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Marche de Timxxx

Marche de Timxxx accompagné par Robert

 

Mercredi 10 janvier : 

 

T : Je m’appelle T. Je viens du Nord de la France. Aujourd’hui, je me suis réveillé à 8h30. Nous sommes partis m’habiller pour mon séjour de trois mois en Italie. Ensuite, nous sommes allés manger, puis faire une petite marche de 8 km avec le sac à dos pour me mettre en condition

 

Robert : Bonjour/Bonsoir. Je m’appelle Robert et demain, je pars avec T en Italie. C’est pour tous les deux la première fois que nous allons en Italie et nous ne parlons pas l’italien, alors ce sera une belle aventure.

Aujourd’hui, on a été à Décathlon pour acheter l'équipement de T et après nous avons marché une heure et demie. Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps pour plus de préparation.

Demain, nous prenons le train pour Turin où on aura un jour pour voir la ville vendredi et ce samedi nous ferons les premiers pas de notre marche, environ 1600 km.

 

Jeudi 11 janvier :

 

 T : Aujourd’hui, j’ai pris le train pour aller en Italie. A l’arrivée, nous avons pris le bus pour aller à notre Airbnb.

 

Robert : Nous sommes en Italie.

Ce matin, avant le départ, nous avons acheté quelques petits derniers trucs, partagé notre repas du midi avec Sylvie (notre responsable de marches) et après c’était voiture-train et train-bus-train et enfin l’Italie !

Avant le départ, on avait déjà réservé un Airbnb où nous sommes arrivés à 23h. La propriétaire ne parle ni le français, ni l’anglais et nous ne parlons pas (encore) l’italien, mais nous avons deux lits et si nous avons bien compris, nous aurons du café, du lait et des croissants pour le petit déjeuner. L’aventure a commencé.


Vendredi 12 janvier :

 

T :Aujourd’hui, nous avons marché jusqu’au stade de La Juventus, puis  jusqu’à l’office de tourisme. Nous avons mangé une pizza et fait quelques courses pour manger ce soir. Ensuite, nous sommes rentrés, avons fait une petite sieste, et nous sommes allés à la poste déposer un colis.

 

Robert : Nous avons commencé notre aventure par un jour de repos. T a voulu voir le stade de La Juventus et prendre des photos. Après, nous sommes passés chez Décathlon pour acheter de nouvelles chaussures : les chaussures que j’ai achetées il y a deux semaines me font mal aux pieds et je ne veux pas risquer de devoir m’arrêter. Ensuite, T a proposé de ne pas prendre le bus vers le centre ville, mais d’aller marcher (une heure et demie). En centre ville, nous avons acheté les crédentiales, documents dans lesquels nous allons recevoir des tampons dans tous les villages où l’on passera. Puis, nous avons mangé notre première pizza. italienne : beaucoup mieux qu’en France.

 

Samedi 13 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon premier jour de marche. J’ai marché 9 km pour arriver à Gassino Torinese et ce sont des religieux qui nous ont accueillis.

 

Robert : Premier jour de marche. Nous n’avons marché que 9 km pour nous habituer à la marche et au sac à dos. Ce soir, on dort chez les sœurs à Gassino Torinese (j’ai oublié le nom de la congrégation). Les sœurs nous ont offert également le dîner et le petit déjeuner le lendemain, ce qui nous arrange bien, parce que pour demain, nous avons seulement trouvé une chambre d’hôtes hors budget.

 

Dimanche 14 janvier :


T : Aujourd’hui, j’ai fait mon deuxième jour de marche. On s’est réveillés à 6h45, on a pris notre petit déjeuner à 7h30, puis à 8h nous avons pris la route jusqu’à Chivasso, on a marché 19 km au total en passant les ¾ de la route dans des champs.

 

Robert : Le dîner chez les sœurs était bon hier soir. Le petit déjeuner était moins impressionnant (quelques biscottes à la confiture), mais c’était un hébergement “a offerta” (à libre participation), ce qui est toujours agréable. Comme il faisait froid et comme  nous n’avons pas trouvé de table pique-nique sur notre chemin, nous avons marché vite et nous sommes arrivés à Chivasso à midi. Dans le gîte, nous profitons de la machine à laver dans notre chambre, parce que sur le chemin, on ne sait pas quand on trouvera la prochaine. Et le dimanche, les magasins sont fermés, alors ce soir, on va manger un kébab.

 

Lundi 15 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon troisième jour de marche. On a fait 15 km. C’était très dur.

 

Robert : La marche de Chivasso à Lamporo était dure aujourd’hui, mais heureusement il faisait beau et à midi, nous avons trouvé des petites pizzas à Terrazza. .A Lamporo, nous sommes accueillis par Pietro qui insistait pour faire des pâtes aux lentilles. Il nous offre également un petit déjeuner de rois, demain matin. Et ce petit déjeuner va nous servir parce que demain nous avons 30 (!) kilomètres à faire.


