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Marche de Amixxx

Marche de Amixxx accompagné par Anaël


Mercredi 30 juin : Montbonnet

A : Holà mes chers auditeurs, le périple a commencé, on a fait beaucoup de bonnes rencontres. Les gens sont super accueillants, Mon accompagnant, Anaël est déterminé, je ne sais même pas où je suis, mais je suis relaxe pour la suite. Ce matin, je me suis un peu zelef (énervé,). Je sais en tout cas que les bâtons de marche ne sont pas utiles. Petite anecdote, hier on a dormi chez une dame super accueillante, son mari est super sympa, au top, c’est carré. À demain pour de nouvelles aventures.


Anaël : Première étape, direction Montbonnet pour une marche de 15 km. Sortie du Puy laborieuse grâce à mon sens de l’orientation hors norme. Heureusement, A. n’a pas sa langue dans sa poche et demande aux passants de cette jolie ville. Allez, nous y sommes, sur le chemin, en bas de cette côte qui donne du fil à retordre à A. Il crie des noms d’oiseaux, s'acharne sur ses bâtons et les tord de colère. Allez A., garde le cap, le meilleur reste à venir. S'ensuit un enchaînement de paysages magnifiques, la montée fut passée, nous croisons les pèlerins rencontrés la veille au soir, échangeons quelques mots et continuons notre route. Arrivée au gîte chez Anne, après les étirements et une douche bien méritée, place au repas, au partage et aux discussions passionnantes.


Jeudi 1er juillet : Monistrol sur Allier

A : Hola señorita y señor, Super journée. On a marché comme des tarés, enfin arrivé à destination. Anaël a failli tomber plus d’une fois, moi aussi d’ailleurs. Je suis en train de bronzer, il y a un soleil de malade. On rencontre des gens super. J’ai des petites ampoules, mais je tiens bon. J’ai aussi pris un galet sur le chemin


Anaël : Bonjour. Réveil au milieu des volcans, petit déjeuner copieux au soleil. On enchaîne une série de 2 × 3 pompes et nous voilà partis. A., chapeau d’aventurier sur la tête, avance d’un pas déterminé. C’était top est magnifique, les chemins s'enchaînent. On avale facilement les kilomètres et prenons plaisir à contempler les paysages autour de nous. Seulement voilà, il semble que A. se fasse attaquer par des mouches …je le vois là, en train de boxer dans le vide en hurlant des noms d’oiseaux et, je cite : « je vais faire un génocide de mouches ». Il me fait rire.😂

Arrivé à Monistrol sur Allier, une falaise incroyable me fait de l’œil, puis à ses pieds une plage nous permettant de clôturer cet après-midi sereinement. L’eau est fraîche peut-être à 12°. Juste ce qu’il faut pour se rafraîchir et recharger les batteries. Nous prendrons le repas de ce soir, au gîte chez Salen, avec une grande tablée de pèlerins.


Vendredi 2 juillet : Saugues

A : Wesh la patrie, journée difficile pour ma part. Des grosses côtes et pas des côtes d’agneau. Paysage extraordinaire avec des gens ordinaires, des vieilles dames ont failli nous dépasser, mais on s’est surpassé.

J’avoue avoir eu quelques coups de nerfs, mais pour prendre sur moi j’ai pensé à ma mère. Arrivé à Saugues avec mes ampoules, j’ai l’impression d’avoir des pieds d’ogre. Je me suis dégonflé pour faire le musée de la bête du Gévaudan. Anaël s’est foutu de moi, ça m’a fait rire. Je suis épuisé. Je vous dis à demain pour des news meilleures.


Anaël : Réveil incroyable encore ce matin, dans une couette, entouré de verdure et de caillasse. A. se réveille de plutôt bonne humeur. Ça change. Seulement voilà, au donneur de plaisir, juste après notre échauffement, il décide d’arrêter, ne veut plus partir. Je comprends qu’il a passé une petite nuit, ça Cogite là-haut. Les courbatures et les douleurs dans les jambes ne l'aident pas et l'impressionnante côte qui nous attend l’affaiblit avant même de l’avoir commencé. Ce n’est pas gagné, je le laisse faire son cinéma dans son coin, me pose à l’écart en continuant cet écrit. Une heure plus tard, la pression étant redescendue, il décide de partir, s’attaquer à cette fameuse côte. Je plie les gaules, et c’est parti ! Ce fut laborieux, des arrêts toutes les cinq minutes, il prend sur lui. Quelques mètres plus tard, je lui propose qu’il applique du baume du tigre rouge sur ses douleurs. Ce remède miracle… Le reste de la marche se déroule plutôt bien, on mange des fraises que l’on ramasse sur notre chemin, je lui montre un cèpes, ce savoureux champignon. Ces paysages sont superbes jusqu’à notre arrivée à Saugues.

