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Marche de Ethxxx

Marche de Ethxxx accompagné par Romain


Vendredi 18 novembre :

E : Premier jour de marche de l’escapade. Le matin, on a fait 7h de train, sans compter le réveil piquant très matinal. Bref on sort de la gare pour bien continuer, on tombe sur une première montée criminelle. Je me dis, ok, on arrive en haut, bingo une deuxième. Bon on pose les sacs dans la chambre, on ressort, 2 ou 3 courses, petite crêpe. Belle vie. Puis, on est allé voir l'oncle de Romain. Petite visite sympa et fin.


Romain : Quatre jours de préparation en Bretagne entre matériel, cueillette de champignons, bowling et première marche d’entraînement. Puis nous voilà partis en train vers les Pyrénées.

7h de train et nous découvrons la vieille ville du Puy. Il fait frais, mais quelques rayons de soleil et surtout les ruelles arpentées nous réchauffent. Nous faisons les premières courses, puis une visite du Puy avec Jacques. E est attentif et intéressé. Nous découvrons la cathédrale construite en hauteur, ses escaliers qui s’ouvrent du centre de la nef et la statue géante de Marie avec un dôme sur sa tête. Le préféré d’E sera l’église Saint Michel en haut de son rocher. Il espérait y monter, mais c’est fermé. Nous retrouvons le cloître du grand séminaire pour souper et une bonne nuit avant notre première étape demain matin.


Samedi 19 novembre

E : Deuxième jour, actif mais premier vrai jour de marche. On a commencé par un bon 30-40 mn de montée pour arriver en haut de la ville du Puy, puis nous avons rencontré un petit vieux qui nous a conseillé un chemin, mais bon. On est arrivé à Saint-Christophe, on a déjeuné dans un vieux bar classique et on a repris le chemin, hein.


Romain : Couchés tôt, levés tôt, nous sommes vite prêts pour notre première étape vers Compostelle. Nous débutons par quelques échauffements place Saint Georges, puis nous traversons la cathédrale, une prière, un cierge et nous descendons les marches vers le chemin qui nous attend.

Passage au marché, puis première grosse montée pour sortir du Puy. Le chemin est calme, une seule rencontre humaine avec les histoires des villages alentour. Nous continuons à avancer sur ce plateau.

La phrase du jour de mon compagnon de route “Le pire ennemi de lhomme : les faux-plats”.

Nous arrivons tôt au gîte, nous rencontrons Jean-Marc, pâtissier à Aix-en-Provence. Nous finissons la soirée à jouer aux cartes.


Dimanche 20 novembre

E : Deuxième vrai jour de marche, on a rencontré un mec qui fait la même route que nous, mais jusqu’à Cahors lui. Du coup, on a fait une partie du chemin ensemble. Aujourd’hui, la route était un peu fatigante, de descentes et de montées.


Romain : Réveil de bon matin, le soleil est là pour nous accueillir dans cette 2ème journée. Nous montons jusqu'au lac de l’Oeuf, puis une descente jusqu’au soir. Jean-Marie nous accompagne sur le chemin. L’équilibre s’installe entre marche silencieuse, discussions et rencontres. Demain une grosse côte de 500 mètres de dénivelé nous attend. Au diner notre hôte nous raconte de belles histoires de pèlerins. Merci André.


Lundi 21 novembre :

E : 3ème journée de marche. Avis à tous les prochains jeunes qui vont marcher de Monistrol jusqu’à Saugues, préparez-vous mentalement pour les montées qui vous attendent.


Romain : Première grosse montée “rouge” sur notre carte avec 500m de dénivelé. Gros effort qu’E découvre. A mi-montée, nous découvrons la chapelle troglodyte de La Madeleine.

La journée est venteuse et brumeuse, nous commençons à comprendre que nous allons marcher en hiver. C’est aussi le 3ème jour d’efforts, nos corps sont fatigués et un peu choqués de ce que nous nous apprêtons à réaliser. Ils vont commencer à s’adapter.

Heureusement, l’étape est courte, 12 km et nous arrivons à midi.Nous pouvons reposer nos corps toute l’après-midi.


Mardi 22 novembre

E : 4ème jour de marche. Tranquille, pas trop de montées, pas trop de descentes. On a croisé un renard. Au loin, le gîte où l’on a dormi hier. C’était cool, on a bien mangé tranquille et là, le nouveau n’est pas mal.


