Marche de Nacxxx
- 30 mars
- 64 min de lecture
Marche de Nacxxx accompagné par Romain
Jeudi 26 mars : (jour 1)
N : Aujourd’hui, plus précisément ce matin à 9h, avec Madame Mansar, on a pris le train depuis Dijon pour Lyon. On a rejoint Jean-Michel, le responsable de marche. Vers les coups de 14h, on a discuté. J’ai pu rencontrer l’éducateur qui allait m’accompagner pour la marche. J’ai fait connaissance avec lui, après on est partis pour aller au gîte (le dortoir où nous dormirons à l’avenir). Bon après, on a mangé et je suis parti direct au lit.
J’ai hâte que le grand jour du départ arrive
Romain : Ce matin, je suis parti de Lausanne en train pour Lyon. J’ai mangé avec Jean-Michel qui est mon responsable de marche. Nous avons ensuite rencontré N .et sa référente
Nous sommes partis pour le Puy en Velay avec Jean-Michel et N.
Nous sommes allés manger un burger avec N pour le dîner.
Vendredi 27 mars : (jour 2)
N : Aujourd’hui, Jean-Michel, est venu nous chercher. On est partis acheter l’équipement qu’il me fallait pour la marche. On a pris tout ce dont j’avais besoin ! On est partis déjeuner dans un p’tit resto à côté et puis on est partis essayer l’équipement. On est partis visiter le rocher de Saint Michel, puis la statue de Notre Dame de France. Puis on est rentrés. Jean-Michel nous a laissés. Il est parti. On a fait à manger puis dodo.
Toujours aussi motivé pour la marche. Le grand jour du départ arrive.
Romain : Nous nous sommes levés super tôt (vers 7h30) car nous nous sommes couchés tôt aussi. Nous sommes allés à Décathlon faire le sac à N.
Nous avons visité la statue de Notre Dame de France ainsi que le rocher Saint Michel d’Aiguilhe durant l’après-midi avec N.
Samedi 28 mars
N : Bon bah aujourd’hui, c’est notre dernier jour au Puy en Velay. Demain, c’est le grand jour du départ et pour bien se préparer pour ce chemin qui nous attend, on s’est levés de bon matin. On a préparé nos affaires et nous en même temps, on a pris le petit déjeuner et vers le coup de 11h, on a pris la route (à pied bien sûr) pour Polignac (un petit village à côté). On n’avait que 3,9 km à faire, ce qui nous faisait à peu près 1h. Je suis fatigué de raconter la suite, mais en gros sur le chemin ça m’a montré comment se repérer avec les balises pendant ce périple, comment porter son sac pour qu’il ne nous gêne pas trop pendant le long du trajet, comment on utilise les bâtons de rando etc… pour qu’après on arrive à notre destination, on devait manger dans un resto pour le midi, mais malheureusement c’était fermé le samedi, on ne s’était pas renseignés avant d’y aller et bah du coup, on est repartis au Puy en Velay (encore 1h de plus de trajet) pour aller manger pour le midi. On est arrivés à 13h, mais c’est pas grave, on a mangé et on est repartis au gîte. On a fait “notre” petit après-midi là-bas. Vers 18h30 on est partis acheter à manger et on a mangé puis on est allés au dodo.
Et comme je l’ai dit, demain c’est le grand jour.
Romain : Ce matin, nous sommes allés faire les derniers achats de dernière minute, puis nous avons rempli les sacs et nous sommes partis marcher 9 km pour essayer tout l’équipement. Tout est parfait et nous sommes prêts pour le grand départ demain matin.
Je suis très enthousiaste de commencer cette aventure avec N.
Dimanche 29 mars : Montbonnet
N : Depuis la cathédrale, avec ce magnifique lever de soleil, on entame la première partie de notre grand voyage, c’est-à-dire atteindre Montbonnet qui se situe à 15 km du Puy en Velay. (bon, j’avais imaginé cette première partie hier, mais bon y a eu quelques imprévus avec la météo, mais c’est pas grave). Ce matin, avec ce vent qui souffle intensément, depuis la cathédrale on a fait un autre notre départ pour la première étape de la marche (Montbonnet). Avec les quelques indications qu’on m’a montrées pour me repérer dans ce périple, mon accompagnant a décidé de me laisser mener la marche jusqu’à un autre point de pause, environ 7 km avant d’arriver à Montbonnet. Sur le chemin, franchement ce n’était pas facile avec 9 kg sur le dos, c'était déjà un défi. On est partis vers 10h et arrivés au point de pause vers les coups de 12h. Environ 2h pour faire 7 km. On a été à Saint Christophe pour l’info. On a mangé un peu, puis on a repris le chemin vers 12h30 après avoir fini de manger.
J’ai eu quelques difficultés avec le sac sur le chemin.
Mais à part ça, j'étais au top pour arriver à destination. On a mis à peu près 1h50 pour faire 8 km. On a fait vite, je vous l’avoue. Et vers 14h20 on a enfin fait la première étape de la marche. On est arrivés au gîte. On nous a bien accueillis, on nous a montré où on allait dormir. On s’est installés, on a pris nos douches avant l’heure comme ça c’était fait et pour tuer le temps, on a un peu lu avant d’aller à table.
Vers 19h, on a été manger le bon poulet qu’on nous a préparé, puis on est partis se coucher. J’ai un peu lu avant d'aller dormir et vers 21h, je me suis couché. Et aussi un petit détail, je n’ai jamais lu trop de livres depuis que j’ai un téléphone, mais de temps en temps, ça ne tue pas ! N qui parle, ne l’oubliez jamais.
Romain : Hier soir, N a voulu faire à manger tout seul et c'était trop bon ! Ce matin, grand départ depuis la cathédrale. Nous avons marché sous de grandes rafales de vent. Du coup, petit pique-nique rapide à midi et nous sommes arrivés tôt à notre premier gîte. Nous allons dormir dans un petit chalet avec un autre pèlerin. J’ai adoré partager cette première journée avec mon binôme !
Lundi 30 mars : Monistrol d’Allier
N : Aujourd’hui, réveil à 7h pile. On avait le petit déjeuner à 7h30. Le temps n’était pas vraiment ouf. Pour le coup, on a bien pris le temps de savourer le petit déjeuner et vers les coups de 9h, on s'est préparés et on a pris le chemin pour la deuxième étape qui se situe encore à 15 km de la première étape. On était préparés mentalement pour les 15 km d’aujourd’hui, mais notre corps, lui, pas trop. ! Après avoir parcouru 7 km environ, on arrive au premier petit village du chemin, c’était vide, rien d’ouvert, limite un village fantôme mais bon. Il était déjà presque midi. L’objectif c’était de trouver un coin pour manger et se réchauffer. Après avoir parcouru dans ce petit village, on a enfin trouvé un bar qui était ouvert. On s’est réchauffés, on a bu un petit chocolat chaud, histoire de bien reprendre le chemin avec ce temps pas possible. Bref, il nous restait encore 8 km à parcourir et franchement c’étaient les 8 km les plus difficiles de ma vie, je pense. Pourquoi ? parce que ça montait et descendait. Ce n’était vraiment pas facile, mais bon (j’ai un mental d’acier qui est forgé comme jamais), ce qui veut dire que je m’en suis bien sorti quoi !
Bref, après 2h de marche, on est enfin arrivés à Monistrol d’Allier, un village en gros. C’est là que nous allons passer la nuit pour ce 4ème jour. Arrivés au gîte, on croise directement le propriétaire. Il nous accueille, nous montre là où l’on va dormir, puis il nous laisse. On est partis se doucher et après on a préparé notre dîner. Vers les coups de 19/20h, on s’est préparés pour se coucher (il n'est toujours pas facile de trouver le sommeil, mais bon, on fait avec). J’ai quand même un peu lu, c’est très important quand il n’y a pas de téléphone. Bon voilà pour aujourd’hui.
Romain : Hier soir, nous étions 15 à manger. Le repas était très bon et nos hôtes étaient exceptionnels au gîte de la deuxième étape. Nous n’avons pris qu’une petite pause chocolat chaud aujourd’hui et nous sommes arrivés tôt à notre gîte à Monistrol d’Allier.
Ce soir, nous allons cuisiner ensemble. Aucune douleur physique jusque-là.
Mardi 31 mars : Saugues
N : Alors aujourd’hui, réveillés à 7h30, on s’est préparés, on a préparé nos affaires et après on est partis prendre le petit déjeuner. Après on a quitté le gîte. Bon, ça va aujourd’hui on n’avait que 13 km à faire donc bon, c’est pas beaucoup, mais n’oubliez pas que je viens de parcourir 30 km depuis le Puy en Velay. Je sentais mon corps souffrir le martyr mais oklm, j’allais pas abandonner pour si peu. Donc, on a pris la route, on a passé plus de 1h30 à monter et descendre des montagnes. On aurait dit que c’était sans fin. On venait de faire 7 km et après quelques centaines de mètres, on a enfin croisé un village. On s’y est arrêtés environ 20-25 mn, histoire de souffler un peu et de manger un petit truc. D’autres voyageurs fous s’y sont arrêtés aussi. On n’avait pas trop le temps, donc on est repartis directement. Il nous restait encore 5,5 km à faire pour arriver.
Ah oui, je ne vous ai pas dit, la destination d’aujourd’hui, c’est Saugues.
Bon, on a repris le chemin avec pour objectif de vite arriver. On a fait nos 1h30 de marche jusqu’à Saugues. Arrivés dans la ville, on avait super faim. Sur le chemin, on avait vu une affiche d’un fast-food. Mais bon, malheureusement, il était fermé, donc on a déjeuné dans un resto à côté. Puis après on est partis au Carrefour, histoire de se ravitailler. On a pris ce dont on avait besoin pour le reste de la journée et pour les jours à suivre.
Après on est partis au gîte. On a eu de la chance, il ouvrait à 15h et il était 14h et quelques et la dame était déjà là. Elle nous a accueillis, puis après elle nous a montré nos chambres et elle est partie. On s’est installés, on est partis se doucher, histoire d’enlever la crasse de la journée. Avant d’aller faire à manger, on a joué à un jeu de cartes qu’on a inventé pendant la marche. Bon, j’ai gagné 4 fois d’affilée mais ça va il arrive à suivre quand même. Bon après, on est partis faire à manger. Je lui ai dit de me faire confiance parce que je suis un cuisto très réputé dans mon quartier. J’ai fait à manger et franchement c’était pas mal du tout je dirais même, lui, il a validé.
Puis après on est partis pour aller se coucher, car le lendemain on avait 20 km à faire, ce qui veut dire qu’il fallait se reposer pour être en forme, bien sûr.
Romain : On a fait une petite soirée cinéma hier soir. N m’a fait découvrir le film Intergalactique et c'était vraiment bien. Aujourd’hui, après un petit déjeuner de luxe au gîte Chez Martin, nous avons fait une longue montée jusqu’à Saugues sous de belles rafales de vent.
Le seul kébab de la ville est fermé le mardi et du coup, nous sommes allés manger le menu du jour dans un resto en attendant que notre gîte ouvre à 15h.
Mercredi 1er avril : Le Sauvage
N : Salut l’équipe ! Aujourd’hui, journée un peu particulière, c’est mon anniversaire, mais bon.
Alors aujourd’hui, on avait 20 km à faire, ce qui veut dire qu'on n'est pas partis tôt pour être dans les temps. A 8h30, on a fait le départ, ça va, il n’y avait pas trop de difficultés. Mon corps commence à suivre le rythme de la marche de tous les jours.
On avait pour objectif Le Sauvage, un gîte qui est au milieu de nulle part, c’est un peu un monument qui date des temps anciens et maintenant reconstruit pour qu’il soit un gîte, ce qui faisait faire 12 km en 2h30, nouveau record qu’on venait de battre.
Puis après on s’est arrêtés, histoire de faire une petite pause, histoire qu’on arrive à faire la suite du chemin.
On a fait la rencontre de Rox, c’est un petit chien qui est venu vers nous. Il avait l’air d'être affamé comme jamais, ce qui m’a obligé à lui donner un peu à manger et 10/15 mn après, on a repris la route.
Il nous restait 8 km à faire, mais en vrai tranquille. On se voyait déjà arriver au Sauvage. On a pris notre temps, histoire de prendre quelques photos, de parler un peu etc…
Après 2h30 de marche, on voyait enfin le bout du Sauvage, avec 1 km pour y arriver.
On arrive là-bas, on se pose vite fait, on parle avec le responsable qui était là, puis après il montre notre chambre. On s'est Installés, on a pris notre douche et là j’attendais le moment pour aller battre mon cher éducateur à ce fameux jeu de cartes qu’on a créé sur le chemin. Il n’avait pas trop envie de perdre, mais j’ai quand même réussi à le convaincre de jouer pour qu’il perde trois fois d’affilée encore une fois. Oui, je sais, j'suis trop fort aussi. Puis après on est partis pour manger
Romain : N alias le cuistot de Guadalajara m’a fait un repas incroyable hier soir ; Il est vraiment très doué en cuisine.
