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Marche de Dylxxx

Dernière mise à jour : 24 févr. 2023

Marche de Dylxxx accompagné par Philippe


Dimanche 11 décembre : Le Puy en Velay

D : Aujourd’hui, nous avons pris le train de Rennes jusqu’à Lyon, puis jusqu’à Saint Etienne pour finir par Le Puy en Velay.

Nous sommes donc partis du gîte de Saint François où on a été très bien accueillis par de très gentilles personnes. On a posé les affaires et nous sommes repartis faire le tour de la ville. On a mangé un burger avec des frites, ensuite, on a fait 2-3 courses, nous avons pris du pain et nous sommes donc rentrés. Dans l’ensemble, une bonne journée, un peu fatigante, mais ça va.


Philippe : Journée de train entre Rennes et Le Puy en Velay.

Quelle beauté de voir une partie de la France en accéléré à bord du train.

La diversité des milieux et l'hiver qui s’installe m’ont séduit. Hébergés chez les Soeurs de Saint François au pied de la Vierge, nous sommes les seuls pèlerins cette nuit.

Un tour au marché de Noël et quelques courses ont fait se dérouler l’après-midi. La morsure du froid nous a menés sous notre toit pour une soirée tranquille.

Lundi 12 décembre : Ramourouscle

D : Première vraie journée de marche pour moi et Philippe. On est parti du gîte Saint François vers 9h pour prendre le chemin Saint Jacques de Compostelle. Enfin la grande aventure.

La marche s’est plutôt bien passée. Il y a eu quelques montées au début, suivies de plats. On a beaucoup marché en silence, donc dans le calme. Nous sommes donc arrivés au gîte Lenti You. C’est plutôt joli et on y est bien installé.

Philippe : Première journée de marche sur le chemin. Visite de la cathédrale du Puy avant de partir et nous commençons à nous élever rapidement en altitude. La température est vivifiante et nous avançons d’un bon pas à la recherche des rayons du soleil.

Peu de rencontres humaines, mais beaucoup d’animaux, vaches, chèvres, brebis, chevaux et des faisans égrènent notre parcours.

Déjeuner à Saint Christophe sur Dolaison, près d’une église polychrome, faite de roche de couleurs variées. D laisse ses souhaits du moment sur le cahier à l’entrée. Nous finissons la marche du jour en cassant les flaques gelées par le froid.

Arrivés tôt au gîte nous permet de prendre le pli de notre routine, étirements, douche, écritures, repos. Sandrine nous fera partager sa cuisine pour le dîner;


Mardi 13 décembre : Monistrol

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Ramourouscle sur les coups de 10h. Il avait neigé la nuit, alors le matin était bien froid, mais ça allait. La route a été longue, beaucoup de descentes compliquées. Il fallait rester vigilants sur pas mal de montées. Sur le chemin, on a croisé des chiens, ainsi que des chèvres. Il y avait beaucoup de stalactites les unes plus grosses que les autres et pas mal de neige.

Nous avons parcouru près de 15 km et nous sommes donc arrivés au gîte de André. Bien accueillis par le propriétaire. Nous avons une vue sur le pont Eiffel.

En début de matinée, nous nous sommes arrêtés au gîte, la première étape qui se trouve à Montbonnet pour faire un coucou au propriétaire.


Philippe : il a neigé cette nuit, puis la pluie s’est invitée, ce qui fait un mélange de couleurs blanc - gris avec de petits cours d’eau spontanés qui vont nous suivre tout le long de la journée. Nous entrons en Margeride avec ses roches granitiques caractéristiques décorées de stalactites. Nous faisons une pause à Rochegude et visitons sa chapelle perchée où trois chèvres nous rendent visite. Arrivés à Monistrol chez André qui nous explique la symbolique de la credenciale, ce dépliant où nos hôtes apposent leur tampon chaque jour. L'accueil sur le chemin nous réjouit. Ce matin, Didier à Montbonnet nous a même invité pour un thé et un café.


Mercredi 14 décembre: Saugues

D : Aujourd'hui, nous sommes partis de Monistrol vers 10h pour retrouver le village de Saugues. Beaucoup de montées sur le début, ce qui a été compliqué, mais nous avons vite retrouvé du plat par la suite. La marche a été calme. Nous sommes vite arrivés à Saugues. Nous avons été à la boulangerie prendre une baguette, puis à Carrefour faire deux trois courses.

Nous nous sommes ensuite posés sur un banc un peu plus haut pour manger un sandwich. Sur les coups de 15h, nous sommes repartis pour le gîte “Le Par Ici”.

Le gîte est plutôt bien, des dames très gentilles. Ce soir, nous allons voir le match France-Maroc dans un bar.


Philippe : Nous quittons André pour 500 m de dénivelé positif afin d’atteindre un plateau. La température est plus douce et nous faisons une halte au tiers de la montée devant une charmante chapelle troglodyte

Les fermes se succèdent, ainsi que les éclaircies. La lumière est magnifique. Nous croisons des paons derrière un grillage avant de descendre vers Saugues où nous déjeunons. 2h30 de marche pour 12 km. Le rythme est rapide. D fait la sieste au soleil, puis nous mettons une crème pour nos mains gercées par le froid et le vent.

A 15h, nous retrouvons nos hôtes, dont Cynthia, la fille d’André qui accueille depuis cette année des pèlerins. Elle nous apprend le décès d’un des boulangers de Saugues à 26 ans qui se prénomme Camille.


Jeudi 15 décembre : Le Sauvage

D : Aujourd'hui, nous sommes partis de Saugues vers 10h. Avant de partir, nous sommes allés chercher du pain dans la boulangerie du village. Nous sommes donc revenus au gîte faire nos sandwiches, puis nous sommes partis. Il a plu toute la journée, ce qui rendait la marche plus difficile et beaucoup moins agréable. Vers 12h, nous nous sommes arrêtés pour manger à La Clauze. Je me suis changé car j’étais vraiment trempé. Après nous sommes repartis. Il pleuvait encore. Nous avons fait 7,5 km de plus que les 11 km en début de journée pour atteindre le gîte. Arrivés au gîte La Ferme fortifiée, nous nous sommes ensuite installés. J’ai fait plusieurs machines.


Philippe : Préparation du pique-nique au gîte “Le Par’Ici” avant de se mettre en route sous la pluie. Elle sera constante durant toute la journée. Des habitants nous interpellent pour exprimer leur admiration de voir des pèlerins en cette saison. Cela nous donne du baume au cœur. Le chemin traverse de nombreux ruisseaux et nous découvrons le pays du haut Gévaudan. Le casse-croûte est pris à l’abri et D en profite pour mettre des affaires sèches. Sa première ampoule est apparue sous le pied gauche. Nous passons par le Villeret d’Apchier qui aurait vu un groupe d’adolescents repousser la mythique bête du Gévaudan au 18ème siècle. La fin de notre itinéraire nous fait traverser de belles hêtraies, une des espèces indigènes avec le pin sylvestre. Le Sauvage porte bien son nom, l’ambiance a un côté irréel. Le lave-linge et sèche-linge sont accueillis avec plaisir. Ce soir, nous cuisinons un riz cantonais à notre façon.


Vendredi 16 décembre : Saint Alban sur Limagnole

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Le Sauvage vers 10h50. Il a beaucoup neigé cette nuit, donc beaucoup de neige ce matin. La marche a été bonne, tranquille et rapide, sur tout le long du chemin. Le chien du gîte de Le Sauvage nous a suivis, ça nous faisait de la compagnie, puis il nous a lâchés arrivés vers Saint Alban. Sur le chemin on a vu beaucoup de chiens, ainsi que des ânes.

Nous sommes arrivés à Saint Alban vers 14h. Nous nous sommes posés dans un bar, bu un diabolo en attendant que notre gîte ouvre à 17h. Arrivés au gîte “Entre nous”, nous nous sommes posés, nous avons pris une douche. Ensuite, le propriétaire est arrivé, quelqu’un de très gentil qui travaille dans un lycée hôtelier et qui s’occupe d’animaux maltraités. Moi, j’aime beaucoup les animaux, alors je trouve que ce qu’il fait est vraiment très bien. Vers 19h, nous sommes partis dans le petit bar où nous étions en début d’après-midi. Nous avons parlé et mangé. C’était sympa.


Philippe : Au réveil, la nature s’est couverte de neige. L’ambiance est féérique. Le chien du domaine Le Sauvage nous suivra une grosse partie des 13 km. Je trouve D à l’aise avec les caniches, il ne manque pas une occasion de jouer.

Nous nous amusons à deviner les traces d’animaux laissées dans la neige, des lièvres, différents oiseaux et peut-être un blaireau. Nous déjeunons sous les chênes assis dans les feuilles mortes. Arrivés avant 14h à Saint Alban où nous prenons un verre dans le bar restaurant où nous dînerons ce soir avec Eric, notre hôte, son écoute, sa sympathie et sa bonté m’ont touchés.


Samedi 17 décembre : Aumont-Aubrac

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Saint Alban vers 11h. Avant de partir nous sommes allés chercher du pain à la boulangerie au gîte pour faire nos sandwiches et nous avons décollé.

Sur le chemin, nous avons croisé des chiens, des chevaux et des chats. La route a été bonne, quelques montées et quelques descentes. Nous nous sommes arrêtés manger vers 13h, je n’avais pas très faim, alors j’ai mangé du pain-beurre

Nous sommes arrivés à Aumont-Aubrac vers 15h, nous avons donc été accueillis par le propriétaire qui se nomme Romain dans son gîte “Route d’Aubrac”, les chambres sont correctes mais le gîte n’est pas très propre, je ne vous le recommande pas.


Philippe : Départ en fin de matinée pour ne pas aller au bout des 15 km trop vite. Nos corps se rodent et notre rythme est similaire. Besoin de moins d’échanges pour les pauses et l’orientation.