Saugues, point de rencontre des pèlerins venant d’Auvergne, ville où se trouve aussi le musée fantastique de la bête du Gévaudan. Lieu où nous avons décidé la veille d’aller visiter si nous arrivons assez tôt.

14h20 arrivée au gîte, nous posons notre sac et partons visiter le musée. Seulement voilà, arrivé devant la première scène, A. se dégonfle et me demande de sortir. Je vois sa tête se décomposer, ça me fait sourire. A. le «caïd» aurait-il peur d’une légende ?


Samedi 3 juillet : Chazeaux

A : Buongiorno marcheur de l’extrême. Nouvelle journée qui commence à Saugues. Ambiance super sympa, Jean-Claude l’hôte super cool passionné de bécane, j’aime bien aussi donc on n’en a un peu parlé. On a pu faire des courses un peu plus économiques car les épiceries pompaient le budget. Marche plutôt facile pour arriver à Chazeaux. Ça mouillait mais malheureusement on a pas vu de grenouilles. On a croisé à nouveau les pipelettes, elles nous ont souhaité bon courage. Mais, on n’y est arrivé sans trop forcer. Je commence à m’y faire. À demain pour de nouvelles histoires.


Anaël : Petite étape aujourd’hui, 14 km. Ça tombe bien, il pleut ! Départ vers 10 heures… Les discussions avec les autres étant passionnantes, A. a bien dormi, de bonne humeur. Il a appliqué de la crème sur ses pieds que Sandra, une pèlerine avec qui il a bien sympathisé, lui as donné. Et c’est parti, allons affronter la pluie ! La marche se déroule sans embûche. Nous retrouvons des pèlerins croisés la veille et déjeunons ensemble sous un petit abri et ça repart. Arrivé au gîte, nous rencontrons Marie-Aimée et Louis, nos hospitaliers. Des personnes incroyables ! S’enchaîne un repas entre convives et une soirée sur le thème de la rigolade.


Dimanche 4 juillet : Saint Alban sur Limagnole

A : Hello les pèlerins de l’extrême, la nuit dernière on a dormi chez des gens super Marie Aimée et Louis des gens fantastiques. On est parti ce matin un peu tôt mais ça a été vite de fou, on a avalé les kilomètres comme des étalons de «compet». J’avoue avoir des ampoules aux pieds mais ça me permet pas de voir dans le noir malheureusement. Mais bon, bien arrivé à Saint-Alban sur Limagnole. On a croisé à nouveau un pèlerin super sympa, Pierre, vraiment super cool. Il nous a payé un café, on a discuté avec une dame super gentille qui tenait son bar. On est bien arrivé au gîte, tout va bien. À demain pour de meilleures news.

PS : on déguste de la soupe d’orties et une tarte à la rhubarbe.

Merci Marie Aimée.


Anaël : Salut tout le monde ! Départ matinal, 8h15 ! Sous la pluie, et c’est parti pour 18 km de marche. Changement de région, on rentre dans la Lozère et ses champs à perte de vue. C’est beau, mais en profite différemment sous la pluie. Alors on trace. Nous arrivons à Saint-Alban sur Limagnole à midi. Juste le temps de déposer les sacs et de filer acheter quelque chose à nous mettre sous la dent. Gîte à la ferme ce soir, tuerie ! Nous dormons dans une grange aménagée et dinons un excellent repas préparé par la femme de Maurice. Au lit tôt je crois ce soir, A. ne le dit pas, mais ses cernes en disent long… Une belle journée nous attend demain.