Il a fait super froid aujourd'hui, du coup, nous avons marché sans trop de pauses et nous sommes arrivés tôt au gîte du Sauvage. Ils ont un fromage bleu de brebis incroyable.
Ce soir, repas tous ensemble pour l'anniversaire de N.
Jeudi 2 avril
N : Aujourd’hui depuis le Sauvage, on a pris le petit déjeuner et on est partis. On en avait assez de rester au milieu de nulle part. On n’avait que 13 km à faire, mais on n’avait pas le choix, fallait suivre le plan de marche. Parce qu’on a fait vite et on s’est retrouvés à attendre que le gîte ouvre. A midi et quelques, on est arrivés à notre étape. On a déjeuné, on a fait vite des courses pour le dîner et puis on est partis au gîte. Le propriétaire était déjà là, il n’ouvrait qu’à 14h, mais il nous a quand même fait une faveur en nous laissant rentrer. Comme d’habitude, il nous a montré notre dortoir, la cuisine et tout le reste et puis on a pris notre douche et on a attendu pour aller faire à manger. Ce n’est pas moi qui aie fait à manger aujourd’hui, mon “stagiaire” voulait tester ses capacités. Donc je l’ai laissé faire débouler aussi son imagination. Franchement, on a trouvé l’après-midi super long, comme ça n’avait pas trop marché, mais bon ça va.
Du coup, mon “stagiaire”, a fait à manger, alias le cuistot a fait de son mieux. Je rigole. Il a fait un magnifique plat italien qui n’avait pas de nom précis, mais franchement c’était pas mal du tout. Sur une échelle de 1 à 10, je mets 8,5, ça va pour la première fois. Il a aussi à gérer la situation. Au final, j’ai même fini par lécher l’assiette tellement c'était très bon. Bien sûr, je rigole.
Et voilà, après on a fait une petite partie de cartes avant d’aller dormir. Demain on a encore 16 km à faire, ce n’est pas beaucoup, mais voilà pour l’instant y’a que ça.
Dans les prochains jours, on aura une étape de 27 km à faire, c’est une petite étape test qui nous permettra d’en déduire si on peut enchaîner plus de kilomètres. Bref, je vous tiens au courant. Allez, salut l’équipe ! A une prochaine.
Romain : Hier soir, on a joué aux cartes avec deux autres pèlerins. C’était vraiment drôle. N a vite compris comment gagner en détournant les règles à son avantage.
Aujourd’hui, mini étape. Nous sommes arrivés à destination à midi. Beaucoup de rires et de partage et premier cours d’anglais pour N qui prend ça très au sérieux même si on fait que de déc…
Ce soir, le cuistot sera au repos, du coup, je vais m’occuper du repas.
Vendredi 3 avril : Aumont Aubrac
N : Alors aujourd’hui, on est partis vers 9h45 du gîte. On a pris la route vers Aumont Aubrac, avec pour objectif 16 km. Ça n’a pas changé pour l’instant. Sur le chemin, on s’attendait à que du plat, mais il y avait quand même quelques montées. Tranquille. Après 7 jours à faire de petites étapes, mon corps a fini par s’adapter. On s’est arrêtés dans un petit spot sur le chemin pour y déjeuner. On avait préparé des maxis sandwichs avant de partir du gîte. On les à “tabasser” tellement on avait les crocs ! puis on a repris la route et d’ailleurs on a fait plusieurs rencontres avec des pèlerins sur le chemin. Ils étaient très sympathiques, mais personne n'est resté avec nous parce qu’on enchaîne trop les petites étapes, mais bon c’est pas grave. Après on m’a dit c’est pas grave, d’après ce qu’on m’a dit, ce n’est pas une compétition, chacun va à son rythme.
Bref, après 2h de marche, on est enfin arrivés à Aumont Aubrac. Il était déjà 14h et quelques, donc on est partis directement au gîte. Le propriétaire n’était pas là, on l’a appelé et il nous a dit de l’attendre qu’il n’allait pas tarder. Il ne faut jamais faire confiance, il nous a fait attendre plus de 30/40 mn devant le gîte, mais tranquille il a de la chance, c’est à lui. Bref, après il s’est excusé pour son manque de notion du temps, mais bon, il nous a montré les chambres, et tout le tralala. Bref. On est partis directement faire les courses pour le dîner, et on est revenus au gîte. On a attendu l’heure pour manger. Oui bien évidemment c’est moi qui fait à manger ; le cuistot de Guadalajara est entré en action. J’ai regardé ce qu’on avait et j’ai vraiment laissé mon imagination déborder. Franchement, c’est mon meilleur plat que j’ai réalisé depuis que je cuisine. Il a adoré aussi (l’accompagnant), il a aimé carrément et après je l’ai explosé dans une partie de cartes et il est parti se coucher et j’ai fait de même. De toute façon, demain c’est une étape de 27 km dont je vous parle. Je ne voulais pas vous spoiler mais je reste à l'affût parce que je vais retourner les lois de la physique.
Même si le destin te réussit, regarde toujours de loin.
Romain : Grosse rigolade hier soir au gîte. J’ai fait un petit plat italien à N et il a l’air d’avoir vraiment aimé. Ensuite, petite partie de cartes, je crois que j’ai enfin compris les règles qui, me semble-t-il, changent au fur et à mesure.
Aujourd’hui encore une petite étape et finalement le vent s’est arrêté et le soleil est apparu. J’ai enfin pu sortir le réchaud à notre pause déjeuner pour nous faire du thé. N n’en revenait pas, il a trouvé ça fantastique.
Nous avons fait les courses pour ce soir et demain car nous avons une belle étape de 27 km jusqu’à Nasbinals.
Samedi 4 avril : Nasbinals
N : Salut les petits potes, ça raconte quoi ? Je sais que vous ne pouvez pas me répondre, mais pas grave.
Aujourd’hui, journée très intensive, 27 km. J'étais au top de ma forme. 6h30 le réveil, je sais c’est matinal, mais pour la journée d’aujourd’hui, il le fallait bien. On a pris le petit déjeuner, on s'est préparés et vers les coups de 6h45 on a pris la route. On était tellement éteints, mais bon le mental est encore une fois bien forgé. Je n’ai toujours pas de problème physique et j’espère ne pas en avoir. Bref, je suis vraiment content que l’on puisse faire un peu plus de kilomètres et vraiment, je ne resterais pas dessus, on devait traverser le plateau de l’Aubrac jusqu’à Nasbinals. Il y a eu vite fait de petites montées et tout le reste n'était que du plat.
Bref, on a marché je ne sais plus combien de kilomètres, mais franchement ça en valait la peine, avec les magnifiques vues qu’on a eues sur le plateau de l’Aubrac. Après 16 km de marche, on s’est arrêtés sur une aire de pique-nique pour manger. 30 mn, après avoir repris la route, il nous restait 10 km à faire. On a traversé une zone, on aurait dit que j'étais en Australie, il faisait chaud de ouf, j’avais l’impression que ça n’allait jamais en finir tellement on ne faisait que du tout droit.
Bref après 10 km, Nasbinals était enfin en vue. Il était déjà presque 15h, ce qui veut dire que le gîte était ouvert. On est vite partis là-bas. Après on s’est installés dans les chambres, puis on s’est douchés.
Romain : Hier soir, N el cuisto a refait un plat juste incroyable. Je m’en lèche encore les babines.
Première grande étape et c’était vraiment avec le sourire et sans problème qu’on a passé ce petit test avec N.
Ce soir, petit resto pour aller déguster un authentique aligot, spécialité de l’Aubrac
Dimanche 5 avril : Saint Chély d’Aubrac
N : Hier après s’être douchés, on est partis pour aller goûter la spécialité de l’Aubrac (l’aligot) on a croisé quelques pèlerins qu’on connaissait, on s’est joints à eux pour le dîner. Bref, franchement l’aligot était pas mal du tout aussi. Après on est repartis au gîte.
Aujourd’hui, depuis le gîte vers 7h45, on a pris le petit déjeuner, on a préparé nos affaires et sans perdre de temps, on a pris la route pour Chély d’Aubrac (un petit village qui se situe à 16 km de Nasbinals) et mon cher accompagnant avait l’air un peu fatigué, mais bon, il m’a assuré que ça allait super bien. Du coup, on a pu enchaîner. Il y avait trop de montées mais sans souci on n’avait pas tout traversé. Après 3h de marche, on s’est rendus compte qu’il ne restait que 4 km. On a trouvé un petit spot sur le chemin pour y faire notre pause. On a mangé nos sandwichs qu’on avait préparés et ce cher accompagnant, soi-disant pas fatigué, en a profité pour faire une sieste.
Après 20 mn, on a fini par reprendre la route (avec la joie et la bonne humeur). On a croisé une petite cascade sur le chemin et ce cher accompagnant a un rituel très important. Quand il croise une source d’eau froide, il ne peut pas s’empêcher d’aller mettre ses pieds dedans. D’après lui, ça accélère la circulation sanguine.
Bref, après on a repris la route. Comme on n’était pas très loin de Chely, on a pris notre temps, comme ça, on savait que le gîte était ouvert à notre arrivée. Arrivés là-bas, il n’y avait que les propriétaires juste devant le gîte qui étaient prêts à accueillir les marcheurs. Ils se sont présentés sous le nom de Jeremy et Fanny. Après nous avoir montré les chambres, ils sont partis et nous sommes partis nous doucher. Après le cuistot s’est mis au travail, fallait bien faire quelque chose à manger pour le dîner. Il nous a confectionné un plat avec ce qu’on avait. Tous les plats qu’on a faits jusqu’à maintenant n’avait toujours pas de nom. Mais bref on s’est quand même pas mal régalés. Pour le coup, je mets une petite note pour son plat quand même 7/10. Bref, bref
Le moment que j’attendais, la partie de cartes. Je suis désolé pour lui, mais aujourd’hui il a pris un truc salé 10 à 0. Il a perdu, limite je me disais qu’il ne joue pas sérieusement. Mais ce n'est pas grave, il va s’en remettre. Il en a eu marre de continuer, donc est partis se coucher. Il y avait 22 km à faire le lendemain. En plus, il fallait faire des courses pour pouvoir se nourrir.
Bref, je suis fatigué je vais aller dormir, mais avant tout un grand philosophe m’a dit : “des fois, il faut être dans le silence et la solitude et après tu entendras que l’essentiel”.
Allez, salut l’équipe à demain pour de nouvelles aventures.
Romain : Hier soir, menu terroir au resto : riz d’agneau en entrée, filet de boeuf de l'Aubrac avec truffade et aligot, puis les fromages et nous avons fini avec deux desserts : une dame blanche ENORME pour N qui n’en pouvait plus mais qui l’a quand même appréciée et finie.
Ce matin, je me réveille et N avait disparu de son lit. Il était tombé entre nos deux lits sans s’en rendre compte et dormait du coup par terre. Je l’ai réveillé et nous sommes partis en fou rire pendant bien 5 minutes. Il est exceptionnel ! Nous avons continué la traversée de l’Aubrac et c’était vraiment magnifique. On a même pu faire une petite sieste au soleil en milieu de journée. La vie est belle.
Lundi 6 avril : Espalion
N : Espalion. Ah quand j’y repense ça fait dix jours (non 9 jours) qu’on a commencé la marche. Les journées on ne les voit même pas passer tellement on fait vite à chaque fois. Bref. 20 km jusqu’à Espalion, on avait chaud de ouf dès le matin, mais voilà il ne fallait pas trop s’emballer, c’est férié aujourd’hui. Donc ce qui veut dire que tout sera fermé à Espalion. On va faire des courses pour le midi et le soir. On allait avoir quelques kilos de plus, mais c’est pas grave, y’a rien qui change.
Voilà, sans perdre de temps, on a pris la route. On a commencé à monter en étape, hier on a fait 27 km, aujourd’hui 20. J’aime bien, j’aime bien. Bref.
Il y avait une chaleur de ouf. Aujourd’hui j’avais l'impression que j’étais en train de cuire dans une poêle à frire. J’ai fini par dégainer le short, moi qui disais ne jamais mettre de short, là je n'avais pas le choix de toute façon.
Bref, après quelques heures de marche, on a trouvé un petit coin sympa où l’on s’est posés pour le déjeuner. Franchement, j’avais pas mal les crocs, donc j’ai mangé tout ce que j’avais à ma portée puis après on a repris la route après 30/40 minutes de pause.