Le soleil et le ciel bleu nous accompagnent. Les premières vaches de race Aubrac nous regardent passer avec leurs yeux si caractéristiques de bovidés.

La géologie change avec le grès qui prend le pas sur le granit. Le terrain est plus sableux avec la sédimentation accrue de ces roches. D glisse par deux fois sur du verglas et s’en amuse “je vais finir par apprendre à faire le grand écart”.


Dimanche 18 décembre : Nasbinals

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Aumont-Aubrac vers 9h30. La route a été longue : 27 km en 5h30. On a bien marché. Beaucoup de vent

Nous sommes arrivés à Nasbinals vers 15h15. Nous avons pris une douche, puis regardé le match.


Philippe : Première grosse étape et nous décidons de partir tôt pour voir le match de la coupe du monde. Cela nous donne un petit challenge et nous avançons avec fréquence. Les pins sylvestres nous bordent pour atteindre les quatre chemins. A partir de ce carrefour, le vent ne tarira pas jusqu’au bout. Nous traversons les plateaux de l’Aubrac désertés par les bêtes pour l’hiver. Sentiment d’être seuls au monde avec ces gros blocs de granit qui donnent un aspect lunaire à ces terres. Au loin, la chaîne du Cantal nous contemple de ses cimes enneigées. Les émotions se poursuivent avec un dîner devant la finale gagnée par les argentins.

Lundi 19 décembre : Les Cambrassats

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Nasbinals vers 10h30. Avant de partir, nous sommes allés dans un magasin faire quelques courses. J’ai pris une brosse et des élastiques pour mes cheveux et nous avons pris la route.

Nous avions 20 km à faire aujourd’hui, nous avons d’abord fait 8 km, puis nous nous sommes arrêtés pour manger dans un petit village. C'était sympa.

Quand nous avions mangé, plein de chats sont venus nous voir, je leur ai donné de la sardine et les ai pris en photo. Ils étaient mignons.

Nous sommes ensuite repartis. Il restait 12 km, nous avons marché tranquillement. La marche a été bonne, avec de beaux paysages.

Nous sommes arrivés à Cambrassats vers 15h30. Le gîte est joli, bien entretenu, juste les chambres qui sont pas top, mais bon, c’est pas bien grave.


Philippe : Fin de la traversée des hauts plateaux de l’Aubrac. Le milieu me semble sévère, le vent de trois quarts nous freine; l’avancée dans les drailles détrempées est délicate. Mais j’ai le sentiment d’être vivant dans ces éléments. On s’observe mutuellement avec D quand l’un de nous franchit un passage recouvert de glace, attentifs à la dextérité de l’autre.

Nous traversons des forêts d’hêtres tourmentés, comme le sont aussi, parfois, des êtres d’un autre règne.

Je commence à m'imprégner des expressions de mon compagnon “au calme” pour “ne t’inquiète pas, tout va bien. “C’est magnifique” pour exprimer une joie, un renfort obtenu. Et “c’est carré” qui se passe d’explication.

Nous terminons ce tronçon du chemin classé au patrimoine mondial de l’Unesco chez Nadège dans son petit nid à contempler les couleurs du soleil couchant près du feu.


Mardi 20 décembre

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Cambrassats vers 9h30, rapidement pour pouvoir arriver avant 12h30 à Saint-Côme d’Olt pour pouvoir manger, car nous n’avions rien préparé pour ce midi. Malheureusement en voulant aller trop vite, je me suis perdu dans les bois et pris le mauvais chemin. Je me suis donc retrouvé dans un village inconnu. J’ai donc fait demi-tour et retrouvé mon chemin. Philippe a tracé son chemin pendant que j’étais loin devant lui. Après une heure passée sur le chemin, j’avais très soif et je n’avais plus d’eau. Il y avait donc des toilettes à disposition à côté d’une maison, mais les toilettes coûtaient 50 centimes, vu que j’avais très soif, j’ai mis les 50 centimes. La porte s’est ouverte. J’ai tourné le robinet et rien n’est sorti. Il n’y avait plus d’eau. Je me suis donc fait douiller de 50 centimes. Arrivés à Saint Côme d’Olt, il était 13h30. L’épicerie et la boulangerie étaient fermées. Philippe est arrivé à 10h10. Il m’a attendu une heure et reparti sur le chemin. Pour ma part, vu que cette fois, j’avais faim, j’ai été à Lidl, j‘ai pris une bouteille d’eau et un paquet de gâteaux et je suis reparti en direction d’Espalion, car j’avais mal au genou et qu’il fallait vite que je retrouve Philippe. Arrivés à Espalion, j’ai demandé le téléphone de quelqu’un pour appeler Philippe. Je l’ai donc eu et il se trouvait que nous étions à deux rues chacun l’un de l'autre. Nous nous sommes retrouvés et nous sommes repartis vers le chemin, il restait 10 km.

La fin de marche a été très dure. J’avais vraiment mal aux pieds et au genou. Je pense que c'est la plus difficile depuis que je suis parti du Puy en Velay. II nous restait 3 km avant d’arriver au gîte. Christelle la dame qui possède le gîte nous a gentiment proposé de nous ramener au gîte en voiture, nous sommes donc montés en voiture. Je me suis endormi sur tout le long du chemin. Bien sûr demain matin, elle nous re-déposera là où elle nous a pris pour faire les 3 km qu’il nous restait, car à Seuil pas de transport juste que de la marche, même si parfois c’est compliqué. Nous sommes donc arrivés au gîte vers 18h30. Le gîte est très beau et Christelle vraiment très gentille. La chambre est jolie, on dirait qu’on est à l’hôtel. J’ai posé mes affaires et j’ai pris une douche.


Philippe : Etape de transition entre les versants rudes de l’Aubrac et la douceur de la vallée du Lot (Olt en Occitan). Nous perdons près de 1000m d’altitude et la température paraît printanière par contraste. D ayant visité par inadvertance la forêt de Saint Côme, nous avons pérégriné loin de l’autre quelques heures pour la première fois depuis dix jours.

Je déjeune au pied d’un clocher torsadé, chef d'œuvre des bâtisseurs. Je retrouve mon binôme à Espalion, ville splendide où le grès rose abonde. L’heure avançant et l’arrivée semblant se dérober sous nos pas, nous demandons à une dame dans un hameau des œufs, anticipant ainsi la fermeture de l’épicerie d’Estaing. Elle nous les offrira très gentiment. Courte soirée au gîte où nous restaurons notre stock de protéines et délassons nos corps.


Mercredi 21 décembre : Golinhac

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Estaing vers 11h30. Nous avons fait quelques courses avant de partir, puis nous avons pris la route. Vers 13h, nous nous sommes arrêtés pour manger sur un petit pont, puis nous sommes repartis. La route était dure. J’ai eu mal aux jambes. Arrivés à Golinhac, nous avons acheté une bouteille d’eau et quelques courses, puis nous sommes repartis. Sur le chemin, nous avons vu des vaches, des moutons, des lapins, des chiens et un taureau. Il y a même un lapin qui m'a fait caca dessus. Nous sommes arrivés au gîte vers 18h30. La dame qui nous a accueillis est très gentille. Nous avons cuisiné des steaks, de la semoule et Philippe a mangé du boudin.


Philippe : Départ de Estaing en fin de matinée. Nous longeons le Lot avant de nous élever vers les alpages. La journée est douce et apprécions les éclaircies. Le corps tire un peu en ce dixième jour. Nous cheminons jusqu'à Golinhac qui est un nom d’origine celtique. De nombreuses croix en granit balisent notre parcours avec des textes expliquant leur origine respective.

C’est avec joie et admiration que j’imagine les générations qui se sont succédées et qui ont contribué à aménager ces milieux de vie.

Notre arrivée chez Benjamin se fait à la nuit tombée. Les premières étoiles scintillent de tous feux.


Jeudi 22 - Vendredi 23 décembre : Conques

D : Aujourd'hui, nous nous sommes arrêtés à Conques, car nous devons dormir chez les Frères. Très bien accueillis, nous avons posé nos affaires et pris une douche. Nous sommes ensuite partis voir le trésor d’orfèvrerie. C’était impressionnant et très joli.

Le soir, nous avons mangé avec plusieurs personnes. C’était sympa. Le lendemain matin, nous avons décidé de rester une journée de plus à Conques, car c’est un des plus beaux villages de France.

Le midi, nous avons mangé avec plusieurs Frères. Ils ont chanté et lu la bible. Nous avons très bien mangé. Vers 14h, je suis parti faire un tour près de la rivière et dans un petit bois. C'était joli. Après, je suis rentré. J’ai pris une douche et je me suis posé. Nous avons mangé vers 19h30 avec les mêmes personnes qu’hier soir. Le repas était aussi bon que les autres. En fin de repas, une dame qui travaillait chez les Frères m’a donné une petite carte porte-bonheur qu’elle avait depuis qu’elle-même avait le Saint Jacques de Compostelle en 2008. Ça m'a beaucoup touché qu’elle me la donne.


Philippe : Petite étape de 12 km que nos jambes apprécient. Nous commençons à bien connaître les épiceries de villages et nous développons des talents pour élaborer un déjeuner des plus variés. L’arrivée à Conques est splendide. L’harmonie et l’énergie se dégageant des lieux me font beaucoup d'effets. Les Frères Prémontrés et les hospitaliers nous ont accueillis avec sollicitude et intérêt..

Pierre, Adrien nous ont permis de découvrir les coursives de l’abbatiale Sainte Foy. La multitude de détails et la symbolique sont riches de sens.


Samedi 24 décembre : Decazeville

Aujourd'hui, nous sommes partis vers 10h30. Je me suis perdu en chemin, je n’ai pas pris le bon chemin. C’était fatigant. Je suis arrivé à Decazeville vers 16h30 et nos hôtes, Jean-Marie et Cécile, sa compagne, des personnes très gentilles nous ont accueillis, et ce soir, on va bien manger.


