Marche de Bapxxx
Dernière mise à jour : 30 juin
Marche de Bapxxx accompagné par Yann
Mardi 31 mars
B : Aujourd'hui je me suis réveillé à 8h, on a fait des crêpes pour le petit déjeuner.
Après Jean-Michel, responsable de marche, est venu nous dire les règles à respecter pendant les trois mois de marche et il m’a passé un carnet pour noter ce que je ferai pendant trois mois.
Après moi et Yann, mon accompagnant, on est allés visiter la chapelle d’Aiguilhe, ensuite on est allés faire les courses et on est rentrés pour manger.
J’ai fait 30 mn de sieste. Après on a réservé les gîtes dans lesquels on va dormir pendant la marche et après France 3 est venu pour filmer comment on prépare nos sacs.
Maintenant, on se prépare pour le départ de demain.
Ressenti : pas de manque pour les addictions pour l’instant, envie d’appeler ma famille et aussi ma meuf.
Yann : Ce matin, j’ouvre les yeux avant mon réveil, j’en profite pour préparer la pâte à crêpes. Je fais la 1ère tournée, B la 2ème.
Il est très volontaire et ne refuse jamais rien, c’est agréable.
Ce matin, il me fait découvrir la ville, on monte au rocher de l’Aiguilhe où il me montre sa famille d’accueil, là où il travaillait… On ne s’éternise pas, le vent est glacial. Quelques courses pour le repas de midi et on rentre se mettre au chaud.
Je commence la compta pendant qu’il se repose, puis on réserve les premiers gîtes. Le budget va être serré, on arrive dans la haute saison.
En fin d’après-midi, FR3 vient filmer le package des sacs que l’on défait juste après pour la douche/lessive.
B est très motivé pour cette aventure qui va le préparer pour l’armée ! Et moi aussi, on a hâte.
Mercredi 1er avril
B : Ce matin, le réveil sonne à 6h. Je prends mon petit déjeuner, puis on prépare notre départ. A 7h, rendez-vous à la cathédrale du Puy pour assister à la messe avant notre départ. On se prépare à partir et FR3 vient nous interviewer, puis on part pour 15 km.
La route s'est super bien passée, je n'ai pas vu passer les kilomètres. Puis on est arrivés à Bains au gîte à 12h, On a mangé une crêpe et un gâteau breton. Puis mon éducateur est venu me chercher pour aller récupérer mon passeport et ma carte d'identité à Clermont (relou), même si, j’étais content de le voir.
Et là, je viens de rentrer et maintenant je mange et je vais dormir.
Yann : Réveil 5h50 ; déjeuner, café, rangement de l’appartement
La messe de départ est à 7h, il y a beaucoup de monde, la cathédrale est impressionnante avec la vierge noire. Et la surprise, l’escalier de sortie qui s’ouvre en plein milieu de l’église.
Ça y est, c’est le départ, enfin presque. Yvon et Jean-Michel sont là ainsi que FR3 pour une interview pas prévue à la sortie de l’église.
Cette fois-ci, c’est la bonne ! On traverse le Puy, B prend très vite ses marques avec le balisage.
On retrouve FR3 un peu plus loin pour une autre interview où l'on randonne avec le présentateur.
Ils nous répètent que c’est un bon projet et félicite B.
On arrive vers 12h30 au gîte, on grignote, puis B repart avec son éducateur chercher ses papiers à Clermont Ferrand.
Ce soir, il n’y aura que nous deux dans le gîte.
Jeudi 2 avril : Bains ---> Monistrol sur Allier (19,6 km)
B : Ce matin, je me suis levé à 8h30. Avec Yann, on prend le petit déjeuner et on passe un coup de propre au gîte avant de partir.
Départ à 10h. Durant les premiers kilomètres, on s’arrête pour voir des styles de petites grottes.
Durant la marche, Yann me dit qu’il a vu que j’avais une carte bleue dans ma poche et me demande de la lui donner. Je dis “non, j’ai donné mon téléphone et tout, mais je ne donne pas ma carte”. Il m’a dit que ce n’était pas négociable, donc j’ai réfléchi et je lui ai donnée pour pas nic… ma marche. A part ça, tout s’est bien passé.
Ce midi, une petite galère avec la bouffe, mais ça l’a fait. On s’est remis en marche, puis on est arrivés au gîte vers 16h.
Ce soir, on a fini les provisions (riz au beurre) avec des pitchs et après moi, je suis allé dormir.
Yann : Départ vers 10h. Après quelques kilomètres, on s’arrête dans une carrière de pouzzolane qui forme des arches et grottes, plutôt sympa
Une fois la marche lancée, je parle avec B de la carte bleue que j'ai trouvée dans sa veste. Il me dit qu’il veut la garder sans évoquer de raison. De mon côté, c’est non négociable, c’est le deal et il connaît les conséquences. Je lui laisse jusqu’à la fin de la marche.
Il revient de lui-même me proposant de me la donner en Espagne car il craint de ne pas avoir assez pour les cigarettes. “Non, mais je peux lui laisser ses 20 € d’argent de poche avec deux jours d’avance”. Puis, durant nos 45” de marche silencieuse, il me la laisse.
Hormis cet incident qui s’est déroulé de manière “diplomatique”, la journée a été bonne. Le soleil est agréable et les paysages sauvages. Nous formons un bon binôme de marche !
Ce midi, c’était pâtés hénaff à la petite cuillère car la boulangerie était fermée et ce soir, on finit les réserves de riz et petits gâteaux.
Moralité : ne pas se fier aveuglément au Miam Miam dodo.
Vendredi 3 avril : Monistrol ---> Saugues (11,9 km)
B : Je me lève à 5h30, je déjeune puis on part à 10h.
On commence la marche par une grosse montée (423 m de dénivelé) sur 3 km (galère). Sinon, la route s’est bien passée.
On arrive à Saugues à 13h30. Là, on part enfin acheter à manger. Puis on s’est calés pour manger dehors et on est rentrés.
J’ai des courbatures de partout (mdr).
Bref, c’est tout pour aujourd’hui. A demain
Yann : Départ à 10h, on se lance dans une routine : pompes le matin pour préparer B à l’armée. Puis, c’est parti pour 6 km de montée, dans les falaises, je cherche le tichodrome échelette, un petit oiseau aux ailes rouge vif, mais rien.
On se pose devant la chapelle de la Madeleine, impressionnante chapelle, la façade est en pierre de taille et l’intérieur est dans une grotte.
On arrive vers 13h à Saugues, le ventre vide, on file au Carrefour, ce midi : poulet rôti.
Ensuite, direction le gîte, cette fois-ci, on rencontre des pèlerins.
On prépare les prochains jours car il n’y a pas de magasin ouvert demain, puis c’est dimanche et enfin lundi de Pâques, il va falloir qu’on porte les sacs à dos chargés.
Samedi 4 avril : Saugues - Chanaleilles (14,8 km)
B : Je me lève à 8h, on descend déjeuner puis on passe faire les courses pour trois jours car il n’y a rien qui est ouvert jusqu’à mardi. On prend la route à 10h comme d’habitude, puis sur la route on croise un chien qui nous suit. Du coup, on a appelé son propriétaire pour qu’il le récupère. Sinon, la route s’est bien passée.