Sur le chemin, il y avait une rivière et encore une fois l’accompagnant addicte à mettre ses pieds dans l’eau froide, voulait carrément s’y baigner, mais malheureusement l’eau était glacée de ouf, ouf. Franchement, tu y restes 10 mn, tu deviens tout durs pire que de la caillasse.
Bref, on n’était pas trop loin de notre destination, on s’en réjouissait déjà alors qu’on n'était même pas encore arrivés.
Bref, une fois un petit détour, histoire de visiter la ville d’Espalion, on a rejoint le gîte. On s’est installés dans nos chambres et je suis parti faire à manger.
Ce cher accompagnant vous dira si c’était bon ou pas vu que c'est lui qui a noté. Bref, après on est partis se coucher.
Romain : hier soir, j’ai fait à manger avec ce qu'on avait. C’était pas si mal mais N est toujours dans l’attente de l’excellence, donc j’espère que ça lui a quand même plu 🙂
Aujourd’hui, petite erreur de débutant pour ma part, on a acheté du poisson surgelé et je pensais qu’il était emballé sous-vide. Résultat : tout sent le poisson dans mon sac. Rien de grave, car demain, nous sommes en pause et nous allons faire une vraie lessive dans une machine. Il a fait super chaud et nous avons vraiment aimé marcher. Quelques petits bains de pieds dans la rivière et nous sommes arrivés à Espalion.
Mardi 7 avril
N : Aujourd’hui, journée pause. On a fait la grasse matinée. A 8h et quelques, on s’est réveillés, ce n’est même pas une grasse matinée, car j’ai pris l’habitude de me réveiller vers cette heure-là. Bref. On a pris le petit déjeuner et on ne savait plus quoi faire. On est partis acheter de quoi faire à manger pour le soir et le lendemain, puis on a posté un colis, histoire de renvoyer ce dont on n’avait pas besoin. Puis on est rentrés, on a joué à une partie de cartes et après on a pris nos douches et on s’est couchés.
Romain : Journée de pause. Grand nettoyage des vêtements et re-planification des étapes de marche. On est allés faire un petit foot avec N .
Ce soir, il m’a fait un curry, super bon. Hâte de prendre le chemin.
Bientôt nous aurons des tentes, nous sommes impatients de bivouaquer.
Mercredi 8 avril : Golinhac
N : Alors l’équipe ça dit quoi !
Bon aujourd’hui, grosse journée de marche jusqu’à Golinhac.
La journée de pause, je crois, m'a plus fatigué qu’autre chose.
Mais voilà, on a rencontré beaucoup de dénivelés sur le chemin, mais sans souci, pas de problème physique bien sûr.
Pour ce midi, petite pause sous le soleil avec une agréable vue sur Espalion, puis après on a rejoint Golinhac après 2 h de marche.
C’est le tour du cuistot de faire à manger ce soir. : petit gratin accompagné d’une tranche de steak baignée dans un bain de sauce marinée.
Bref, après on s’est préparés pour aller se coucher.
Je n’arrive plus à trouver d’inspiration pour vous écrire, mais prochainement je vous promets plus de changements, juste là, il faut que je retrouve mon talent d’écrivain (ne vous inquiétez pas !) A une prochaine fois !
Romain : Grosse journée de marche du soleil avec beaucoup de dénivelés jusqu'à Golinhac. C’était vraiment magnifique.
Petite sieste au soleil et arrivée au camping en milieu d’après-midi. S’il y en a qui ne savent pas grand-chose sur les taupes et bien sachez que bientôt N vous racontera tout ce que vous devez savoir sur ces créatures.
A bientôt.
Jeudi 9 avril : Conques
N : Yea les bro !
Alors aujourd’hui, on a pour but une étape de 21 km. Réveil vers 7h45 comme d’habitude les bro, après petit déjeuner et puis on a pris la route vers 8h30 (je crois, je ne me rappelle plus).
Ces derniers jours il fait pas mal chaud quand même, alors qu’on a commencé ce périple avec le froid. Le changement de temps était quand même choquant. Pour une personne qui n’a jamais connu ces saisons, ça doit lui faire un de ces chocs, mais bon bref.
Avec la journée de pause qui m’avait bien fatigué, la journée d’hier a bien fait en sorte que je me remette dans mes blessures (je n’ai pas de blessure, c’est juste le jeu de mot, mais bref).
On a une petite étape de 13 km en 2h30, histoire d’arriver au premier point de pause.
Sur le chemin, on a croisé des pèlerins qui étaient à bout. Ils voulaient juste vite arriver à Conques, histoire que leur périple se finisse, parce que chaque année il y en a qui font le chemin, comme ça ils découvrent et après l’année prochaine comme ça ils reprennent.
Mais bref, il y a plein de cas comme ça, mais ceux d’aujourd’hui on voyait qu'ils étaient à bout. Bref. On s’est posés avec eux, ils ont partagé leur ressenti avec nous, de ce qu’ils ont vécu jusqu’à cette partie du chemin.
Pour certains, ça a été difficile, d’autres ceux qui veulent continuer mais avec le taf ne pourront pas, d’autres aiment bien la mentalité d'aventures. Il y a même un père de famille qui m’a demandé une faveur pour sa petite fille malade. Lui, je crois qu’il devait arrêter aujourd’hui et comme il ne pouvait pas continuer jusqu’à Compostelle, il m’a confié une petite médaille avec le symbole du coquillage de Compostelle pour lorsque j’y arrive, je la laisse là-bas en l'honneur de sa fille.
Bref, c’est avec un grand plaisir que je vais lui rendre ce petit service.
Dites-vous que dans certains gîtes, ils nous ont même donné des cartes postales, histoire de prouver et confirmer notre arrivée à Compostelle. Vous ne trouvez pas ça mignon vous !
Bref, après quelques minutes de pause, on a repris la route, il nous restait 10 km à faire et comme d’habitude, c’est avec les “doigts dans le nez” qu’on les a parcourus et on est arrivés à Conques, je n’y croyais pas !
C’est une ville pas comme les autres, on dirait qu’ils sont encore restés bloqués au moyennage. Les bâtiments ont graves du vécu, les ruelles sont tellement fatiguées. Carrément, je me disais que j’étais dans l’attaque des titans (au passage, l’attaque des titans c’est un dessin animé qui est sur le thème du moyen âge et qui se fait attaquer par des titans). Bref, un délire.
On est partis directement au gîte. Après on nous a montré là où on allait dormir et manger et après on est partis prendre notre douche.
A Conques, on a croisé tous nos amis pèlerins, ceux qui ont fait le chemin jusque-là. On a dîné, discuté, ri ensemble et le reste, parce que, comme je l’ai dit, la plupart de nos amis pèlerins s'arrêteront à Conques, ce qui ne veut pas dire qu’on n’allait pas en croiser d’autres, au contraire, beaucoup de nouvelles rencontres nous attendaient. Donc il faut toujours être positif. Après on est partis pour le dîner vers les coups de 19h.
Romain : Hier soir, j'ai fait mon pire repas. Pas de bol pour N, les canettes, le gratin dauphinois, bah c’était vraiment dég…
Nous sommes arrivés à Conques. J’adore vraiment cet endroit. J’ai fait un peu de yoga là où j’avais rencontré quelqu’un d’exceptionnel il y a trois ans.
Ce soir, nous allons manger à l’abbatiale et nous allons aussi y dormir.
Beaucoup de pèlerins vont s’arrêter à Conques, donc dès demain, nous ne connaîtrons plus beaucoup de monde.
Je me sens heureux d’être arrivé jusqu’ici avec N et encore plus de continuer.
Vendredi 10 avril
N : Alors hier pour le dîner de 19h à l’abbaye de Conques franchement c’était super sympa. A table, on était plus de 30 personnes à partager la même table, c'était quand même impressionnant. Mais, bref j’ai la flemme de préciser la suite.
On a pris le petit déjeuner ce matin vers 7h45 puis vers 8h, on a pris la route, on s’est tapés une montée de batard dès le début, mais on a fait ça tranquille, on ne voulait pas s'enflammer, c'était un peu le début de la journée. Bref. On a passé plus de 1h à gravir des montagnes sans fin. D’un côté, je vais prendre des muscles, mais d'un autre c’est ch… au bout d’un moment.
Bref. Ah oui, je n’ai pas précisé, aujourd’hui 24 km, une belle étape quand même. Il y a un truc qui m’a fait grave rire pour les petits vieux, enfin les personnes âgées qui n'avaient même pas atteint le sommet étaient déjà au bout de leur vie. Seul l’un d’entre eux avait le mental en béton. J’ai nommé Philippe (le seul, le vrai) on voyait que c’était dur pour lui, mais il n’a pas lâché jusqu’au bout du sommet. Il sera avec nous et j’espère ne pas le perdre de vue pendant ce voyage (bref, une petite dédicace à lui pour lui donner de la force).
Bref, après 15 km de marche, on a enfin entamé la première pause. On croyait qu’on n’allait pas pouvoir décoller de là où l’on était tellement c’était vraiment pas mal. Mais bref, on n’allait pas y passer toute l’après-midi ou la soirée (mdr) ce n’est pas le moment. Dans les prochains jours, on compte bivouaquer, mais ne vous inquiétez pas je vous tiendrai au courant de toute façon. Moi, je ne suis pas du tout inquiet.
Mais bref on a repris la route après 30 mn de pause et on a fait 2h30 pour faire 10 km, ça va on “tartine” de ouf quand même.
On a rejoint le gîte qui se nomme La Vita e Bella dont l’hébergeur est grave cool. Sa spécialité la cuisine italienne. Il nous a montré les chambres et nous avons pris notre douche. Pour le dîner, il nous a fait de superbes pâtes à l’italienne et franchement c’est grave bon. Après tout ce qu’on avait mangé dans les autres gîtes, lui il nous a montré la différence entre expérience et le sens de vouloir nourrir tout le monde. Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir. Il est arrivé même à nous faire rire en même temps ! Franchement,il est trop fort. Après nous sommes partis nous coucher.
Demain, je vous fais un truc plus carré dans l’axe.
Romain : Repos tous ensemble à l’abbaye Sainte Foy de Conques. C'était vraiment sympa. L’endroit est incroyable. La nuit fut courte pour ma part, dortoir de 16 personnes donc 4 ronfleurs professionnels ! Mais bon, ça fait partie du jeu.
Belle marche aujourd’hui avec un temps idéal. Mon compagnon de route est tout le temps de bonne humeur et nous avons partagé de belles discussions.
Ce soir, nous sommes à la Vita e Bella, un gîte réputé pour sa délicieuse cuisine italienne. Ce sera : pastas “maison” au menu. Je m’en lèche les babines.
Samedi 11 avril
N : Aujourd’hui, après une bonne nuit de sommeil, on avait une belle étape de 34 km, si je ne me trompe pas. Après avoir pris le petit déjeuner, on s’est préparés, on a directement pris la route. Ah oui, il y a un petit détail pour ceux qui vont lire ce blog et qui vont faire le chemin l’année prochaine. Quand vous arriverez à Livinhac, je vous conseille vraiment d'aller dans ce gîte (La Vita e Bella), franchement c’est super bien.
Du coup, sans perdre de temps, on a repris la route, nous étions super motivés pour vite plier cette étape. Je ne sais pas pour les autres binômes comment ça se passe et je m’en fous, mais pour nous, plus c’est difficile plus ça nous motive. On aime bien les défis.
Je vais vous la faire courte pour la partie du trajet. On venait de faire 24 km ou 26, en 3h30. On s’est posés dans un petit village, histoire de déjeuner pour le midi. Encore une fois ce n'est pas une course. Après 30/40 minutes de pause, on a repris la route avec mon accompagnant. On a fait une petite session silencieuse parce que je parlais trop d’après lui. Vraiment de temps en temps, ça permet de beaucoup réfléchir et d'être face à soi-même. Bref, sur les derniers kilomètres qui nous restaient à faire, on a pris notre temps pour arriver au gîte qui était ouvert. Même en prenant notre temps on est quand même arrivés les premiers là-bas. Et oui, on a un bon rythme de marche quand même.
Bref ! arrivés au gîte, le propriétaire nous a accueillis, fait boire un petit quelque chose histoire de décompresser. Puis il nous a conduit au dortoir, après on a pris notre douche. Après l’heure du diner arrive, on était 17 à table, si je ne me trompe pas. Super sympas les humains qui étaient là. Il y avait une super atmosphère, chaleureuse et tout le monde était dans la joie et la bonne humeur. Super cool. Il y a même eu des moments de confession de notre ressenti et ce qu’on pensait du chemin et de sa part de solidarité. Il y a eu aussi des moments super touchants, mais c’est encore un autre chapitre si je me mets à parler de tout. Je m'arrête là.