Romain : Les rayons de soleil du matin nous donnent l’élan de partir. Les paysages de la journée sont variés et très beaux à la lumière de l’automne.

E a la pêche aujourd’hui et crapahute à bon rythme.

A midi, nous trouvons refuge du froid, dans un café. La journée se termine par une ascension vers l’auberge “Le Sauvage” dans de magnifiques forêts de hêtres et de pins Douglas. Les premières neiges sont là à 1320 m.


Mercredi 23 novembre

E : 5ème jour de marche. Paysage magnifique, malgré le temps. On a aussi réussi à se perdre (mdr). Mais bon nous sommes quand même arrivés à destination après 3h de marche


Romain : Réveil à 1300m, la journée de marche s’annonce courte, mais fraîche.

La beauté de la diversité des forêts de l’Aubrac nous accompagne toute la journée. Nous faisons l’étape en silence, l’esprit commence à s’affuter également en se fatiguant à penser les mêmes choses. La concentration dans la marche engage ce processus. La nuit tombe vite, vers 17h30 et nos soirées sont faites de jeux de cartes, de lecture et de discussions. Nous ne réalisons pas encore la longueur de l’aventure que nous entreprenons. Peut-être au bout de quelques semaines nous réaliserons


Jeudi 24 novembre : Aumont-Aubrac

E : 6ème jour de marche où, comme d’habitude, un peu de montées, mais bon on a été récompensé par une belle vue en haut des collines pour redescendre et reprendre un bout de terre tranquille. On a croisé pas mal de chevaux, de vaches et de chats. On a aussi vu une biche au loin


Romain : la journée commence dans la brume. Après une première montée, le soleil perce pour nous offrir une magnifique journée au sommet de l’Aubrac. Nous longeons les crêtes jusqu’à la pause déjeuner, au soleil. Un repos mérité à se dorer des rayons de l’automne jusqu’à voir apparaître au loin un chevreuil dodu qui sautillait devant nous pour repartir dans la forêt. Une belle et douce rencontre.

La journée se termine à Aumont-Aubrac par une soirée de confort et repos avant la première longue étape qui nous attend, 27 km à pied.

Vendredi 25 novembre :

E : 7ème jour de marche sous la pluie. On a traversé des terres remplies de vaches et de boucs. On se serait cru dans “Viking”. Il y avait des barbelés qui nous coupaient la route pour passer. On devait soit les lever, soit escalader l’échelle. Avec la pluie et le froid, je vous laisse imaginer la galère. On a aussi passé un espace de parc naturel et voilà.


Romain : Nous sommes toute la matinée sous la pluie. Les paysages de l'Aubrac sont beaux. On se croirait en Irlande. L’étape est longue et nous commençons à être bien mouillés. Pourtant aucun abri pour le pique-nique. Il nous faut garder le moral et aller au bout de nos forces pour finir l’étape. Nous sommes heureux d’avoir passé cette épreuve et nos corps se reposent après un gros repos au gîte à notre arrivée. Demain 16 km nous attendent


Samedi 26 novembre : Cambrassard, 3 km après St Chély d’Aubrac

E : 8ème jour de marche. On est monté tout en haut du col de l’Aubrac après moult efforts pour apercevoir une très belle vue type au-dessus des nuages pour redescendre dans la forêt doucement.


Romain : Aujourd’hui, nous faisons la traversée de l’Aubrac. Une matinée à monter, à traverser les pâturages en pente douce où nous rencontrons deux hermines joyeuses qui ont l’air de bien connaître les pèlerins avec un pelage beige et une queue noire avant d’enfiler leur pelage blanc pour l’hiver. Deux belles rencontres.

Au sommet, la vue est grandiose. Elle s'étend au-dessus des nuages jusqu’aux Pyrénées au loin que nous rejoindrons à pied d’ici un mois;

La descente est belle à travers les torrents et les forêts de hêtres. Nous dormons chez Nadège qui nous raconte la partie espagnole qu’elle a marchée il y a quelques années. Une belle soirée près du feu..


Dimanche 27 novembre : Espalion

E : 9ème jour de marche. Après une bonne nuit de sommeil, on repart avec 1h de descente dans la forêt avec les feuilles aux couleurs d’automne qui font embellir le chemin. Puis on a repris une bonne montée pour finalement arriver sur une montagne pour redescendre sur Saint Côme tranquillement.


