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Marche de Yacxxx

Marche de Yacxxx accompagné par Cédric


Lundi 18 juillet : Paris

Y : Bonjour, je m’appelle Y. J’habite dans une ville du sud, très connue par le foot. J’ai 16 ans.

Je suis à Seuil pour 37 jours. Durant ce séjour, j’ai envie de découvrir de nouvelles choses, découvrir de nouveaux paysages. Je suis arrivé à Paris. J’ai fait la connaissance de Cédric et Anthony. Puis on est allé manger au restaurant. On a marché jusqu’à l’hôtel, puis on est parti dormir.


Cédric : Je m’appelle Cédric et je vais accompagner Y pendant un peu plus d’un mois. J’ai 30 ans et je passe la majeure partie de mon temps en Bretagne tout comme Y. J’aime découvrir de nouvelles choses. C’est pourquoi, j’utilise mon temps libre à la découverte, aux voyages.

Nous nous sommes rencontrés dans les locaux de Seuil, à Paris. Je vais effectuer une deuxième marche avec l’association, la deuxième qui ira au bout

Je suis ravi de faire partie de ce projet et de m’inscrire dans la durée avec eux.

Une fois la présentation faite à Paris, sous une chaleur étouffante, nous avons passé une courte nuit dans un hôtel car il nous fallait prendre les transports pour retourner à Rennes.


Mardi 19 juillet : St Brieuc (22 - Côtes d’armor)

Y : J’ai bien dormi la nuit malgré la chaleur. Je me suis réveillé, j’ai pris le RER pour aller à la gare, puis on a déjeuné avec Paul. On a pris le train jusqu’à Rennes.. On a fait la connaissance de Clémence. Puis on a bu un café et on est parti au box de stockage pour prendre les premières affaires et sommes allés à Décathlon. Ensuite on a mangé avant de reprendre le train pour Saint Brieuc. Avec Cédric, on a fait à manger, puis on est allé dormir.


Cédric : Après quelques heures de sommeil au travers d’une nuit très chaude, nous marchons dans Paris pour descendre dans son sous-sol. Nous traversons des immeubles qui se comptent par dizaines, qui sont si hauts que ça donne le vertige d’en regarder leur hauteur.

Nous descendons dans le métro pour rejoindre la gare Montparnasse. Incroyable prouesse que cette avancée technologique lorsqu’on y pense

Le trio poursuit son chemin dans la chaleur souterraine de Paris. Arrivés à la gare, petit déjeuner express pour ensuite repartir sur Rennes..

Une fois arrivés en terre bigoudène, nous nous équipons pour le grand départ. Le timing est serré, mais respecté. Nous repartons en TGV pour Saint Brieuc, ville de départ de l’aventure qui attend Y et moi. Anthony, un « vieux de la vieille », qui connaît l’association puisqu’il y travaille depuis longtemps, nous accompagne ces premiers jours.

Les premiers pas avec les sacs à dos sont foulés à 18h. Le trio part de la gare pour se rendre à l’auberge de jeunesse située à 3 km. Nous découvrons une magnifique bâtisse en pierre qui forme un U avec un parterre en pierre qui complète ce décor médiéval.

Une fois installés, nous cuisinons Y et moi. J’apprends qu’il aime faire à manger, qu’il aimerait se lancer dans la cuisine ou la pâtisserie. Ce sera l’occasion, durant ce périple de 37 jours, de partir à la rencontre de cette envie.


Mercredi 20 juillet : Binic

Y : On s’est réveillé, on a déjeuné et on a marché jusqu'au camping. Durant la marche, on a bu un café, on a fait une pause sous un arbre, puis on a marché. Il faisait chaud. J’étais un peu fatigué à cause du sac. On a fait beaucoup de rencontres. Arrivés au camping, on a mangé un couscous. J’étais content d’aller dormir.


Cédric : Cette première étape nous époustoufle tant la beauté des paysages est subjuguante. Nous sommes entourés de nature, de sauvage. A notre droite, une mer bleue turquoise digne d’un décor de carte postale.