Mardi 16 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 4ème jour de marche qui a été très compliqué. Nous avons parcouru 30 km, 79 depuis le début de la marche. Dans l’après-midi, nous nous sommes perdus, mais le soir, nous avons retrouvé notre gîte. On a été manger au resto et en revenant la  police italienne était là pour nous contrôler.

 

Robert : La marche a été dure aujourd’hui. Il faisait gris, humide et froid et on avait une trentaine de kilomètres à faire, dont la plupart sur le bord d’une route nationale et évidemment nous nous sommes perdus sur les derniers kilomètres, ce qui nous a mis dans la boue jusqu’aux chevilles. Mais la vraie aventure d’aujourd’hui, c'était ce soir. En rentrant du resto au gîte, nous avons été accueillis par quatre carabiniers (gendarmes) qui nous ont séparés et qui ont voulu étudier tous les documents que je portais pour m’assurer que je n’avais pas kidnappé T. C’était un peu stressant pour T, parce que comme nous étions séparés ça a duré un peu avant que j’aie pu lui expliquer qu’ils étaient là pour le protéger et non pas pour l’arrêter. Quand ils ont compris la situation, ils ont rigolé un peu et quand ils sont partis, nous aussi, avons bien rigolé.

 

Mercredi 17 janvier : 

 

T : Aujourd'hui, j’ai fait mon 5ème jour de marche, on a marché 24 km environ, soit 103 km depuis le début de la marche.

 

Robert : Aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup à raconter. Il faisait, à nouveau, gris, froid et humide. Nous avons marché 24 km, ce qui était un peu trop pour nos corps déjà “écrabouillés”.

L’hébergement pour ce soir est un autre donativo (libre participation) et nous avons mangé une pizza au seul resto de Nicorvo.

Demain, nous ne ferons que 11 km jusqu’à Mortara où nous avons réservé un hôtel pour la nuit.

 

Jeudi 18 janvier :

 

T : Aujourd’hui j’ai fait mon 6ème jour de marche. On a marché 11 km, soit 114 km depuis le début de la marche.

 

Robert : Cette nuit, nous avons rencontré le premier autre pèlerin sur notre chemin : un anglais nommé Mile qui ne marche que quelques jours. Comme il allait plus loin que nous aujourd’hui et qu’il était plus pressé, nous n’avons pas marché ensemble. Pour nous ce n’était que quelques kilomètres jusqu’à Mortara où nous sommes arrivés à l’hôtel à 13h.


Vendredi 19 janvier 

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 7ème jour de marche en Italie. Nous sommes toujours sur le chemin de la Via  francigena  qui va jusqu’à Rome. Aujourd’hui, on a marché 20,7 km pour aller de Mortara à Garlasco. On commence à ne plus trop avoir de douleurs aux mollets. Le plus dur, c’est que ma famille commence à me manquer. Nous avons mangé avec les jeunes dans un Foyer pénal, puis après le repas, nous avons été invités à faire une tombola où j’ai gagné deux calendriers d’avant Noël et des bonbons

 

Robert :  Pour la deuxième fois ce matin, T m’a donné son paquet de cigarettes pour mieux gérer sa consommation, et pour la deuxième fois, il n’a tenu qu’une demie journée. A chaque fois, il réussit à achever ses cigarettes avant d'avoir assez d’argent de poche pour acheter un nouveau paquet. Il y a tellement de leçons à apprendre sur ce voyage… Mais il marche bien et (presque) sans se plaindre. Aujourd’hui, nous avons marché de Mortara à Garlasco et nous avons mangé de la focaccia à Tromello à mi-chemin.

Ce soir, nous dormons dans un Foyer pénal pour adolescents où nous sommes aussi invités à partager le dîner et le petit déjeuner.

Mise à jour :  ce soir,  après le dîner, nous sommes invités à une tombola avec les jeunes. T a gagné tout un tas de bonbons.

 

Samedi 20 janvier

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 8ème jour de marche sur la via  francigena en Italie. Aujourd’hui, on a marché environ 26 km pour aller de Garlasco à Pavie. Au début de la matinée jusqu’au début d’après-midi, j’ai marché tout doucement. Je voulais arrêter cette marche, puis à 12h, je me suis repris et j’ai marché vite en me disant que j’avais une chance d’être là. Arrivé à Pavie, on a été manger des pizzas romaines et le soir, j’ai été à la patinoire et j’ai appelé

 

Robert : Ce matin, T était très démotivé et nous avons avancé peu. Mais la perspective d’appeler sa mère et ma remarque qu’à 3km/h on aura une marche de 9h, l’ont remis en marche et l’après-midi nous avons bien marché. T refuse toujours de faire des étirements parce que “nous avons de la crème pour les maux musculaires”. A Pavie, nous sommes accueillis dans un ostello qui ressemble un peu au 115 en France. Ce n’est pas destiné qu’aux pèlerins mais à tout le monde qui cherche un abri provisoire. Le soir, T a patiné à la patinoire dont il me parlait déjà depuis plusieurs jours. Demain, nous aurons un jour de repos.