A et Anael


Lundi 5 juillet : Aumont - Aubrac


A : Journée ensoleillée, super difficile pour ma part, mais j’ai réussi. J’ai super mal aux pieds avec ce chemin de m…., mais voyons le bon côté, il fait chaud, je bronze bien, donc c’est cool, malheureusement un tronc d’arbre a eu raison de mon short, la sève c’est pas cool, ça m’a collé le cul, donc je me suis changé, bon mais tout va bien. On est arrivé sain et sauf, c’est vrai, j’ai bien insulté ma juge sur le trajet.

Je vous aime et ne vous inquiétez pas, je ne fais pas de bêtises, on a aussi recroisé des pèlerins qu’on avait déjà vus, super sympas.

Voilà, nous sommes bien arrivés. Tout va bien hormis mes pieds et la bonne journée.


Aniel : “Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d’un pas ferme” (Saint Exupéry)

Après une photo souvenir avec notre hospitalier, Maurice, nous voilà fin prêts pour cette nouvelle semaine, direction Aumont-Aubrac

Nous croisons à nouveau des pèlerines rencontrés au début de notre marche qui offrent à A de quoi soulager ses douleurs musculaires. Nous continuons notre route.

A la sortie de Chazeaux, une côte raide nous attend. Elle donne du fil à retordre à A, il a mal partout, ses ampoules “éclairent” le chemin. Les cris et les injures déferlent, il lâche son sac et s’assied par terre au milieu du sentier. Je commence à avoir l’habitude, je pose, moi aussi, mes affaires, à côté de lui et lui demande de retirer ses chaussures? afin que cela le soulage un peu. Il n’écoute pas. Très bien, je suis armé de patience et en plus j’ai un super bouquin que je n’avais pas le temps de lire. Une heure et demie plus tard, il n’a pas redescendu. Me reviennent en tête, mes cours de négociation. Parfait. Essayons ça ! 30 mn plus tard, il se détend, je lui tends une canette de coca et décidons de continuer à marcher après le repas. S’enchainent les kilomètres, les injures et les coups contre les arbustes sur son trajet. Il essaie d’en arracher un, qui lui résiste, ça lui fait mal aux mains. Double peine, dommage. Va-t'il se rendre compte que la nature est plus forte que lui ?

Arrivés un peu avant 17h au gîte, j’essaye du mieux que je peux de faire appliquer nos tâches quotidiennes, les étirements, les comptes de la journée ainsi que nos écrits, ce n’est pas simple. Ce n’est pas grave, demain est un autre jour. Au moment de se coucher, A est redescendu, il décida de lire un peu pour chasser ses pensées négatives. Et moi, fatigué de cette journée, tomba rapidement dans les bras de Morphée. A demain.


Mardi 6 juillet : Les 4 Chemins

A : Wesh la famille ! J’espère que ça va, moi « merci à Dieu », juste un peu mal aux pieds.

Donc on a marché 10 bornes ce matin au lieu de 27, donc petite après-midi tranquille dans un super gîte. Sandra, une pèlerine super cool. Elle m’a soigné, m’a percé les ampoules et elle m’a fait une technique de magnétisme, le Reiki. Donc ça va un peu mieux. Je dois être prêt pour les prochaines étapes. Je vous souhaite une bonne journée.


Anaël : Bonjour,

Nous devions effectuer 27 km aujourd’hui, seulement les lésions sur les pieds de A méritent un peu de soins et de repos. Nous décidons alors de couper l’étape en deux, ce sera 12 km aujourd’hui et sous la pluie s’il vous plaît !!

La marche fut douloureuse pour nous deux. Mais comme la vie est bien faite, notre journée de marche s’achève “Chez Régine” où l’on prend soin de nous, à base de bonne bouffe locale, soin des pieds pour A et séance de Reiki, de quoi être en pleine forme pour demain.

Stay tuned.


A et Anael


Mercredi 7 juillet : Nasbisnal

A : Holà les pèlerins du Sud. J’espère que vous allez bien, reprise de foulées.

Ce matin, un peu dur, mais on est bien arrivés à Nasbinal. On recroise souvent les mêmes personnes et ça fait du bien. Hier tout s’est bien passé. Arrivée super tôt, on a pris un bon petit déjeuner chez Régine pour être au taquet et c’est passé “comme sur des roulettes”. Arrivée à Nasbinal, on a mangé, puis on a cherché un tabac car on était en manque. Anaël a dit qu'il allait “péter un plomb”. Donc après ça, on a été dans un bar. On a recroisé un pèlerin qu’on avait vu au Puy-en-Velay, Mathias, super sympa qu’on a recroisé ensuite au gîte “La Grappière”, Marjorie, l’hospitalière, super cool. C’était très sympa. Bonne soirée.


