous marchons depuis deux semaines et tout se passe bien. Les paysages sont magnifiques. Le gîte qui m'a le plus marquée est Le Soulié. C'est un endroit magique !

 

Clémence :

 

Je m'appelle Clémence. J'ai 27 ans et je suis originaire de Poitiers (86).

J'accompagne I. dans sa marche jusqu'à Fisterra.  Nous marchons depuis deux semaines sur la voie du Puy. Tout va bien. Une seule ampoule au tableau. Peu de courbatures. Entente mutuelle. Rencontres humaines inoubliables. Partage et entraide quotidiens. 

En seize jours de marche, nous sommes passées du brouillard glaçant au soleil tapageur des steppes de l'Aubrac, aux Causses du Lot en passant par la Lozère et l'Aveyron. 

Les jours passent et ne se ressemblent pas. Chaque journée nous apporte son lot de surprises et de découvertes. 

Le Lot a particulièrement conquis mon cœur. Ici, les sentiers sont sauvages, la végétation est foisonnante et les maisons en pierres sèches enchantent les Causses. 

Pour ces deux semaines, je remercie l'hospitalité d'Arnaud (gîte relais du pèlerin Saint Jacques), Mehdi et Fanny (gîte L'Escole), Thierry, Rachel (gîte les bouleaux nains), Nadège (gîte les Camps d'Estelas), Michel du gîte Le Soulié, Arnaud (gîte de Saint-Roch) et Didier de la source d'Ussac.

Je remercie les pèlerins Laurent et Dénisse pour leur gentillesse, Carine pour sa théorie du mouton noir, Olivier et Virginie pour leur humour parfait, Isabelle pour sa sensibilité et Bernard, avec qui nous cheminons depuis plusieurs jours déjà. 

Et enfin, merci à I. avec qui je suis ravie d'avancer chaque jour. 

Place à la suite de nos aventures !


Mardi 18 juin : 

 

I : Nous sommes le 18 juin et nous sommes arrivées à Cahors à 15h30. Nous avons marché 27 km. La ville est magnifique. On est arrivées sur une grande place avec une grande fontaine et on a bu un verre. Cela fait deux semaines que je prends des diabolos à la fraise. J'aime trop ça.

 

Clémence : Difficile de quitter Nicolas du gîte la 108 du Bach ! Chez lui, ambiance décontractée et conversations “sans filtre” furent au menu de la soirée. Un passage plus que recommandable. Surtout si vous aimez le curry de légumes et les tartes aux fruits. Sans oublier le Rocamadour. Sous un soleil de plomb, nous avons rejoint Cahors par des chemins de causse, chênes verts et prairies rocailleuses ont défilé sous nos yeux. Point de moutons ni de circaètes Jean le Blanc aujourd’hui, mais de nombreux lézards et papillons ouvraient la voie. A Cahors, un paquet attendant I. Son contenu a su la combler.

 

Mercredi 19 juin

 

I : Jour de repos à Cahors. Ce matin, nous sommes parties à 10h, nous avons aidé le gars du gîte à faire les lits de tout l’étage pour que je dorme plus, il était trop gentil avec nous, normalement c’est tout le monde dehors à 8h30 et après on est parties au marché et il y avait un stand marocain et on a acheté des msemmens  et l’après-midi, cinéma. On a regardé “Bad Boy”.

 

Clémence : Aujourd’hui, nous ne marchons pas, jour de repos. Le temps semble passer plus lentement lorsque nous ne cheminons pas. I a gagné une heure de sommeil grâce à Jacques qui tient le gîte “Le second souffle” où nous logeons. Il lui a proposé de faire les lits contre une semi-grasse matinée. Un deal qu’elle a accepté sans rechigner. Au marché du mercredi, nous avons trouvé notre repas du midi. Cinéma et lecture sous le ciel de Cahors finirent de compléter cette journée. Une fois encore, les hirondelles ont accompagné mes pensées à chaque fois que je levais les yeux vers les nuages.  Elles ont l’air nombreuses par ici.  Quelle joie de les observer.