 

Dimanche  21 janvier

 

T : n’a pas écrit

 

Robert : Aujourd’hui, nous avons eu un jour de repos à Pavie. Comme T a adoré patiner hier, nous sommes, de nouveau, passés à la patinoire et cette fois-ci, je n’ai pas pu y échapper et j’ai aussi dû mettre les patins. Cela faisait une quarantaine d’années, mais je me suis débrouillé pas mal et je ne suis tombé qu’une seule fois. Mais malgré ce plaisir dans l’après-midi, T a décidé de ne pas vouloir continuer la marche… A suivre…

 

Lundi 22 janvier :

 

T : n’a pas écrit

 

Robert : Ce matin,nous ne sommes pas partis pour les 33 km qui étaient sur le programme. T était toujours convaincu de vouloir abandonner, mais malheureusement après un jour de réflexion et des appels avec son éducatrice référente et sa maman, il a décidé de reprendre et de continuer la marche. Demain 33 km.

 

Mardi  23 janvier :

 

T : Aujourd’hui, je me suis réveillé à 6h45. J’ai pris mon petit déjeuner et nous sommes partis pour mon 9ème jour de marche. On a été de Pavie à Miradolo Terme. On a fait 33 km environ. C’est 203 km au total. Je commence à avoir des ampoules. Il fait froid dans notre gîte.

 

Robert : Aujourd’hui, on avait une marche 33 km, alors nous sommes partis à 7h15. Heureusement, il faisait super beau et l’après-midi, nous avons même marché en short. Quand nous avons mangé à midi devant un supermarché, un homme nous a donné un sac de clémentines et d’oranges de ses propres courses, tellement il était impressionné par notre effort. Après s’être perdus deux fois, on est enfin arrivés au gîte à 18h30 où il n’y a pas de chauffage (il gèlera de 2 degrés cette nuit)


Mercredi 24 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 10ème jour de marche. Je me suis réveillé à 9h. J’ai pris mon petit déjeuner et j’ai été prendre ma douche. Nous sommes partis vers 9h15 pour aller de Miradolo Terme à Orio Litta. On a fait environ 15 km, soit 218 km au total. Nous sommes arrivés à Orio Litta où nous avons découvert notre gîte. Il fait  environ 210 m2 ce qui est très grand pour deux petits pèlerins, puis nous avons fait des courses car ce soir, je cuisine.

 

Robert : Même si le gîte n’était pas chauffé la nuit dernière, les lits étaient super confortables et les couvertures super chaudes. En fin de compte, nous avons alors très bien dormi. La marche n’était que de 15 km et il faisait très beau. A Orio Litta, nous avons été accueillis dans un gîte magnifique, environ 150 m2 sur trois étages pour 10 lits. Le gîte était complètement équipé : cuisine, lave-linge, une batterie de douches, plusieurs WC etc…et dans cette cuisine, T nous a fait un plat impressionnant de pâtes au fromage avec du poulet.

 

Jeudi 25 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 11ème jour de marche. Je me suis réveillé à 7h10. J’ai pris mon petit déjeuner et nous sommes partis de Orio Litta à Mortale (quartier de Piacenza).La route était longue et dure, c’était du béton. J’avais mal aux mollets et aux genoux. Je me suis beaucoup plaint. On a marché environ 30 km, donc 248 km au total depuis le début de la marche.

 

Robert : Le contraste est surprenant : hier matin, nous nous sommes réveillés dans un gîte de rien, mais super reposés grâce aux lits plus que confortables. Ce matin, nous sommes réveillés dans un gîte de dingues, mais mal reposés à cause des lits pas du tout confortables. En plus de ça, la marche d’aujourd’hui était longue et ennuyeuse. T a râlé tout l’après-midi et à un moment,donné j’ai pensé qu’il n’allait plus continuer. Moi aussi, j’étais “épuisé” mais je ne lui ai pas avoué. Il pourra le lire  quand il rentrera chez lui dans deux mois et demi. Le gîte d’aujourd’hui est, de nouveau, spartiate et non chauffé.


Vendredi 26 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 12ème jour de marche. Je me suis réveillé à 6h45.On a été prendre le petit-déjeuner au bar et nous avons commencé la marche à 8h15. Nous avons été de Mortale à Fiorenzuola d’Arda. On a fait environ 25 km. Cela fait 273 km au total. Un peu avant l’arrivée, on a rencontré un homme qui nous a invité à rentrer chez lui, mais nous avons refusé car nous avions encore 6 km à faire.

 

Robert : Ce jour a commencé avec un petit déjeuner type, dans un bar :  pain au chocolat avec un café. J’adore le café italien : tout petit,  mais fort. Ce matin, pour la première fois, nous avons marché une heure en silence. A partir de la deuxième semaine, nous devrons faire ça deux fois par jour pour permettre à T (et pour les autres jeunes Seuil) de réfléchir sur sa vie. Mais on a commencé une fois par jour pendant quelques jours car pour T c’était déjà assez compliqué, mais il a tenu et même quand on a trouvé un banc pour la pause de midi après 55mn, il ne m’a pas  parlé pendant 5mn pour ne pas rater le défi. Ce soir, nous avons revu l'itinéraire pour les jours à venir pour nous assurer que nous aurons bien un hébergement pour les nuits suivantes, mais ça va nous rajouter trois jours pour arriver à notre étape de repos.