On est arrivés au gîte à 15h et maintenant c’est bronzette.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier soir, c’était burger, les autres pèlerins avec qui on a partagé le repas étaient jaloux !
Le repas était agréable, c’est la première fois que l’on partage un gîte avec d’autres pèlerins dont un breton de mon âge qui a fait la même école (collège, lycée ) que moi, improbable !
La nuit a été compliquée, B a fait une allergie, sûrement aux plumes de l’oreiller.
On se met en route vers 10h, les paysages sont verdoyants, on pique-nique sur des affleurements granitiques que l’on observe un peu partout dans cette région.
Les villages sont magnifiques et on se demande comment ils ont réussi à soulever de si grosses pierres à l’époque.
On arrive vers 15h au gîte. Ce soir, c’est la demi-pension.
En sortant de la douche, je vois B en train d’aider la voisine à décharger du bois. Il est vraiment chouette.
Dimanche 5 avril : Chanaleilles ---> Saint Alban (18 km)
B : Je me lève à 7h30 pour prendre le petit déjeuner avec Yann, puis on part à 9h20. On a marché jusqu’à 12h30, puis on s’est arrêtés pour manger et faire une pause “bronzette”.
J’ai fini rouge écarlate (mdr), puis on a repris la marche et on est arrivés à Saint Alban sur Limagnole. Petite dédicace à Barban et là on va se préparer à manger.
Bref, des bisous à toute la famille et de Joyeuses Pâques.
Yann : Nous étions seuls hier au gîte, les aubergistes nous ont fait des portions un peu plus grosses pour qu’on en prenne pour la route. Les sacs sont lourds ce matin avec cette portion supplémentaire.
L’un comme l’autre, nous n’avons plus de courbature, nos corps sont prêts, on s’imagine les grandes randonnées à venir.
Nous arrivons tôt aux gîtes et lorsque nous sommes seuls, les après-midi peuvent être un peu longues même si on les occupe à discuter, lire, faire le blog.
La marche d’aujourd’hui était bien, beaucoup de nouvelles têtes, on a pris le temps de manger, lire, de bronzer ce midi.
En repartant, on a vu une imposante machine qui coupe, élague et débite les arbres.
On arrive au gîte vers 15h, on recroise beaucoup de pèlerins dont Ulysse qui s’arrête un ou deux jours pour une douleur au genou. On a bien fait de ne pas trop forcer au début !
Lundi 6 avril : Saint Alban ---> Aumont Aubrac (15,6 km)
B : Je me lève à 7h avec Yann, on déjeune pour être prêts à partir du gîte pour 8h30. D’ailleurs, merci Juliette pour la crème solaire.
On a marché jusqu’à midi, puis Yann m’a prêté ses jumelles pour voir un pic-pêche (oiseau).
On s’est arrêtés pour manger et bronzer jusqu’à 13h30, puis on s’est remis en marche.
On est arrivés au gîte à 15h, on s’est installés et on a bu un coup sur la terrasse et j’ai fait la sieste.
Ce soir, c’est resto, on va manger de l’aligot.
C’est tout pour aujourd'hui. A demain
Yann : On passe la fin d’après-midi à jouer au skyjo avec trois autres pèlerins.
Le lendemain : la journée commence par nos désormais étirements, séries de pompes.
Aujourd’hui, il a encore fait “tarpin” beau comme dirait B. Il s’intéresse aux oiseaux. J’ai bien fait d’emporter mes jumelles, on espère voir des vautours dans les Pyrénées.
On a croisé beaucoup de pèlerins, on a un rythme un peu plus soutenu, mais comme on fait plus de pauses/barre de céréales, on les croise plusieurs fois dans la journée. Les liens se renforcent et on connaît de plus en plus de monde.
On arrive vers 15h avec un objectif en tête, l’aligot. Ce sera une première pour nous deux.
Mardi 7 avril : Aumont-Aubrac ---> Nasbinals (27,1 km)
B : Je me lève à 7h15, on prend le petit déjeuner et on se prépare pour la grosse étape d’aujourd’hui. On prend la route à 8h30. On recroise beaucoup de pèlerins qu’on connaît déjà ! et on fait une pause vers 11h. En repartant, j’ai mal à l'adducteur mais après la pause du midi et un peu d’étirements, tout va mieux. On reprend la route puis on arrive à Nasbinals à 14h40. On passe faire les courses et on monte sur les hauteurs du village pour aller au gîte. Comme d’habitude, j’ai fait ma sieste.
Bref, bonne journée aujourd’hui.
Yann : Le gîte d’hier est juste à côté d’une boulangerie, on en profite pour prendre des pains au chocolat pour le petit déjeuner et une baguette fraîche pour midi.
On décolle vers 8h30. Les pèlerins sont déjà tous partis. On les rattrape dans la matinée, l’occasion d’échanger quelques mots.
Mercredi 8 avril : Nasbinals ---> Saint Chely sur Aubrac (16 km)
B : Hier au gîte, on a rencontré une famille de Savoie. Super gentille. On leur a raconté un peu pourquoi on était là.
Le lendemain, je me lève à 7h30, je vais prendre mon petit déjeuner et on se prépare à partir, mais nous prenons les petits de la famille pour marcher avec nous jusqu’à midi. On arrive. On attend leurs parents dans un bar qui nous disent de manger au resto avec eux. Grave gentil.
Donc, après avoir mangé, on repart avec les petits parce qu’ils voulaient marcher avec nous.
Bref, trop bonne journée.
Encore merci à Sandra et à sa famille.
Yann : Un bon repas hier soir avec les produits de la ferme et un petit déjeuner copieux ce matin.
On traîne un peu et on recroise la famille qui était avec nous au gîte. On emmène les 4 jeunes, Noah, Mathis, Alexis et Tom avec nous.
L’ambiance est sympa, on discute de tout et de rien, presque une ambiance de colo, B à l’avant et moi derrière.
Le midi, on se rejoint et ils nous invitent au resto. On se régale de nouveau avec de l’aligot. J’adore vraiment ça.
L’après-midi, on repart avec notre petit groupe, direction Saint-Chély.
En arrivant, on dit bonjour à tout le monde. J’ai l’impression d’arriver chez soi dans une ville où l’on met les pieds pour la première fois. Ça doit être ça le chemin de Compostelle !
Jeudi 9 avril : Saint Chély sur Aubrac ---> Espalion (22 km)
B : Je me lève à 7 h, je descends déjeuner. On décolle à 8h40, puis on fait une pause à 11h avec des pèlerins que je ne connaissais pas.
Vers 12h30, on s’est arrêtés manger au bord d’une rivière dans laquelle Yann s’est baigné, mais pas moi.
Puis à 14h30, on est repartis avec les pèlerins avec qui on avait fait une pause à 11h, pour aller jusqu’à Espalion.
Arrivé au Airbnb, j’ai fait une sieste et ce soir on va manger des tacos, un régal.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Il y avait beaucoup de monde au gîte hier soir, on a dormi en dortoir à Saint Chély sur Aubrac. L’ambiance était sympa.