Philippe : Après deux jours à Conques, nous partons pour une ancienne ville minière. Les contrastes sur le chemin sont saisissants. La montée rappelle les joies de la montagne et les jambes toutes fraîches n’ont pas de peine à atteindre la petite chapelle Sainte Foy. Je perds de vue D qui a tenté de passer par la route bitumée, certes plus facile, mais ne rejoignant pas le GR 65, marcher seul est une autre expérience, plus intérieure.

Une fois dans Decazeville, une voiture s’arrête. C’est Jean-Marie, notre hôte de ce soir qui a deviné que c’était moi. Nous allons chercher D avant de réveillonner avec Cécile également.


Dimanche 25 décembre : Pas de blog

Lundi 26 décembre : Figeac

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Decazeville ce matin. Avant de partir, nous avons été à Carrefour acheter à manger pour le midi et nous sommes partis. Ce matin a été un peu compliqué, sur le chemin nous avons vu beaucoup d’ânes, des vaches, des moutons et des oies. Le midi, nous nous sommes arrêtés manger à Montredon près d’une église, puis nous sommes repartis. L'après-midi s’est plutôt bien passée. Le chemin a été long, quelques pauses et de très beaux paysages en fin d’après-midi. Nous sommes donc arrivés à Figeac vers 17h30. Il faisait déjà nuit. Nous avons trouvé le gîte assez rapidement. Le gîte est très beau. Il fait chaud et la propriétaire est très gentille, elle connaissait déjà Seuil.


Philippe : Journée de collines verdoyantes où des brebis commencent à apparaître en lieu et place des vaches. L’effet sud-ouest. Des chênes majestueux jalonnent nos sentiers. Les fermes se succèdent avec des similitudes : un puits, un four à bois, parfois une chapelle et des oies qui vagabondent. Nous surplombons Figeac au soleil couchant et retrouvons le gîte sous une fine pluie. La propriétaire évoque ses souvenirs avec les binômes de Seuil rencontrés.


Mardi 27 décembre : Gréalou

D : Aujourd’hui, nous sommes partis du gîte vers 9h30 pour aller à la boulangerie, à la poste, puis faire deux/trois courses. Nous avons donc pris le chemin. La route était tranquille. Nous nous sommes arrêtés manger à Faycelles vers 12h30 sur un banc. Après avoir mangé, nous sommes repartis, nous avons vu de beaux paysages et la route a été facile. Arrivée au gîte, “Les volets bleus”, très beau gîte dans un coin tranquille. Nous nous sommes installés, pris une douche. La propriétaire qui s’appelle Esther, avec son fils et son mari, est vraiment gentille, elle nous a laissé des patates, des céréales, du lait etc… Elle ne voulait pas qu’on lui donne des sous pour la nuitée, mais on lui a quand même laissé quelque chose, car elle était vraiment très accueillante et très gentille.


Philippe : Passage par la poste de Figeac pour alléger nos sacs et à l’épicerie pour profiter de l’abondance de choix avant nos quelques jours dans le parc naturel régional des Causses du Quercy, avec D nous nous retrouvons sur une bonne partie de nos goûts en matière de nourriture, le beurre (demi-sel) notamment, où notre moyenne journalière est de 200g. J’espère que nos artères vont tenir. L’arrivée dans les Causses, milieu karstique, fait jaillir en moi des sensations et des souvenirs d'autres territoires calcaires familiers. La bonté d’Esther qui nous offre l’hospitalité dans son atelier d’artiste, parachève cette douce journée.


Mercredi 28 décembre : Limogne

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Gréalou assez tard vers 11h, car on a fait un peu de ménage dans le gîte. Nous pensions avoir une vingtaine de kilomètres à faire alors que nous en avions 32 km. Nous avons mangé sur le chemin vers 13h. Sur le chemin, nous avons vu des vaches, des chiens et même un blaireau en début de soirée. La route a été compliquée l’après-midi, beaucoup de pauses. Nous sommes arrivés au camping à Limogne vers 19h. Il faisait déjà nuit depuis longtemps. Nous sommes passés dans un magasin faire deux ou trois courses et nous sommes partis au camping. La dame qui nous a accueillis est très gentille et elle a un beau chien. Nous sommes donc dans un mobil home. C'était plutôt pas mal.


Philippe : Plus longue étape de notre périple pour le moment. Environ 30 km de paysages variés entre causses, dolmens (ils ne sont pas qu’en Bretagne). Nous sentons la présence de l’être humain depuis des millénaires au vu des grottes, carrières, sources, terrasses. Le départ en fin de matinée nous fait arriver à la nuit. Malgré la fatigue et les derniers kilomètres qui semblent s’étirer sous nos pas, nous apprécions évoluer sous le ciel étoilé avec une lune qui affiche son sourire. La forêt se transforme avec l’obscurité, des yeux brillants apparaissent au loin et un blaireau détale à notre approche.


Jeudi 29 décembre : Bach

D : Aujourd’hui, nous nous sommes levés vers 9h. Nous avons déjeuné, fait les sacs et nous sommes partis acheter du pain. Nous avons ensuite pris le chemin. Aujourd’hui, petite étape. Nous avons 14 km à faire. Nous sommes partis de Limogne vers 11h et nous avons mangé sur la route vers 13h30. Après avoir mangé, nous sommes repartis. Il ne nous restait que 6 km à faire. Nous sommes arrivés à Bach à 15h. Nous sommes partis en direction du gîte “La rose de Bach”, chez Nicolas, une très gentille personne, bien accueillante. Il y a aussi son pote, Lucas, très gentil. Nous avons monté nos sacs et pris une douche, puis nous avons discuté avec eux.


Philippe : Etape courte et reposante sur une ancienne voie romaine. Des murets en pierres sèches nous guident; Nous faisons un détour pour contempler un dolmen au-dessus d’un petit mamelon. L’espace dégage une énergie éthérée.

Nico, notre hôte, est un enfant du camino qu’il connaît depuis ses 8 ans et Lucas prépare un projet de food truck sur le terrain de sport du village pour le 1er avril.

La parole est libérée et nous abordons des sujets globaux et aussi plus intimes. Chaque rencontre me permet d’embrasser un autre regard et d'élargir le prisme.


Vendredi 30 décembre : Cahors


D : Aujourd'hui, nous sommes partis de Bach vers 10h. Il pleuvait un peu, mais ça s’est vite arrêté. Nous avions 27 km à faire. Nous nous sommes arrêtés manger sur le chemin à 13h30, puis nous sommes repartis.

Sur le chemin, il y avait des chênes qui avaient été plantés pour, plus tard, pouvoir récupérer des truffes au pied de ces arbres. Nous sommes arrivés à Cahors vers 17h. Le chemin s’est bien passé. Je commence à m’habituer au sac sur mon dos.


Philippe : La perspective de la journée de repos nous pousse et les 26 km défilent. J’apprends que la truffe noire est bien présente dans le Lot. L’arrivée à Cahors est surplombante ce qui nous permet de visualiser la cité et ses quartiers avant de se fondre dans son fourmillement.

La rivière entoure la ville à la façon d’un fer à cheval. D a de l’inspiration depuis hier et poursuit l’écriture d’un texte de rap. Nous planifions la journée de demain, la dernière de l’année.


Samedi 31 décembre : Cahors – repos


D : Aujourd’hui, grasse matinée. Je me suis levé vers 11h et Philippe est parti faire quelques courses. Aujourd’hui, nous en profitons car c’est la journée repos. Nous avons mangé, déjeuné vers 11h30, puis j’ai pris une douche. A 13h, nous avons été voir le film Avatar en 3D au cinéma qui a duré 3h15. C’était sympa de le voir en 3D. J’ai bien aimé. A la fin du film, nous sommes rentrés et moi je vais faire à manger.


Philippe : Petit tour au marché de la cathédrale ce matin pour un menu de réveillon sobre : purée rose et filet de saumon avec des marrons pour le final sucré.

Après-midi passée au cinéma devant Avatar “La voie de l'Eau. Bon moment récréatif immergé dans un monde exotique, dont le nôtre n’a rien à envier. La fin d’après-midi fut douce à flâner dans les ruelles de la vieille ville.


Dimanche 1er janvier : Lascabanes


D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Cahors vers 10h. Le chemin s’est bien passé. Nous avons mangé vers 14h, puis nous sommes repartis. Nous sommes arrivés à Lascabanes vers 16h. Je me suis bien habitué au sac à dos. Je ne le sens presque plus malgré ses 13 kg. Arrivé à Lascabanes, nous sommes partis chez Jean-Marie et Marie-Claude qui étaient fermés de base, mais qui ont accepté de nous recevoir, car on vient de Seuil. Des personnes très gentilles qui reviennent, eux aussi, d’une marche de septembre à décembre. Le soir, ils nous ont fait à manger. C’était très bon, puis nous avons parlé.


Philippe : Départ de Cahors sous des températures printanières. En ce premier jour de l’an 2023, nous traversons le Pont Valentré et son diable pétrifié au sommet d’une des trois tours.

La première montée à flanc de falaise nous ramène à un environnement plus sauvage. Je me remets vite dans mes pieds après cette journée de repos et le rythme de marche s'installe comme un état de plus en plus naturel. Marie-Claude et Jean-Michel nous offrent l’hospitalité à leur domicile. Je savoure nos échanges, comme le souper, divin moment.


Lundi 2 janvier : Lauzerte


D : Aujourd’hui, je me suis levé tard, j’avais mal au ventre ce matin. Je me suis levé vers 10h30. J’ai bu un verre de jus et j'ai commencé à préparer mes affaires. Il y avait un PC chez Jean-Marie et sa femme, alors on a essayé de mettre de la musique sur le MP3 car depuis que j’ai commencé la marche, je n’ai pas de son dans le MP3, mais bon, on n’a pas réussi ce matin.