A notre gauche, des teintes de vert varient selon l’espèce boisée et donne un effet d’immensité. Est-ce ce décor somptueux qui aura rendu l’étape si facile pour Y ? Il aura avalé les kilomètres avec une facilité déconcertante. Le tout sous un bon rythme.

Demain, rebelote avec 27 km au compteur de prévu. Un réveil aux aurores s’annonce !


Jeudi 21 juillet : Lanloup

Y : On s’est réveillé à 6h car on avait beaucoup de kilomètres à faire. L’étape du jour était un peu dure. J’avais beaucoup de kilomètres à faire. Le sac était lourd. A midi, on a fait un sandwich. Le paysage était beau. Les plages étaient belles. Ce soir, on redort dans un camping sous la tente. Je vais m’endormir vraiment tôt soir


Cédric : Les gens dorment encore, les marcheurs éveillent leur corps. Nous rangeons notre matériel, il est 9h30. Ça ne rigole pas, on doit être arrivés pour 16h à Lanloup. Nous décollons à 6h avant même que le soleil ait ouvert les yeux.

Nos pas ne sont pas aussi légers que la veille. Il faut laisser le temps au corps de se réveiller, de s'habituer.

8h30 sonnent et le petit déjeuner arrive au pied d’une boulangerie.

L’avantage de partir à la fraîche, c’est que ça permet de prendre encore plus son temps d’apprécier la journée et les rencontres qui s’offrent à nous. Nous découvrons de magnifiques demeures en colombage sur la route, on reconnaît bien l’agencement atypique breton.

Cette Bretagne, nous allons l’explorer par la côte en suivant un sentier qui s’appelle le chemin des douaniers. C’est une randonnée où nous découvrirons que nous longeons les falaises. Ainsi, nous sommes tributaires et témoins de l'œuvre du temps et de la vie. Nous descendons un gros caillou avant de monter un autre rocher quelques mètres plus loin. Ce sentier n’est pas plat, loin de là.

Cette deuxième étape aura été aussi dure que la première.

Anthony, l’accompagnant référent, nous quitte après nous avoir ouvert la voie pendant deux jours.

Maintenant, nous allons parcourir la suite de cette aventure Y et moi, en binôme.

Mais pour l’heure, c’est la piscine qui nous attend dans un camping à Lanloup, car après l’effort, le réconfort.


Vendredi 22 juillet : Paimpol

Y : Je me suis levé à 8h30, puis on a déjeuné. On n’a pas marché beaucoup plus. C’était pas trop. Le paysage m’a beaucoup plu. Bon, je trouve que celui d’hier était mieux. On s’est arrêté pour manger. Puis on s’est arrêté au bar à huîtres. On a remarché jusqu’à un lieu artistique. Ce soir, nous dormons dans une caravane décorée.


Cédric : Aujourd’hui, l’étape est plus courte. Nous effectuerons 22 000 pas pour arriver à Paimpol.

Nous quittons le camping du village de Lanloup qui était situé hors GR. De ce fait, nous traversons une forêt pendant une petite heure, en longeant un ruisseau. Une odeur iodée vient titiller nos narines, signe révélateur que nous nous rapprochons de la mer.

Malgré la fatigue qui nous gagne, par ces deux grosses premières étapes, Y suit le rythme et est tenace. Son rythme de marathonien impressionne.

Nous sommes de nouveau sur le GR en arrivant à Bréhec. Et étant donné que nous sommes en bas de la falaise, il faut la monter à son aise, pour ensuite la longer. Alors nous y allons doucement, petits pas par petits pas.

Arrivés en haut, les kilomètres s'avalent plus vite que d’habitude car nous longeons une route bitumée sur quelques kilomètres. Petit moment d'exaltation car nous avons l’impression d’avancer très rapidement.

La première pause arrive au bout de 90 mn de marche. Nous contemplons en silence le bleu infini de la mer qui se mêle à l’horizon.

La première grosse difficulté de la matinée arrivera peu avant midi. Il aura fallu descendre des escaliers si vertigineux qu’il nous faudra nous aider des bâtons. Avant, bien entendu, d’en monter 136. 136 marches à lever le pied aussi haut que le genou. Mais quelle étape !