Au petit matin, on a échangé sur les ronflements de chacun, moi je n’ai rien entendu, bizarre…
Comme d’habitude, on est dans les derniers à partir, puis on remonte le peloton au fil de la matinée.
Beaucoup de gens connaissent Seuil et ont des anecdotes sur d’autres binômes qu’ils ont croisés.
On prend une grande pause sur les rives du Lot, l’occasion pour moi de faire ma première baignade de l’année et de finir mon livre sur le Bourbon Kid que je vais passer à B pour qu’il le lise.
On se greffe à un groupe de pèlerins pour la suite de la journée, ça rend la randonnée plus légère.
Arrivés à Espalion, on rejoint notre AirBnb dans lequel on restera en repos demain.
Samedi 11 avril : Espalion ---> Golinhac (27 km)
B : Aujourd’hui, je me lève à 7h, on déjeune, puis on part à 8h30.
On commence par une grosse montée bien galère. Sur le chemin, on voit que des nouveaux pèlerins.
Aujourd’hui, on a fait 27 km parce qu’on a décidé de faire deux étapes en une journée vu que c’était des petites étapes. Mais avec tout le dénivelé qu’il y avait, je suis ko ce soir.
Ce soir, on est dans un gîte qui fait aussi camping.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Ce matin, au petit déjeuner, c’est tartiflette. Je n'avais pas réussi à finir mon assiette hier et comme on ne pouvait pas l'emmener aujourd’hui….
Il y a beaucoup moins de pèlerins que les jours précédents, on croise que des nouvelles têtes.
Parmi eux, Arthur qui s'est fait mal au talon d’Achille et qui, malgré ça, parcourt les 27 km pour dormir dans le même gîte que nous.
On arrive vers 15h30 les pieds “en compote”, mais fiers d’avoir fait cette étape, une bonne douche pour nous requinquer, puis on va à la supérette prendre nos habituels pains de mie pâté car demain, c’est dimanche.
On commence à se lasser de ces repas de midi, il va falloir qu’on trouve autre chose. Dommage c’était bien pratique.
On fait quelques parties de baby-foot avec B qui a un peu trop fait le malin avant qu'on commence, il gagnera tout de même la troisième.
Dimanche 12 avril : Golinhac ---> Conques (21 km)
B : Aujourd’hui, le réveil sonne à 7h30. On déjeune et on part pour 8h45 sous la pluie.
En marchant on croise des pèlerins qui nous connaissent mais moi je ne les reconnais pas tous.
Bref, aujourd’hui journée nulle. Il n’a fait que pleuvoir.
On arrive au gîte à 14h30. Le gîte est spécial, on est avec des Frères et des bonnes sœurs, mais ce n’est pas mal. Bref, ce soir on va voir la messe.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Merci à tout le monde qui me suive.
Yann : Journée froide et pluvieuse, c’est l'occasion d'éprouver nos kways pas si imperméables que ça.
La majorité de la marche se fera en silence, la météo rendant les discussions plus compliquées.
On avait déjà réservé un gîte, mais on nous a parlé plusieurs fois de l'abbatiale de Conques, on change nos plans et je les appelle pour savoir s'ils ont de la place. Non sauf désistement.
Une fois à Conques, on est accueillis par les Frères en tenue qui nous trouvent deux places dans un dortoir pour Seuil, c’est donativo, on ne paie pas les repas.
La ville de Conques est incroyable, après une descente par de petits chemins, on arrive dans une cité médiévale avec ses rues pavées, les maisons à colombage et une énorme abbaye, on se croirait au moyen-âge.
Arrivés au dortoir, douche, blog pour qu’on puisse profiter de l’après-midi.
Lundi 13 avril : Conques ---> Livinhac le Haut (24 km)
B : Hier soir, on est allés à la messe à 20h30. Après un Frère nous présente le tympan, des sculptures sur le paradis et l’enfer. Puis après on est allés à un concert dans l'église, ensuite je suis allé me coucher.
Ce matin, je me réveille à 6h30 et je descends prendre mon petit déjeuner (d’ailleurs incroyable le petit déjeuner).
On prend la route à 8h30 avec une pèlerine qui fait des marches de 50 km par jour.
On s’arrête manger vers 12h30 et on repart pour 1h30 de marche.
Bref, pas de soleil pour aujourd’hui, mais il revient demain.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : On se balade dans les rues de la ville, nous visitons quelques boutiques et on recroise un groupe de quatre normands que l’on suit depuis le début. C’est leur dernier jour, ils nous invitent à boire un verre un diabolo/pomme pour nous deux. D'ici la fin du séjour on pourra faire un classement des meilleurs diabolos.
Arrive le moment du repas, nous recevons la bénédiction et entamons le repas, la salle est pleine d'au moins 80 pèlerins. Après le repas, le Frère nous présente le tympan de l’église, c’est le jugement dernier, il nous explique chacun des personnages. Le temps est un peu long, surtout sous cette pluie fine. On finit la soirée par un concert de 4 instruments dans l’abbaye, ça sublime les instruments.
Ce matin, un petit déjeuner bien copieux et on part marcher avec Manon, on a le même rythme, sauf qu’elle marche en moyenne 40 km par jour, la veille elle en a fait 54.
On arrive à Livinhac vers 14h30 et on fait quelques parties de yams pour passer le temps jusqu'à ce que le gîte ouvre à 15h30.
Mardi 14 avril : Livinhac le Haut ---> Figeac (23 km)
B : Ce matin, réveil à 7h30. On descend déjeuner et on décolle à 9h. Sur la route, je sens une douleur au tendon d’Achille.
Après 15 km, on s’arrête manger (pâté pour moi pour changer) (mdr) puis on se fait une série de tractions avant de reprendre.
Avant d’arriver à Figeac, mon tendon me fait mal, du coup en rentrant, on décide que demain on fera une petite étape pour que je n’aie pas encore plus mal.
Bref, ce soir c’est “tosty crousty” à manger (un régal)
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Une nuit dans un gîte plutôt classique. Les oreillers étaient au top ! Ça fait vraiment la différence pour une bonne nuit.
J’initie B aux échecs, il capte rapidement les règles, on va regarder pour un échiquier de voyage.
On est encore les derniers à partir. Ce matin, B a une petite douleur au talon d’Achille.
La marche est agréable, peu de dénivelés, sous un grand soleil.
A l’arrivée, la douleur s’est accentuée, on décide d’aller voir en pharmacie s’ils ont des talonnettes pour soulager.
On appelle Jean-Michel, le responsable de marche, et on décide d’annuler la variante de la voie de Célé qu’on avait prévu de faire car il y a beaucoup plus de dénivelés et qu’on préfère jouer la sécurité. Il nous reste tout de même 1300 km à faire.
En descendant en ville, on croise des pèlerins qui nous invitent à boire un verre (diabolo grenadine cette fois-ci).
Mercredi 15 avril : Figeac ---- > Bédier (12 km)
B : Aujourd’hui pas de réveil. Je me lève à 8h.Je vais prendre mon petit déjeuner.