Après tout ça, nous sommes partis vers 12h je pense, le chemin s’est bien passé. Le matin, nous nous sommes arrêtés manger à Montcuq. Il y eut une petite galère, alors nous nous sommes séparés au moins 1h30. Après s’être retrouvés, nous sommes partis au Vival faire 2, 3 courses.

Nous avons mangé vite fait sur un banc et nous sommes repartis. Il fallait qu’on se dépêche un peu car il était 17h et nous avions encore 13 km à faire. Vers 18h, la nuit est tombée, alors nous avons continué avec nos frontales. Sur le chemin, nous avons vu des chevaux, des moutons et des chiens. Je ne sais plus vers quelle heure une dame s’est arrêtée sur la route en voiture. Elle a proposé de nous amener, on a refusé poliment, mais vu que cette dame était vraiment gentille, elle nous a offert des gilets jaune pour la nuit, vraiment très gentille.

Nous sommes arrivés à Lauzerte vers 20h30 au gîte "L'Abeille de Lulu”. La propriétaire s’appelle Nicole, mais comme elle travaille de nuit, alors on ne la verra que demain matin. En tout cas, elle nous a préparé une soupe et des crêpes. C’était très gentil.


Philippe : journée riche en records. Nous avons commencé à marcher à midi passé. En 15 ans, nos hôtes de Lascabanes n’avaient jamais vu des pèlerins partir si tardivement. J’élude les péripéties de l’après-midi qui resteront dans l'intimité de notre binôme. Balade fortuite dans Montcuq avant de repartir vers notre destination finale du jour, aux alentours de 17 h et attaquons plein d’ardeur les 13 km restants. Peu d’horizon à contempler, mais le calme de la nuit qui s’installe peu à peu. Les faisceaux de nos lampes révèlent les yeux éberlués de la faune qui nous environne. Nicole nous a préparé une belle soupe et des crêpes pour nous restaurer.


Mardi 3 janvier : Moissac


D : Aujourd'hui, nous sommes partis de Lauzerte vers 10h30. Sur le chemin, un chien m’a suivi. C’était bien, il me tenait compagnie. Le chemin s’est bien passé. Je suis arrivé à Moissac vers 16h. Je suis parti au gîte qui s’appelle Ali Amar. Nous avons été très bien accueillis par Patrick qui est très gentil. Je me suis posé, j’ai pris une douche, puis nous avons mangé une raclette, j’ai bien mangé.


Philippe : Jolie étape où l’on arrive dans l’un des vergers de France, dont le raisin, les agrumes et la pomme sont réputés. Des collines verdoyantes et des vallées se succèdent. L’eau est présente et les sources jalonnent le parcours, considérée comme sacrée par nos ancêtres. Les Pyrénées commencent à se sentir, mais l’horizon ne s’ouvre pas facilement à la vue de cette frontière.


Mercredi 4 janvier : Espalais


D : Aujourd’hui, nous sommes partis vers 10h30 à la boulangerie prendre du pain et nous sommes partis.

Aujourd’hui, pas de difficultés, nous longeons la Garonne, il n’y a que du plat, nous nous sommes arrêtés manger au bord de la Garonne, puis nous sommes repartis. Nous sommes arrivés au gîte qui s’appelle “Le Par’Chemin”. Le propriétaire des lieux n’est pas là, alors c’est un allemand qui nous reçoit à sa place. Il est un peu bizarre, en plus il parle anglais, alors je ne comprends rien, mais bon, il nous accueille, alors on ne va pas se plaindre.


Philippe : Court parcours reposant et monotone. Nous avons marché le long du Canal du Midi qui ne s’appelle pas ainsi ici. Il relie l’Atlantique à la Méditerranée. On en profite pour avancer à 6 km/h. Les platanes et les écluses défilent. Notre hôte, Rayner, vit sur le camino depuis 15 ans et passe l’hiver chez Frédéric à Espalais. Nous passons du Tarn à la Garonne, d’une rivière à un fleuve.


Jeudi 5 janvier : Castet Arrouy


D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Espalais vers 10h. Nous sommes passés à la boulangerie prendre du pain, puis nous avons tracé. Nous nous sommes arrêtés manger à Saint Antoine pour manger et nous sommes partis voir la crèche. Ce sont des personnes qui fabriquent une crèche dans chaque village chaque année et sur un thème différent. C’est la 27ème année qu’ils font ça et cette année le thème est sur” la planète gourmande”. C’est très joli. Nous avons vu celle de Saint Antoine, celle de Flamarens et ce soir, je vais aller voir celle de Castet Arrouy.

Le chemin s’est bien passé. Nous sommes arrivés au gîte vers 16h30 qui s’appelle “Chez Nat’. Elle nous a très bien accueillis. Elle était très gentille. Le soir, elle nous a fait à manger. Nous avons bien mangé. C’était sympa.


Philippe : Etape de transition entre le Lot et la Garonne et le Gers. Le terrain est vallonné et la terre plus argileuse, colle aux chaussures. C’est l'effet glaise. Nous voyons de splendides châteaux médiévaux à Auvillar, Saint Antoine et Flamarens.

Dans ce dernier bourg, nous rentrons dans l’église de Saint Saturnin en pleine restauration. La façade au sud est ouverte. Nous découvrons au loin, avec émerveillement, la chaîne pyrénéenne pour la première fois de notre séjour. Dans deux semaines, jour pour jour, nous serons peut-être à ses pieds.


Vendredi 6 janvier : La Romieu


D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Castet vers 9h30. Le chemin s’est bien passé. Nous avons vu des biches. Nous nous sommes arrêtés à Lectoure pour manger, puis nous sommes repartis. Nous sommes arrivés à La Romieu vers 17h30. Le propriétaire du gîte n’était pas là, alors nous sommes partis faire quelques courses. Laurent, le propriétaire, est arrivé vers 18h30 et nous a ouvert. Il est gentil, ça va. Moi, je me suis posé, pris une douche et j’ai fait à manger.


Philippe : Jolie étape de 30 km avec des variations dans les sentiers parcourus et les trois villages traversés. Départ 10h, ce qui est plutôt matinal pour nos habitudes, avec pour but d’arriver à Lectoure au marché hebdomadaire et avant la fermeture d’une pâtisserie que l’on nous a recommandée. Le chemin est avalé à grandes foulées, mais nous trouvons que les galettes et des brioches des rois en cette journée de l'Epiphanie. Nos rêves d’entremets et de tartes au citron s’évanouissent. Sans se laisser abattre nous déjeunons de bon cœur. Arrivée splendide à La Romieu au soleil tombant, nous croisons un monsieur promenant son labrador. Il s’avère être le maire. Après ses explications sur l’histoire de la collégiale nous retrouvons Laurent qui reçoit fréquemment des binômes de Seuil.


Samedi 7 janvier : Condom


D : Aujourd’hui ça fait déjà un mois que je suis à Seuil. Ça passe vite, c’est bien. Nous sommes partis à 11h de La Romieu. Nous avons une petite étape à faire, donc ça va. Vers 12h30, nous nous sommes arrêtés manger au lac de Bousquetara. Après avoir mangé, je suis parti faire le tour du lac avec mon bâton de marche. J’ai harponné un petit poisson-chat. Je l’ai eu, mais je l’ai relâché après. Nous sommes arrivés à Condom à 15h. Nous sommes partis chez Danielle qui est très gentille. Nous avons posé nos affaires, pris une douche et nous sommes partis faire quelques courses..


Philippe : Courte étape où nous quittons Laurent qui nous suggère des idées de gîtes pour la suite de notre pèlerinage.

Des habitants s’étonnent de voir si tôt dans la saison, (ou si tard) des marcheurs. Des questions rituelles reviennent souvent. Où allez-vous ? D’où venez-vous ? Combien de temps pour arriver ? Vous n’avez pas froid ?

Certains échanges s’approfondissent et nous apprenons que les alchimistes empruntaient ce chemin pour aller au bord de l’Atlantique espagnol rapporter une pierre noire et ainsi débuter leur initiation.

Déjeuner au bord d’un lac classé Natura 2000. D me surprend en passant de longs moments à pêcher selon une de ses méthodes : un bâton de marche en guise de harpon.


Dimanche 8 janvier : Condom – Repos


D : Aujourd’hui, journée de repos à Condom. Je me suis levé à 9h30. Vers 10h30 j'ai commencé à préparer à manger. A midi, j’ai donc fait un poulet yassa avec du riz. C’était bon. On a bien mangé. Cet après-midi, il a plu. Alors j’ai regardé la télé.


Philippe : Journée de repos où nous préparons le déjeuner pour Danielle qui nous reçoit avec délicatesse. D concocte une de ses spécialités, le poulet yassa macéré dans une sauce à la moutarde et aux oignons. En dessert, mousse au chocolat. Notre maîtresse de maison nous apprend qu’elle a travaillé au Palais de Versailles durant sa carrière avant de revenir dans le Gers d’où elle est native. Nous sortons de table vers 16h, ce qui laisse peu d’espace pour des visites culturelles.


Lundi 9 janvier : Montréal du Gers


D : Aujourd’hui, nous sommes partis de chez Danielle vers 10h30. Nous sommes passés à la poste pour poster une lettre, puis nous sommes partis vers 12h. Il a commencé à beaucoup pleuvoir, alors on s’est abrités et on a mangé. Nous sommes repartis à 13h. Le chemin s’est bien passé, un peu de vent, mais ça va. Nous sommes arrivés à Montréal du Gers à 16h. Nous sommes partis chez Maria, une portugaise très gentille. Je me suis posé, j’ai pris une douche et après on a mangé. C’est Maria qui a fait à manger. C’était très bon. On a bien mangé.