 

Jeudi 20 juin

 

I : Journée de merde, il a plu toute la journée. On a fait 23 km qu’on a faits en une seule traite. On est parties à 8 h et on est arrivées à 13h.On a mangé directement dans le gîte. On ne voulait pas arrêter sur le chemin.

 

Clémence : Première journée de pluie depuis notre départ, telles des fusées décollant de Guyane (petit clin d’oeil à Jacques du gîte Le second Souffle à Cahors), nous avons parcouru les 23 km du jour quasiment sans nous arrêter. A part la visière de ma casquette dégoulinante d’eau, je n’ai pas vu grand-chose du paysage. I était fière d’elle quand elle a réalisé qu’elle avait très bien marché. Ses capacités physiques m’impressionnent.

 

Vendredi 21 juin

 

I :: Aujourd'hui, c’était une belle journée, le soleil a répondu présent toute la journée, beau paysage avec un beau temps, nous avons pris notre temps pour admirer une belle colline remplie de lavande, c’était trop beau.

 

Clémence : Aujourd’hui, la pluie nous a épargnées. Grâce au vent, les nuages ne se sont pas déchargés sur nos têtes. Nous avons pu cheminer au rythme idéal, ni trop vite, ni trop lentement. A cette vitesse, la marche reprend tout son sens. Les paysages sont de nouveau remplis par des champs de céréales, mais des haies et des petits bois persistent. Une longue plantation de lavande a su ravir nos yeux.

Ce soir, nous dormons à Lauzerte où une fête de la musique communale devrait modifier nos habitudes. Après le dîner, au lieu de filer au lit, nous irons nous joindre aux habitants.

 

Samedi 22 juin

 

I : Aujourd’hui, c’était encore une belle journée avec une légère pluie qui a duré toute la journée assez agréable, une journée de plus et une journée de moins de Lauzerte à Moissac.

 

Clémence : Hier soir, lors de la fête de la musique à Lauzerte, I a fait de “l'anthropologie rurale”. Assise à mes côtés, elle a observé les jeunes du coin réunis pour danser sur de l’électro et manger des pizzas. “Oh, mais ici ils se font la bise pour se dire bonjour, nous on se “checke”, “oh, ils boivent de la bière comme les vieux” etc… Aucun jugement, uniquement de l’observation et beaucoup de curiosité.

Notre étape du jour fut pluvieuse mais heureuse. Le Tarn-et-Garonne est une belle découverte avec ses vallons, ses vergers et ses haies bocagères. J’ai avalé les kilomètres sans m’en rendre compte. Même la dernière pente raide qui nous a emmené au gîte. La petite lumière n’a pas réussi à m’achever. Rencontrer Anne, ça se mérite.

 

Lundi 23 juin

 

I : Bien arrivées à Aurillac, petite journée de 19 km, nous sommes parties ce matin à 9h. Il a fait très beau, on a longé le Canal des Deux Mers pendant 3h. C’était reposant et envoûtant et là cette après-midi nous sommes arrivées au gîte communal. J’ai dormi jusqu’à 19h. Trop fatiguée.

 

Clémence : Nous avons passé une très bonne soirée à la table d’Anne avec des pèlerins fort agréables. L’humeur était au rendez-vous et fut servie avec un repas végétarien délicieux. Quel plaisir de manger épicé ! Cela faisait longtemps.

Le réveil matinal avec la vue sur Moissac nous augurait d’une bonne journée à venir. Nous avons décidé de longer le Canal des Deux Mers au lieu de suivre l’itinéraire des “coteaux”.

Suivre le Canal entouré de platanes avait un petit quelque chose d’hypnotique ou de méditatif. C’était reposant.

 

Mardi 24 juin

 

I : Bien arrivées à Castet Arrouy, nous avons parcouru 22 km. Journée assez agréable. Il faisait beau et chaud avec de beaux points de vue sur les cultures.