Hier, la dame du gîte nous a dit qu’on pouvait rester jusqu’à midi, donc vu qu’on ne marche pas beaucoup, on décide de faire une séance de sport. Record de pompes 75 en 3 séries, puis on décolle vers 10h30
Sur la route, on fait la connaissance de Max, un pèlerin super gentil, donc on a marché toute la journée avec lui.
Arrivée au gîte à 15h30 avec Max qui me régale d’un coca.
Ce soir, on est surclassés au gîte, on a une grande chambre avec salle de bains et tout. Bref, on est bien.
C’est tout pour aujourd'hui !
Yann : Aujourd'hui, on prend le temps ! On a divisé l’étape en deux, nous ne ferons que 12 km. On boit 3-4 verres d'eau chacun, bon, c’est que B a une tendinite, mais bon ça ne me fera pas de mal. Résultat, les premiers kilomètres sont ponctués de pauses pipi.
Rapidement, on rencontre Max avec qui on passera la journée. Il donne un avant-goût du bivouac à B en nous proposant un café après le repas partagé de ce midi.
La marche se passe bien, les talonnettes soulagent B.
En arrivant au gîte, notre réservation n'avait pas été prise en compte, on nous met donc dans la suite parentale. Ça régale
On fait notre routine du soir, douche, on en profite pour laver nos vêtements de la journée, puis on écrit le blog, on réserve les prochains jours et on profite de notre temps libre pour lire, jouer et discuter.
Jeudi 16 avril : Béduer --- > Cajarc (19 km)
B : Hier on est passés de “surclassés” à une “chambre normale” et en plus on a fait des pâtes au micro-ondes (mdr)
Bref, ce matin, je me lève à 7h30, je vais déjeuner et on prend la route à 9h.
Comme d’habitude, on est les derniers à partir.
On fait 19 km et on s’arrête manger, plus une pause bronzette vu qu’il y a du soleil.
On repart vers 13h30 et on arrive vers 15h à Cajarc.
Bref, rien de nouveau pour aujourd’hui
Yann : Journée du point de vue de mon sac à dos :
A peine arrivé au gîte, on me descend des épaules. Je les entends s’exclamer :
“Ah, enfin”. Des fois, je me dis que je suis de trop.
Ensuite, ils m’enferment dans une petite pièce avec mes semblables. Ils partent avec mon contenu et ne reviennent que 12h après.
Des fois, j’ai la chance de les accompagner au dortoir, mais ils m’enferment dans un sac plastique. J’ai entendu dire que c’était à cause des punaises de lit.
Au petit matin, ils me remplissent de nourriture, gourde pleine et vêtements humides attachés à mes clips. C’est reparti pour une journée à me faire balader.
Fréquemment, ils s’arrêtent pour prendre une barre de céréales, une gorgée d’eau ou plus longuement pour un pique-nique.
Ils m'ont dit que dans quelques jours, ils me chargeraient encore plus avec une tente et un hamac. Je suis sur le point de craquer !
Vendredi 17 avril
B : Ce matin, je me lève à 7h30, je descends prendre mon petit déjeuner, puis on prend la route à 9h.
Dès les premiers pas, j’ai mal au tendon, du coup, Yann décide d’appeler Jean-Michel (responsable de marche) pour lui dire qu’on ne fera pas l’étape aujourd’hui, mais il décide qu’on aille jusqu’à Cahors en stop.
Du coup, on a fait du stop et on nous a posé à Saint Cirq Lapopie, on a visité et mangé là-bas.
A 14h, on descend pour prendre un bus mais il était complet, donc on a refait du stop jusqu’à Cahors.
A l’arrivée, on est allés à la pharmacie prendre des médicaments et une pommade pour mon tendon
Ce soir, c’est pizza surgelée et pâtes
C’est tout pour aujourd’hui
Yann : B a bien résumé la journée. J’ai plus grand chose à raconter.
Tout cela s'est passé dans la bonne humeur, même si le stop sous un soleil de plomb après avoir vu le bus nous passer sous le nez, c'est pas rigolo.
Mais bon, pas le choix de sourire si on veut avoir une chance d'être pris : B a même enlevé son bonnet pour l’occasion, c’est dire !
On regarde quotidiennement le blog et les commentaires, l’occasion pour nous d'échanger sur nos familles et amis. Merci pour votre soutien 🧡
Nous passerons les prochains jours dans un airbnb dans le centre de Cahors pour pouvoir nous reposer au maximum.
Samedi 18 avril : Cahors
B : Aujourd’hui, c’était repos, du coup, j’ai fait la grasse matinée jusqu’à 9h, après j’ai pris mon petit déjeuner.
Après avec Yann on a fait une grosse séance de sport (pompes, abdos, gainage)
Après on est allés faire un tour au marché voir s'il y avait des lunettes et acheter des légumes (avocat, carottes et concombre) parce que ce soir on fait des sushis. Après on est passé à Carrefour prendre le reste.
Un peu plus tard, on est passés dans un magasin de jeux pour prendre un petit jeu d’échecs
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Objectif du jour : se reposer au maximum sans trop tourner en rond ! Pas facile surtout qu’il fait encore très beau aujourd’hui.
Cuisiner est une bonne occupation pour ça, petites courses, préparation du repas, manger et sieste, parfait ! Et on recommence le soir.
On prendra tout de même le temps de préparer nos sacs à dos avec le matériel de bivouac reçu à la poste restante, les sacs sont tellement plus lourds. Je décide tout de même d’acheter un petit jeu d’échecs. B accroche bien avec le jeu et pourtant je ne suis pas tendre avec lui.
Lors de notre petite sortie pour aller chercher le jeu, B me dit qu’il ne sent quasiment plus son tendon, c’est encourageant pour la suite du périple.
Dimanche 19 avril : Cahors
B : Ce matin, je me suis levé à 9h. Je prends mon petit déjeuner.
Après : notre rituel séance de sport avec Yann
Après on va visiter la cathédrale et faire tamponner nos crédentiales. D’ailleurs, c’est la plus belle cathédrale que j’ai vue depuis le début de la marche puis on est rentrés manger (purée - jambon)
Puis, comme d’habitude, j’ai fait ma sieste jusqu’à 15h30.
Ensuite, on est allés voir le film Compostelle au cinéma.
Ce soir, c’est sushis
C’est tout pour aujourd’hui
Yann : Encore une journée calme, on va à la cathédrale, histoire de rythmer la journée.
Il fait beau et chaud, l’équivalent d’un jour d’été en Bretagne. Mon petit corps de breton risque de transpirer le “beurre” en Espagne !
On profite du airbnb pour faire une vraie lessive, ça change du rinçage de chaussettes dans le bac de douche.
Cet après-midi on va voir Compostelle, ça faisait longtemps qu'on voulait le voir avec B.
J’ai essayé d’avoir une réduction, car on fait ”comme dans le film”, ça n’a pas marché, dommage.
On a tous les deux passé un bon moment, même si ça nous a spoilé quelques paysages, notamment l’arrivée à Saint Jacques.
Adam, le jeune du film est beaucoup plus compliqué que B, j’espère que ça ne va pas lui donner des idées. Ah Ah Ah !
Lundi 20 avril : Cahors --- > Lascabanes (22 km)
B : Ce matin, on reprend la rout vu que mon tendon est remis à neuf.