 

Samedi 27 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 13ème jour de marche. Je me suis réveillé à 7h45.Nous avons déjeuné au bar et nous sommes partis à 8h30 de Fiorenzuola d’Arda à Fidenza. On a fait une vingtaine de kilomètres. A un moment donné, nous nous sommes trompés de route, mais un monsieur a couru vers nous  pour nous indiquer la bonne direction; On a fait au total 293 km.

 

Robert : Aujourd’hui, T n’était pas de nouveau motivé. Nous avons marché toute la journée pour une vingtaine de kilomètres. Arrivés à Fidenza, nous n’avions pas d’autre choix que de prendre un hôtel, parce que le gîte pour pèlerins était fermé depuis 2018. Demain, nous avons, de nouveau, 20 km à faire et nous devons arriver avant 16h parce qu'après, il n’y aurait plus personne pour nous accueillir. De plus, nous attaquons les premières montagnes demain. J’espère que T sera plus motivé qu’aujourd’hui.

 

Dimanche 28 janvier :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 14ème jour de marche. Je me suis réveillé à 7h30 et on a déjeuné dans la chambre, puis on a fait nos sacs et nous sommes partis à 8h de Fidenza à  Medesano. On a fait environ 20 km soit 323 km. On a vu les premières montagnes. On a monté un peu jusqu’à 250 m. Finalement, fini l’Italie et bonjour l’Espagne.

 

Robert ; T a super bien marché aujourd’hui (moi aussi). Nous devions arriver au gîte avant 16h et à 14h48, j’ai envoyé le texto à Seuil pour annoncer notre arrivée. Nous étions très contents de nous-mêmes, mais en cherchant des hébergements pour les jours à venir nous sommes, de nouveau, tombés sur des hébergements fermés. La via Francigena passe par des petits villages où les hébergements pour les pèlerins ne sont ouverts qu’en été. Nous avons alors appelé Seuil pour une solution et cette solution est que nous partons en Espagne demain pour continuer la marche. Plus de détails pour la suite demain.


Lundi 29 janvier :

 

T : Aujourd’hui, nous n’avons pas marché. On a pris le bus de Medesano à Parme et sommes arrivés à la gare de Parme pour prendre le train en direction de Milan. A notre arrivée, nous avons cherché un AirBnb, puis nous avons été manger.

 

Robert :  Aujourd'hui, nous avons commencé notre transfert vers l’Espagne, alors il n’y a pas beaucoup à raconter. Nous avons pris le bus de Medesano à Parme, puis le train de Parme à Milan. A Milan, j’avais réservé un AirBnb et nous avons mangé dans le quartier chinois.

 

Mardi 30 janvier : 

 

T : Aujourd’hui, on s’est réveillés à Milan, puis nous avons été à la gare prendre un train pour Lausanne en Suisse, puis on a pris le train pour Paris Gare de Lyon; Nous avons marché jusqu’à une librairie pour acheter un livre. J’ai été manger à O'Tacos. Ensuite, nous sommes allés à la gare de Paris Austerlitz prendre notre train couchette à 22h12.

 

Robert : Aujourd’hui, était un autre jour de notre transfert de l’Italie en Espagne. Nous avons pris le train de Milan à Lausanne, puis le train de Lausanne à Paris. A Paris, T a mangé un tacos et moi un pita keftedes. Le soir, nous avons pris le train couchettes vers la frontière espagnole.

 

Mercredi 31 janvier :

 

T : Aujourd’hui, on est arrivés ce matin à Saint Jean Pied de Port. On a été à l’accueil pèlerins “Les Amis du Chemin de Saint Jacques”. Ensuite, on a été faire des courses, puis sommes allés à l’Office de Tourisme pour appeler un taxi pour Roncesvalles en Espagne. Arrivés au gîte, nous avons  rencontré plusieurs pèlerins sympas.

 

Robert :  Cette nuit, nous avons très mal dormi dans le train couchettes. Les lits étaient trop petits, les sacs à dos trop grands et les autres voyageurs faisaient trop de bruit. Mais ce matin, nous sommes arrivés à Bayonne où nous avons pris le dernier train de ce voyage : celui pour Saint Jean Pied de Port. Nous avons acheté nos credentials pour le Chemin de Saint Jacques et nous avons pris un taxi à Roncesvalles où nous attaquons le Camino Frances demain.

 

Jeudi 1er février :

 

T : :Aujourd’hui, j’ai fait mon 15ème jour de marche et mon 1er jour en Espagne. Nous avons marché 21,7 km. C’était assez simple. Je me suis réveillé à 7h30. Arrivés au gîte du soir, on était avec le même groupe de pèlerins que la veille. Ensuite, on a été au tabac (tobaccos) où l’on a attendu au moins 30 mn pour que ça soit,au final, fermé.