Romain : Soirée incroyable chez Andrea au gîte La Vita e Bella. La générosité, la gentillesse et la bonté de notre hôte m’ont vraiment touché. J’ai pris une leçon de vie que je n’oublierai jamais. Ce chemin ne cessera jamais de m’étonner par son exemple et sa manière d’être, il me permet de remettre en question mes croyances et me donne l’envie de donner plus aux autres sans rien attendre en retour. Merci Andréa
Journée rythmée et vraiment sympa. Nous sommes arrivés au gîte Le Relais du Pèlerin et de nouveau un moment hors du temps. J’en dirai plus demain car il est tard et que je veux prendre le temps d’écrire sur ce qu’il s'est passé ce soir.
Dimanche 12 avril
N : Ça fait quelques jours qu’on enchaîne les belles étapes, dures pour certains, mais pas nous.
Aujourd’hui, sur le compteur 20 km qui s'affichent, mais bon on est prêts à affronter tous les kilomètres qui se dresseront devant nous. Sans perdre de temps, à 8h30 on décolle du gîte. Avec 80% de pluie sur toute la journée, cela ne nous a pas empêchés de faire notre trajet.
Encore un nouveau record battu, 28 km en 6h. On a mis la barre très haute, mais on n’avait pas le choix. On n’a pas trouvé de spot pour nous arrêter et manger pour le midi, ce qui fait qu’on a mangé directement en marchant. Bref !
Pour ceux qui veulent savoir, après trois semaines de marche, toujours pas de problème physique, pas d’ampoule, ni autre.
Bref, après avoir fait notre trajet, on arrive au gîte où le propriétaire n’était pas là mais avait laissé le gîte ouvert pour ceux qui allaient arriver tôt et qui voulaient s'installer en attendant son arrivée.
Sans perdre de temps, on a pris notre douche, on s'est posés au calme en lisant pour faire passer le temps.
Vers 19h, on est partis au ciné et à 21 h on est partis se coucher, car on a une grosse journée qui nous attend le lendemain (30 km) J’étais grave motivé. De toute façon, même s'il y avait 40 km, je serai prêt à relever le défi. Bref, j'avais une couche grave de fatigue.
Romain : Repas incroyable hier soir avec des saveurs venues d'ailleurs. Avant le dessert, nous avons fait le fameux tour de table qui fait la renommée du Relais Saint Jacques. Un moment riche en émotions.
N a aussi pris la parole devant les 17 personnes à table et j’étais super fier de lui !
Premier jour de pluie et en plus c’est dimanche, donc tout était fermé. On a fait l’étape avec très peu de pauses.
Nous sommes arrivés à Cajarc dans un super gîte qui est ouvert sans que les hébergeurs soient là. Nous faisons donc comme si nous étions à la maison. Ce soir, ce sera un petit resto marocain : couscous/merguez.
Lundi 13 avril
N : Ça va l’équipe !
Ça fait déjà 3 jours de suite qu’on enchaîne les étapes à 30 km à peu près. Franchement, ça ne me déplait pas du tout.
On a fait notre départ vers 8h30 après avoir pris le petit déjeuner. On a acheté un petit sandwich à la boulangerie pour le midi, car on n’avait pas le temps de les préparer nous-mêmes. Bref.
Ces derniers temps, on a de longues étapes. On s’est donné un objectif pendant les trois premières heures de notre départ, de se donner grave à fond jusqu’à vers les coups de midi puisqu’après nous prenons notre temps jusqu’à notre arrivée au gîte car la plupart des gîtes n’ouvrent qu’à 15h ou 15h30, ce qui veut dire que si l’on arrive avant, on se retrouve à attendre devant comme un c…Bref.
On a fait notre trajet, enchaîné les pauses et on est arrivés au gîte à 16h pour une première fois. La propriétaire Laëtitia est déjà là. Son gîte s’appelle “La joie du Chemin”. Franchement, elle était super, super sympa. En plus, je crois qu'elle a déjà accueilli des binômes Seuil auparavant. Elle nous a fait l'accueil le plus drôle et chaleureux qu’elle pouvait nous faire, puis elle nous a conduits à notre dortoir.
On est partis prendre notre douche et on a fait à manger.
Romain : Hier soir, ce devait être un petit resto, mais le couscous poulet/merguez devra attendre car le dimanche c’est fermé. Du coup, nous nous sommes rabattus sur un confit de canard au restaurant El Présidente.
C’était une longue journée de marche de 33 km accomplis sans problème.
Nous sommes arrivés au gîte “La Joie du Chemin” chez Laëtitia, un lieu incroyable et une hôte super accueillante et vraiment très sympa. On se sent comme à la maison.
Mardi 14 avril
N : Yeah les bro, ça raconte quoi ?
Bon moi ça fait déjà 3-4 jours qu’on exécute les étapes de 30 km, mais bref.
Aujourd’hui, on a fait une étape de 27 km depuis Bach jusqu’à Cahors et après 3-4 jours à enchaîner, il nous fallait bien une pause et franchement, là, je trouve que c’est bien mérité.
On a fait le départ à 8h30, comme d’habitude, et sommes arrivés à Cahors vers 15h30. On est partis directement au gîte tellement on était fatigués, il fallait bien le confort après l’effort.
Bref, ce soir, c’est kébab. Après trois semaines d’attente, on va enfin se faire plaisir avec un truc basique du quartier et franchement, je peux vous dire, que je suis grave content.
Je vous tiendrai au courant de la suite.
Demain on sera encore à Cahors parce qu’il y a la journée de pause. Désolé mais aujourd’hui, je n’avais pas trop envie d’écrire.
Allez, salut l’équipe !
Romain : Quelle belle soirée passée chez Laetitia. Le petit déjeuner était vraiment incroyable aussi, plein de produits bios et même des yaourts soja faits “maison”.
Dernière étape avant le jour de repos bien mérité.
Il a fait beau et nous avons rencontré plein de nouveaux pèlerins.
Ce soir, on va ENFIN manger notre 1er kébab et après nous irons au cinéma voir le film Compostelle.
Mercredi 15 avril : Cahors - 2ème jour de repos
N : Aujourd’hui, 2ème jour à Cahors pour la pause. Encore une fois après 4 jours à parcourir plus de 108 km, il fallait bien cette pause bien méritée. Le propriétaire du gîte, que l’on avait réservé avant d’arriver à Cahors, a accepté qu’on y reste deux jours. Il était grave sympa sur ce point-là. Bref. On n’a pas mangé avec lui hier soir, on s’est fait un petit kébab, puis après on est partis au ciné pour voir le film Compostelle (j’avais oublié de l’écrire hier soir) et franchement, je n’ai pas du tout aimé. D’un côté, ça montre le formidable travail que Seuil fournit ou réalise et d’un côté c’est trop scénarisé, limite je dirais que c'est grave de faire des trucs comme ça. Mais bon pour un film, je comprends qu’ils soient obligés quoi ! mais c'est pas ça la réalité. Bref.
Donc, du coup aujourd’hui pour la pause à Cahors, on ne savait pas trop quoi faire. On s’est contentés d’aller prendre le petit déjeuner pour commencer la journée, puis après on est partis au Lidl, histoire de faire vite fait les courses pour les jours à suivre et après on est passés dans d’autres magasins pour juste regarder ce qu'il y avait en produits. De toute façon, on n’avait rien d’autre à faire pendant que le gîte était occupé par la femme de ménage. Bref.
Vers les coups de midi à 13h, on s’est achetés un petit truc pour le déjeuner et on est repartis au gîte. On a discuté un peu avec le propriétaire, puis après, nous sommes partis faire la vaisselle (non la lessive plutôt).
Ensuite on est sortis pour aller faire du foot. Puis on est revenus vers 17h, on a pris une douche et vers 19h on est partis dîner.
Ce soir, c’est paella, mais malheureusement à la dernière minute quand il était en train de me servir mon assiette, j’ai vu qu’il y avait du chorizo et moi je ne mange pas du tout de porc. Mon accompagnant de la marche avait oublié de préciser ce petit détail et franchement sur le coup j’avais même pas les mots. Je suis parti me préparer tout seul un truc à manger. J’avais zappé ma réputation du grand cuistot que je suis. En moins de 15 mn chrono, j’ai pu improviser un petit truc à manger. Heureusement, on a toujours des trucs à manger avec nous. Peut-être que je n'ai pas goûté à la paella, mais quand même j’ai super bien mangé. Bref. Le propriétaire m’a aussi ramené le dessert pour la petite touche finale et j’étais trop super bien calé.
Après on est partis pour se coucher parce que demain on a du taf qui nous attend.
Bon. Allez ! Salut l’équipe ! Je vous tiendrai au courant de la suite.
Romain : Bon, ben on est allés voir le film Compostelle et c’est une fiction assez sympa avec de belles prises de vue. Je m’y attendais, mais on ne s’est pas retrouvés dans leur histoire. Mais bon, chacun son chemin et le nôtre était en pause bien méritée aujourd’hui.
Nous avons testé le montage de nos tentes et elles sont vraiment trop bien. J’ai hâte de dormir dedans, demain soir.
Ce soir, Sébastien du gîte " Le Relais des Jacobins” nous a invité à manger une paella. Vraiment super sympa.
Jeudi 16 avril
N : Alors aujourd’hui on a quitté Cahors à 7h45. On a retrouvé notre campagne, ça me faisait tellement bizarre de re-quitter la ville et tellement bien de revenir à notre habitat naturel, mais bon voilà. J'avoue que cette pause nous a permis de récupérer toute la force qu’on avait épuisée pendant les 4 jours où l’on a enchaîné les 30 km. Bref.
Aujourd’hui, on n’avait que 22 km à faire et franchement je trouve que c’est un bon équilibre. On a fait l’étape avec succès avec des pauses un peu de gauche à droite jusqu’à ce qu’on arrive à destination. 3 semaines de marche et toujours rien à signaler comme des blessures physiques, des courbatures, ni autres.
On a reçu notre matos de camping à Cahors. Comme j’avais une très grave impatience de la tester, donc j’ai demandé à ce cher accompagnant si on pouvait du coup dormir dehors pour la première fois de ma vie. Je pensais que cela n’allait rien changer entre le gîte et dehors, mais on verra bien
On est arrivés au gîte vers les coups de 15h30, on est partis directement monter la tente après nous avoir dit là où on pouvait la mettre. En moins de 5-10 mn, c’était nickel. On est partis dîner, après se coucher. Je vous dirai mon ressenti, mon avis demain.
Allez salut l’équipe !
Romain : La paella était incroyable, malheureusement il y avait du chorizo et N n’a pas pu en manger (porc). Du coup, on en fera une en Espagne (peut-être même 2).
Journée au soleil avec plein de belles discussions.
Ce soir, les tentes sont montées et nous allons passer notre première nuit en bivouac. L’endroit est paisible et je suis chaque jours très reconnaissant de ce magnifique voyage que je partage avec N
Vendredi 17 avril
N : Hier, j’ai fait ma première nuit en camping, c’était grave cool à tel point que je dirais même que c'est ma première nuit où j’ai bien dormi, sans abuser bien sûr. Par contre, sortir de la couverture le matin c’est grave, tellement il fait froid. J'ai couru directement dans le gîte. Bref. On a rangé les tentes et on a pris le petit déjeuner, puis on est partis vers 8h15 à peu près. Il y avait 28 km jusqu'à là où l’on devait aller sur des chemins avec beaucoup de dénivelés, trop de descentes avec beaucoup de pauses.
Un sujet un peu décalé de la marche que j’ai envie d’évoquer. Ces derniers jours, je me suis beaucoup demandé ce que j’allais faire et devenir après la marche. Je me suis renseigné auprès des autres pèlerins qui marchent et auprès de mon accompagnant qui m’ont beaucoup aidé, mais au final je me rends compte qu’il y a énormément de choses intéressantes, mais pour pouvoir faire quelque chose de concret, il faut faire un truc qu’on kiffe vraiment faire, pas simplement dire j’aimerais faire pour obtenir quelque chose, mais le faire parce qu’on aime vraiment le faire avec passion. Je ne sais pas si j’ai été assez clair mais bon, c’est dit avec mes mots qui me passent en tête. Bref
De base on faisait de longues pauses lorsqu’ils ne nous restaient que 5 km ou moins. Mais aujourd’hui, on l’a fait alors qu’ils nous restaient encore plus de 11 km, ce qui veut dire qu’après la pause, il faut s’y remettre et franchement ce n’est pas ouf. C’était grave long les 11 km, les plus longs de ma vie, alors on a eu un bon rythme de marche et on avait un mental dur comme l’acier, mais bon, c’était quand même long. Le mot “long” je l’ai utilisé plus de 6 à 7 fois tellement ça m’a marqué, même lorsqu’il ne reste que 1 km c’est quand même ouf. En plus pour encore rajouter une couche, le village où l’on devait aller était situé sur une colline, ce qui nous faisait une montée pas possible avant d’y arriver, mais bon. On l’a quand même fait avec de bons guerriers comme nous dans les passages, tout est possible. Dites-vous on est arrivés au gîte, je crois à 17h. On a pris nos douches, puis on est partis dîner. El cuisto, mon cher accompagnant s’est occupé de nous faire de quoi manger. On a tabassé ça comme jamais. Je lui ai même mis pour la 2ème fois un 10/10 sur son plat, franchement magnifique. On a passé une de ces soirées tellement agréable et marquante que j’en avais les larmes aux yeux, je vous passe les détails, parce que ça allait faire une autre page. Puis après on est allés se coucher. Si je ne me trompe pas le lendemain on a 30 km une fois encore une belle étape à parcourir et on était déjà grave chaud pour. Bref l’équipe on se rattrapera demain pour de nouvelles aventures
Romain : Soirée inoubliable avec des campeurs d’exception. La rigolade, à l‘état pur. La marche d’aujourd’hui était très belle. Plein de beaux partages et d’échanges durant la marche.