Bref, ce matin, le réveil sonne à 7h30. Je vais prendre mon petit déjeuner et on décolle à 9h pour aller à la poste renvoyer des affaires dont on n’avait plus besoin.
Après on est passés à la boulangerie acheter un sandwich (kébab curry pour moi). Puis on prend la route à 10h.
Sur la route, on croise de nouveaux pèlerins.
Aujourd’hui, 26°c j’ai brûlé sur la route, mais c’est pas une raison pour enlever mon bonnet (mdr).
Bref ce soir, première nuit en bivouac, ça va être cool.
C’est tout pour aujourd’hui
Yann : C’est la reprise, cool ! B est plein d’entrain. Je ralentis le rythme, on s'est déjà fait une frayeur, ce serait trop dommage de se blesser sérieusement
Sandra de la petite famille qu’on a croisée sur l’Aubrac nous a envoyé un colis avec 2 camelbags, malheureusement on repart plus tôt que prévu et le colis n'est pas là ce matin.
La journée a été chaude, heureusement la plupart des chemins étaient à l’ombre des très nombreux chênes de région.
Le printemps et le sud se font ressentir, huppe, rossignol, loriot s'en donnent à coeur joie, des oiseaux que je n’ai pas l'habitude de voir par chez moi.
Le poids des sacs se fait ressentir, habituellement, nous avions un peu d'avance sur la nourriture. Désormais, nous ferons au jour le jour afin de limiter la charge. Nous avançons dans la saison et tous les commerces sont ouverts, ce ne sera pas un problème.
1er montage de tente pour B ce soir, après avoir bien rigolé, je l’ai aidé pour éviter qu’il ne voie rouge.
Mardi 21 avril : Lascabanes ---> Lauzerte (25 km)
B : Ce matin, je me suis réveillé dans le hamac, j’avais froid. Mais sinon la nuit s’est bien passée, le chant des crapauds était présent.
Bref. Je prends mon petit déjeuner et on prend la route à 9h. Comme d’habitude, on est les derniers.
Sur la route, on rencontre deux pélerines trop drôles (Clémentine et Zoé). Bref. On a fait la route ensemble.
Arrivé au gîte, j’ai enfin réussi à monter ma tente sans serrer (mdr)
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Première nuit en bivouac, ça change du gîte. Nous avons plusieurs dispositions de couchage possible, une tente, un hamac + un tarp (sorte de bâche) pour protéger de la pluie ou alors le tarp en mode tente mis en place grâce aux bâtons de marche.
C’est clairement pas optimisé au niveau du poids, mais ça permettra à B de tester plein de dispositions et puis quel bonheur de se poser pour bouquiner dans un hamac.
Ce midi, on s’arrête prendre un sandwich à Montcuq (on prononce le dernier q). Les jeux de mots fleuris ont occupé notre journée, on a même sorti le crédencial pour avoir le tampon de Montcuq
On avait prévu de re-marcher une heure avant de manger, mais comme on a recroisé Max qui est en repos, on prendra notre pause avec lui.
On passe l’après-midi avec d’autres pèlerins et on demande au gîte où ils dorment, si on peut mettre les tentes dans le jardin. Normalement, non, mais c’est ok. Cool. La tente apporte vraiment plus de liberté.
Mercredi 22 avril : Lauzerte --- > Moissac (30 km)
B : Ce matin, je me réveille en tente, cette fois j’ai super bien dormi.
Je vais prendre mon petit déjeuner (gâteaux chinois et café)
On décolle à 8h30, on n’est pas les derniers pour une fois.
Sur la route, un grand soleil.
On s’arrête manger au bord de la route pour casser la croûte, puis on se remet en route.
Arrivés à Moissac, on s’est pris un petit diabolo, puis on est allés au gîte.
J’ai monté ma tente, mais il pleut et il y a de l’orage. La nuit s’annonce un peu dure.
Ce soir, c’est rougail saucisse, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier l’étape de l’après-midi était un peu longue, surtout avec la chaleur. Ce matin, on décide donc de partir 30min plus tôt : on met un bon 20 mn à plier le camp.
La matinée est agréable. Quelques nuages et un léger vent. On est dans une région nettement plus agricole, on marche entre les champs de lin, la terre à nu et les grandes exploitations fruitières.
Les heures tournent et les nuages s’en vont. L’après-midi sera sous le cagnard et sur l’asphalte. On arrive à l’entrée de Moissac et il nous reste 3 km pour rejoindre le centre.
La ville est assez grande, si on veut faire du camping sauvage, il faut refaire 3 km, on est moyen chaud. On appelle donc les différents gîtes et on trouve une place dans le jardin d’un d’entre eux. Notre hôte a une annulation de dernière minute et nous offre la demi-pension.
Il y a eu un petit orage en début de soirée. Normalement, le reste de la nuit sera plutôt calme. Ça nous permet de tester l’étanchéité de nos installations.
Jeudi 23 avril : Moissac ---> Auvillar (19 km)
B : Hier soir, on est arrivé au gîte où la dame est super gentille, elle a offert le repas, en plus, c’était rougail saucisse. Ce n’était pas le meilleur que j’aie mangé, mais c’était super bon.
Bref, la pluie se met à tomber, mais ça n’a duré qu’une demi-heure, donc ça va.
Ce matin, réveil à 8h, je prends mon petit déjeuner. J’étais refait, il y avait du nutella.
Puis on prend la route à 9h30 sous le soleil. Aujourd’hui c’était tranquille, que du plat.
Ce midi, gros sandwich (une baguette) puis on reprend la route à 14h.
Ce soir, c’est resto pizza, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : La nuit a été bonne pour nous deux à part le réveil à 6h à cause du train qui passe à 50 m du jardin.
Aujourd’hui, les températures baissent et on marchera les 19 km le long du canal. Il nous restait de l’énergie en arrivant, on en a profité pour visiter Auvillar, sa tour de l’horloge et sa halle aux grains.
Par ici, les bâtiments sont faits d’un mélange de pierre calcaire, de briques et de galets de rivière. A de nombreux endroits, les briques sont érodées, peut-être à cause des enduits ciment qui ont recouvert les murs pendant des années.
Sur les murs, on voit fréquemment des pastilles montrant la hauteur d’eau de la crue de 1930 : 9m30. C’est vertigineux.
Je viens de lire le blog de B pour qu'on ne note pas la même chose. Ça va, il parle principalement de nos repas. Ah ah !
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Vendredi 24 avril : Auvillar ---> Miradoux (18 km)
B : Hier soir, on est allés au resto (au cap de Puech) ; pour moi, c’était entrecôte avec des frites ; on a trop bien mangé.
Ce matin, je me réveille tout seul à 6h45, puis le réveil sonne à 8h. On prend le petit déjeuner, puis on décolle à 9h.
Sur la route, on retrouve Tick et Tock (Clémentine et Zoé) du coup on a passé une journée à bien rigoler. Si vous passez par-là, merci pour les jours qu'on a passés ensemble et aussi pour la carte. Bref, aujourd’hui encore une bonne journée.