Philippe : Le corps apprécie de retrouver sa gymnastique de marche quasi quotidienne. Le moral est au beau fixe lorsque la pluie arrive. Avec D, nous décidons de temporiser et de déjeuner sous une grange en fin de matinée. Il faut dire qu’à part une journée de pluie en Aubrac, la nature ne nous a pas suffisamment endurcis. Trois climats se succèdent en ce jour. En sus de la pluie par intermittence, le soleil nous déshabillera avant que le vent nécessite d’enfiler la veste en duvet. Temps vivifiant avec de belles luminosités entre les cumulus. Des biches semblent surprises à notre passage et une ragondin plonge au fond du ruisseau en nous voyant.

Maria nous reçoit dans son gîte avec vue imprenable. Le dîner sera le plus copieux jusqu'à maintenant. Soupe de vermicelle, canard farci et légumes du jardin, rillettes et crème renversée au caramel (puddim en portugais). Nous réussissons à décliner le plateau de fromages.


Mardi 10 janvier : Eauze


D : Aujourd’hui, nous sommes partis de chez Marie vers 10h30. Ce matin, il y a du soleil et un peu de vent. Ça fait du bien. Sur la route, il n’y a plus beaucoup autant d'animaux. Ce matin, je n’ai vu que quelques canards et une mouette et je n’ai rien vu cet après-midi. Nous avons mangé à 12h sur un banc devant une petite mare. Nous sommes repartis vers 13h et nous sommes arrivés à Eauze vers 16h. Nous avons été accueillis par Pauline et son mari très gentils. Elle nous a bien installés. Ce soir, nous allons manger avec eux et ses enfants.


Philippe : Première partie au milieu de vignes à partir desquelles est produit l’armagnac. La terre de couleur crème “botte” sous les semelles et nos pas sont lents. Il a beaucoup plu ces derniers jours et mes pensées voguent sur toutes ces conditions extérieures et intérieures qui rendent la sensation de marche fluide et légère ou plus davantage pesante et hachée.

Déjeuner sur un banc en pierre près d’une mare où les nymphéas ont pris leur aise. Monet et Giverny se rappellent à ma mémoire.

Le soleil nous irradie tout l’après-midi. Bronzer en plein hiver a du bon. Un cri d'oiseau me fait lever la tête. Des oies en formation de vol communiquent avec l’une des leurs, à l’écart. Doux spectacle.


Mercredi 11 janvier : Eauze


D : Aujourd’hui, à ma grande surprise, enfin pas vraiment, mais bon Philippe m’annonce qu’on va rester chez Pauline aujourd’hui pour certaines raisons personnelles, mais demain, on repart et en compagnie en plus.

Ce matin, j’ai pris mon déjeuner et je suis parti me poser. Vers 11h, nous sommes partis faire quelques courses pour faire à manger ce midi. En revenant, Philippe a commencé la cuisine, tandis que moi j’ai fait un gâteau au chocolat qui était très bon. J’en ai donné quelques parts à Pauline, à son mari et ses enfants. Elle m’a même demandé la recette. Bref, nous avons bien mangé.

Vers 14h, ensuite j’ai lu un livre de Bernard Ollivier qui s’appelle “Marche et invente ta vie”. Ça m'a beaucoup plu. Ça raconte le parcours de certains (es) jeunes où quelques-uns sont passés dans les mêmes structures que moi. Bernard Ollivier est le fondateur de Seuil.

Vers 17h, nous sommes partis en ville, au tabac et nous sommes passés à la librairie. J’ai pris un livre qui ressemble aux “Chair de poule”. Ensuite, nous sommes rentrés, on a mangé, ah et aussi, il y a une tchèque qui marche depuis trois mois qui dort ici ce soir et qui demain va faire le chemin avec nous jusqu’à Nogaro. Elle ne parle pas beaucoup français, mais a l’air très gentille. C’est pour ça que j’ai dit on repart accompagnés au début du blog.


Philippe : Deuxième jour chez Pauline et Marcel et leurs deux enfants, Lucia et Raphaël. Nous en profitons pour cuisiner, purée de patates douces, épinards à l’ail et gâteau fondant au chocolat confectionné par D.

Passage à la librairie du village pour acheter un livre et un cahier d’écriture. Le soir, nous partageons pour la première fois le gîte avec Tereza, une pèlerine partie de République Tchèque.


Jeudi 12 janvier : Nogaro


D : Aujourd’hui, nous sommes partis à 11h avec Térésa, la tchèque. Je l’ai perdue de vue vers 12h30. Je l’ai attendue, puis j’ai continué mon chemin. Je suis arrivé à Nogaro vers 16h40. Je l’ai attendue 30 mn, puis ils sont arrivés, Térésa est partie dans un autre gîte, nous aussi. Nous sommes allés faire 2/3 courses, puis nous sommes rentrés


Philippe : Une première, nous marchons à trois ce qui perturbe nos habitudes


Vendredi 13 janvier : Barcelonne du Gers


D : Aujourd’hui, nous sommes partis du gîte à 10h45. Je suis passé à la boulangerie car j’avais faim et ensuite, nous sommes partis. Le chemin s’est bien passé, un tout petit peu de pluie, en rapide. Nous avons mangé à 13h sous un hangar avec des tracteurs et nous sommes repartis vers 13h45.

Sur le chemin, nous avons vu des chiens, des ânes, des biches et un taureau. Vers 16h, un peu avant d’arriver, nous avons reconnu Térésa, la tchèque. Elle nous a vus et s’est arrêtée pour nous attendre. C’est gentil. Nous avons fini le chemin avec elle.

Arrivés à Barcelonne du Gers, nous sommes partis au gîte chez Bruno. Il est gentil, ça va et ce soir, c’est lui qui cuisine. J’espère qu’on va bien manger parce que ce soir j’ai faim.

Ah aussi, en milieu d’après-midi, nous nous sommes arrêtés dans un tout tout petit village pour faire une petite pause et là j’ai vu un city (mini stade de foot) et derrière le city, il y avait une petite forêt de bambous et je me suis dit, c’est sûr il y a un ballon là dedans. J’ai été voir et j’ai trouvé un ballon de l’équipe de Bordeaux, la ville où je suis né; Magnifique


Philippe : Traversée de vignobles, de champs de maïs coupés et de jolis bosquets d’arbustes en ce jour. Des haies de chênes se chargent souvent de faire la transition entre les différentes espèces. Le vent s’est levé fréquemment pour faire danser les nuages et permet le jeu d’ombre et de lumière.

Mes pensées défilent au rythme des éléments. Avec D, nous apercevons une forme loin devant sur une des dernières lignes droites et devinons rapidement une forme humaine qui finit par s’immobiliser. C’est Térésa avec qui nous concluons cette étape.


Samedi 14 janvier : Miramont- Sensacq


D : Aujourd’hui, je me suis levé et c’était Bruno qui préparait le petit déjeuner. Il ne s’est pas foulé, de la confiture, du beurre et du pain rassis. Il m’a fait chauffer du lait, mais quand il l’a versé dans mon bol, j’ai vu des genres de grumeaux. J’ai regardé avec ma cuillère et je n’ai pas réussi à identifier la chose, mais bon, c’est le geste qui compte.

Bref, je suis remonté, je n'ai rien mangé et rien bu, alors en partant du gîte à 10h, nous sommes passés à Carrefour. J’ai pris une bouteille de Tropico et quelques viennoiseries, histoire de me faire un bon petit déjeuner. Après, nous sommes passés à la boulangerie, au magasin bio faire ⅔ courses et à la poste. Ensuite, nous sommes partis.

Le chemin s’est bien passé. Nous nous sommes arrêtés manger au bord d’un lac vers 12h30. Nous y sommes restés jusqu’à 14h. J’ai même attrapé une grosse salamandre noire et jaune. Elle faisait presque la taille de ma bouteille de Cristaline 50cl. Après je l’ai relâchée et nous sommes partis. L'après-midi s'est bien passé. Nous avons marché tranquillement et nous sommes arrivés à Miramont vers 17h15. Nous sommes partis au gîte et en arrivant, j’ai “direct” reconnu le sac de Térésa, un chien l’avait suivie depuis qu’elle était partie. Il était mignon. Elle ne peut pas le garder, alors s’il nous suit demain, moi je le garde. J’achèterais tout ce qu’il faut avec mon argent de poche, il n’y a aucun souci.

Bref, nous avons posé nos affaires, pris une douche et commencé la cuisine. Nous avons mangé avec Térésa. J’ai fait une petite assiette de blanc de poulet, sardine, oeuf dur et un peu de semoule pour le chien que nous avons nommé Rantanplan (hello, mister Rantanplan, dédicace à Kaskas). Bref, une bonne soirée et on a bien mangé.


Philippe : Longue sortie de ville ce matin où nous passons du Gers aux Landes entre Barcelonne du Gers et Aire sur Adour. Petite pause pour contempler la basilique Sainte-Quitterie construite à l’emplacement d’un temple romain dédié au dieu Mars. Longue pause au soleil près du lac du Brousseau où D découvre une salamandre. Après-midi peu excitante pour les pieds qui enchaînent les lignes droites bitumées. Mais le regard porte sur le massif pyrénéen qui semble à portée de main. Au gîte communal, retrouvailles avec Térésa qu’un chien a suivie le matin. Nous le baptisons Rantanplan.


Dimanche 15 janvier : Larreule


D : Aujourd’hui, nous nous sommes levés à 9h. Rantanplan a dormi avec moi dans le lit, nous avons déjeuné, je lui ai fait une assiette de pâtes, semoule, œuf dur et saucisse. Il a bien mangé et moi aussi, nous avons préparé nos affaires et nous sommes partis vers 11h15. Nous nous sommes arrêtés manger vers 13h30 à Pimbo et nous sommes repartis vers 14h. Philippe a réussi à avoir le propriétaire de Rantanplan qui s’appelle, en fait, Puppi. Il est venu le chercher vers 15h. Il était content de voir son maître, mais son maître ne l’était pas plus que ça, mais bon.