Romain :


Lundi 28 novembre : Campuac

E : 10ème jour de marche. Après une bonne demi-heure de montée dans la forêt, on a fini par arriver à Estaing pour pique-niquer, puis par reprendre avec une bonne grosse montée qui nous amènera tout en haut de la montagne pour une fois de plus apercevoir une magnifique vue des montagnes aux alentours.


Romain : La journée commence dans la pluie à longer le Lot. Une longue étape nous attend sans savoir où nous allons dormir car tous les accueillants nous font faux-bond.

A midi, la vieille ville d’Estaing nous réchauffe grâce à un café ouvert. De coup de fil en coup de fil, nous trouvons finalement un gîte sur une variante du GR.

Nous arrivons à la tombée de la nuit après une heure sous la pluie. Une journée éprouvante.


Mardi 29 novembre : Conques

E : 11ème jour de marche. Après avoir quitté le gîte de Campuac où l’on a été accueillis chaleureusement par une petite mamie, nous avons repris la route sur du béton pendant 20/30 mn pour recouper par les terres. On a rencontré quelques montées bien rudes pour redescendre finalement dans la forêt vers Conques


Romain : Départ pour Conques, une étape mythique du chemin de Compostelle depuis 1200 ans.

Je discute longuement avec Jean-Marie, tandis qu’E fait l'étape en tête. Nous le retrouvons en haut de la dernière descente vers Conques entre un panneau Saint Jacques 1450 km et une explication de Sainte Foy. Conques est une vieille ville médiévale avec une très belle abbatiale aux vitraux de Soulage. Nous logeons dans l’abbaye avec les hospitaliers et les six Frères. Le soir, nous sommes bénis pour notre chemin.


Mercredi 30 novembre : Decazeville

E :

Romain : Dernière étape avant la journée de repos. Nous quittons Conques dans la brume avant de remonter de l’autre côté de la vallée et sonner à la cloche de la chapelle à mi-pente pour prévenir de notre passage.

Plus nous montons, plus la brume se disperse. A la lisière des nuages, un arc-en-ciel blanc de lumière nous suit. Puis nous surplombons les nuages pour une vue panoramique jusqu’aux sommets enneigés du Cantal.

Toute l’après-midi, nous alternons à la lisière de la brume entre nuages et grand soleil


Vendredi 2 décembre : Saint Félix

E : 13ème jour de marche. Après notre jour de repos, nous avons repris la route vers Saint Félix


Romain :


Samedi 3 décembre : Figeac

E : 14ème jour de marche. Après avoir quitté Saint Félix du gîte très sympa tout refait et en bois, nous avons pris la route vers Figeac où nous avons passé l’après-midi dans la ville et sommes allés au cinéma.


Romain : Aujourd’hui sera sûrement l'étape la plus courte de notre marche, moins de 8 km. Heureusement, sur notre route, la jolie ville de Figeac animée le samedi, jour de marché. Nous avons la joie de retrouver de l’animation invitant à flâner dans les vieilles rues de Figeac et à goûter aux marchandises très absentes sur le chemin. Nous y passerons une longue journée sans sac à dos avant de retrouver notre armure de marche pour les derniers kilomètres avant le Relais Saint Jacques.

Un gîte dédié aux pèlerins et aux personnes en burn out, tenu par Olivier et Marie qui partagent avec bon coeur repas, paroles et belles histoires de pèlerins, de synchronicité et de marches à venir : “ l’audace d’y croire, le courage de le faire” est inscrit par l’alchimiste sur le devant de leur porte.


Dimanche 4 décembre : Ussac

E : 15ème jour de marche. Après avoir dormi chez des belges qui nous ont accueillis comme si nous étions de leur famille, nous sommes repartis sur le col des montagnes avec une magnifique vue encore une fois, pour finalement redescendre vers Les Sources d’Ussac où j’ai croisé une biche tête à tête qui remontait la forêt en galopant.