La fin de l’étape se déroule sans encombre, sous un ciel nuageux. Mais nos pas se figeront par une beauté si époustouflante qu’on ne pouvait que s’arrêter pour la contempler. l'abbaye de Beauport. Peut-être sera-t-elle visitée demain, si le courage nous anime.

Ce soir, nous nous reposerons dans une caravane décorée sous un hangar, dans un lieu éphémère qui a lieu durant tout l’été.

Le repos sera bien mérité après ces premiers jours de marche éprouvants. Y est content de découvrir cet endroit insolite, hors du temps.

Ce soir, repas typique breton avec en menu : une belle galette complète. Y la savoure et c’est le ventre bien rempli que nous partons nous reposer pour une nuit réparatrice.


Samedi 23 juillet : repos

Y : On s’est réveillé, on a déjeuner et on est parti faire les courses. On a posté les cartes postales. On s’est reposé dans une guinguette . On a fait un sudoku. On a préparé la journée de demain. On va se lever de bonne heure pour marcher tôt car il va faire chaud


Cédric : .Après un début de marche où Y a fait preuve de beaucoup de ténacité, le jour de repos arrivait à point nommé.

Nous avons séjourné dans une guinguette où des caravanes situées à l’arrière nous servaient de couchage. Véritable havre de paix, ce lieu arrive à point nommé pour se reposer et se ressourcer. C’est un endroit où l’on peut se restaurer, ouvert au public durant la journée.

C’est dans ces belles conditions que nous avons planifié les jours à venir, dans une atmosphère joyeuse et bienveillante.

Demain, direction Lézardrieux au petit matin, pour éviter les grosses chaleurs et conserver une part de bonheur

Dimanche 24 juillet : Lézardieux

Y : On s’est levé, on a déjeuné, on a marché au petit matin à la fraîche. On a traversé des marécages. L’étape était facile, plus que les derniers jours. On va dormir dans un camping ce soir. On va cuisiner avec un réchaud pour la première fois.


Cédric : Le bonheur se poursuivra aujourd’hui avec une étape beaucoup plus simple que les précédentes. Finies les montées et les descentes à l’infini, place aux sentiers de forêt où l’on gagne en fraîcheur avec un pas léger, l’esprit tranquille. Nous prenons le temps d’observer la mer bleue azur transparente aux environs de Lovigny. Lors d'une pause, nous apercevons des maisons basées sur des îlots. Comment ont-ils réussi cette prouesse ?

Y continue de découvrir avec appétit les plats locaux. Après les galettes et les crêpes, place au kouign amann bien bourratif. Notre quotidien de marcheurs a passé un cap aujourd’hui. Ce soir, ce fut le premier repas préparé à l’aide d’un réchaud. Le menu fut simple et consistant : pâtes, un fruit, puis au lit sous la tente.

Demain, nous passerons un cap dans l’immersion d’une vie de marcheur


Lundi 25 juillet : Kermaguer

Y : On s’est levé, on a marché jusqu’au supermarché pour acheter le manger du jour. J’ai trouvé le sac plus lourd que d’habitude. J’ai trouvé un beau bar car il était au bord de la mer. Je me suis cru en Amérique. On a marché jusqu'au camping, on a pris la douche; Ca fait une semaine que je marche, j’aime bien car Cédric est un bon éducateur. J’aime bien la majorité des paysages, je m’attendais qu’on marche aussi longtemps. C’est difficile, mais je m’accroche.


Cédric : Ce qu’il y a de magique dans la marche, c’est que l’on fait continuellement face à l’inconnu. On ne sait pas ce qui nous attendra dans 100m, à la fin de la matinée, à la fin de la journée. Les envies évoluent, les occasions se présentent à nous. Et ce soir, c’est celle d’une nuit dans un camping, initialement pas prévue, qui s’est pointée devant nous.

D’un commun accord, nous décidons de nous y rendre. La réjouissance d’une douche chaude fait inévitablement pencher la balance.