Anaël : 100 bornes. Allez plus que 410 km. Départ sous une météo clémente, les batteries sont rechargées, les pieds (presque réparés). En tout cas, je vois A. galoper. L’étape du jour n’a pas beaucoup de dénivelés, nous traversons les champs de l’Aubrac et en prenons plein les “mirettes”.

Arrivés à Nasbinals, nous prenons le temps de faire les courses et d’acheter une carte postale

Après-midi en terrasse pour une grosse séance de luminothérapie.

La soirée se passe avec un repas cuisiné en commun, puis discussion poignante avec Mathias, un pèlerin en marche vers Santiago.


Jeudi 8 juillet : Saint Chély


A : Bonne journée pèlerins fous d’aventures. J’espère que vous avez bien passé une bonne soirée, moi j’ai galéré juste pour votre plaisir, non, je rigole.

Super journée pour ma part. On a vu de super paysages.

On la recroise souvent notre petite Francine,, une pèlerine super sympa. On est arrivé plutôt vite. Petite déception, on dort chez la Bac dans un super gîte, l’hospitalier a fait «Baceux», mais il est aussi plombier à ses heures perdues. J’ai joué au foot avec un garçon de mon âge et ça m’a fait du bien et ce soir, Anaël a trouvé une compagne. Il l’a invitée à boire un verre, c’est Francine.

Bonne soirée à vous mes très chers pèlerins et gardez la pêche.


Anaël : Départ sous un ressenti 8°. Aujourd’hui, ça fait du bien de se sentir vivant.

On traverse les champs, au milieu des vaches et de leurs cloches, c'est juste super agréable. Après une gigantesque descente pleine de cailloux, nous voilà arrivés dans la vallée du Lot. Ce décor est fou !

Marche presque sans embûches aujourd’hui, nous nous installons dans un super gîte tenu par un ancien de la Bac et une éducatrice spécialisée. A est de joie. Fin d’après-midi foot, puis j’offre un verre à A et Francine ce soir, une pèlerine de 61 ans qui termine sa marche. Ma future copine, A est jaloux.


A et Anael


Vendredi 9 juillet–Espalion

A : Bonjour les pèlerins, comment allez-vous ? Moi, nickel une belle journée dans l’ensemble. J’ai abandonné Anaël quelques instants mais je l’ai retrouvé. Je suis désolé.

Anaël a marché l’autre moitié du chemin seul. Je suis fatigué. J’ai énormément mal aux pieds, et je suis un peu perdu. Bonne journée à vous et à plus tard.

Anaël : Départ du gîte après un selfie souvenir avec nos hospitaliers, nous commençons la journée par les achats du déjeuner de ce midi. Et avec Amine, la nourriture, c’est un combat permanent. Il trouve rarement ses plats fétiches dans les épiceries de village. Chose faite, nous débutons la marche avec sa crise habituelle, « allez mec, t’as déjà monté bien plus ». Nous traversons ensuite un plateau, en forêt, puis nous nous engouffrons dedans pour que cela l'apaise. Jusqu’à ce que je le vois courir devant moi et dévaler comme un fou cette pente remplie de cailloux. Et les frottements des orteils contre le bout de la chaussure lui éclate encore plus les ampoules et forcément, ça fait mal. Re crise !! Parfait, il est temps de manger, et le repas est sacré! .Tellement il n’aime pas ce qu’il A CHOISI car il y a des légumes dans sa boîte de thon à la mayonnaise et il envoie tout valser sur le chemin. Ce n’est pas grave. Des pèlerins s'arrêtent pour discuter, une voiture passe, il en profite pour l’arrêter et demande à l’automobiliste de le déposer dans le village où nous devons passer la nuit sans même que je me rende de quelque chose. Je suis prévenu qu’il est arrivé au gîte, il me reste alors 14 km de marche et cette fois-ci, avec moi-même, le temps de le retrouver.


Samedi 10 juillet– Estaing

A : Hello les pèlerins, j'espère que vous allez bien ? Belle journée. Caliente=chaude.