 

Clémence : Tempête de ciel bleu aujourd’hui pour traverser le désert de cultures (quel paradoxe) du Gers, ce n’est pas la météo idéale. Ici, l’ombre est difficile à trouver. Les immenses champs se confondent à perte de vue, mosaïque de jaune et de vert. Crème solaire et casquette sont de rigueur. I supporte mal la chaleur. Demain, nous partirons à l’aube car une grosse étape s’annonce (30 km).

 

Mercredi 25 juin

 

I: Belle journée de 30 km avec toujours un beau temps et un beau paysage. Il a fait super chaud, on a frôlé les 30°c. Réveil à 5h15 en forme puisque la veille, nous nous sommes couchées à 19h et nous sommes arrivées à La Romieu à 14h30.

 

Clémence : Quel bonheur d’accompagner le soleil durant son lever ! C’est la première fois que nous partons à 6h30, à la fraîche. Nous avons pu profiter des dernières lueurs rosées dans le ciel avant d’étouffer sous la chaleur estivale. Nous avons avalé ces 30 km sans trop d’efforts. Deux pauses café ont rythmé notre avancée, comme d’habitude.

Ce soir, nous rencontrons Florence, une journaliste de France Culture, avec qui nous cheminerons demain. En attendant, place à l’apéro au Refuge du pèlerin de La Romieu.

 

Jeudi 26 juin

 

I : Courte journée aujourd’hui de 13 km jusqu’à Condom avec une journaliste qui est venue marcher avec nous pour nous enregistrer et pour nous questionner sur notre parcours et sur l’association Seuil. Elle travaille pour France Culture, donc on aura la chance de passer à la radio.

 

Clémence : Une journée peu ordinaire dans notre quotidien de pèlerins. Nous avons cheminé avec la journaliste Florence, micro à la main, elle nous a beaucoup questionnées. Mon esprit était occupé par sa présence. Je n’ai pas fait très attention aux 13 km de paysage que nous avons traversé, exception faite du lac de Bious-Quétard qui nous a émerveillées, car nous avons pris le temps de nous y arrêter.

Merci Florence pour ta patience, ta compréhension et ta curiosité.


Jeudi 27 juin

 

I : Aujourd’hui, jour de repos à Condom. Je me suis réveillée à 8h, j’ai pris mon petit déjeuner et je suis partie me recoucher ; j’ai dormi jusqu’à 13h. Ensuite, Clémence est venue me réveiller pour manger. Puis nous sommes parties manger une glace et en entrant nous sommes parties ramasser les fraises et les framboises dans le jardin de l’ancien carmel, là où on dort.

 

Clémence : Il n’existe pas de meilleur endroit pour passer une journée de repos que l’ancien carmel de Condom. Paisible et verdoyant, l’immense bâtiment est un îlot de fraîcheur. Le super chef cuisto, nous a même préparé des desserts, alors que nous n’étions pas en demi-pension. Merci pour cette bienveillance et cette régalade. Croyant que nous aurions accès à une cuisine équipée, j'avais acheté des patates douces et des œufs, en plus des crudités. Mais l’espace cuisine est réservé au chef. J’ai donc cuit pour la première fois de ma vie des patates au micro-ondes et des œufs durs à la bouilloire. Cela marche très bien ! Le chemin nous réserve décidément des apprentissages quotidiens


Vendredi 28 juin : Eauze

 

I : Grosse étape aujourd’hui de 34 km. J’ai proposé à Clémence de sauter une étape de 18 km pour pouvoir avoir un jour de repos avant Saint Jean Pied de Port. Elle a accepté, du coup, on a de l’avance d’un jour. Pas fatiguée, pas de courbatures, franchement top !

 

Clémence : Nous devions marcher 16 km aujourd’hui et 17 demain, mais I m’a demandé si nous pouvions rassembler ces deux étapes en une seule.  Vamos ! Levées bien avant le soleil et tous les résidents de l’ancien carmel de Condom transformé en un lieu de vie, nous avons parcouru les 33 km du jour sans encombre.