 

Robert : Nous avons commencé notre chemin en Espagne. La première étape était assez simple : surtout des descentes et peu de montées. Les paysages sont magnifiques. J’adore le Pays Basque et je suis content d’être de retour. Nous avons tous les deux un peu de difficultés à changer de l’italien à l’espagnol. On commençait à apprendre l’italien et maintenant nous disons “bongiorno” et ”grazie mille” aux espagnols.

 

Vendredi 2 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 16ème jour de marche. Je me suis réveillé à 6h45. J’ai déjeuné à 7h30. Nous sommes partis. On a fait 21,8 km. C’était facile. Je crois que je commence à apprécier cette marche. On a vu de jolies rivières. J’ai adoré, ça devient de plus en plus simple pour moi, je me sens mieux en Espagne.

 

Robert : Il y a deux jours à Saint Jean Pied de Port, T a voulu dépenser son argent de poche en chips et en chocolat. Il allait arrêter de fumer pour la troisième fois. Évidemment, hier, il n’avait plus envie d’arrêter de fumer, mais nous n’avons pas croisé un bureau de tabac de toute la journée. Et aujourd’hui, le premier bureau de tabac se trouvait à Pamplona, notre terminus du jour. T a alors voulu partir à 7h30, n’a pas voulu prendre de pause et il a presque couru jusqu’à Pamplona. Il faisait très beau aujourd'hui, la différence avec l’Italie est de 10°c. Ce soir, nous avons voulu manger un menu pèlerin, mais nous sommes retournés au resto trois fois et à chaque fois la cuisine n’était pas encore ouverte (en Espagne, les horaires sont plutôt des indications que des règles). Alors en fin de compte nous allons manger kebab.

 

Samedi 3 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 17ème jour de marche. Je me suis réveillé à 7h10. J’ai pris mon petit déjeuner, fait mon sac à dos et nous sommes partis. On a fait 24 km. C’était assez compliqué car on avait mal dormi, mais on a réussi à monter à 800 m d’altitude. J’ai une ampoule en-dessous du pied qui frotte; Depuis que nous sommes en Espagne, ça fait en tout 65,5 km.

 

Robert : La marche de Pamplona à Puente La Reina a été plus facile qu’on ne le pensait. Au total, nous avons monté 558m et descendu 485m, mais nous n’étions pas épuisés comme avant. Les mollets commencent à se former. Le soir, T a cuisiné une recette de sa maman et il a invité quelques autres pèlerins pour manger avec nous. Seul souci : il manquait une passoire. J’ai essayé d’égoutter le riz à l’aide d’un essuie-verres et en faisant ça, j’ai gâché la moitié du riz. Mais on s’est bien régalé quand même. T est bien à l’aise dans la cuisine.

 

Dimanche 4 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 18ème jour de marche. Je me suis réveillé à 7h30 et j'ai pris mon petit déjeuner et à 8h30 nous sommes partis. J’avais oublié mon appareil photos, donc nous sommes repartis au gîte le chercher. J’ai pu ainsi prendre beaucoup de photos de très beaux paysages. C’était une marche dure malgré qu’on ait fait que 20,7 km.

 

Robert : Ce matin, au réveil, je découvre qu'une partie de nos courses a été volée du frigo : la moitié du fromage, la moitié du chorizo et un demi-pain sont partis. Pas tous les pèlerins se comportent comme ça. Au début de l’après-midi, je ne vois plus T. Il est parti en avant et pendant presque 45 mn, il est quasiment impossible de vérifier s’il est toujours là. Et c’est déjà la deuxième fois cette semaine. Evidemment, T a tendance à se compliquer la vie parfois. Le temps était tellement beau que T a marché torse nu une partie de l’après-midi.


Lundi 5 février :

 

T : Aujourd’hui, j'ai fait 28 km pour mon 19ème jour de marche. C’était long et dur. J’ai fait 2h de silence dans la journée et cela m’a permis de réfléchir sur ma vie et à ce que je voulais réellement.

 

Robert : La marche d’aujourd’hui était longue (28 km) et présentait quelques sacrées montées. De plus, T n’était pas très motivé. Quand nous sommes arrivés au gîte, les autres pèlerins que l’on avait rencontrés depuis plusieurs jours étaient tous déjà arrivés. Le soir, le propriétaire du gîte a préparé à manger pour tout le monde et nous avons dîné ensemble. C’était un repas agréable et très “camino”. Nous sommes quatre coréens, une italienne, une croate et nous deux.

 

Mardi 6 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 20ème jour de marche. Ce matin, nous sommes partis sans notre petit déjeuner. On a eu plusieurs grosses montées, donc on avait mal partout. C'était dur. On a fait 20,7 km et 132,9 km depuis qu’on est en Espagne, plus les 400 en Italie;

 

Robert : Ce matin, nous sommes partis sans petit déjeuner. Le propriétaire du gîte nous avait dit que le magasin du village devait ouvrir à 8h, mais apparemment le propriétaire du magasin avait décidé autre chose et dans le prochain village, le magasin était aussi fermé. Nous avons alors dû marcher presque 8 km avant de pouvoir manger quelque chose. Nous en avons profité pour bien râler ensemble pendant ces 8 km. Mais après avoir mangé à Viana, tout allait mieux et nous sommes arrivés à Longroño avant l’ouverture du gîte à 15h. Et ce soir, nous nous sommes promis un bon repas.