Hier 24 bornes. On les a rattrapés, j’étais super content et fier de moi. Je marche bien sous le soleil, on recroise des personnes super sympa. On a bu un verre avec Anaël avec vue sur le Lot c’était génial. Bonne soirée à vous.

Anaël : « Nul ne sert d’aller vite, haut.on est loin si l’on oublie de regarder par là où on passe »

Retour à la case départ ! On refait l’étape d’hier à partir d’où Amine a fait l’ auto-stoppeur. Après un re découpage de l’itinéraire et trois coups de téléphone pour reporter nos nuits en gîte, nous sommes partis pour une journée à 24 km, une première pour Amine. Bon, pour le coup, je connais l’itinéraire et je suis content qu’il refasse cette partie avec moi, car je sais qu’il va y avoir un moment de faire une pause pour déjeuner, les pieds dans le Lot et ça, il va kiffer! Ça ne manque pas! Il se ressource en dévorant son gros sandwich et de repartir aussitôt pour continuer cette balade parfaite! Nous longeons le Lot, les arbres nous abritant du soleil. Je ne l’entends pas, enfin si, je l’entends chanter, il rappe, en impro totale, avec un “Flow” plutôt bon et je ne l’entends pas se plaindre, incroyable! Ça y est, est-ce que ce ne serait pas ses muscles et ses pieds qui s'habitueraient à la marche?

Bon, en tout cas, il galope et sans râler ce qui n’est pas pour me déplaire:)

Arrivé à Estaing, il est fier de lui. 24 km, une première pour lui.

Coca en terrasse, il est doux et merveilleux ce soir. Mais me prépare-t-il encore une petite surprise ?


Dimanche 11 juillet : Golinhac

A. : Wesh, la zone tranquille ou quoi. Bonne journée dans l’ensemble. Une perte de confiance à l'égard d’Anaël, on dit des choses qui ne sont pas respectées. Bref; Le gite, super sympa, le soleil est au rendez-vous. Donc voilà, au revoir les pèlerins.


Anaël : Bonjour. Effectivement une surprise m’attendait au petit matin : j’ai retrouvé sa sacoche l'extérieur du gite, en la refermant j’ai aperçu des coupures de 5 euros.

Problématique résolue facilement avec le soutien de Clémence, de l’équipe de Seuil, qui « m’aiguille » par téléphone, le combat quotidien du choix de la nourriture avant de partir. Vient ensuite, enfin je vous passe les détails, je crois que vous connaissez déjà. Amine me fait son sketch quotidien durant la montée, en direction de Golinhac, bon effectivement elle était costaud. Et là, je dois vous laisser car je crois qu’il me prépare une autre surprise !!


A et Anael


Lundi 12 juillet : Conques

A : Wesh alors la zone bien ou quoi! Journée super dur. J’ai eu une surprise pour arriver à Conques, mais grâce à des personnes, j’ai réussi je suis super content de moi mais c’est la dixième fois que j’écris sur le blog. Merci au revoir.

Anaël : Bonjour, la journée commence pas très bien, suite à un malentendu, A ne veut plus me parler et lorsque je tente des approches, il me répond de manière agressive. Aussi, je comprends les limites de ma patience, ça monte au clash sur le chemin et là aussi je comprends que ce n’est pas la bonne posture à adopter. Ok,je prends sur moi, me remets du mieux que je peux dans une humeur positive et continuons cette marche sous la pluie, douloureuse pour tous les deux aujourd’hui. Les arrêts sont fréquents, il est d’une colère noire et est imbuvable. De plus, à force de décaler nos nuitées, les gîtes manquent de place, notre budget quotidien étant largement suffisant mais pour autant, dépensé facilement dans la nourriture “fétiche” de A, nous avons deux solutions pour cette nuit : une nuit à la belle étoile ou location de tente en camping. Les deux options ne lui conviennent pas, mais je ne laisse pas le choix A. Moi aussi, je suis fatigué, tu ne m’as pas encore mis “KO” même si tu m’as mis dans le rouge.

Allons nous reposer et puis une journée de repos nous attend demain dans ce village atypique : Conques”.