Je remercie nos corps qui nous emmènent où bon nous semble, sans rechigner, malgré ce qu’on leur fait endurer (avec plaisir)

 

Samedi 29 juin : Nogaro

 

I :  Nous sommes parties de Eauze ce matin, puis nous avons parcouru 21 km jusqu’à Nogaro. Arrivées au gîte communal, j’ai demandé à Clémence si on pouvait aller voir le circuit de moto. Elle a accepté, du coup, j’ai pu lui montrer une de mes passions. Trop bien !

 

Clémence : Un peu de pluie. Beaucoup de vignes. Quelques pauses bavardage. Du pain et du fromage. Une arrivée bruyante à Nogaro, où des passionnés de moto tournent sur le fameux circuit. Pour finir, une pensée à Jean-Michel qui passe du temps à l’église de l’Hôpital et qui nous raconte de belles anecdotes du Chemin.

 

Dimanche 30 juin : Aire sur Adour

 

A  : Aire sur l’Adour, nous sommes allées au ciné voir Le Comte de  Monte Cristo. Franchement trop bien !  Il dure à peu près 3h. Il m’a fait beaucoup pleurer. C’est vraiment une très belle histoire que je conseille d’aller voir.

 

Clémence : Nous avions rendez-vous avec Pierre Niney cet après-midi. L’idée du cinéma a germé dans nos têtes la veille au soir, grâce à Jeanne, une pèlerine que nous croisons souvent depuis l'Aubrac et avec qui nous avons bien sympathisé. Dans l’espoir d’arriver avant 15h à Aire sur l’Adour, nous avons mis les gaz pour parcourir les 27 km du jour. Nous avons réussi. I, encore une fois, m’a impressionnée par sa volonté et sa persévérance malgré sa fatigue.

Nous avons pu honorer notre rendez-vous avec Pierre Niney, grimé en Comte de Monte Cristo. Enfin, nous avons passé un très bon dîner à la table d’Isabelle du gîte “La Maison des Pèlerins”. Tout en intimité, tout en honnêteté. Tout en bienveillance et entre femmes.


Lundi 1er juillet : Pimbo 

 

I : Nous avons quitté Aire sur l’Adour ce matin à 8h, puis nous avons croisé une famille qu’on apprécie beaucoup qui marche aussi. Une belle famille de 4 enfants blonds au yeux bleus super adorables et généreux, puis, Jeanne, une jeune femme de 25 ans qui est trop trop gentille, un amour.

 

Clémence : Pour la première fois depuis que nous sommes partis, I a marché et parlé avec quelqu’un d’autre presque toute la journée. Cela m’a fait plaisir qu’elle fasse confiance à Jeanne à ce point. Il est vrai que nous croisons peu de pèlerins qui ont moins de 50 ans. Pas facile pour I de nouer des liens et avoir des conversations plus intimes.

 

Mardi 2 juillet : Larreule

 

I :  Avant d’arriver à Larreule, nous nous sommes arrêtées dans un gîte qui fait aussi éleveur de bergers australiens et qui, du coup, vendait des chiots, donc j’ai demandé si je pouvais les voir. La dame qui tenait le gîte, m’a autorisée, les petits étaient avec leur mère, elle était déjà à sa deuxième portée. Clémence et moi, on a craqué, ils étaient trop beaux.

 

Clémence : Seulement 19 km aujourd’hui et des adieux à Didier et Laurent, deux pèlerins avec qui nous avons discuté politique depuis plusieurs jours. Ce furent de joyeux comparses que nous regretterons, tout comme Jeanne qui avance plus vite que nous.

Les collines sont de plus en plus nombreuses. Nous approchons des Pyrénées. Tout est beau et paisible. Le chemin est peu fréquenté, cela nous va bien. Nous dormons au gîte “L’Escale” à la ferme. Les vaches laitières sont à côté du gîte. Nous sommes allées les voir. I a souhaité les nourrir. Elle a manié la pelle et a rassemblé le foin quelques minutes. Elle parlait aux vaches comme elle le ferait avec n'importe quel humain. I aime les animaux et les respecte beaucoup.