Ce soir, c’est saucisse et semoule.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier soir, on a profité du petit bonus financier que Sandro nous a laissé pour faire un chouette restaurant à deux pas du gîte. On sera rejoints par Zoé et Clarm avec qui on rigole bien depuis quelques jours. Aujourd’hui, c’est leur dernier jour, on fait la rando ensemble. On reste à Miradoux jusqu’à 16h, il leur restera encore 15 km pour rejoindre leur gîte.
On se met à la recherche d’un gîte. Il y en a un sympa à 2 km sur la route ; on voit un petit coin sympa avec une étang à côté d’une ferme. On va voir s’il y a du monde pour faire du bivouac sauvage. Personne n’est là, tant pis, on continue sur le plan initial.
Le spot de ce soir est super sympa, en haut d’une colline avec une cuisine équipée, une bonne soirée en perspective.
Samedi 25 avril : Miradoux ---> Lectoure (12 km)
B : Hier, on a passé la soirée, bien accompagnés au gîte. C’était cool. On est aussi allés visiter un château en ruines. On a vu deux mouettes et un lièvre.
Bref, ce matin, je me lève encore sans réveil à 7h, c’est bien. Je prends l’habitude. Je remballe ma tente et j’attends 8h que Yann se lève pour déjeuner.
Aujourd’hui, c’était une petite étape, du coup comme à 12h on était presque arrivés, on a fait une partie d'échecs. J’ai enfin battu Yann (mdr)
Ensuite, on arrive à Lectoure et on est refait parce qu'on a croisé Tick et Tock avant qu’elles rentrent chez elles.
Après, on a mangé une pizza, on est allés aux sources thermales.
Bref, aujourd’hui, c’était grave bien.
Yann : La moyenne d’âge d’hier était étonnante. On était 8 et du haut de mes 29 ans, j’étais le plus vieux.
B est totalement autonome sur le montage/démontage du camp et ça nous prend de moins en moins de temps.
L'étape d’aujourd’hui est microscopique, on la fera dans la matinée.
On mange dans une pizzeria le midi, puis on se balade dans la ville. Ici il y a des brocantes partout. Plusieurs d’entre elles se sont associées pour ouvrir une brocante géante dans l'ancien hôpital.
On flânera une heure là-bas, à se montrer des objets plus bizarroïdes les uns que les autres.
Puis on passera le reste de l’après-midi aux thermes, piscine, sauna, jacuzzi. Elle n'est pas belle la vie !!
Comme le donativo du presbytère était plein, on s’est rabattus sur l’aire de camping car on a trouvé un petit coin de verdure pour mettre tente et hommes.
A l’heure où j’écris ces lignes, B prépare une fondue de poireaux/lardons à la popote.
Dimanche 26 avril : Lectoure ---> Condom (33 km)
B : Hier soir, premier camping sauvage, première nuit en tente où j’ai mal dormi. Ce matin, le réveil était dur, mais après le café ça a été mieux.
On prend la route à 8h30 pour la grosse journée qui nous attend.
Vers 10h, on s’arrête acheter des sandwichs sur la route et on croise les 4 filles avec qui on était au gîte avant hier et elles nous proposent de manger avec elles.
Après avoir mangé, j’ai pris une glace. D’ailleurs merci Maelys pour la glace. Et après on a repris la route.
Arrivé au camping à 18h30, je suis claqué mais ça va pour moi.
Bref, après-demain c’est 34 km. On va “douiller” (mdr)
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : 7h, le réveil sonne. Je sors du hamac. 7h02 Je toque à la tente de B. Il grommelle ; il a passé une mauvaise nuit car sa tente était légèrement en pente.
Je lui parle de la rando du jour, soit on passe par Romieu qui a l’air très jolie, soit on prend un raccourci qui nous économise 4 km, il grommelle.
Je lui laisse le dernier mot, vu que la nuit n’a pas été simple.
A 10h, on croise des pèlerines qui vont manger à Romieu, finalement on y ira aussi et il ne grommellera plus.
On traîne un peu le midi et on repart pour 15 bornes, la météo est plutôt fraîche, mais les derniers kilomètres sont durs, je sens une douleur arriver sur l’avant du tibia, je grommelle.
Sûrement une tendinite… glace, crème, eau… On connaît la musique, ça tombe bien demain on est en repos.
On a loué une tente dans un camping avec cuisine et deux chambres. Le seul hic c'est qu’on est à 1,5km du centre.
Mardi 28 avril : Condom ---> Montréal du Gers (16 km)
B : Ce matin, réveil à 8h. Je prends mon petit déjeuner.
A 8h30, on fait le nettoyage de la tente de camping avant de partir.
On prend la route à 9h30. Sur la route, on fait un petit détour pour visiter un des plus beaux villages de France. C’était cool. Le village était entre de grandes murailles.
On reprend la route jusqu’à 13h avant de faire une petite pause midi (barre de céréales et des fruits)
On arrive au village qui s’appelle Montréal du Gers, c’est là que nous allons dormir ce soir. On s’est fait payer un diabolo par un couple de belges.
Après, nous faisons encore 1 km pour rejoindre notre gîte où l’on dort ce soir.
Ce soir c'est : brandade de morue, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui
Yann : L’étape du jour faisait 34 km. C’était un peu risqué avec la tendinite. On la divisera donc en deux.
Une fine pluie arrive au moment de quitter Condom ; on mettra la capote pour protéger nos sacs.
Je pourrais également faire des jeux de mots sur la rivière de la Baisse qui traverse la ville, mais ça commencerait à être un peu lourd.
La randonnée se passe bien, par de fortes douleurs.
L’ambiance du jour est plutôt molle, le temps orageux y est certainement pour quelque chose.
On arrive vers 16h dans un gîte/camping, un peu limite, mais ça fera très bien l’affaire pour la nuit. On ne peut pas toujours être reçus comme des rois !
On occupera notre soirée à écrire des cartes postales et je pense que nous ne traînerons pas pour rejoindre nos matelas ce soir.
Mercredi 29 avril : Montréal ---> Eauze (16 km)
B : Hier soir, il a plu toute la nuit, mais ma tente est restée au sec.
Ce matin, réveil à 8h. Je vais prendre mon petit déjeuner (bol de céréales), puis je remballe ma tente.
On prend la route à 9h30, nous nous sommes arrêtés à un café. Là, on a croisé que de nouveaux pèlerins.
Ce midi, on a mangé quand on a fini l’étape au bord d’un lac, là où l’on dort ce soir.
Ce soir, on retrouve Max, un pèlerin avec qui on avait marché il y a un moment. On campe ensemble ce soir.
Là, on est en ville. On va faire les courses et après on retourne au lac.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Il a plu une bonne partie de la nuit, le tarp tendu en diagonale au-dessus du hamac m’a permis de rester au sec. Il y avait même un côté agréable à entendre l’impact des gouttes.
Parfois, pour le petit déjeuner, nous prenons des céréales et 1l de lait qu’on finit en une fois.
Le ventre plein, nous partons en marche. Depuis quelques jours, les paysages changent, les bosquets sont plus nombreux et les vignobles prennent le dessus une grande partie des ceps à moins de 10 ans, certains sont même entourés de plastique pour les protéger.