Romain : Une gratitude spéciale à tous les chênes qui ont accompagné notre chemin aujourd’hui. Les dernières feuilles jaunes de l’année tiennent encore aux branches et dans les rayons de soleil de l’automne illuminent notre chemin. Une belle étape sans trop de dénivelés et nous arrivons dans les Causses du Quercy. Chaque jour, nous marchons, aujourd’hui 20 km. A pied, le rythme est quasiment le même chaque jour. Pas de descente en roue libre ou de vent dans le dos pour accélérer notre allure. Environ 4-5 km par heure, en tout temps chaque jour, nous marchons


Lundi 5 décembre : Cajarc

E : 16ème jour de marche. Après avoir dormi Aux Sources, nous avons repris la route vers Limogne où l’on s'est arrêté avant car pas de gîte, mais toujours chez des personnes agréables.


Romain : La journée débute aux premiers rayons de la source d’Ussac. Une ferme polyculture élevage avec des paons, des brebis, des cochons et un espace de maraîcher-potager.

Nous partons pour Cajarc après quelques discussions du matin. En descendant vers Cajarc, nous croisons une rivière qui sort de la falaise à l'intérieur de laquelle on peut entendre le bruit du torrent, nous sommes en-dessous des causses, des terres karstiques, trouvées comme du gruyère.

Cajarc est située sur la rivière du Lot que nous longeons avant de remonter sur les causses.

Le soir, Françoise nous accueille le jour de ses 80 ans. Nous sommes les derniers pèlerins qu'elle accueille après 3 ans de gîte et 4 marches vers Saint Jacques, pour elle.


Mardi 6 décembre : Vaylats

E : 17ème jour de marche vers la lumière. On a fait 30 km car on n’a pas dormi à Limogne. Le chemin était assez long, mais assez plat malgré les montées et les descentes qui ne s’arrêtaient pas.


Romain : Il y a des jours qui filent comme ça. Les rayons du soleil toute la journée et des chemins plats bordés de murets 26 km et nous nous retrouvons au couvent des Soeurs de Vaylats pour un bon repas, seuls malheureusement pour nous, séparés des personnes âgées du fait du Covid.


Mercredi 7 décembre : Cahors

E : 18 ème jour de marche, après avoir quitté Lalbemque, nous avons repris la route vers Cahors, chemin très long avec beaucoup de routes et de boue, le temps commence à vachement se rafraîchir , mais, bon, quand on marche ça réchauffe.

Romain : Le réveil est frais au couvent de Vaylats et les premiers rayons de soleil nous réchauffent. Une belle journée ensoleillée sur les causses du Quercy où il suffit d'allonger la foulée pour arriver jusqu’à Cahors. Pourtant les derniers kilomètres sont durs et la faim se fait sentir. Nous attendons impatiemment notre journée de repos à Cahors.


Jeudi 8 décembre : Cahors

E : 19ème jour repos à Cahors. Petite visite tranquille et cinéma.

Romain : Après 25 jours, la distance avec nos proches se ressent pour eux comme pour nous. Alors on les appelle, on écrit, sur le blog ou sur des cartes postales. Ça ne remplace pas les rires, les embrassades et le sentiment de "chez soi”.

Et puis, marcher avec un inconnu, avant le départ, pour 1500 km n’est pas non plus une mince affaire. Chaque rencontre sur le chemin est précieuse pour partager er ressentir les liens humains si importants à nos vies. A toutes les rencontres sur nos chemins, quelles soient belles


Vendredi 9 décembre : Lascabanes

E : Après s’être bien reposé à Cahors, nous avons repris la route vers Lascabanes où j’ai encore pu apprécier deux biches au loin, limite rassurées par notre présence. Puis nous avons dormi chez l’ami de Romain ”Mario”, très sympathique.


Romain : Nous reprenons le chemin en ressortant par le pont Valentré de Cahors. Une belle montée pour admirer la vue avant une étape courte mais brumeuse. Heureusement à midi, nous avons trouvé un café pour manger au chaud. Dans le café, l'un des clients nous apprend que nous fêterons un deuxième Noël en Espagne le 6 janvier. L’autre nous demande pourquoi nous marchons ? Il n’a jamais compris les marcheurs, lui est allé à Saint Jacques en voiture. Nous, nous continuons à pied pour une étape plate. Les chevreuils nous regardent passer.


Samedi 10 décembre : Lauzerte

E : Après avoir bien dormi et bien mangé, nous reprenons la route vers Lauzerte dans le froid hivernal où on a eu le droit à une bonne montée boueuse pour commencer dans la forêt. Il n’y a toujours pas grand monde sur le chemin. Ça fait ambiance un peu apocalyptique.