Ce soir, j’ai fait ma “spéciale” à N, mon hachis parmentier revisité.
Samedi 18 avril : Moissac
N : Aujourd’hui, c'est le magnifique lever de soleil qui me réveille sous ma tente. Je me suis préparé et suis parti prendre mon petit déjeuner, puis 30 mn après on a pris la route. 30 km à faire et on était déjà grave motivés à la plier. On a eu un temps dégueu… jusqu’à midi mais après le soleil c’est quand même manifesté. On avait déjà fait la plus grosse partie de la journée, c'est-à-dire 15 à 19 km environ. Sans perdre de temps, on a préparé nos sandwichs pour le midi. Cette fois-ci on devait les faire directement sur place., ça allait être grave frais, on a mangé puis on a repris la route avant que des gens qu’on ne voulait pas avoir arrivent. Il nous restait 2h de marche jusqu’à notre destination et comme d’habitude on les a faits avec succès bien sûr.
Je suis très fatigué pour dire la suite, après on est arrivés à Moissac, on a rejoint le gîte et on est partis prendre notre douche. C’est le gîte La Petite Lumière pour les intéressés. Franchement grave cool, la dame qui nous a accueillis. Drôle, souriante et très très ouverte d’esprit (mdr). On a passé la soirée avec elle, on a rigolé comme jamais puis on est partis dormir.
Romain : Mais qu’est-ce qu’on dort bien dans une tente ! C’est vraiment magique. Nous sommes arrivés à Moissac chez mon amie Anne, à La Petite Lumière. Un repas succulent préparé par son hospitalier Marc. Des échanges profonds et des gros éclats de rire pendant ce moment hors du temps.
PS. J'ai oublié de parler de notre hôte d’hier soir qui m’a profondément touché par son histoire et sa bonté.
Dimanche 19 avril : Bardigue
N : Après la superbe soirée passée dans le gîte La Petite Lumière, on a repris la route de bon matin, il y avait quand même pas mal de kilomètres, du plat et vers la fin ça descendait. Après avoir fait 13 km, vers midi, on est arrêtés chez Rémi, un type grave sympa que l’accompagnant connaît personnellement. Bref. On s’est arrêtés dans son gîte.
Il y avait du soleil dans l’après-midi. C’est grave ch… pour le coup. On a fait plus de 9 km pour arriver dans un petit coin où il faisait frais. On y est restés 10-15 mn, histoire de se remettre de la chaleur, puis on a repris la route.
Arrivés au gîte, une jeune femme Clarisse nous a accueillis, puis nous a montré nos chambres. Ça ne faisait que 2 ans qu'elle avait ouvert, mais elle connaissait bien son truc. On est partis nous doucher, on devait faire à manger. Ces derniers jours, el cuisto a bien voulu s’occuper de la nourriture. Il voulait me faire goûter plusieurs de ces plats qu’il a confectionnés. Franchement pas mal du tout. Mais bref. Clarisse nous a même offert deux boules de glace parce que je crois qu’elle avait pitié de nous, mais je rigole, mais franchement c’était pas mal du tout. Mais bref, après on est partis se coucher, j'avais quand même pas mal dépensé de forces aujourd’hui, il fallait que je récupère tout ça. Bref, l'équipe à demain pour de nouvelles aventures.
Romain : Marche le long du canal. Aujourd’hui, mes pieds ont apprécié ce long plat.
Nous avons mangé une omelette (même 2 pour N) chez Rémy à l’Ecluse 28, C'était très bon.
L'après-midi, très chaud et sommes arrivés chez Clarisse à Bardigne. Pour arriver jusqu’ici, ça monte, ça descend, mais ça ne dure pas très longtemps. Nous étions très contents d’arriver enfin à destination.
Lundi 20 avril : Lectoure
N : Alors aujourd’hui, depuis Bardigue, on a pris notre départ. On avait pour objectif Lectoure avec 27 km sur le compteur. On est partis assez tôt et franchement c’était super cool de marcher en pleine matinée avec la fraîcheur, il n’y avait pas trop de voitures, en plus il y avait pas mal de personnes avec nous. Bref, on a marché 13 km, puis on a fait une pause. Après on est allés directement jusqu’à notre destination. On a dormi dans un presbytère. Franchement, pour y arriver, il y avait encore une montée de bâtard, mais bref. On a pris notre douche et après on a dîné.
Romain : Nous avons dormi en bivouac dans le jardin de Clarisse, c’était vraiment sympa. On a beaucoup rigolé avec Thierry et Lucien qui sont deux campeurs. Nous sommes partis tôt ce matin et la journée s'est bien passée. La petite buvette de Flamarens dans la cabane en bois a fermé pour raison politique. Du coup, il y avait une manifestation ainsi qu’un journaliste de "La Dépêche”.
Il m’a pris en photo avec les propriétaires de la cabane et m’a interviewé. Du coup, je serai dans le journal demain (normalement). Nous sommes au presbytère de Lectoure et demain…. Etape jusqu’au plus beau gîte du chemin qui s’appelle l’Encre 😀(c’est chez moi)
Mardi 21 avril
N : Aujourd’hui journée assez particulière. On est allés chez ce cher accompagnant. Oui : il a lui aussi son propre gîte sur le chemin de Saint Jacques et j’étais grave impatient de voir ça, lui qui m’en parle depuis notre départ
On est partis vers 8h après avoir pris le petit déjeuner. Sur le compteur s’affiche 22 km je crois. Ah oui l’accompagnant s’était fait interviewer et il tenait à tout prix acheter le journal avant de quitter Lectoure. Dites-vous, ils l’ont pris en photo pour le journal, mais malheureusement elles n’ont pas été mises. Bref, après on a fait notre petite étape jusqu’à chez lui. Pour les intéressés le gîte s’appelle L’Encre. Mais bref.
Comme d’habitude, après être arrivé j’étais grave fatigué, mais encore une fois, rien à signaler de problème avec mon corps, au contraire, il s’endurcit de jour en jour. Bref on est partis prendre notre douche et puis après dîner. Franchement, un truc de ouf ce que j’ai mangé. Je n’ai pas pris le temps de demander la recette parce que j’étais grave occupé à finir mon plat. Bref, après le dîner, ils ont organisé des séances de musique avec les pèlerins. C’était grave cool la soirée passée chez lui. Un moment inoubliable. Ensuite, je suis parti dormir. A demain l’équipe.
Romain : Soirée sympa au presbytère de Lectoure. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à l’Encre, chez moi ! Heureux de revoir Antoine, Sabrina et mes petits chats. La vie est douce par ici. Grosse soirée en perspective car beaucoup de pèlerins ce soir.
Mercredi 22 avril
N : Aujourd’hui, on a passé la journée chez ce cher accompagnant (son gîte). C’est la journée “pause”. On n’avait rien de prévu, donc j’ai passé ma journée à l’aider dans de petites tâches, dont il avait besoin. Puis après j’ai passé ma journée à bronzer sous le soleil alors que je suis déjà grave bronzé. Mais bref.
Après est venue l’heure pour aller se doucher, après on est partis dîner.
Franchement, dans les deux jours passés chez lui, je ne suis vraiment pas déçu. En plus, j’ai fait un massage, moi qui ne laisse personne me toucher. Pour le coup, ça m’a fait grave du bien et je crois que j’en avais un peu besoin. Bref.
Après je suis allé me coucher. Demain grosse journée qui nous attend
Romain : Journée à la maison Mais quel endroit magique. Vraiment heureux de passer du temps avec des gens que j’aime. Merci Antoine et Sabina pour tout cet amour et cette joie que vous partagez avec tout le monde. Je me sens si bien et je suis prêt à reprendre le chemin demain matin avec mon partenaire de marche. Vive la vie !!!
Jeudi 23 avril : Montréal
N : Alors aujourd’hui, en fin de la journée je ne voulais plus partir, mais bon, il fallait continuer la marche. On a fait notre départ vers 8h30. Après la journée de pause, encore une fois, la reprise est dure pour enchaîner les kilomètres. Mon corps était en off de ouf, mais bon, ça va, j'ai vite fait les dénivelés, mais le reste c’était que du plat, en plus il y avait une big déviation parce que le GR a été modifié. On avait ramené notre déjeuner comme d'habitude, du coup, on a directement enchaîné jusqu’à 12h, puis après on a fait la pause. On venait de faire une moyenne de 13 km environ. On a repris la route avec le ventre plein avec le soleil qui était en train de nous atomiser, mais on a tenu le coup jusqu’au bout.
Arrivé au gîte, j’explose comme d’habitude après une grosse journée de marche. Je suis parti prendre ma douche, histoire de régénérer toutes les forces perdues pendant ce long trajet. Après on a fait à manger, puis on est partis se coucher.
Romain : Vraiment un moment exceptionnel à la maison. Un peu dur de repartir ce matin, mais heureux d’avoir fait découvrir à N mon mode de vie et ma maison. Journée un peu fatigante, mes pieds ne voulaient pas trop avancer. Mais bon, il y a des journées comme ça et c’est la première en bientôt un mois de marche.
Ce soir, bivouac chez Sébastien à Montréal. J’ai l’impression d’être à la maison tellement il est accueillant et sympa. Maintenant, nous avons deux popotes, donc c’est parti pour la cuisine sous les ordres de el cuisto.
Vendredi 24 avril : Eauze
N : Montréal, réveillé de bon matin, on a pris le petit déjeuner, puis sans perdre de temps on a fait notre départ. Les gens du gîte voulaient nous rassurer avec l’étape d’aujourd’hui en nous disant que ça va il n’y aura que du plat et ça allait être tranquille. Mais bon. Moi je préfère ne pas savoir, comme ça, je conserve le suspense et c’est bien comme ça. J’ai même demandé à ce cher accompagnant s’il pouvait me laisser 1 km d’avance après la pause de midi, pour que je reste un peu seul car je trouve que marcher seul ça aide à beaucoup réfléchir. Il m'a laissé environ 500 m de distance jusqu’à Eauze, mais bon, je trouve que ce n’était pas assez. Bref.
Arrivés à Eauze, on est partis directement au gîte. Ils nous ont super bien accueillis, en plus on était tout seuls dans le gîte. Un grand luxe ! (mdr) et aussi avec beaucoup de calme et de silence, quelque chose qu’on n’avait pas eu depuis plusieurs jours.
On a pris nos douches puis après on s’est un peu occupés et fait une petite sieste pour faire reposer l’esprit. Bref. Après on est partis dîner. Il nous a préparé de la dinde aux pruneaux sur un lit de riz. Bref c’était grave bon. Puis on est partis se coucher.
Demain, de nouvelles expériences m’attendent. J’ai hâte de marcher tout seul. A demain l’équipe.
Romain : Super accueil à la casa sebas. Petite nuit sous tente. Aujourd’hui, petite étape qui fait du bien. Nous sommes N et moi dans le gîte Béthany ce soir. Ce sera : dinde aux pruneaux. Je suis content car après une dure journée pour mes pieds hier, je n’ai eu aucune douleur lors de ma marche du jour. L’impermanence des sensations physiques est incroyable lorsque l’on marche. Je suis vraiment reconnaissant que mon corps suive la cadence du rythme imposé, car c’est vraiment la première fois pour moi que je dois suivre des étapes et que je ne peux pas juste y aller avec le flou et l’intuition de marcher plus ou moins chaque jour.
Samedi 25 avril : Nogaro
N : Alors aujourd’hui depuis Montréal on a fait le départ direction Nogaro, on avait, je crois 15 km à faire. J'avais demandé à ce cher accompagnant d’expérimenter la marche tout seul et il a accepté. Donc, du coup, je suis parti 10 mn plus tôt avant lui. Franchement, ça s’est super bien passé. J’ai fait l’étape seul jusqu’à un petit village entre l’étape, je l’ai attendu et il m’a rejoint. Et après on a fini l’étape ensemble jusqu’à Nogaro. Directement on est partis au gîte puis on a fait la composition de base, c'est-à-dire la douche etc… Ensuite on a fait les courses, histoire de faire à manger.