Ceci s’explique car des porte-greffes italiens ont transmis un virus menant à l’arrachage des pieds contaminés. Cf: une pèlerine agronome.
En milieu d’après-midi, nous arrivons à Eauze où nous nous ferons encore payer un diabolo, c’est fou, quasiment tous les jours, on nous khalass (cf B)
Ce soir, on fait notre premier vrai bivouac sauvage.
Jeudi 30 avril : Eauze ---> Nogaro (22 km)
B : Hier soir, dans la nuit, je me suis levé et il y avait un chevreuil. Il m’a gu… dessus, du coup, je suis direct rentré dans ma tente (mdr)
Ce matin, réveil à 8h sous la pluie, ça a duré toute la journée. Bref. On a pris le petit déjeuner sous le tarp de Yann.
On a pris la route à 10h, sur la route on a vu un étang il y avait une falaise. Il y avait des oiseaux multicolores et des ragondins. C’était stylé
Arrivés au gîte, on retrouve tous les pèlerins que l’on connaît depuis une semaine. C’est carré.
Ce soir, on prépare une grosse tartiflette pour 8 personnes. Bref, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : On est partis un peu tard ce matin, on a loupé la première vague de pèlerins. On passera donc la matinée à marcher seul avec B
On mangera à midi nos salades et sandwich triangle à l’abri d’une arène
Dans l’après-midi, nous passons juste à côté d’une grande colonie de guêpiers d’Europe, de magnifiques oiseaux multicolores nichant dans les falaises de terre. Un élanion blanc, petit rapace blanc et noir plutôt badass avec des yeux rouges vient mettre le bazar dans le groupe d’oiseaux, une très belle observation.
Avec le soleil de l’après-midi, la bonne humeur revient et nous organisons un repas avec 5 autres pèlerins, tartiflette et pancakes. Les gens feront les timides, mais il ne restera pas grand-chose à la fin du repas.
Vendredi 1er mai : Aire sur l’Adour (28 km)
B: Ça fait un mois que nous marchons, déjà 572 km, ça passe grave vite.
Bref, ce matin, réveil dans la tente qui a un peu pris l’eau, mais bon, ça fait partie du jeu.
Je prends mon petit déjeuner, puis on se met en route à 9h15 avec Max,
A 12h45 on fait la pause, petite sieste jusqu’à 14h, puis on repart.
Arrivés à Aire sur l’Adour à 16h30, on passe au bar, Max encore régale un coca et après on va au gîte.
Ce soir, le gîte a une piscine, donc petit plouf.
Bref, après c’est la fête foraine, ça régale.
C’est tout pour aujourd'hui
Yann : Aujourd’hui, c’est le 1er mai, la fête du travail, moi je ne bosse pas !
Va falloir que B s’occupe de la gestion du séjour ! Ce matin, on part en même temps que Max, on passera la journée ensemble.
On s’arrête prendre des sandwichs, on nous a dit hier que la boulangerie était ouverte.
La météo est plus clémente, on aura même du soleil en fin de journée.
Après les 28 km d’aujourd’hui, on a grand-hâte d’arriver boire un verre, mais on n’est pas sûrs de trouver quelque chose d’ouvert. Finalement, bonne surprise, c’est les arsouillos, fanfare, concerts, fête foraine, il y a plein de monde au village.
B nous réserve un gîte et, bonne surprise, il y a une super piscine et le soleil qui va bien. Ni une ni deux, pouf !
On mange pas trop tard, puis on ira profiter de la fête.
Samedi 2 mai : Aire sur l’Adour ---> Pimbo (28 km)
B : Ce matin, réveil à 7h15. On prend le petit déjeuner et on est en route à 9h45, alors qu'on devait partir à 8h30
Sur la route, Maud, Lory et Hélène marchent avec nous.
On fait la pause déjeuner à 12h30. On a fabriqué une table avec des rondins et des planches en bois.
On se remet en route à 13h30. Sur la route, on joue à un jeu qui s’appelle “contact”. C'était cool vu que Yann était animateur. Il connaît des petits jeux.
Arrivés au gîte à 17h 15, la route était longue, il n'y avait que des lignes droites interminables, mais ça l’a fait.
Ce soir, c’est pâtes au fromage avec du jambon. C’est carré.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : On a prévu de marcher avec Max, Hélène et Lory aujourd’hui. Ce sera notre dernière journée ensemble, car nos étapes des prochains jours sont plus grandes que les leurs.
Je me réveille avec une petite douleur aux côtes et un bleu au mollet, ça doit être les auto-tamponneuses d’hier soir. Je ne pensais clairement pas faire une fête foraine sur le chemin de Saint Jacques.
Les “au revoir” sont aussi fréquents que les rencontres sur le chemin, ce matin ce sera les 5 daronnes comme elle se sont appelées et cet après-midi Max et les québécoises.
Ce soir, il y a 2 places de libre dans le gîte, on se laisse tenter et on fait bien car une énorme drache tombe juste après notre arrivée.
Il y beaucoup de nationalités ce soir, B fait ses premiers pas en anglais, pour le moment il se débrouille bien et arrive à se faire comprendre.
Dimanche 3 mai : Pimpo ---> Pomps (28 km)
B : Hier à table, j’ai essayé de parler avec des anglais. J’ai galéré, mais je comprenais un peu de quoi ils parlaient
Après avoir mangé, on est allés faire un tour à la fête à côté du gîte parce que le gars qui rappait était bon, les gens étaient un peu saouls, mais je me suis entendu avec un peu de gens, c’était trop drôle
On a aussi vu des tritons marbrés dans une petite fontaine
Bref, arrivés au gîte à 16h, j’ai fait ma petite sieste et là on va faire à manger.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier soir, il y avait une soirée/concert juste à côté du gîte. Après avoir mangé, on se motive à aller faire un tour, il y a un gars qui rappe plutôt pas mal et l'ambiance est sympa.
Deux gars viennent discuter avec nous, la cinquantaine et ayant déjà bien profité de la soirée, plutôt sympa, on rigole bien. L’un deux nous invite au café le lendemain à 5 km de là. C’est sur notre route.
On arrive là-bas, à 10h30, personne, il doit sûrement être trop tard, il a dû penser qu'on ne viendrait pas et est parti faire autre chose.
La journée de marche sera calme, pas grand monde et on ne discutera pas beaucoup, ça fait du bien des fois.
On arrive au gîte vers 16h, la fleur au fusil, comme d’habitude. Il nous ouvre un dortoir rien que pour nous. Cool. On va bien dormir car on s’est couchés un peu plus tard ces derniers soirs.
Lundi 4 mai : Pomps ---> Maslacq
B : Hier soir après avoir mangé, on a fait un jeu de société avec des allemandes, on a joué au skyjo et one mind .
Ce matin, je me suis levé à 7h 30. Je vais prendre mon petit déjeuner et après on a installé une appli pour apprendre l’anglais. J’ai fait une leçon de 15 mn.
On prend la route vers 9h, sur la route vers 11h30 il se met à pleuvoir, donc on décide de se mettre à l’abri pour manger en attendant de laisser passer la pluie.