Mercredi 7 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 21ème jour de marche. Je me suis réveillé à 7h30, j'ai pris mon petit déjeuner, fait mon sac, puis on est parti. Sur le chemin, on s’est arrêté pour m’acheter des cigarettes. Le vent soufflait fort et était froid. On n'a pas tellement eu de montées. C’était plutôt plat, donc très simple. On a fait 28 km/29 km et 159,9 km ou 160,9 km depuis l’Espagne).

 

Robert : Cette nuit, on n’était que trois pèlerins dans l’auberge de Logroño. Alors nous sommes sortis à trois pour manger. Aujourd’hui, la marche était longue et ennuyeuse. La météo s’est dégradée aussi, pas de short aujourd’hui. Une pèlerine m’a même dit qu’il y avait possibilité de neige la semaine prochaine. Heureusement, nous avons toujours nos vêtements d'hiver dans le sac à dos. L’auberge de ce soir est un donativo à Najera et nous le partageons avec le groupe de pèlerins qu’on connaît depuis une semaine maintenant.

 

Jeudi 8 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 22ème jour de marche. C’était simple. On a marché 27 km. Le soir, on a assisté à une messe et on est allé dans le centre de l’église et récité un poème et souhaité “bon chemin”.

 

Robert : Selon notre plan de marche, nous devions aller à Santo Domingo aujourd’hui, mais l’hospitalier de notre gîte d’hier soir, nous a conseillé d’aller à Grañon, alors nous avons décidé de pousser 6,5 km plus loin. La marche n’était pas très spéciale, elle était longue, il y avait quelques montées et descentes avec beaucoup de vent. Le gîte était spécial, c’est un donativo dans une église. L’hospitalier (la personne qui tient le gîte) a fait un dîner pour nous, mais avant le dîner, les pèlerins ont été invités à la messe dans l’église où nous avons été bénis, ainsi que notre chemin.

Après le dîner, nous avons fait un rituel où chaque pèlerin devait partager quelque chose qu’il voulait dire dans sa propre langue. Demain matin, nous partagerons le petit déjeuner ensemble.

 

Vendredi 9 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 23ème jour de marche. Si je peux dire assez simple. On a fait 23,9 km. On est passé par huit villes, on a eu du mauvais temps avec de la pluie à certains moments. Demain, grosse journée. On va monter à 1100 m d’altitude et redescendre à 950 m. Heureusement, on arrive à notre jour de repos après-demain.

 

Robert : Cette nuit, nous avons dormi par terre (bien sûr sur des matelas évidemment). Mais j’ai dormi étonnamment bien. Le jour commence par un petit déjeuner partagé avec les autres pèlerins et après ce sont de longs chemins droits, du vent et même un peu de pluie. A midi, nous prenons le temps pour un hamburger pour T et une pizza pour moi. Ensuite, c’est encore la même chose. Et à 15h, nous arrivons au gîte, juste avant qu’il ne commence vraiment à pleuvoir. Le gîte se trouve à l’étage d’un restaurant, alors on mange un menu pèlerin.


Samedi 10 : pas de blog

 

Dimanche 11 février :


T : n’a pas écrit

 

Robert : Comme T marche seulement lorsqu’il trouve qu’il doit marcher et non pas pour apprécier la marche, ça devient pour moi aussi de plus en plus difficile d’en prendre du plaisir.  T est toujours pressé pour arriver au gîte le plus tôt possible et ses seuls sujets de conversation sont le nombre de kilomètres qu'il nous reste et le nombre de cigarettes qui lui reste. Aujourd’hui, après une marche de 20 km dans un vent fort et froid, nous sommes arrivés à Burgos où nous aurons un jour de repos demain.

 

Lundi 12 février : 

 

T : Aujourd’hui, on a fait notre jour de repos à Burgos. On est parti du gîte ce matin pour acheter le petit déjeuner et sommes allés à l’Office de Tourisme. On a fait un tour, sommes allés au Musée militaire. C’était trop bien. On a mangé des pizzas et nous avons visité la cathédrale. C’était pas mon kiff, alors j’ai pas trop aimé.

 

Robert : Jour de repos à Burgos. Malheureusement, les espagnols ne travaillent pas le lundi, alors toutes les activités étaient fermées, alors que T parlait depuis une semaine déjà de faire du karting à Burgos. Nous avons dû nous contenter d'une visite du musée militaire et d’une visite de la cathédrale, ce qui était tout à fait intéressant, mais ce n'était pas du karting… Alors maintenant T s’est mis le défi d’atteindre Léon en 5 jours pour pouvoir faire du karting dimanche prochain. Et  ça veut dire 3 jours de plus de 30 km et même 2 jours de plus de 40 km cette semaine. Ça va être dur.