Mais avant cette étape qui marque la fin de la journée de la marche, nous sommes passés par des coins de Bretagne insoupçonnés. La marée basse a fait apparaître tout le long de la journée des hameaux de rochers au grand jour. Spectacle saisissant. La mer nous dévoile son univers au fur et à mesure qu’elle se retire, ajoutant un paysage mouvant, changeant à chaque instant. En point d’orgue, nous traverserons le sillon de Talbert, non sans mal, dans un sentier sablonneux où Y a fait preuve d’endurance.

Chaque jour de marche effectué révèle le caractère opiniâtre de ce garçon. Il se découvre des ressources insoupçonnées sans limite.

Comme lors de cette après-midi où pris d’un élan vital, il marcha sans s’arrêter, excepté pour s’hydrater. A ce rythme là, Brest sera la destination finale “les doigts dans le nez”.


Mardi 26 juillet : La Roche Jaune

Y : On s’est levé, on a marché jusqu’à un café pour déjeuner. Après on a marché jusqu’à midi; On a mangé. On a marché 25 kms. On va dormir dehors. Les paysages étaient pas mal.


Cédric : Première matinée de marche dans les terres bretonnes du côté de Pleubian, avant de rattraper le GR quelques kilomètres plus loin.

Nous rencontrons de plus en plus de marcheurs, avec la connaissance de l'un d'entre eux qui nous suivra jusqu’à notre lieu de bivouac, à La Roche Jaune.

Y découvre la vie en bivouac avec le réchaud et ça ne lui déplaît pas. Nos repas sont sommaires, mais consistants. Avec le célèbre menu de pâtes qui est très réconfortant après une journée de marche.


Mercredi 27 juillet : Trelevern

Y : On s’est levé, on a déjeuné. On a marché 27 km. Les paysages étaient pas mal. Les galets étaient pas mal. On a rencontré un monsieur. Ce soir, on a nagé à la piscine. On a mangé une glace. Ça fait une semaine qu’on marche. Ça passe un peu vite. J’ai un peu mal au corps. Le sac me fait moins mal.


Cédric : Après une première nuit en bivouac, accompagnés par la fraîche rosée du matin, nous repartons vers Port Blanc. Cette journée de marche nous emmènera vers des sentiers forestiers ombragés. Le paysage se dégagera peu à peu. Les rochers découverts par le phénomène de marée basse ajouteront une touche de relief à la profondeur de la mer. Nos pas nous amènerons au site touristique “Le Gouffre”. Sublime site qui ne peut laisser personne indifférent. Les 7h de marche aboutiront à 27 km engrangés.

Aujourd’hui est la dernière grosse étape de la semaine. Il faut se ménager pour aller au bout de cette aventure.


Jeudi 28 juillet : Perros-Guirec

Y : On a marché 20 km. Ca m’a fait du bien de marcher si peu, car j’étais fatigué. J’ai pu me reposer. Le camping 3*, comme dans GTA, me convient. Ce midi, j’ai mangé une salade, ça m’a fait du bien de changer.

Demain, on va se lever tôt pour aller à Trégastel. J’aime bien la marche, car j’apprends à me débrouiller tout seul. En Bretagne, les plages ne sont pas aussi belles qu’à Marseille. J’aime bien les crêpes


Cédric : Donc pour se ménager, aujourd’hui a été une petite étape de 10 km. L’arrivée à Perros-Guirec a permis d’avoir une après-midi de repos bien mérité.

Cela nous a laissé le temps de faire tranquillement les courses et de nous acheter notre péché mignon, le carburant de tous les marcheurs : le célèbre kouign-amann. Nous pourrons par la suite le partager avec les marcheurs que l’on rencontre qui sont de plus en plus nombreux.

La marche reste des plus agréable avec cette météo qui est aussi ensoleillée que l’est l’humeur de Y ces derniers temps.


Vendredi 29 juillet : Tregastel

Y : Je me suis réveillé, j’ai un peu mal dormi car les voisins d’à côté on fait des choses pas très catholiques. Après, on a marché jusqu’à un camping, on s’est baigné. J’ai été en forme aujourd’hui j’aurais pu marcher plus de kilomètres, mais il faut en garder sous le pied. C’est un peu l’Amérique ici la Bretagne. C’est chez moi et nulle part ailleurs. J’ai hâte de rentrer à Marseille.