Romain : L’hiver est là, le soleil est caché et le vent frais sur nos visages. Toute pause au froid est vite remise en question à moins d’être protégé du vent. Sur le chemin, des pèlerines accueillantes ou habitants placent des mots, de l’art, des jolis abris qui égaient notre journée. Merci à eux.


Dimanche 11 décembre : Moissac

E : France en demi- finale, histoire de bien commencer le délire. Bref.

Un bon matin d'hiver on se lève pour reprendre la route vers Moissac, mais il s’avère qu’il fait 4°C. Du coup, dehors c’est gelé et il caille. De plus, on marche dans des endroits pas couverts par les arbres, du coup, le vent te baffe le visage. A part ça, on a eu une belle route, attention à la déviation quand on arrive à Moissac mon grand, sinon derrière toi un beau cadeau (mdr). Pour finir on a dormi dans la maison d’un mec blagueur et qui kiffe Noel.


Romain : L’hiver approche et les températures nous le font sentir. De bon matin -5° et quand on démarre la marche tout est gelé. “On se croirait dans 2042” dira E. Aujourd’hui, nous marchons avec Momo qui nous accompagne pour une étape. Le hasard fait que E et Momo ont grandi dans la même ville. Heureusement le soleil brille toute la journée et rend magique cette étape. Des feuilles gelées et des brins d’herbe cristallisés. L’étape est longue et se termine au crépuscule. Le soir, c’est l’opulence de décoration de Noël dans le gîte qui nous accueille. Une belle tablée près du sapin, Noël sur le chemin approche.


Lundi 12 décembre : Espalais

E : Bien dormi, bien mangé, on repart tranquille, il fait -1°c. Le chemin était plat


Romain : La ville de Moissac est bordée par le Tarn qui se jette un peu plus loin dans la Garonne. Nous longeons ensuite le canal de Golfech et le canal des 2 mers dit Canal du Midi. Nous y croisons un cycliste voyageur et une bien étrange voyageuse. Cette jeune fille de 18 ans tout au plus, voyage du Beaujolais jusqu’à l'océan avec Cadis, une génisse de 14 mois, deux poules et un chat. Elle a démarré le 22 septembre et sa principale motivation semble être que sa vache mange uniquement de l’herbe fraîche. Proche de l’océan, il y en a tout l’hiver. Bonne chance à elle, ça laisse pensif ou perplexe.


Mardi 13 décembre : Castet-Arrouy

E : Le chemin est très boueux, mais bon. La veille on a mangé chez un allemand qui apparemment cela fait 13 ans qu’il marche. Il nous a fait une soupe épicée que je n'avais jamais goûtée


Romain : Nous sommes bel et bien descendus des montagnes du massif Central. L'étape suit les longues routes en ligne droite le long des monocultures du Gers. Mentalement éprouvant, car ce sont de longues distances à voir le village suivant se rapprocher lentement. Heureusement, les températures sont douces et nous pouvons faire de belles pauses dans les villages où des crèches à thème se succèdent. Noël se rapproche encore un peu plus.


Mercredi 14 décembre Lectoure

E : Après avoir passé une bonne nuit de sommeil, on repart et en plus, il fait beau. Les terres du Gers sont compliquées, on traverse beaucoup de champs et de boue.


Romain : Ce matin, il fait humide, mais bon. Nous visons Lectoure et la cathédrale. Notre accueillante de la veille nous mène jusqu’à la dernière crèche. Une dame d’une grande gentillesse. Une occasion de remercier toutes les accueillantes et accueillants qui nous soutiennent chaque soir dans notre marche et dans la démarche de Seuil. Ça nous pousse et nous donne de l’énergie pour continuer. Merci , merci, merci.


Jeudi 15 décembre :

E :

Romain : Une jour de pluie annoncée et puis non pas de pluie. Les réserves d’eau du Gers que nous croisons sont toutes à moitié vides, voire plus. La boue est notre principal défi sur ces étapes. Elle colle aux chaussures, rend difficile notre avancée et salit nos équipements.

Heureusement, le Gers compte de nombreux villages animés où l’on peut trouver des cafés ouverts pour se reposer à mi-journée. Au loin, les Pyrénées approchent.

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