Mardi 13 juillet : Conques (Repos)

A : Holà les pèlerins. Comment ça va ? Moi nickel. Bonne petite journée de pause, qui fait un bien fou. On a recroisé et des pèlerins, d’autres part et avec un peu d’émotion c’était super triste. J’ai vu une fille qui me plaisait mais bon je ne suis pas en vacances (mort de rire). On a mangé, Je me suis énervé contre Anaël mais j’espère qu’il n’est pas fâché. On a aussi été à la messe du pèlerin ça m’a fait penser à ma grand-mère, mamie, je t’aime, tu me manques. Sur cette émotion, je vous dis au revoir les pèlerins à la prochaine.

Anaël : Les clapotements des gouttes de pluie sur la tente m’ont détendu. La nuit est bonne, je suis en pleine forme et je me sens bien. Grasse matinée pour A, il est bientôt 10h et il ronfle encore. Profite ! C’est repos aujourd’hui. Cela me laisse le temps de planifier les futures nuitées, rédiger mon rapport et penser à des activités ludiques à faire aujourd’hui. Tout en anticipant dans ma tête, peut-être, mes futures frustrations à gérer.

Je reprends cet écrit aujourd’hui, après relecture, il s’en est passé des choses.

En effet, A n’ayant plus de tabac, ni d’argent de poche m’insulte et fait un scandale en pleine rue. Du mieux que je peux, j’essaye de rester calme, mais il s’enflamme et me donne un coup. Il crie tellement fort que les passants poursuivent leur chemin, du mieux que je peux, je prends mes distances et décide d’appeler l’équipe de Seuil. Le paquet de tabac, une fois accordé, il se calme. Enfin, nous allons pouvoir poser nos sacs à l’abbaye de Conques pour y passer la nuit.


Mercredi 14 juillet : Conques

A : Hello les pèlerins. J’espère que ça va ? Moi ce matin pas trop plus de motivation. Je n’ai pas voulu marcher aujourd’hui donc on est resté à Conques. C’était génial. On a visité l’église, une histoire extraordinaire du tympan de Conques, une sculpture sur la façade qui représente le jugement dernier donc qui fait réfléchir. Des belles rencontres encore une fois, malgré ma mauvaise foi. Je voudrais continuer mais à voir. Bisous à vous et bonne soirée.

Anaël : Jour férié, est-ce pour ça que A décide de ne plus marcher ? Il me dit avoir mal partout, j’écoute et le laisse faire. Ses talents d’acteur étant décelés, je sors mon bouquin et de toute façon, je suis chargé de patience. Nous restons finalement bloqués à Conques. On passera l’après-midi à visiter l’abbaye avec l’association CASA, à décrypter le tympan, puis à faire une exposition présentée par l’association Limbo. La journée se clôture avec un son et lumière projeté sur l’abbaye.


Jeudi 15 juillet : Decazeville

A : Coucou, les pèlerins. J'espère que vous allez bien, moi dieu merci aussi. On est parti de Conques ce matin. Avant ça, on a été voir une chorale à l’église des gens qu’on a rencontrés à la Maison Familiale. Ils avaient vraiment du talent, un peu galère la montée, mais ça s’est fait tranquillement. J’ai glissé à un moment, mais j’ai des bons réflexes. Finalement, tout s'est bien passé. On a sonné la cloche de la chapelle Sainte Foy. A ce moment, j’étais en sueur, juste après on a rencontré des randonneurs très gentils, Hortense et Charles. On a fait un autre bout de la montée avec eux. Après on s’est séparé car Anaël a voulu tracer, car il n’y avait pas de gîte réservé. On s’est dépêché. Il allait super vite, donc on est bien arrivé. C’était une bonne soirée. Merci à vous tous.


Anaël : Réveil difficile et tardif pour A aujourd’hui. Direction Decazeville. Il marche bien bizarrement; Il filoute toujours autant avec les pèlerins de façon à les mettre dans sa poche. Il me nargue et commence à m’insupporter. Je me demande vraiment ce qu’il fait là puisque j’imagine que la marche finie ou non, le final sera la même pour lui.

En attendant, je me réjouis et me surprends à trouver un avantage à mon introversion. Cette capacité à me mettre dans ma tête afin de faire abstraction de tout cela est folle. Bonne soirée.