Nous avons fait une petite pause vers 16h au bord d’un lac et nous sommes repartis. Le chemin s’est bien passé, un peu long, mais ça va, nous sommes arrivés à Larreule vers 19h. La propriétaire nous a bien accueillis. Nous avons posé nos affaires et commencé à manger. Moi et Philippe avons mangé un peu de semoule et Térésa à bu une soupe. Là, je viens de trouver dans un placard un reste de pâtes, alors moi et Térésa, on va se le partager.


Philippe : Départ en fin de matinée avec Térésa et Rantanplan. Notre binôme commence à sérieusement grandir. Nous ne réalisons pas la durée de marche qui comprend un peu de dénivelé. Nous prenons donc le temps et arrivons simultanément à la sortie des premières étoiles. Les couleurs du couchant varient avec les nuages et les Pyrénées se laissent entrevoir. En milieu d’après-midi, nous sommes arrivés à joindre le propriétaire de Rantanplan qui est venu le récupérer. Il nous apprend son autre nom, Puppi.

Le froid est davantage présent aujourd’hui et la pluie s’annonce pour un autre jour, demain !


Lundi 16 janvier : Arthez-de-Béarn


D : Aujourd'hui, nous sommes partis de Larreule vers 9h30. Toute la journée, il a plu. C’était chiant. On est arrivé à Arthez vers 15 heures. J’ai fait une machine et je me suis posé.


Philippe : nous repartons sous la pluie qui variera, mais ne cessera. On se suivra avec énergie. Le moral est là malgré le ciel. Et quelques fous rires nous prennent. Pause déjeuner près d’un gymnase ou des enfants en maternelle, nous observe intrigués J’emporte avec moi un ouvrage d’Etty Hillesum « Une Vie Bouleversée », déposé dans une boîte à livres. Peu après avoir rencontré Bertrand qui nous reçoit, nous filons à la boulangerie, en claquettes et short, nos affaires étant dans la machine. Drôle de trio ! Structurer les vivres pour les jours à venir en fonction des magasins ouverts est une activité quotidienne.


Mardi 17 janvier : Navarrenx


D : Aujourd'hui, nous sommes partis à 9h45. À 10h15 j’étais déjà trempé, j’en avais marre de marcher, il a plu toute la journée. Vers 15 heures, toutes mes affaires de rechange étaient trempées, j’avais très froid, je ne pouvais plus avancer. Philippe a appelé Anthony qui a dit « débrouillez vous ». (Anthony a fait cette réponse car D. avait renvoyé, pour alléger son sac, ses vêtements le protégeant de la pluie).

Après, Philippe a appelé Paul le directeur et 20 minutes après, un taxi est arrivé. Un grand merci à Paul. Après tout ça nous sommes arrivés chez Nasser et sa femme, très bien accueilli, ils sont très gentils et on a bien mangé. Ce matin mes affaires sont encore un peu mouillées mais il faut y aller.


Philippe : journée intense ! Le vent et la pluie nous ont accompagnés la majeure partie de la marche. Accepté d’être mouillé et le vivre sereinement, sans tension, m'a demandé un long processus. Beaucoup d’émotions et de sensations m'ont traversé. Et puis, à un moment, le corps a régulé sa chaleur et la sensation de froid n’était plus là. Déjeuner à l’intérieur d’une église, on se réchauffe les mains au-dessus des bougies sur le regard conciliant de Marie. À quelques endroits, le sentier s’est gorgé d’eau et des flaques ressemblant plus à des piscines, nous obligent à contourner certains segments de l’itinéraire. L’accueil Pèlerin de la paroisse, dont Julie et Nasser s’occupent, nous offre une douche chaude réconfortante et un dîner riche d’anecdotes de vie, de signes, de synchronisme.


Mercredi 18 janvier : Landaco


D : aujourd’hui, nous sommes partis vers 10h30 Nasser et sa femme m’ont donné un K-Way pour la pluie. Nous sommes partis à Intermarché faire quelques courses. Puis nous sommes partis. Le chemin s’est bien passé. Sur la route nous avons une belle vue sur les Pyrénées, et c’est très beau. Nous nous sommes arrêtés pour manger vers 13h30 à côté d’un château, puis nous sommes repartis vers 14h15. Quand on est reparti, il s’est mis à pleuvoir. j’ai direct mis mon K-Way. Ah ça change tout, avec ça j’étais au sec, c’était magnifique. Nous sommes arrivés à Landaco vers 16h, nous dormons chez Steve, et Tereza, encore et toujours, ne marche pas trop vite, alors on trace sur le chemin mais elle nous rejoint après. Bref, nous dormons chez Steve et il est très gentil. Il nous a bien installés, le soir nous avons très bien mangé, il a quatre chats et deux chiens et ils sont tous très mignons.


Philippe : nous voici au Pays basque, si vert et vallonné. Un pont sous l’eau nous fait contourner une partie du départ. Le soleil est là ce matin et une joie nous envahit, comme au premier jour, comme si deux jours de pluie nous avait fait oublier la joie de la lumière. Pique-nique près d’un château avec une vue sur les Pyrénées qui ont encore blanchies. Steeve nous ouvre sa maison à tous les trois. Apéritif et repas plantureux restaurent nos organismes.


Jeudi 19 janvier : Harambeltz


D : aujourd’hui, nous sommes partis de Landaco vers 10 heures, il pleuvait un peu, mais ça a été. Petite journée, nous avons 18 km à faire, nous nous sommes arrêtés manger dans une grange vers 13h30 et nous sommes repartis vers 14h15. Le chemin s’est bien passé, pas de montée et de descente, nous avons vu quelques animaux dont des oiseaux, des moutons, des vaches, des chiens, des chats et quelques rapaces. Nous sommes arrivés vers 15h30. Accueillis par Marie, une très gentille personne, nous nous sommes posés. J’ai pris une douche et j’ai fait une machine, ce soir nous allons manger pizza ça va être bon.


Philippe : peu de kilomètres pour ce jour, la pluie est là, mais ne mouille pas autant que les précédents. De beaux sentiers ou des torrents temporaires se sont formés nous font louvoyer. Des chênes majestueux nous encadrent. Une fermière nous permet de déjeuner à l’abri sur des bottes de paille, nous dégustons L’Ossau Iraty. La fin est marquée par la jonction de trois chemins historiques de Saint-Jacques ! La voie du Puy, de Vézelay et de Tours. Marie et Nicolas s’occupent de nous ce soir, dans un petit hameau qui reçoit des pèlerins depuis 1000 ans. Très belle soirée en leur compagnie. Ils nous préparent des pizzas et nous font découvrir la culture, le terroir et l’histoire basque.


Vendredi 20 janvier : Saint-Jean-Pied-de-Port (26 km)

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de bonne heure à 9h20. Le chemin s’est bien passé. On voit les Pyrénées enneigées. C’est très joli. Nous nous sommes arrêtés manger vers 12h30, puis nous sommes repartis. Sur le chemin, nous avons vu beaucoup de moutons, des vaches, des chiens et même des vautours. C’est impressionnant. C’est la première fois que j’en vois. Nous sommes dans le Pays Basque et dans les villages les gens ne sont pas trop agréables. En plus, ils me regardent trop mal, ça m’énerve, mais bon, il y a toujours quelques personnes très gentilles. Bref, nous sommes arrivés à Saint-Jean-Pied-de-Port vers 15h30. Nous sommes partis dans un magasin bizarre récupérer le “miam miam dodo” de l’Espagne, puis nous sommes partis au gîte. Eric, le propriétaire nous a bien accueillis. Il nous a montré notre chambre. C’est une petite pièce qui doit faire la taille d’une salle de bain et encore, il y a deux lits superposés, mais bon, on est au chaud, alors on ne va pas se plaindre. J’ai pris rendez-vous demain chez le coiffeur, car demain on n’a qu’une journée de repos avant d’affronter les montées des Pyrénées dimanche.


Philippe : Magnifique lumière ce matin avec le Piémont pyrénéen blanchi par le ciel la nuit dernière. Nous contemplons dans toute sa splendeur une partie du Pays Basque. Du vert, des chevaux, des brebis noires, des maisons blanches aux volets rouge. L’étape se déroule rapidement dans la joie d’arriver à la moitié du chemin. Nous rencontrons un pèlerin québécois en arrivant. Teresa vient nous dire au revoir le soir au gîte, car elle repart demain pour Ronceveaux. Avec D, nous avons pris rendez-vous pour une coupe durant notre repos de demain. Saint-Jean-Pied-de-Port a un certain charme avec ses canaux, ses fortifications et l’âme basque présente à chaque détour.


Samedi 21 au jeudi 26 janvier : Marche suspendue, D n’a pas écrit


Vendredi 27 janvier : Navarrenx

D : Aujourd’hui, nous reprenons la marche après quelques jours d’arrêt de marche pour quelques raisons personnelles. Du coup, nous repartons en direction de Le Puy-en-Velay. Alors aujourd’hui, nous sommes partis de Aroue du gîte Bellevue vers 11h. Le chemin s’est bien passé. Nous nous sommes arrêtés boire un café dans le jardin d’une dame qui avait fait le chemin et qui mettait à disposition dans son jardin quelques boissons pour les pèlerins. Bref, après nous sommes repartis, nous nous sommes arrêtés manger vers 13h sur des tables, puis nous sommes repartis et nous sommes arrivés à Navarrenx vers 15h. Nous avons été au Carrefour faire quelques courses, puis nous sommes repartis chez Nasser et sa femme. Ça fait plaisir de les revoir. Nous nous sommes posés et pris une douche


Philippe : Après quelques jours à Saint-Jean-Pied-de-Port et Harambeltz, nous repartons vers le Puy-en-Velay. Je suis surpris du regard nouveau que je porte sur ces chemins déjà parcourus en sens inverse, à la fois familiers et très différents. Peut-être qu’un mouvement intérieur est à l'œuvre également. J’ai plaisir à retrouver les personnes de la paroisse, notamment Julie, Nasser et le père Paul Marie. Une ouverture, une considération, une joie se dégagent de nos échanges.