Romain : Un accueil de haute qualité hier soir. La gentillesse de nos hôtes était vraiment belle. Ils donnent avec le cœur et font confiance en la vie. Du coup, ça m’a beaucoup parlé. N est parti ce matin devant et a fait la moitié de la journée seul devant. A midi, nous avons croisé Thomas qui tient un gîte à Manciet et qui avait dormi avec sa maman chez moi l’année passée. Nous avons donc bu un verre chez lui et avons repris la route jusqu’à Nogaro. Nous campons au gîte communal, il n’y a presque pas de pèlerins car nous sommes dans un creux. Hier soir, 20 personnes, demain 30 réservations et ce soir nous sommes 4. C’est très bien car j’avais besoin de calme.
Dimanche 26 avril : Aire sur l’Adour
N : Aujourd’hui, départ depuis Nogaro. Je suis réveillé à 6h30, j’ai été directement me préparer en croyant que j'allais faire plus vite que ce cher accompagnant. Mais au final, il a quand même pu faire plus rapide que moi. On a fait notre départ à 8h parce qu’on avait quand même 26 km à faire et en plus marcher de bon matin, il n’y a rien de mieux. Bref, en plus c’était dimanche et à la campagne il n’y a rien d’ouvert, ce qui veut dire qu'on avait anticipé pour le déjeuner et pour le dîner. On avait un peu alourdi les sacs mais ce n’est pas grave pour aujourd’hui. Toute la journée on a eu que du plat, mais vraiment plat jusqu’à Aire sur l’Adour. Au bout d’un moment ça commençait à devenir grave saoulant. Mais bon on a enchaîné beaucoup de pauses, le plaisir de s’arrêter alors qu'on pouvait continuer jusqu’au bout sans problème. Pour le midi, mon cher apprenti, nous a confectionné du bon couscous-poulet-merguez parce que la dernière fois on n’avait pas mangé vu que tout était fermé, donc il a décidé de le faire lui-même. Pour le dîner, il a fait sa spécialité pour couronner le tout
Comme d’habitude, on a fait 7h de marche pour arriver à Aire sur l’Adour.
Un dernier truc, Philippe, si tu lis mon blog, sache-le on a confiance en toi, tu finiras par nous rattraper 😀
Bref, on se dit à demain pour de nouvelles aventures.
Dans une semaine, je crois, on arrivera à la frontière entre l’Espagne et la France.
Romain : Hier soir, Yannick nous a fait un poulet/curry. Nous avons sympathisé avec lui il y a quelques jours et il a tenu à nous faire partager ses talents culinaires. C’était trop de la frappe !!!)
Ce matin à 6h45, j’entends un grand pflou (bruit du dégonflement du matelas de N) Il ne s’est pas percé, c’était juste N qui était aux taquets en train de ranger ses affaires.
Journée avec de longues lignes droites jusqu'à Aire Sur l’Adour.
Ce soir, je vais refaire mon spécial trek à el cuisto. Espérons que je sois digne des attentes qu’il aura mises sur moi.
Mardi 28 avril
N : Franchement hier, le bivouac était pas mal du tout et ce matin, on avait même la vue sur les Pyrénées. C’est très grave, beau et magnifique. Bref.
On a pris le petit déjeuner, puis après on a fait notre départ. 28 km sur le compteur et comme vous me connaissez je suis toujours chaud à tout. Bref. Après 15 km on est passés dans un Carrefour, histoire d’acheter ce dont on avait besoin, puis après on a tracé tous les pèlerins…
Vers 12h, on a commencé à chercher un petit spot pour le déjeuner, on s’est posés à côté d’un petit stade. Super. Puis 30 mn après on a repris la route. Il nous restait 5 km à finir. On a fait ça vite parce que le gîte n’allait pas tarder à ouvrir. Ces derniers temps, depuis qu’on a fait la pause chez Romain, on ne croise que des retraités sur le chemin. Déjà qu’il n’y avait personne de mon âge et me voilà coincé avec des personnes de l’ancienne époque ! Bref ! On arrive au gîte. Je suis parti monter ma tente, puis j’ai pris ma douche. C’est moi qui ferai à manger pour le dîner, en plus ça faisait grave longtemps que je n’avais pas fait à manger. Bref. J’ai régalé ce cher accompagnant, carrément il en avait les larmes aux yeux pour vous dire. Après il a noté mon plat. Il a mis 10/10 tellement il était ravi de ce qu’il avait mangé. Après on est partis se coucher.
Romain : J’ai trop bien dormi après notre énorme gamelle d’hier soir. J’ai un peu mal au pied gauche depuis ce matin, mais bon, ça va passer. Je vais regarder pour masser tout ça. Ce soir el cuisto est aux fourneaux. Va-t-il tenir son rang ? L’avenir nous le dira. Je me suis rasé pour la première fois avec un rasoir à une lame. Ben, c’est faisable, mais super galère. En deux mots, PLUS JAMAIS 😡
Nous nous réjouissons de re-croiser des jeunes avec N. Nous n’avons croisé que des retraités depuis que nous sommes repartis de chez moi. Un peu fatigué des conversations d’heures, de distances et de mal de pied. Mais bientôt l’Espagne et plein de nouvelles rencontres de tous les pays du monde. Allez, la bouffe est prête. A table !
Mercredi 29 avril
N : Alors aujourd’hui réveil à 6h30. Après avoir plié mon matos de bivouac, on est partis prendre le petit déjeuner, puis après on a fait le départ depuis Pomps pour marcher comme d’habitude. Comme on était trop boostés, on avait fait 20 km pour arriver à destination vers midi, je me voyais déjà chaud pour enchaîner 10 km de plus. Donc on a vu avec notre responsable pour voir si on pouvait faire plus et c’était bon ! Du coup, on a fait environ 8 à 9 km de plus jusqu’à une nouvelle destination et vers 15h, on y était. On est partis au gîte pour installer nos tentes, puis on est partis prendre une douche, après on a fait à manger puis on est partis au dodo.
Romain : Ce matin, N était réveillé avant moi et pliait déjà son matos. Il commence à être ultra efficace, presque autant qu’en cuisine. Nous sommes arrivés super à notre étape à Maslacq et du coup nous avons prolongé jusqu’à Sauvelade. Les tentes sont plantées devant l’abbaye. Superbe !
Je ne sais pas quoi écrire d’autre, du coup je vais passer un petit message perso. Je remercie tous les gens qui suivent notre aventure avec N et j’envoie plein d’amour à ma maman et j’espère vraiment que ton pied va aller mieux (en tout cas que la douleur disparaisse). Des gros bisous et à bientôt.
Jeudi 30 avril
N : Alors aujourd’hui réveil 7h45, préparation des affaires, puis on a pris le petit déjeuner, et on a fait notre départ vers 8h30 sous la flotte … on a marché la tête haute jusqu’à Navarrenx. Là-bas on s’est ravitaillés de tout ce qu’on avait besoin. Puis après ce cher accompagnant passe au coiffeur parce qu’il avait besoin de rajeunir. Ensuite, nous avons repris la route, on avait environ 2 à 3h de marche devant nous. Mais comme d’habitude avec notre statut de Warriors… on les a exécutés sans problème. En plus sur le chemin, on a un magnifique ruisseau, et voilà ce cher accompagnant avec son addiction aux bains de pied, il est parti directement les mettre dedans. Mais voilà, après on a repris le chemin jusqu’à destination, et on arrive au gîte grave contents d’avoir fini l’étape. il me fallait une bonne douche pour régénérer toutes les forces perdues, et un bon repas, histoire de vraiment bien récupérer. Et comme d’habitude, notre cher accompagnant s’est transformé en ce fameux cuistot, il s’est mis au boulot pour nous préparer ça. Aujourd’hui, il a pas fait avec les moyens du bord, mais bon comme mon ventre était quand même satisfait, ça fait le taf. Il me disait qu’il avait besoin d’un bon massage pour pouvoir faire la journée de demain. Mais voilà, je ne sais pas masser. Il a quand même eu de la chance, j’avais une pèlerine qui était douée dans ce domaine, donc elle s’est chargée de me le remettre sur pied, puis moi, je suis parti dormir. Je suis toujours au top de ma forme.
Bref, l’équipe. À demain pour cette nouvelle aventure ! Et dans deux jours, on sera à la frontière entre l’Espagne et la France. 850 km, on aura parcouru quand on sera là-bas.
Romain : Bivouac magnifique devant l’abbaye qui est illuminée de nuit. Journée de marche sous beaucoup de pluie, mais l'humeur était vraiment bonne. C’est toujours un plaisir de marcher avec N, et je suis admiratif de sa progression, autant niveau matériel (bivouac, marche, organisation, etc) qu’au niveau des partages et des échanges avec moi, et aussi avec les autres. C’est l’heure du petit échange de massages de pied avec une pèlerine. À demain.
Vendredi 1er mai
N : Aujourd’hui réveil 11 heures. On a préparé nos affaires et on est partis prendre le petit déjeuner directement. Après on a fait le départ. Il avait annoncé de la pluie pour qu’au final il n’y ait rien du tout. On a fait la journée tranquille jusqu’à l’arrivée au point d’arriver sur un méga spot bivouac, de ouf, le meilleur de toute la France, je pourrais dire. On a installé nos tentes, puis, après on s’est fait à manger. Il y avait deux campeurs qui arrivaient pour profiter du spot. On a passé la soirée à rigoler, on a mangé puis, après on est partis se coucher. Bref, soirée inoubliable. Et dire que d’ici demain soir, on arrive à la frontière. Franchement, je pense que l’Espagne ça va être quelque chose quand même. Mais comme d’habitude, je vous tiens au courant l’équipe. Allez salut !
Romain : Échange de massages, absolument incroyables hier. Des pieds tout neufs pour attaquer l’Espagne. Nous sommes à la Chapelle de Soyarza, un des meilleurs spots de bivouac du chemin avec vue sur les Pyrénées et le Pays basque. Magnifique !
Samedi 2 mai
N : aujourd’hui, comme d’habitude, la routine de base. Préparation des affaires, nous prenons le petit déjeuner, puis on prend la route depuis tout au-dessus de la chapelle avec la magnifique vue, car on savait que ça allait être notre dernier bivouac en France.
26 km, qu’on a aujourd’hui pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-Port. Sans préciser les détails, on a fait 17 km sans souci jusqu’à arriver, au moment où une ampoule qui me pousse sous le pied. En plus de ça, pour bien empirer mon trajet, elle s’est percée dans ma chaussure, ce qui veut dire que ça me rajoute beaucoup de difficultés à finir le trajet. Il ne nous reste que 10 km à faire, on a estimé deux heures pour arriver à destination. Mais malheureusement, on a rajouté 1h30 de plus pour y arriver parce que le rythme de marche avait grave baissé. Mais bon le but c’était d’arriver à Saint Pied de port et on a fait l’équipe, 850 km parcourus après un mois et cinq jours à marcher. On a traversé toute la partie française :). Mais voilà, ce n'est pas encore fini. Il nous reste encore 850 km à faire pour la partie espagnole.
Bref, revenons sur Saint-Jean-Pied-de-Port. Il y avait vraiment trop de têtes différentes et beaucoup de nationalités différentes. C’était abuser. On a décalé directement le gîte, et juste 30 minutes après qu’on soit arrivés, il y avait une de ces files d’attente devant le gîte, un truc de ouf. Mais voilà, nous, on avait réservé, donc on n’avait pas de problème à se faire. Il y avait même des personnes qui ont été refusées, parce que, plus de place dans le gîte. Il y avait un monsieur super sympa qui avait bu avec nous, il se nomme Martin, il a été aussi refusé. Il nous avait sorti une théorie grave drôle ; bref, il n’est plus avec nous malheureusement. On est partis prendre nos douches, et après on s’est fait à manger comme jamais. Puis après on est partis se coucher.
Romain : journée un peu compliquée. N a mal à une ampoule, il est arrivé à Saint-Jean-Pied-de-Port sous la pluie, il monte partout. Énormément de pèlerins, mais en même temps je m’y attendais. Je dois avouer que c’est vraiment une claque d’être ici. J’ai un peu peur de la suite en Espagne. Cette masse humaine qui nous attend. Ils ont dû ouvrir la caserne de pompiers pour accueillir des pèlerins ce soir, car tout était complet. Mais je sais aussi que je suis dans une mauvaise journée. Je vais retrouver ma positivité demain sans aucun doute:). Du coup, assez pour ce soir. Je réécrirai demain.