Mardi 13 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 26ème jour de marche. C’était dur. On avait 31,3 km à faire. J’ai eu du mal. La chose positive est qu’on a beaucoup rigolé avec Robert sur le chemin. C'était plutôt assez cool. On a eu de la pluie à un moment et j’ai découvert que j’avais un couvre-sac dans une pochette de mon sac à dos. J’ai une douleur au tendon gauche du pied. Ça fait mal, mais bon, on continue, on ne s’arrête pas en si bon chemin.

 

Robert : Aujourd’hui était le premier jour de Burgos - Léon en cinq jours. C’est une marche de presque 32 km, mais heureusement c'était plutôt plat ici. Nous étions fatigués, mais vers 17h, nous sommes arrivés au gîte. Nous avons mangé au gîte avec les autres pèlerins (3 italiens, 2 coréens, 3 allemands, 1 autrichien et nous). Et après, tôt au lit parce que  demain c’est presque 35 km.

 

Mercredi 14 février

 

T : La journée a été dure. Je suis fatigué. Nous avons fait 34,5km

 

Robert : L’attaque de Léon est terminée avant même d’avoir commencé… La marche était de presque 35 km et après la marche de 32km d’hier, c’était trop pour T. 10km avant la fin déjà, il me suppliait de faire une courte marche demain, ce qui est en fait pas si mal que ça, parce qu’il n’est pas facile pour T d’admettre qu’il a mal jugé quelque chose. Je lui ai dit de le mettre dans son blog, mais je suis sûr qu’il ne l'a pas fait. Demain, nous marcherons 20 km au lieu de 40.


Jeudi 15 février : 

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 28ème jour de marche. C'était assez simple, mais la fatigue était présente. On avait 19.8 km à faire. Je les ai faits facilement, mais avec beaucoup de pauses. La météo était parfaite durant la marche mais lorsque nous sommes arrivés, il s’est mis à pouvoir. Toute la matinée, nous avons marché avec un italien qui est dans le même gîte que nous. Il parle un peu le français, alors nous avons pu discuter. Il a proposé de cuisiner pour nous, alors je l’ai aidé. Nous avons mangé un plat typique de la Sicile. C’était vraiment bon. Résumé :  la journée a été cool.

 

Robert : Quand on cherche des photos du chemin de Saint Jacques sur internet, on trouve des images, des endroits super pittoresques et des pèlerins avec de grands sourires. Ce qu'on ne voit pas, ce sont les kilomètres tout droit, le long d’une autoroute. Et ça, c’est la marche que l’on avait aujourd’hui. C’était assez facile parce que c’était tout plat, mais ce n’était pas très agréable. Ce soir, notre nouvel ami italien, Michael, a fait des pâtes pour nous trois et T l’a  aidé.

 

Vendredi 16 février : 

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 29ème jour de marche. La difficulté était mitigée, on devait faire 29 km. On les a faits en environ 6h. La route était assez ennuyeuse, car c’était tout droit tout le temps. On a aussi fait beaucoup de pauses. Heureusement, nous avons eu le soleil pour avancer plus vite. Nous avons re-croisé le monsieur italien sur le chemin, alors nous avons marché une petite partie de l’après-midi. Finalement, nous sommes dans le même gîte et il y aussi un autrichien..Résumé de la journée : ce n'était pas la meilleure

 

Robert : Aujourd’hui, c’était un peu comme hier : tout droit, tout droit, tout droit. Mais heureusement, après une heure, l’autoroute a pris un tournant et le soleil a fait son apparition. Nous avons pu marcher en short tout l’après-midi. Le soir, nous nous sommes arrêtés dans un tout petit gîte où l’hospitalier parle sept langues et converse avec tout le monde dans la langue de chaque personne.

 

Samedi 17 février :

 

T : J’ai appris une mauvaise nouvelle. Je n’ai pas la tête à écrire. On a fait 22 km

 

Robert : Selon la description que j’ai trouvée sur internet, notre gîte de ce soir a une cuisine. Par contre, il n’y a pas de magasin dans ce village. Nous faisons alors nos courses pour le repas du soir à 10 km du gîte et T  les porte dans son sac à dos. Pour découvrir à l’arrivée que la cuisine a été fermée pour le covid et n’a jamais été ré-ouverte. Nous pouvons alors jeter la viande et devons porter les autres courses une autre journée. Nous mangeons un menu pèlerin dans le seul restaurant du village.

 

Dimanche 18 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 31ème jour de marche. C’était assez simple, mais très ennuyeux, c’était encore tout droit. On a fait pas mal de pauses. On a eu du soleil toute la journée. Ce soir, nous sommes plus que d’habitude dans le gîte, il y a même un français et  nous avons une cuisine, alors pour me vider la tête, je vais faire des pâtes au fromage avec une salade et des tomates. Mon mental ne va pas trop bien en ce moment, mais je continue pour atteindre mes objectifs.