Samedi 28 janvier : Arthez de Béarn


D : Aujourd'hui, nous sommes partis de Navarrenx vers 9h30. Le chemin s’est bien passé. Nous nous sommes arrêtés manger vers 12h et nous sommes repartis vers 12h30. Nous avons rencontré Hervé, un pèlerin avec son âne, plus loin j’ai retrouvé la montre que j’avais perdue. Vers la fin de l’étape, un chien nous a suivis jusqu’au gîte, la propriétaire du gîte, Sandrine, a retrouvé son maître. Nous sommes arrivés au gîte à 18h30. Sandrine nous a accueillis. Elle est très très gentille. Elle nous a fait à manger. C’était très bon. Les chambres sont très belles, tout seul, lit 2 places et la télé. Ce soir, je vais bien dormir.


Philippe : Nous quittons l’accueil de la paroisse et de beaux moments vécus.

La première moitié de l’étape est nouvelle pour nos pieds. En effet, à l’aller, nous ne l’avons pas empruntée suite à quelques rebondissements. Les Pyrénées restent derrière l’écran de la brume lointaine. J’essaie de les imaginer, mais l’effet n’est pas similaire.

Déjeuner dans un jardin de particuliers aménagé pour nous, marcheurs. A Arthey, salutations à Bertrand et Michelle qui nous ont reçus il y a une dizaine de jours avant de rencontrer Sandrine qui nous ouvre sa chambre d’hôtes. Je suis ravi de toutes ces rencontres et de pouvoir se retrouver également au retour.


Dimanche 29 janvier : Fichous

D : Aujourd’hui nous sommes partis de chez Sandrine vers 9h30. Elle nous a amenés à la boulangerie, puis nous sommes passés chez Bertrand et Michelle boire un café. Nous sommes partis marcher vers 11h. Le chemin était bien, mais nous nous sommes arrêtés pour manger vers 12h30 et nous sommes repartis vers 13h30. Dans l’après-midi, j’ai vu un ragondin et des cochons.

Nous sommes arrivés vers 16h30. Le propriétaire nous a montré une roulotte où nous allons dormir, c’est sympa. En arrivant, j’ai pris une douche et me suis fait un plat de pâtes. Ce soir, c’est le propriétaire qui ramène à manger. On verra si c’est bon.


Philippe : Après un petit déjeuner de princes, nous retournons avec Sandrine, notre hôte, au gîte où nous avons dormi à l’aller. Je suis content de partager d’autres moments avec Bertrand et Michelle et quelques proches avant de se mettre en marche. Principalement sur route bitumée comme souvent dans le Béarn. Les tendons s’en trouvent sollicités. Rencontre avec un homme de Haute-Savoie qui réalise une portion du chemin avec chacun de ses enfants, aujourd’hui un de ses fils.

Ce soir, notre gîte sera une roulotte.


Lundi 30 janvier : Miramont-Sensacq

D : Aujourd'hui, nous sommes partis vers 10h05, pendant la matinée, j’ai vu un renard, et quelques biches, nous nous sommes arrêtés, manger vers 13h. Avant, nous sommes repartis à 14h. L’après-midi s’est bien passé, nous sommes arrivés à Miramont vers 16h45. Nous nous sommes posés , pris une douche et commencé la cuisine.


Philippe : le soleil d’hiver se montre à nouveau pour cette étape vallonnée. Les montées prises à l’aller deviennent des descentes et vice-versa. Déjeuner à Arzacq-Arraziguet. Un peu avant Pimbo, village perché. Nous échangeons avec une dame à cheval sur le pont qui limite le Béarn et les Landes. Le bitume lasse, et nous trouvons comme divertissement, des lances en bambou et jouons les paladins pendant quelques instants.


Mardi 31 janvier : Aire sur Adour

D : aujourd’hui, nous sommes partis vers 10h45. Il faisait beau, il y avait du soleil. Le matin s’est bien passé. Nous nous sommes arrêtés manger vers 12h15 près d’une cabane des chasseurs. Nous sommes repartis à 14h, la route s’est bien passé, il y avait beaucoup de bitumes. Nous sommes arrivés à Aire sur Adour vers 16 heures. Nous sommes partis chez Marie qui nous accueille, elle nous a demandé de porter quelques parpaings et de faire deux ou trois choses en échange de l’hospitalité. Après avoir fini, je me suis posé et j’ai pris une douche. À 19h nous avons mangé un couscous royal, c'était très bon.


Philippe : soleil et ciel bleu pour cette étape. Le thermomètre a augmenté, et les Pyrénées s'éloignent chaque jour davantage. Nous croisons énormément de champ de maïs, couper à cette saison, des balances servant peser les chargement de camion reste en fonction et marcher dessus nous amuse beaucoup malgré leur peu de précisions. Déjeuner sous des pins parasols près de cabanes de chasseurs. Notre principale rencontre est une horde de chenilles processionnaires. Marie nous reçoit avec ferveur en échange de services dans son jardin dont elle s’occupe avec joie.


Mercredi 1er février : Nogaro

D : aujourd’hui nous sommes partis de chez Marie à 9h. Nous sommes allés faire quelques courses, passer à la poste et nous sommes partis. Le matin s’est bien passé, nous nous sommes arrêtés manger près d’une cabane que des gens avaient fabriqué pour les pèlerins. Il y avait aussi des cabanes de chasseurs. J’ai été voir, il y avait des pigeons enfermés dans une toute petite cage. Je les ai libérés, ils me faisaient trop de la peine. Désolé pour les chasseurs mais bon. Après avoir mangé, nous sommes repartis vers 14h15. Le chemin s’est bien passé, j’ai vu des biches, une est passée juste devant Philippe. Nous avons fait une petite pause vers 16h30. Il nous restait encore 8km. Vers la fin de l’étape, c’est moi qui était devant. Je me suis trompé de croisement, après m’en être rendu compte, j’ai fait demi-tour et j’ai continué tout seul jusqu’au gîte où Philippe était déjà arrivé. Il ne m’avait pas attendu à l’entrée de Nogaro mais vas-y OKLM.


Philippe : Grande traversée d’Aire et de Barcelone, deux agglomérations qui n’en finissent pas. Content de retrouver des sentiers en terre et quelques sous-bois.

Déjeuner dans des cabanes où les pèlerins sont les bienvenus. Le jour se couche plus tard ces derniers temps et nous arrivons en début de soirée. Je perds de vu D. qui marche en tête, il me rejoint au gîte quelques dizaines de minutes après ma rencontre avec la famille qui nous reçoit.


Jeudi 2 février : Eauze.

D: Aujourd’hui, nous sommes partis de Nogaro à 9h. Le chemin s’est bien passé. Nous nous sommes arrêtés manger vers Manciet, puis nous sommes repartis à 12h30. L’après-midi est passé vite, nous sommes arrivés à Eauze à 14h. Nous retournons au gîte Béthanie chez Marcel et Pauline. Ça fait plaisir de les revoir, toujours très accueillants avec le sourire. Ça fait plaisir. Un pèlerin est arrivé juste après nous. Il s’appelle Pascal. Il est parti de Roncevaux et fait le chemin, comme nous, inversé. Il dort dehors. C’était son premier gîte depuis qu’il est parti (15 jours) et c’était aussi sa première douche depuis qu’il est parti. C’est vrai qu’il sentait un peu le chacal quand il est arrivé. Je pense que la douche lui a fait du bien. Bref. Sinon, il est très gentil. Je pense que demain il va partir avec nous .

En fin d’après-midi, j’ai fait une machine, pris une douche et nous avons mangé tous ensemble avec les enfants de Marcel et Pauline qui sont très gentils aussi. Bref très belle soirée et j’ai bien mangé.


Philippe : Départ 9h après avoir pris un petit déjeuner avec la famille qui nous accueillait.

Hys, le père est compagnon charpentier, Geneviève, la mère, psychomotricienne. Un de leur fils est là en ce moment avec sa compagne et leur fille. Ils partent à la maternité car ils attendent leur deuxième enfant et la grossesse est proche du terme.

Le soleil marque la journée d’une douceur printanière.

Nous retrouvons les vignes d’Armagnac et des bassins de pisciculture et le soir, l’accueil de Béthanie chez qui nous étions à l’aller. Pascal, un pèlerin, se joint à nous en fin d’après-midi. Il va dans le même sens après une traversée dantesque des Pyrénées.


Vendredi 3 février : Montréal du Gers


D : Aujourd'hui, nous sommes partis à 11h. Nous sommes passés à Leclerc faire 2-3 courses et nous avons tracé. Pascal, lui, est parti vers 9h, mais nous l’avons vite rattrapé et nous l’avons vite tracé aussi. Nous nous sommes arrêtés manger près d’une ferme vers 13h et nous sommes repartis à 14h. Nous avons fait une pause vers 15h à côté d’un petit étang où nous avions mangé à l’aller. Nous sommes arrivés à Montréal vers 16h. Annick nous a accueillis. Nous dormons dans une petite pièce avec deux lits. Le soir, nous avons préparé à manger, fait la vaisselle et nous nous sommes posés.


Philippe : Au départ d’Eauze, nous refaisons le plein de provisions. D perd, puis retrouve son paquet de cigarettes au rayon “blanc de dinde, l’élément indispensable de son pique-nique.

Nous retrouvons Pascal sur la coulée verte, l’ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable.

Petite sieste près de l’étang où nous avons déjeuné à l’aller. D tente d’attraper un poisson en l’appâtant, comble du raffinement, avec de la mangue séchée en petits morceaux. La lumière sur les coteaux d’Armagnac est magnifique au coucher du soleil. Nous dormons dans la ferme d'un producteur de ce breuvage qui se fait rare.