Dimanche 3 mai : Saint Jean Pied de Port
N : depuis hier, j’avais affreusement mal au pied à cause d’une petite ampoule de rien du tout. Mais la douleur qu’elle provoque pourrait même tuer un bœuf. Bref, on s’est réveillés ce matin, et mon accompagnant s’est chargé de me guérir, pour que je puisse continuer la marche après-demain, parce qu’aujourd’hui on avait la journée de pause. On est partis prendre le petit déjeuner, et on est passés à la laverie, et directement après on est partis à la pharmacie. Il a acheté une petite pommade ultra efficace, etc.… et, puis on est repartis au gîte. Franchement, il a fait son taf comme il le fallait. Et à la fin de la journée, je me suis quasiment remis sur pied. Il fallait juste un peu de repos, et le lendemain j’étais prêt à repartir. Bref, après on s’est fait à manger et on est partis se coucher. Bon l’équipe, je vous dis à demain, comment ça s’est passé ! Salut l’équipe !
Romain : Journée de pause, tranquille à Saint-Jean-Pied de Port. Nous avons guéri l’ampoule de N et la bonne humeur est revenue. Beaucoup d’anciens pèlerins que nous avions rencontrés sont arrivés aujourd’hui, et c’était vraiment chouette de les revoir. Demain, nous repartons pour la traversée des Pyrénées jusqu’à Roncevaux. Je me réjouis de repartir.
Lundi 4 mai : Roncevaux
N : Alors aujourd’hui, on a fait notre départ comme tous les matins, mais c’était un peu particulier. On allait enfin rentrer en Espagne. Beaucoup de nouvelles choses qui m’attendaient et, de nouvelles rencontres que j’allais faire, et comme d’habitude, comme un gamin de six ans à son anniversaire, j’étais grave impatient. On a parcouru les 24 ou 25 km qu’on a faits comme sur des roulettes, avec un peu de dénivelé. Mais voilà, toujours explosif physiquement comme d’habitude. J’ai beaucoup aimé, l’arrivée à Roncevaux, une descente de ouf pour beaucoup, ça a été difficile et ça reste difficile. Mais moi, je les mange comme le petit déjeuner du matin. À 15 minutes de Roncevaux, une pluie affreuse a commencé. Un mélange de grêle et de pluie basic et l’orage. Mais bref, on a pu arriver au gîte sans être trempés. C’était le bordel total à l’accueil, mais voilà, nous comme d’habitude, on a déjà réservé, donc on a pu s’installer sans souci. J’étais tellement fatigué, que directement après la douche, je me suis endormi. Et une heure après, Romain m’a réveillé pour aller faire à manger, et après on a regardé un petit film avant d’aller se coucher.
Romain : Belle montée des Pyrénées. On a commencé au soleil, puis dans le brouillard, puis une méga grêle pour notre arrivée. C’était magique. Plein de pèlerins partout et de nouvelles magnifiques, rencontres.
Mardi 5 mai : Zubiri
N : Aujourd’hui, on a fait notre départ de Roncevaux direction Zubiri. C’est pas du tout le même délire que la France, c’est le bordel total sur le chemin. Mais voilà tout le monde fait son truc. Moi qui m’entraîne déjà pendant plusieurs jours pour apprendre l’anglais, c’est toujours aussi difficile, mais bon au bout d’un moment ça va finir par rentrer, je l’espère bien. J’ai essayé de parler avec des personnes qui parlaient anglais, je n’arrive pas à prononcer de phrase, mais je comprenais assez bien, c’est déjà un bon début. J’y crois pour la suite. Après on a fait le petit trajet sympa jusqu’à arriver dans un petit village à 5-10 km de Roncevaux où j’ai pu savourer la tortilla de l’Espagne, c’est très grave succulent et on a repris le chemin jusqu’à Zubiri et on est partis directement au gîte.
Romain : Journée agréable en forêt majoritairement. Nous sommes arrivés tôt à Zubiri et on a chillé tout l’après-midi. El cuisto était aux commandes ce soir et il a fait à manger pour Opaline et moi. Une fois de plus c’était un régal incontournable.
Demain Pampelune.
Jesus y Maria PLUS JAMAIS, du coup on va aller dans un autre gîte 😡
Mercredi 6 mai
N : n’a pas écrit
Romain : journée en groupe. Nous étions 6 à marcher ensemble aujourd'hui. Ça faisait balade entre potes.
Nous sommes arrivés à Pampelune et N est en train de faire à manger pour 6 personnes. Il était super motivé et c’est la première fois qu’il fait à manger pour autant de gens.
Jeudi 7 mai : Puente la Reina
N : Aujourd’hui, on a fait notre départ depuis Pampelune. 24 km qu’on avait à faire, on s’est préparés, on a pris le petit déjeuner, puis on est partis. Pour quitter la ville, c’est horrible, 1h ça nous a pris, mais voilà c’est comme ça. Il y a toujours autant de monde sur le camino, ça n’a pas changé depuis Saint Jean Pied de Port. Je n’ai rien d’autre à ajouter. Franchement le chemin est magnifique. Beaucoup d’autres rencontres et je progresse petit à petit avec l’anglais. Tout ça grâce à ce cher accompagnant, parce que lui, il a beaucoup voyagé et au fil du temps, il a appris à parler plusieurs langues et franchement, il est assez bon !
Voilà. Merci mesdames et messieurs
Romain : Bon ben hier, on a dormi à Jésus y Maria. Du coup mon “plus jamais” n’était pas vrai. C'était trop bien. Soirée chargée entre les courses pour le repas, la préparation et la soirée. N nous a fait un plat de ouf et tout le monde a adoré. On l’a même applaudi. Magnifique journée au soleil et décor très beau à la sortie de Pampelune.
Nous sommes ce soir à Puente la Reina et j’ai trop envie de manger une paella, mais el cuisto veut de nouveau cuisiner. Du coup, on verra la décision commune. A demain
Vendredi 8 mai :
N : Alors aujourd’hui, on a fait notre départ après avoir fait les petites routines du matin. Bref. On a quitté la ville direction notre destination. Ce matin, je ne suis pas très bien mentalement et émotionnellement, j'avais envie de tout casser, mais bon, ce n’est pas le cas parce que j'avais pas le temps de me re-casser la main. Du coup, j’ai parlé avec des humains pour faire passer. On a rejoint les amis sur le chemin, on a pris le déjeuner à midi, puis après on a fait le reste du chemin ensemble jusqu'à destination, puis on est partis à l’auberge.
Romain : On a troqué la paella pour un menu pélégrino. On a bien rigolé. Une nuit courte pour ma part, un groupe à côté de notre lit a eu la bonne idée de se lever à 4h58 et d’allumer la lumière. Les joies des albergues espagnoles 😡 Nous avons marché aujourd’hui avec nos amis : Philippe, Opaline, Marie et Stéphane. Ils sont vraiment super ! La cuisine est toute petite dans le donativo où nous nous trouvons à Estella. Du coup, on retourne au restaurant ce soir. On va peut-être finir par l’avoir notre paella.
Samedi 9 mai
N : Alors aujourd’hui départ un peu agressif pour mon cher accompagnant. Moi, j’ai un sommeil très profond, mais lui, au moindre bruit, il est direct actif. Bref. On le réveille à 6h avec la lumière du dortoir et moi je suis réveillé juste 30 mn après parce qu’il y avait des gros lards dans le dortoir qui n’ont fait que de ronfler toute la nuit et en plus, ils se levaient grave tôt, ces gros lards. Bref ; après on a fait la routine du matin, puis on a pris la route.
Aujourd’hui, on n'avait que 20 km à faire ce qui veut dire qu’on a fait ça tranquille jusqu’à l’arrivée à destination. Après je suis parti taper une sieste et j’ai fait à manger.
Romain : Hier soir, première paella d’Espagne. Trop bon. Je n’ai pas grand-chose à dire aujourd’hui, un peu fatigué, du coup, je vais aller faire une sieste. C’est abusé comme je ne me rappelle de rien de l’Espagne, lorsque je suis passé ici il y a cinq ans. J’ai l’impression de faire un autre chemin.
Dimanche 10 mai : Logroño
N : Aujourd’hui, après avoir pris le petit déjeuner, on a pris directement la route, direction Logroño, une grande ville au fin fond de l’Espagne. Sur le chemin, beaucoup de photos, on a pris beaucoup de moments de rire et des moments de silence, y compris. On avait 25 km ou 28 km à faire, mais comme on est des warriors réputés, aucun problème. J’ai eu des moments sur les jours précédents mon mental qui avait gravement chuté, mais avec les moments passés avec Romain, j’ai pu faire passer ce sentiment. Mais bref. Je sais qu’au bout d’un moment, on va finir par arriver au bout et jusqu'à ce moment-là je vais avoir la révélation pour la suite de ma vie.
Romain : El cuisto nous a fait un repas de malade hier soir. Tous les gens du gîte l’ont observé cuisiner et lorsqu’il a servi sa création à table, tout le gîte a crié et applaudi, c’était superbe !
Grosse journée de marche et arrivée sous une grosse pluie à Longroño.
Ce soir, on va manger ce qu’il y a dans les sacs car on a accumulé depuis pas mal de jours de la bouffe au fond du sac.
Lundi 11 mai
N : Aujourd’hui, c’était grave sympa sur le chemin, long, mais cool. J’ai mangé une tortilla à midi. On a bu une canette avec une vue extraordinaire, puis on est partis pour notre étape où ce cher Phiphi nous a accueillis et après on a mangé du riz au poulet coco curry pour le dîner.
Romain : Journée magnifique. Je suis super de bonne humeur. N est un compagnon de voyage incroyable. Nos échanges et partages sont toujours plus profonds. Nous sommes ce soir en AirBnB (et ouais, grand luxe). Philippe nous a préparé un curry et la soirée s’annonce pleine de bonne humeur et de vie. Allez, c’est l’heure de manger.
Mardi 12 mai
N : Alors aujourd’hui 20 km sur le compteur. On s’est levés de bon matin, on a pris le petit déjeuner puis on est partis après. On a longé une big ligne droite jusqu’à l’arrivée, c’était grave long. On a fait Najera jusqu’à Santo Domingo.
On est arrivés au gîte, fatigués comme jamais, en plus il n’y avait même pas de magasin d’ouvert, moi qui kiffe bien cuisiner. Aujourd’hui, ce n’était pas le cas, donc on s’est fait un resto, un big gros lard de poulet comme je les aime avec frites et salade accompagnés d’une bonne portion de mayo pour la touche finale, c’était ouf. Puis on est repartis au gîte.
Romain : Tu ne sais pas à côté de quoi tu rates ? Une expression lourde mais digne. Les plus affutés entendront raison face à cela.
Nous revenons tout juste du resto avec la super équipe de champions (Stéphane, Poulette, Marie et Philippe). Une magnifique cohésion de groupe s’est installée et c’est vraiment génial. Tout était fermé ici ce soir pour une fête de je ne sais plus quoi. Un truc religieux sûrement. Du coup, belle excuse pour se refaire un resto.
Les paysages sont vraiment magnifiques depuis que nous sommes en Espagne. J’ai énormément de plaisir à marcher et de continuer ce voyage avec mon binôme d’élite.
Mercredi 13 mai
N : Aujourd’hui réveil tout pourri, même la nuit n’était pas cool, il y avait des personnes à côté de la chambre qui ont ronflé toute la nuit, on les entendait même de l’autre côté. On devait quitter le gîte à 7h30, en plus même pas le temps de prendre le petit déjeuner !
Bref, on est partis. On avait 25 km à faire et comme d’habitude, on les a pliés sans souci.
Arrivés au gîte, ce cher el cuisto m’a fait de succulentes pâtes avec du poulet. Hé hé ! il s’améliore de jour en jour, puis on est partis se coucher.
Romain : 10 mn pour les œufs ! L’autre jour, je n’ai mis que 9mn et N ne les a pas trouvés assez cuits.
Jeudi 14 mai
N : Alors aujourd’hui réveil à 6h45. Je commence bien à en avoir marre de me réveiller grave tôt. Je me demande bien quand je vais passer une bonne matinée sans avoir à me presser. A chaque fois, on doit quitter le gîte à 8h, même pas le temps de prendre le petit déjeuner tranquille, mais bon.
25 km, on avait à plier aujourd’hui et comme d’habitude on les a mangés de la même manière que le déjeuner du midi. Mais on a rajouté 5 km de plus parce que les gîtes étaient complets.