Cédric : C’est fou de voir comme le corps peut avoir ses humeurs et sa forme du jour. Il est changeant, comme les paysages qui nous entourent. Au début, les roches abruptes, pointues, dégageaient un sentiment menaçant. Cette perception s’est renforcée lorsque les vagues viennent s’éclater avec fracas contre cette barrière rocheuse. Puis, la forme de ses pierres à changer. La menace laisse place à la douceur avec ses grosses pierres lisses, plates et disproportionnées. Un sentiment de plénitude et de profond respect s’empare de nous face à temps d’histoire. Notre histoire du jour nous arrêtera à un camping situé à la pointe de Landrellec. Petit hameau de paix et de tranquillité après une journée de marche poussiéreuse par un soleil de plomb.


Samedi 30 juillet : Trebeurden

Y : On s’est levé, on a déjeuné avec une nouvelle marcheuse. Après on a mangé une super crêpe galette. Après on a marché jusqu’au camping. On s’est baigné à la plage. Aujourd'hui, c’est la première fois que la marche m’a fait réfléchir j’étais content.


Cédric : Première journée de marche passée avec d’autres marcheuses. Y. semble ravi de pouvoir enfin échanger avec d’autres personnes. Cette journée joyeuse rythmée par les échanges contraste avec ce ciel grisâtre inquiétant. Par chance, nous passerons entre les gouttes d’eau. Elle nous poursuivra en nous offrant un très beau spectacle. La découverte de la pointe de L’île Grande par marée basse. Elle n’aurait pas eu cette splendeur singulière si nous étions passés lors d’une montée des eaux. Ce flot d'images qui nous parvient touche notre être le plus profond et invite aux questionnements. Y. n’y échappera pas. La marche commencerait elle son processus de réflexion, auquel Y. serait touché ?


Dimanche 31 juillet : Lannion

Y : on s’est levé, on a marché. Il faisait pas beau, il faisait gris. Un peu dur au début car j’avais beaucoup de montées. La deuxième partie était moche, on est rapidement arrivé à Lannion, on a bu un café, on a fait les courses pour les jours suivants. Ce soir on fait des tacos. L’appartement est joli. Appartement de riches. On a regardé un film, il s’appelle « Mon Frère ». Cédric m’a emmené voir une galerie d’art et je n'ai pas aimé.


Cédric : Dernière journée de marche avant un jour de repos bien placé pour se ressourcer. Une courte étape de 15 km a été effectuée ce qui a permis de gagner une demi-journée de repos. Après un repas dégusté, nous avons regardé le film « Mon Frère » qui était très fort. Il fallait se détendre et souffler après ce visionnage. Alors, nous avons visité une galerie d’art. Y. y est allé de son commentaire et a trouvé certains tableaux plus beaux que d’autres. La ville de Lannion nous offrira-t-elle quelques rayons de soleil demain qui permettront d’aller se balader ?


Lundi 1er août : Lannion

Y : Aujourd'hui je me suis levé, j’ai trouvé le déjeuner sur la table merci Cédric. On est parti visiter une église, j’ai dû marcher. J’ai préféré faire la partie de baby foot. Je suis content parce que j’ai pu me poser, regarder la télé et aussi j’ai passé l’après-midi avec une marcheuse. Demain je pourrai dormir en tente.


Cédric : Journée de repos appréciable, qui diffère du mouvement permanent qui caractérise la marche. Nous regardons le ciel, restons passif à vaquer à nos occupations respectives. Les muscles laissés au repos nous remercient. Mais les fourmillements reviennent très vite ! Comment s’arrêter si nettement toute une journée alors qu’on accumule les kilomètres quotidiennement depuis presque deux semaines ? Telle une évidence, nous rendons grâce à cette envie en flânant dans Lannion, d’une après-midi ensoleillé. Les rires et la bonne humeur seront au rendez-vous lors d’une partie de baby-foot partagé avec une marcheuse rencontrée il y a quelques jours. Les préparatifs sont terminés pour entamer le dernier virage avant la grande ligne droite. Neuf jours de marche consécutifs avant une prochaine pause et notre future épreuve. C’est parti ! À vos chaussures, prêt ? Marchez !

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