Vendredi 16 juillet : Saint Félix

A : Holà les pèlerins de la zone. J’espère que ça va, moi “nickel” juste un peu fatigué. A part ça, tranquille. On est parti de Decazeville, petit aparté hier, un pèlerin m’a fait une séance de pilate. Merci Yang. Donc revenons à nos moutons. Une belle journée, pleine de randonneurs. La montée de Decazeville étant rude, mais avec une vertu qui s’appelle la patience, on arrive à tout, Après cela on s’est arrêté à Livinhac pour casser la croûte, puis on est reparti tranquillement

On a recroisé un pèlerin qu’on avait vu à Conques. Il allait jusqu'à Figeac, plutôt costaud!

Après on est arrivé tranquillement à Saint Félix, mais j’ai oublié de vous dire juste avant on a dégusté deux délicieux cookies à la noix et au miel chez Claire. Bonne chance pour son projet. Bref, on est bien arrivé. J’ai mal aux pieds et aux genoux. Adios Amigos


Anaël : Bonjour, volontairement j’instaure un froid entre nous. Il s’en rend compte et me le fait remarquer, ça l’interroge. Aujourd’hui, il va bien, ses crises sont courtes. Tant mieux parce qu’il m’a fait passer deux journées dans le rouge. Hier, j’étais fatigué, vraiment. A ne s’en doute pas, mais il m’aide et m’apprend à dépasser mes limites : je découvre en moi des ressources insoupçonnées, et puis, je me dis aussi que je suis sacrément fou de me donner ce genre de défi. Ha Ha Ha ! Je suis fier de moi et prêt pour la suite.


Samedi 17 juillet : Figeac

A : n’a rien écrit

Anaël : Une plaie. J’étais en train de me dire, ouf à ce jour.je n’ai ni eu d’ampoules, de lésions ou de grosses courbatures, mais en fait, je suis avec A le voilà, mon facteur qui handicape la marche. Nous sommes actuellement bloqués à mi-étape à Figeac (au lieu de Beduer), la ville de la frustration pour A.

Là, il se tape une crise, car il n’a pas su gérer son argent de poche et ne peut pas s’offrir un paquet de cigarettes. Il râle, tourne en boucle pendant que j’écris, bouquine et observe les passants, les vacanciers, la vie. A est un homme de goût. A chaque fois, je prends plaisir à découvrir les endroits où il bloque la marche. Cette journée prend malheureusement une mauvaise tournure et cela devient peu supportable.


Dimanche 18 juillet : Figeac

A : C’est la zone. J’espère que ça va, moi tranquille. Bon aujourd’hui, c’était un peu tendu. On a fait 10 km, puis je me suis arrêté face à mon addiction, puis j’ai cédé, je suis têtu. Malheureusement. Donc je n’ai pas voulu repartir de Figeac. Donc, on a galéré, on est à l’arrêt pour le moment. Bonne journée.


Anaël : Journée nostalgique aujourd’hui. Un mélange de tristesse, soulagement et puis cette envie de continuer, même si je sens que ce n’est pas une bonne idée. Nous sommes donc restés à Figeac, grasse matinée pour A qui s’est levé à 10h50. Il est pensif, semble inquiet pour la suite. Allons en ville se changer les idées. Nous recroisons Caroline, une femme rencontrée à Espalion qui nous offre un verre en terrasse et qui passe du temps avec nous pour découvrir Figeac. A est calme et semble réaliser qu’il se passe quelque chose. Il a un potentiel énorme, je crois qu’il s’en rend compte, mais il ne sait pas l’utiliser à bon escient. Désormais, je crois qu’il a toutes les cartes en mains.


Lundi 19 juillet : Faycelles

A : Wesh ! alors j’espère que tout va bien. On est parti du gîte tard. Grasse matinée ce matin. On est resté à Figeac toute la journée. On a galéré un peu, on a aussi revu Caro, une pèlerine qu’on a croisée à Espalion. Là à la halte de Saint-Jacques, on a vu l’escalier du Calvaire à Figeac après on a été boire un verre, puis on est parti, on a pris une mauvaise variante du GR, du coup on a pris le taxi pour aller jusqu'au gîte. On a rencontré Jésus, l’hospitalier m’apprend un truc, marcher sans scrupule, c’est des cailloux qui rentrent dans sa chaussure, sur ce “au revoir”.


Anaël : n’a rien écrit


Jeudi 20 juillet : retour à Rennes


A et Anael

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