 

Robert : Ce matin, T me fait (de nouveau) la gu…. au réveil et il refuse de s'excuser, trouvant que je dois comprendre que sa vie est super dure. Nous marchons alors silencieusement pendant la plupart de la journée, ce qui me va très bien, parce que, moi aussi, j’ai à réfléchir sur mon avenir. Et comme de plus, il fait super beau, alors c’est une belle promenade dans ma tête et dans le soleil. Le soir, T a fait des pâtes pour nous et Michael, l’italien, qu’on connaît depuis une semaine maintenant


Lundi 19 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 32ème jour de marche. C’était vraiment dur. On a dû faire 24 km pour arriver à Léón. On a fait beaucoup de pauses. On a eu du soleil toute la journée. La vue à l’entrée de Léón est magnifique. On voyait toute la ville. Ce soir on a été manger au McDo, puis nous sommes allés au cinéma regarder le film Argylle, même si c’était en espagnol, c'était assez cool. La séance a duré de 22h à 00h00, alors nous sommes rentrés  tard.

 

Robert : En route vers Léón aujourd’hui où nous aurons un jour de repos. Il fait beau et le chemin est plat et pas trop long. Les derniers kilomètres, nous marchons avec Michael, pour lui donner un peu de support moral. Il a mal à sa jambe et il avance difficilement. Pour prendre une avance sur notre jour de repos demain, nous allons au cinéma dans la soirée.C’est la séance de 22h et à 5 km du gîte, alors nous rentrons au gîte à 1h30.

 

Mardi 20 février

 

T : Aujourd’hui, nous avons fait notre jour de repos à Léón.; j’ai pu dormir, ça m’a fait du bien. On est allé chercher un petit déjeuner dans une sorte de boulangerie. On a pris notre douche et nous sommes partis manger. Après on est allé devant la cathédrale et j’ai acheté un souvenir pour ma mère. Le soir, on s’est fait inviter à manger par deux italiens. C’était bien.

 

Robert : Jour de repos à Léón. Comme nous sommes rentrés tard hier soir, la journée commence tranquillement : chercher un croissant à la panaderia, retour au gîte, café, petit déjeuner. Vers midi, nous partons vers le centre ville, parce que T veut faire des photos de la cathédrale. Mais, évidemment, il oublie son appareil photo…. Alors nous mangeons un menu du jour au resto, faisons un tour au centre ville et rentrons au gîte. Michael a trop mal à sa jambe et décide de retourner en Italie. Pour dire au revoir, il propose de nous cuisiner un risotto et T l’aide. Giovanni, un autre pèlerin qui vient d’arriver, mange avec nous. Et comme je n’ai pas aidé à la préparation, je fais la vaisselle.

 

Mercredi 21 février :

 

T : Aujourd’hui, j’ai fait mon 33ème jour de marche. C’était vraiment simple. On a fait 21 km pour aller de Léón à Villadangos. Nous n’avons pas fait beaucoup de pauses. On n’a pas eu un mauvais temps. Ce soir, nous sommes trois dans le gîte, il y a un italien avec nous. La dame qui nous a accueillis au gîte était super sympa. Elle nous a même fait un bon plat à manger, un bon petit déjeuner aussi et a même plié nos vêtements que nous avons pu laver.

 

Robert : Le jour ne commence pas  bien : la moitié du petit déjeuner de T a été volée du frigo. De plus, je n’ai presque pas dormi parce qu'il y avait du bruit dans le dortoir toute la nuit (appels, messages, allers-retours). Je commence alors avec une très mauvaise humeur. Le chemin n’aide pas non plus, des kilomètres de ville pour sortir de Léón et ses villes satellites. Mais tout change quand nous arrivons à Villadangos del Paramo vers 15h : un gîte magnifique avec une hospitalière très gentille qui nous propose le dîner et le petit déjeuner et l’utilisation du lave-linge et du sèche-linge, le tout à base de donativo. Nous mangeons à quatre parce que Giovanni est le seul autre pèlerin au gîte. Et après, nous nous préparons pour une nuit longue et tranquille. Demain 29 km.

 

Jeudi 22 février

 

T : Aujourd’hui, nous avons fait notre 34ème jour de marche. C’était vraiment très compliqué. On a fait beaucoup de pauses. Ce jour, c’était 29 km avec beaucoup de vent et un peu de pluie. On a été de  Villadangos à Astorga. Ce soir, j’ai connu une autre version de Robert, il a voulu me faire goûter une de ses recettes. Il était vraiment content en voyant que j’ai aimé, ça l’a rendu très souriant et on a passé une bonne soirée.

 

Robert :  Après le petit déjeuner ce matin, nous sommes partis avec un câlin de l'hospitalière. Un bon début de journée, mais vers la fin de la matinée, le vent a commencé à souffler et dans l’après-midi, nous avons dû nous battre pour avancer. Heureusement au milieu de ce vent, et au milieu de nulle part, nous avons trouvé une petite oasis “El Jardin Del Alma”. C’est un endroit créé par les pèlerins pour les pèlerins. Il y a un étal plein de café, thé, tisane, même du lait et des céréales et une table pleine de fruits. Tu peux prendre ce que tu veux et si tu veux, tu peux laisser une pièce pour payer. Ça nous a donné la force pour continuer jusqu’à Astorga. Et  ce soir, c’était mon tour pour cuisiner, alors j’ai fait mes fameuses pâtes à la sauce poulet-pesto.

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