Sur le chemin, je passe toujours les plus grandes parties de mes moments à grave réfléchir, il y a toujours des trucs que je trouve absurdes et d’autres qui m’énervent grave. Mais voilà j’essaye de garder toujours le sourire quoiqu’il arrive, même si des fois, ça me demande grave des efforts et je sais que le moment venu, j’aurai le déclic de ce qu’il faudra que je fasse. Et Jean M, ne t’inquiète pas même pour le moment, je suis hésitant dans ce que je te dis, d’un côté j’ai confiance en moi et je sais ce que je fais, ne me compare à personne, je suis grave différent de tous les jeunes que vous avez eus jusqu’à maintenant et je sais grave sûr de ce que je suis en train d’écrire. Dans ma vie, j’en ai fait des choses graves inconsciemment mais là je suis à 100 % sûr de ce que je vais devenir, je ne referai plus les mêmes erreurs que j’ai faites auparavant, ce qui veut dire que je demande un minimum de votre confiance et celle de mon éducatrice. Ne croyez pas que j’ai envie de retourner au quartier juste pour retrouver les potes ou je ne sais plus qui, eux ce n’est pas mon avenir. Mon avenir c’est moi, ma famille et les décisions que je vais prendre pour nous faire évoluer et moi y compris.
Bref, le trajet s'est super bien passé jusqu’à l’arrivée. On allait passer la meilleure nuit depuis qu’on est arrivés en Espagne, ce cher éduc s’y réjouit déjà d’avance et moi-même. On a pris nos douches, puis on a attaqué la cuisine pour voir ce qu’on allait faire pour le dîner. On avait beaucoup d’idées différentes, donc on s’est dit qu’on allait faire chacun un truc de notre route et voir lequel de nous deux allait faire le meilleur des plats.
Mais voilà, ce cher cuistot n’arrive toujours pas à rivaliser avec ma cuisine. Et oui avec moi, ça ne rigole pas du tout, donc il a encore admis que j’étais le plus fort de nous deux en cuisine. Il a même noté mon plat, on a atteint des sommets cette fois-ci 20/20, un autre record battu.
Merci cher Romain, je vais tâcher de ne pas trop me donner à fond la prochaine fois (ah ah ah ah ), puis après une bonne séance de rigolade, on est partis se préparer pour se coucher.
A demain l'équipe pour de nouvelles aventures.
Romain : J’ai fait à manger pour l’équipe de choc hier soir. J’ai adoré faire ce repas. Nous avons dû pousser 5 km de plus car tout était complet dans les villages précédents et ça valait vraiment le coup, car nous sommes dans une sorte de cuisine chalet chauffé au pellet car il fait méga froid aujourd’hui. Trop heureux d’être là.
Demain, c’est Burgos et une petite pause bien méritée.
Vendredi 15 mai : Burgos
N : Alors aujourd’hui, on a fait 21 km à peu près pour arriver à Burgos. On a eu différents temps ces derniers jours, de la pluie, du soleil, il faisait froid. J’ai même eu de la grêle, il ne manque plus que la neige pour compléter le tout. Après on a fait plus de 5 km, on est passés au-dessus d’une colline d’où l’on voyait Burgos au loin. On croyait qu’on allait pas du tout tarder à y arriver, mais voilà on a fait un détour de ouf jusqu’à destination
Arrivés à Burgos, comme toutes les arrivées dans les villes, j’étais grave perdu de me retrouver dans une ville, mais voilà il fallait la traverser pour aller rejoindre le gîte. On était déjà fatigués car nos corps sentaient déjà le jour de repos arriver et ils s’en réjouissaient déjà d’avance.
Arrivés là-bas, on a dû faire une longue queue pour pouvoir accéder à notre chambre. J’ai fait directement une sieste tellement la fatigue se faisait ressentir. Puis je me suis réveillé pour aller prendre une douche et puis après on est partis à la laverie histoire de. Après, j’ai fait à manger pour ce bon vieux accompagnant avant qu’on aille se coucher.
Romain : Nous sommes arrivés à Burgos et j’ai besoin d’une pause. Mon corps a besoin d’un peu de repos. C’est le dernier jour de Marie et nous allons fêter ça ce soir. J’ai découvert le blog de N ce matin, car j’étais trop fatigué pour le lire hier soir et je suis super fier de ce qu’il a écrit et des changements impressionnants qu’il a depuis le début de la marche. Il nous reste pas mal de kilomètres à parcourir et je suis confiant pour la suite.
Samedi 16 mai : Burgos (jour de repos)
N : Alors aujourd’hui, c’est la journée de pause. On en avait bien besoin de la faire cette journée mais d’un côté ça fatigue parce qu’on dirait qu’on perd le rythme de marche. Mais voilà, pour la première fois depuis plusieurs jours, on a enfin pu faire une grasse matinée surtout moi. Réveil à 9h puis après on est partis prendre le petit déjeuner. On avait organisé un repas à midi parce qu’aujourd’hui il y avait une pèlerine qui allait nous quitter, Marie. Tous les ans, elle fait un bout de chemin. On avait marché plus une semaine avec elle et on avait fait un petit groupe de marche sur le chemin avec d’autres pèlerins compris.
Bref aujourd’hui, la pèlerine finissait à Burgos du coup on a fait un repas avec elle avant qu’elle ne prenne son bus de retour. Puis on est partis au gîte. On s’est fait à manger et on est partis se coucher.
Romain : Journée de pause et départ de Marie ce soir. Du coup, N a fait à manger pour son départ. Elle nous a fait un petit discours qui m’a beaucoup touché. Merci Marie pour la magnifique personne que tu es. Je me sens reposé et prêt à repartir demain. C’est fou comme il me semble que nous sommes partis hier et en même temps que l’on a marché depuis des années, vu tout ce qu’il se passe. Vivement la suite.
Dimanche 17 mai :Hornillos del Camino
N : alors aujourd'hui départ de Burgos. 20 km sur le compteur et encore une fois comme d’habitude on les a expédiés sans perdre de temps, à force ça devient de la balade de temps en temps le kilométrage comme ça. Donc voilà quand on a 30 km ou plus, ça fait plaisir.
Arrivés au gîte, on a pris nos douches, puis on a cuisiné ensemble. Moi et ce cher accompagnant, on a fait la spéciale et ça a été grave bon, puis on a regardé un film avant d'aller se coucher.
Romain : Départ de Burgos ce matin, trop heureux de quitter la ville. Je n'aime pas les endroits ultra-touristiques comme Burgos. On est vraiment mieux à la campagne. Nous avons réussi à avoir les 5 dernières places au village où nous sommes (Hornillos del Camino). Cuisine au réchaud, car aucune cuisine de dispo dans ce gîte. J’adore
Demain encore une toute petite étape comme aujourd’hui. On a l’impression d’être en balade.
Lundi 18 mai
N : Alors aujourd’hui 20Km on avait sur le compteur on les a expédiés comme d’hab. jusqu’à arriver à l’étape. Pour cette étape y’avait rien d’incroyable qui m’a fasciné, de toute façon pour moi tous les jours se ressemble à par chaque jour on fait des trucs différents, pourrais dire on va à des destinations différentes. Je commence bien à être fatigué de cette marche. D’un côté c’est cool. Mais d’un autre je suis là à marcher tous les jours en plus pour faire des étapes de 20KM. En plus partie espagnole « Camino Francés » la grande majorité du chemin c’est que du plat. Je n’arrive même plus à voir ce petit côté difficile que j’avais en France avec les dénivelés, les descentes et tout le reste. Et je me suis posé une question : arrivé à Compostelle il restera combien de kilomètres pour arriver à Fisterra et d’après ce cher éduc, après lui avoir posé la question, il me répondit : 90km. Et je me suis dit pour un vrai challenge cela serait bien de les réaliser en 1 journée ou deux jours. Mais après réflexion on ne va jamais me laisser faire 90 km. Parce que vous allez penser que je vais y passer (en gros) y laisser ma peau. Ou même si je me mets dans la tête de Jean M il m’aurait dit « ce n’est pas le but de la marche, il faut prendre son temps y aller petit à petit jusqu’au bout » (je te vois déjà venir Jean M). Donc là je te pose directement la question sur le Blog. Est-ce que je peux réaliser les 90km qu’il y a jusqu’à Fisterra ? Parce qu’aussi quoi qu’il arrive je ferais ce que mon cerveau et mon corps me dit de faire. Je suis déjà sûr à 93% que tu vas me dire non mais le moment venu si l’envie me vient toujours de les faire ces 90km je les ferai avec ou sans Romain. Bref une petite montée d’adrénaline que j’ai eue quand je me suis posé cette question et j’espère que tu accepteras Jean M. Arrivé à l’étape on est parti directement au gite. Le gars là-bas grave sympa il savait même parler français avec son accent espagnol trop drôle. On s’est bien installé. Puis j’ai fait une petite sieste avant d’aller faire des courses et à manger. Au menu il y avait spaghetti bolognaise, préparation de la « cuistita ». Elle a géré ça avec succès. On a déglingué les spaghettis bolo avant d’aller chercher nos lits pour s’y réfugier et faire dodo.
Allez ! Salut l’équipe je vous écris demain pour de nouvelles aventures !
Romain : Nous avons attaqué la meseta. C’est la partie entre Burgos et Léon que beaucoup de Pèlerins redoute car soi-disant monotone et ennuyeuse. Ben la journée était magnifique. L’arrivée à Castrojeriz est superbe. Nous avons une chambre rien que pour nous 5 ce soir et aucun lit à étage, le luxe !!! Il y a une séance de méditation pour pèlerin à côté de notre gîté, je vais me laisser tenter.
Mardi 19 mai
N : Alors aujourd’hui rien qui change à part que l’on avait 28km à atteindre et voilà. Romain voulait faire un massage mais au final ça l’a soulé car le gars parlait trop au lieu de commencer le massage puis bref.
Romain : Trop bien la petite médite hier soir. Tout le monde a pu partager et c’était très émouvant. Très belle journée dans la meseta. C’était vraiment magnifique. Nous sommes à Fromista ce soir. Y a pas de cuisine du coup on va ressortir les réchauds. Je n’ai pas d’inspiration pour écrire, du coup, j’envoie plein d’amour à tous ceux qui lise ce blog.
Mercredi 20 mai
N : Alors aujourd’hui encore une petite étape on avait 20km sur le compteur. Mais bon comme d’hab. c’est trop une petite étape pour s’en soucier. Mais bon à chaque fois on prend tout notre temps, histoire de profiter de la vie. Après avoir parcouru l’étape, on a rejoint l’auberge et on s’y est installé. Puis j’ai fait une petite sieste et Romain a décidé d’aller directement faire les courses pour le diner. Je me suis réveillé 30/40 minutes après. Je suis parti faire ma douche et on est partis directement faire à manger. C’était le bordel dans la cuisine. Mais avec mon acolyte on a pu gérer la situation, voilà !
T’inquiète poulette on va gérer !
Romain : Hier soir, pire gîte du chemin. Du coup je mets son nom sur le blog (Auberge Estrella del camino) Je n’en dirais pas plus. Malgré ça, on a passé une super soirée avec l’équipe hier soir. Journée tranquille de 20Km. La ville où nous sommes (Carrion de los Condes) compte environ 300 places et tout est archi complet. Vive le mois de Mai sur le camino frances HaHa. Mais bon, même pas peur car on a les tentes si jamais.
Jeudi 21 mai
N : Alors aujourd’hui on va marcher avec Romain et hop ! On a passé une super journée jusqu’à l’arrivée au gîte.Je m’investirai plus la prochaine fois pour le blog.
Romain : Journée très chaude. J’adore marcher sous le soleil comme ça. Ce soir bivouac dans un parc sous les lampadaires LED ultra puissants. Mais bon ça va le faire. Allez au lit !
L'Etat finance cette marche à hauteur de 80 %
Le reste est financé par vos dons
(Ces dons ne constituent pas de l'argent de poche supplémentaire pour le binôme mais nous permettent de financer leur marche)
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Bonjour Romain et N,
je vous suis depuis notre dernière rencontre avant Conques. Que de chemins parcourus !!
Bravo à vous deux.
Un papa qui aime sa fille :)
Bonjour N. et Romain, Sur les conseils de madame Mansar je suis venue ici suivre vos aventures. C'est avec plaisir que nous découvrons les prises de consciences, les talents de cuisinier et d'écriture de N. Au plaisir de se recroiser, bonne route à vous deux !
Bonjour Romain et son cher accompagné,
Que de chemin parcouru devant Espalion où N. vous avait préparé un excelllent curry. On s'est suivi pendant quelques jours, je vous suis maintenant sur le blog mais vous devance un peu sur le terrain (on est ce soir à Logroño). J'espère que vous allez nous rattraper, ce n'est pas une petire ampoule qui va faire peur a N.
Bravo pour votre chemin (en marchant) et bravo pour le chemin personnel de N.
Gilles (et Pascal)
Quelles sont les nouvelles les gars ? Vous avez pu passer les Pyrénées ?
Coucou trésor, merci pour tout cet amour que tu partages. Un grand bravo à tous les deux !!! Quel plaisir de suivre votre périple.
On attend le prochain épisode avec impatience...