Laura, une pèlerine hollandaise, a joué de la guitare et chanté. Cela faisait des semaines que je n'avais pas entendu de la musique. Quel régal !

 

Mercredi 3 juillet : Larreule (repos)

 

I : Jour de repos aujourd’hui à Larreule dans une ferme laitière avec une grande piscine avec vue sur les Pyrénées. J’ai pris mon petit déjeuner à 9h, puis je suis retournée dormir jusqu’à 15h. Après, je suis allée à la piscine et bronzer toute l’après-midi.

 

Clémence : Repos à Larreule. I a dormi une grosse partie de la journée. J’ai donc eu le loisir de lire deux bouquins (rien que ça). Merci aux pèlerins qui abandonnent leurs précieux livres dans les gîtes. De mon côté, j’en ai déjà laissé un sur le chemin. Celui que je transporte actuellement devrait être fini à Saint Jean Pied de Port où il échouera dans de nouvelles mains, lui aussi.

 

Jeudi 4 juillet : Maslacq

 

I : Départ de Larreule jusqu’à Maslacq (28 km) avec un beau temps et un beau soleil. Nous avons marché toute la journée avec une famille qu’on kiffe qui a quatre enfants, mais là les deux derniers étaient restés dans une ferme pour traire des vaches laitières. La chance.

 

Clémence : Des mûres bien mûres. Nos retrouvailles avec une famille bretonne génialissime. Des kilomètres qui s’enchaînent sans difficulté. I souriante et enjouée toute la journée, un cookie aux cacahuètes, le soleil levant sur les Pyrénées. Voici une liste non exhaustive des petits plaisirs de la journée


Vendredi 5 juillet : Navarrenx

 

I : Nous sommes à Navarrenx dans un donativo où l’ambiance est très sympa avec une déco très atypique. Nous sommes parties manger une glace, puis j’ai repéré des pancartes où il y avait marqué “Don de chatons”. Donc je me suis empressée de montrer ça à Clémence. On est allées les voir. Il restait deux chatons, un tigré tout gris aux yeux bleus et un tout gris également les yeux bleus.

 

Clémence : Je suis obligée d’évoquer Jeff qui tient le snack-bar Oustaü Grigt. Jeff et son franc-parler, Jeff et son m’en foutisme décomplexé, Jeff et sa liberté de pensée. Merci Jeff.

Sinon, nous avons (un peu) cramé sous le soleil béarnais, gambadé avec la famille aux têtes blondes et dégusté des glaces artisanales à notre arrivée. Ce soir, nous dormons chez L’Alchimiste qui est une demeure remplie de curiosités artistiques. Cette halte s’annonce ressourçante.

 

Samedi 6 juillet : Aroue

 

I : Au-dessus de Aroue, nous nous sommes arrêtées déjeuner et il y avait un abri près d’un foyer pour enfants. Clémence et moi, nous nous posons et une petite fille vient nous voir et nous demande comment on s’appelle, nous répondons, puis on discute un peu avec elle. Elle nous dit que tous les deux ans ils changent de Foyer, ça nous a beaucoup touchées.

 

Clémence : Après le Béarn, le Pays Basque ! De vertes collines et de blanches maisons, au loin, les hauts sommets des Pyrénées.

Lorsque nous déjeunions à côté d’un foyer pour enfants, I s’est montrée très touchée par la situation familiale de ces jeunes, comme lorsque nous croisons des bébés chiens, I laisse exprimer pudiquement sa sensibilité. “Je n’aime pas pleurer devant les gens, c’est une marque de faiblesse”. Voilà ce qu’elle dit parfois. Malgré tout, il lui arrive de lâcher prise sur le chemin.

 

Dimanche 7 juillet : Ostabat

 

I : Nous sommes arrivées à 15h chez Marie qui est un gîte avant Ostabat où il y a une ancienne marcheuse de Seuil qui s’appelle I. Elle a 17 ans qui aide Marie en tant qu’hospitalière. J’ai beaucoup échangé avec, elle est très sympa et en même temps, je l’ai aidée à faire les lasagnes pour le repas de ce soir.