Samedi 4 février : Condom

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Montréal vers 10h30. Nous avons croisé quelques personnes qui marchaient. Il fait beau, c’est sympa. Nous nous sommes arrêtés manger vers 12h15 près d’une chapelle et nous sommes repartis vers 13h15. L’après-midi s'est bien passé. Nous sommes arrivés à Condom vers 15h. Nous sommes partis à Biocoop faire 2-3 courses et nous sommes partis chez Danielle où nous étions à l’aller. Elle est très sympa. Le soir, j’ai mangé un kébab et un peu de gratin de Danielle.


Philippe : La température est bien descendue cette nuit. Au réveil, le soleil et la nature givrée offrent un ravissant spectacle. Nous prenons de la hauteur pour dominer les vallées toujours parmi les vignes omniprésentes. Pique-nique près d’une église gersoise. J’apprends que la cloche était utilisée aussi pour dissiper les nuages de grêle qui menaçaient la récolte.

D trouve un mot de Tereza, la pèlerine tchèque avec qui nous avons marché durant plus d’une semaine. Elle avait dormi sous le porche mi-janvier. La descente vers Condom se fait en douceur sur de charmants sentiers. Danielle nous reçoit, comme à l'aller, pleine d’attentions à notre égard.


Dimanche 5 février : Condom – Repos

D : Aujourd’hui jour de repos à Condom. Je me suis levé vers 9h. J’ai déjeuné et pris une douche. Philippe a fait une mousse au chocolat pour le dessert du midi où nous avons mangé avec Danielle. C’était très bon, le repas aussi.

Après-midi tranquille. J’ai regardé la télé et écouté des gens faire de la batterie près du jardin. Le soir, nous avons mangé avec Danielle. C’était bon.


Philippe : Repos constitué de feu de bois, recherche d’un pendentif pour D et la fin de la messe durant la matinée.

Sieste. Banal après-midi. D s’est mis à la couture pour les trous de sa veste en duvet. Gratin avec les restes et mousse au chocolat pour souper. Les pieds et la tête sortent revigorés de cette journée.


Lundi 6 février : La Romieu

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de chez Danielle vers 10h. Nous sommes passés à la poste et à la boulangerie et nous sommes partis. La matinée s'est bien passée. Il fait beau, ça fait du bien. Nous déjeunons à côté d’un lac vers 12h et nous repartons vers 13h30. L’après-midi se passe bien. Nous sommes arrivés à La Romieu vers 16h30. Nous sommes partis au gîte où nous étions aussi à l’aller. Je me suis posé, pris une douche et fait un peu de pâtes.


Philippe : Grand soleil et légère brise pour cette petite reprise de marche. C’est l’une des météos que je préfère. La vue porte loin, de tous les côtés.

Longue pause près du lac qui est remonté depuis notre premier passage. Nous arrivons de bonne heure. Le village semble désert et nos voix résonnent sur les murs fortifiés. Passage devant le magnifique cloître en arcades de la collégiale.

Les 14 km paraissent aujourd’hui bien courts. C’est fou l’adaptation à l’effort de l’être.


Mardi 7 février : Castet Arrouy

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de La Romieu vers 10h. Le matin, il faisait froid. Je me suis bien habillé. Nous avons marché dans le calme. Nous avons mangé à 12h, puis nous sommes repartis vers 13h. Nous avons rencontré un couple qui marchait, mais il était aussi en camping-car, c’était compliqué un peu. Bref. Vers 14h, il pleuvait un peu. Nous sommes arrivés à Lectoure vers 16h. Nous avons fait 2-3 courses, puis vers 18h, nous sommes arrivés à Castet Arrouy chez Nat’, toujours très gentille. Ça fait plaisir. Je me suis posé. J’ai pris une douche et lancé une machine. Le soir, nous avons mangé. C’était très bon et après je suis parti lire.


Philippe : Heureux de retrouver des chemins en terre sous nos pieds, en majorité. Le mercure est descendu dans les négatifs cette nuit et le vent s'est levé. Temps vivifiant qui nous fait avancer énergiquement pour parcourir les 30 km du jour. Au pique-nique, nous échangeons avec un couple qui réalise quelques étapes en dormant dans un camping-car. La logistique me paraît complexe puisqu’un scooter est aussi nécessaire pour se rendre ce matin au départ.

Le soleil apparaît dans l’après-midi et les cumulus sont portés dans leur course par le vent. Avec D, nous nous cédons la politesse d’ouvrir la marche. C’est devenu un jeu d’échanger nos places de suiveur et de meneur.


Mercredi 8 février : Espalais

D : Aujourd’hui, nous sommes partis de Castet vers 10h. Il y avait du soleil avec un peu de vent. C’était agréable. Vers 12h nous nous sommes posés pour manger et nous sommes repartis vers 13h30. L’après-midi s’est bien passée. Nous avons vu un lièvre, des biches, des chiens, des chevaux. Nous sommes retournés chez Rayner à Espalais en l’absence de Frédéric. Toujours pareil, il ne parle pas français, donc je ne comprends pas tout, mais j’arrive à traduire 2-3 trucs. La soirée s'est bien passée. J’ai bien mangé, c’était bien.


Philippe : Grand beau à nouveau, transitons en Gers et Lot. Nous apercevons beaucoup de biches et un lièvre qui détale devant nous. Déjeuner à Flamarens avec une vue magnifique sur les vallées, les versants, les parcelles de bois qui émergent telles des bouquets, des retenues d’eau où se reflètent les nuages.

Je m’amuse avec les feuilles d'érable champêtre qui bordent un chemin. Elles ont la particularité de tournoyer dans l’air comme une hélice afin que le vent puisse propager leurs graines dans l’espace.

Un groupe d’amis nous offre un paquet de biscuits pour le goûter, admiratif du chemin parcouru.


Jeudi 9 février : Moissac

D : Aujourd’hui, nous sommes partis vers 10h. Nous marchons tout droit à côté d’un canal. Vers 12h, nous nous sommes posés pour manger avec une belle vue. Nous sommes repartis vers 13h15. L’après-midi était sympa. Nous avons bien marché, mais c’est lassant de faire du plat, toujours tout droit à force. Vers 18h, nous sommes arrivés à Moissac. On doit tout traverser pour aller jusqu’au gîte, car nous n’allons pas où nous étions à l’aller. Nous sommes passés à Biocoop faire 2-3 courses, puis nous sommes repartis. Nous sommes arrivés au gîte “Le Colibri”. Très bien accueillis. Je me suis posé, pris une douche et commencé la cuisine. La soirée s’est bien passée.


Philippe : Belle fraîcheur ce matin. On repasse par le Canal du Midi et ses platanes, avec quelques libertés en empruntant un raccourci au commencement, afin d’éviter de traverser un village. Des ampoules me font boiter et cette nouvelle démarche amuse beaucoup D.

La traversée de Moissac est éprouvante. C’est fou comme je m’habitue vite à l’absence de pollution sonore et olfactive.

D peste dans les derniers kilomètres qui semblent ne plus finir.

Il me surnomme “l’ancien”, depuis que j’ai passé un nouvel âge aujourd’hui.


Vendredi 10 février : Lauzerte

D : Aujourd’hui, nous sommes partis à 12h. Nous avons marché deux bonnes heures et nous nous sommes posés pour manger. Après avoir mangé, nous sommes repartis. L’après-midi s’est bien passée. Il y a du soleil. Nous avons vu des chiens, des ânes, des vaches et des chèvres. Je leur ai donné un peu à manger. Nous sommes arrivés à Lauzerte vers 18h. Nous sommes retournés chez Nicole.”L’abeille de Lulu”. Toujours très sympa. En plus, elle nous a fait un très bon repas. Après avoir mangé, je me suis posé pour regarder la télé.


Philippe : Départ à 12h de Moissac, suite à des péripéties internes. Alternance de crêtes et de vallons. Nous côtoyons beaucoup de vergers, notamment des pommiers sur lesquels quelques pommes seront glanées.

L’avantage de partir à une heure avancée est de marcher au milieu d’une nature qui se prépare à la nuit. Les lumières obliques donnent une teinte douce et chaude au paysage hivernal. L’église Saint Sernin a déjà ses fondations dans l’ombre.

Je vois D peu après sprintant vers un ruisseau en criant “des ragondins”. Il m’annonce avec joie avoir vu une famille de 5 et les avoir pris en chasse.

Nicole “L’abeille” nous reçoit avant de partir faire sa nuit en nous laissant un dîner au mont d’or, courges et pommes de terre.

Samedi 11 février : Lascabanes

D : Aujourd’hui nous sommes partis vers 11h. Nous sommes passés à la poste, puis nous avons tracé. J’ai perdu Philippe un peu après en allant chercher quelque chose que j’avais fait tomber. Après je ne l’ai plus revu. Je pensais qu’il était devant moi, mais en arrivant à Montcuq vers 15h, je l’ai appelé, mais il était derrière moi en fait. Alors, je me suis posé sur un banc et je l’ai attendu. Le matin, j’ai vu quelques moutons et des chevaux. Vers 17h, j’ai retrouvé Philippe et nous sommes repartis vers le chemin. Vers 18h, il commençait à faire nuit. C’était joli. J’ai beaucoup aimé le coucher de soleil. J’ai vu un petit truc qui sautait dans les feuilles, ça ressemblait à une souris, mais en plus court ?????? C’était mignon.

Nous sommes arrivés chez Jean-Marie et Marie-Claude à 19h30. Ils sont toujours avec le sourire. Ça fait plaisir. Je me suis posé, pris une douche et après on va manger.


Philippe : Retour dans le Quercy blanc aujourd’hui. Je perds de vue D qui marchait derrière moi au bout de 10 mn de marche. Je le retrouve à Montcuq où entre-temps, il est repassé devant moi. Heureux de retrouver Marie-Claude et Jean-Michel à la nuit après un crépuscule annonciateur.

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