 

Clémence : Mariana est de retour dans nos vies de pèlerines. Quel plaisir de retrouver cette Brésilienne de 42 ans et sa démarche énergique ! Nous avons cheminé ensemble toute la journée dans le Pays Basque magique. I a pu peser pas mal de questions sur le Brésil, dont elle est “à moitié” originaire. Nous avons donc appris beaucoup de choses sur ce pays. Merci Mariana pour ta présence.


Lundi 8 juillet : Saint Jean Pied de Port

 

I : Nous sommes arrivées à Saint Jean Pied de Port à 13h30. On a eu du mal à tenir les deux derniers kilomètres à cause de la chaleur (ressenti au soleil 40°c), mais avec beaucoup d’arbres, mais bon. On l’a quand même fait. On s’est beaucoup fait plaisir. Ce soir, on a bu un verre, puis on s’est fait un petit ciné Clémence et moi, et ce soir resto, trop trop bien !

 

Clémence : Dernière étape de la partie française ! Il fait beau, il fait chaud, il y a de la musique dans les rues de Saint Jean Pied de Port. Diverses langues sont parlées. J’ai l’impression que nous sommes en vacances. En réalité, une nouvelle aventure nous attend de l’autre côté des Pyrénées. Nous avons vécu la moitié des surprises, que nous réserve le Chemin, place à l’autre moitié !


Mardi 9 juillet : Saint Jean Pied de Port  (repos)


I : Aujourd’hui, réveil à 11h pour moi, puis petit déjeuner. Je me suis fait des œufs brouillés. Dans l’après-midi, on a rejoint le directeur de Seuil pour boire un verre et parler de tout, de la marche, comment on se sent moralement et physiquement etc…

 

Clémence : Encore une journée de repos comme on aime les passer. I a fait sa grasse matinée et moi j’ai profité du calme avant la tempête. La “petite” logistique nous prend aussi pas mal de temps : courses, envoi des courriers, passage à la pharmacie etc... Nous avons eu la visite du directeur de Seuil avec lequel I a pu discuter de sujets importants. Un dernier passage à l’Office des Pèlerins nous a permis de peaufiner notre chemin espagnol. Merci Armelle qui nous a donné une tonne de conseils et d’adresses.


I : Aujourd’hui, réveil à 11h pour moi, puis petit déjeuner. Je me suis fait des œufs brouillés. Dans l’après-midi, on a rejoint le directeur de Seuil pour boire un verre et parler de tout, de la marche, comment on se sent moralement et physiquement etc…

 

Clémence : Encore une journée de repos comme on aime les passer. I a fait sa grasse matinée et moi j’ai profité du calme avant la tempête. La “petite” logistique nous prend aussi pas mal de temps : courses, envoi des courriers, passage à la pharmacie etc... Nous avons eu la visite du directeur de Seuil avec lequel I a pu discuter de sujets importants. Un dernier passage à l’Office des Pèlerins nous a permis de peaufiner notre chemin espagnol. Merci Armelle qui nous a donné une tonne de conseils et d’adresses.


Mercredi 10 juillet : Roncevaux

 

I : Buenas tardes ! Enfin en Espagne. J’en avais marre de tous ces retraités, bourgeois, en France. Ici, il y plus de mixité sur le chemin, que ça soit l’âge, la culture ou les origines. Donc nous sommes à Roncevaux, très très belle journée aujourd’hui avec des vues de malade sur les Pyrénées. C’était trop beau, une de mes plus belles parties de chemin jusqu’à présent.

 

Clémence : La plus belle des étapes ? Il paraît. En tout cas, je me suis régalée. Et je ne suis pas la seule, I avait tellement d’étoiles dans les yeux ! Certes, dans les premiers kilomètres, elle a un peu souffert. “Si je meurs, tu diras à ma maman que….” (la suite est un secret). Mais la beauté de la montagne a supplanté la souffrance. De mon côté, je fus ravie de retrouver les pentes pyrénéennes que je connais bien, ainsi que les belles brebis basques.


 

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