On repart à 14h sous une légère pluie et on arrive au gîte à 15h40
Ce soir, on prend le repas au gîte, donc je ne sais pas ce qu’on va manger.
Bref c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier, on a passé la soirée avec deux allemandes. La discussion est plus facile avec les personnes non anglophones. Après avoir mangé, des petits jeux occupent notre soirée.
Le soir, je finis le tome 2 du Bourbon Kid que B attendait avec impatience.
L’étape d’aujourd’hui est petite et il va encore pleuvoir, on trouve un petit abri où on laissera passer l’averse. Pendant ce temps, on mangera notre repas du midi et on lira une grosse heure jusqu’à l’accalmie.
On arrivera avant la deuxième averse de pluie au gîte. Encore une fois, un accueil les bras ouverts, les gens ont presque honte de nous laisser dormir dehors. Ils nous proposent toujours un panel de solutions.
Pour moi, ce sera hamac entre les poteaux de la terrasse couverte et B mettra son matelas au sol dans la salle commune.
Le gîte de ce soir est vraiment magnifique, les murs sont intégralement en pierre de rivière fraîchement jointées. On ne pensait pas prendre demi-pension, mais l’odeur nous a convaincus
Mardi 5 mai : Maslacq ---> Navarrenx (22 km)
B : Hier, le gars du gîte était grave gentil, il m’a dit que je pouvais dormir dedans parce qu’il pleuvait (c’est ce que j’ai fait) en plus il nous a offert la nuit et la machine à laver. Trop gentil.
Bref, ce matin réveil à 7h, on prend le petit déjeuner qui était énorme, ensuite on prend la route à 9h45. Sur la route, on a pris la flotte, mais ça l’a fait.
Bref, on s’est arrêtés manger dans un mini-snack où le gars avait une tenue chelou pour un gars de la cinquantaine (jupe en jean, pull et ongles vernis), mais ça va, c’était un bon.
Arrivés à Navarrenx à 15h30 on retrouve Denis qui avait mal. (Si tu passes par là, Denis, encore merci pour la chambre d'hôtel, ça régale.)
Ce soir, c’est crousty pour moi, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : On ne s’était pas trompés, le repas était excellent et en quantité. On avait déjà le ventre bien plein avant le dessert, celui-ci a mis le coup de grâce à B qui a dû aller s’alléger une fois sortie de table.
Après 5 mn de marche, on s’aperçoit que B a oublié son kway, demi-tour. Bon, je ne suis pas mieux, la veille j’ai oublié mon savon, ça allège les sacs de ne pas avoir de tête.
On s’arrête manger un sandwich à l’omelette ce midi, original mais pas mauvais. Je discute avec le tenancier qui souhaite arrêter pour pouvoir aller aux champignons, bricoler.
Je lui réponds : “il en faut du temps pour vivre”, la phrase lui plaît, il la notera à l’entrée de son bar avec mon nom. La classe !
Arrivés à Navarrenx, on boit notre diabolo, c’est un de mes moments préférés de la journée où tu recroises tous ceux avec qui tu marches pour échanger quelques mots.
Ce soir, on prévoit : bivouac sauvage après une douche au gîte communal.
Mercredi 6 mai : Navarrenx ----> Harambeltz (38 km)
B : Hier soir, je décide de me coucher pas trop tard, pour les 38 km du lendemain, donc à 22h je vais me coucher.
Ce matin, réveil à 4h30. Je veux me faire couler un café, mais la cafetière ne marche pas bien, ça m’a gonf… Bref. Départ à 5h à la frontale, on décide de partir de nuit pour le délire.
Bref vers 8h, on fait une pause déjeuner et on repart jusqu’à 11h où l’on s'arrête manger. On repart à 12h30 pour encore 3h30 de marche.
On arrive dans le Pays basque. Arrivés en haut de la dernière montagne, vue sur les Pyrénées. Incroyable.
Bref, on arrive au gîte à 16h. J’ai mal au pied, mais je ne suis pas fatigué.
Bref ! 38 bornes. Nouveau record pour nous, c’est carré.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Dring (bon, en vrai mon réveil ne fait pas ce bruit) 4h15 le téléphone sonne, il est l’heure. Comme on était à l’hôtel, pas de camp à plier, le sac est vite fait. 4h45 on est en bas, la clope du sportif et on se met en route.
Rapidement, on arrive dans des chemins de forêt, l’ambiance est sympa. Le gazouillis aigu du rouge-gorge annonce le jour, suivi du merle, puis tous en cœur et enfin… la pluie. On commence à en avoir l’habitude, on enfile le k-way, la protection du sac est déjà en place.
Les Pyrénées approchent à grands pas, les paysages changent, les moutons se suivent à la file indienne comme des lignes topographiques.
Après la pause de midi, c’est dur de repartir, il reste 15 km. On hésite à prendre un raccourci de 3 km mais on tient tous les deux à faire cette étape entièrement
Finalement l'après-midi est passée rapidement entre observation des premiers vautours, cueillette de cerises après avoir demandé à l’agricultrice et dégustation
Ce soir, le gîte est plein, mais on nous propose encore de dormir à l’intérieur sur des matelas au sol, vu la météo, on ne refuse pas.
Notre matos de camping nous sert uniquement de devanture ces derniers jours.
Jeudi 7 mai : Harambeltz ---> Saint Jean Pied de Port (26 km)
B : Hier soir, on a grave bien mangé et après avoir mangé avec quelques polaires, on a fait un rang de paroles où tout le monde disait ce qui l’avait poussé à faire Saint Jacques. C’était cool.
Bref ! Ce matin, réveil à 7h30 dans le canapé (je ne voulais pas me lever mais pas le choix), on descend déjeuner puis on prend la route à 8h45. Aujourd’hui, retour du soleil, ça régale après presque deux semaines de pluie.
Bref ! On a fait la moitié du chemin, ça y est on est à Saint Jean Pied de Port, comme on dit, l’autre moitié on l’a fait sur un pied.
Bref, ce soir, c’est resto, ça régale
C’est tout pour aujourd’hui
Yann : L’ambiance d’hier soir était chaleureuse. Souvent lorsque les gîtes sont tenus par des personnes catholiques pratiquantes, on sent beaucoup de bienveillance et on y est bien accueillis.
Le soleil nous accompagne toute la matinée, c’est un réel plaisir de randonner à travers les collines qui annoncent les Pyrénées.
Les brebis sont partout et avec elles des milliers de mouches partout, dès qu’on s’arrête manger, elles prennent d’assaut la moindre miette qui traîne.
On re-croisera plusieurs fois les deux allemandes Sabrina et Ina avec qui il est plutôt facile d'échanger en anglais.
En milieu d’après-midi, nous arrivons à Saint Jean Pied de Port. On a fait la moitié du parcours ! La ville est envahie de centaines de pèlerins de toutes nationalités. C’est une ambiance particulière, mais on se fond dans la masse à la recherche de visages familiers. Des fois, les gens nous interpellent, nous demandent comment ça va… S’ensuit un regard et un hochement d’épaules
Vendredi 8 mai : Saint Jean Pied de Port
B : Ce matin, je me suis levé à 9h40. Je descends boire un café, puis la dame du gîte nous dit qu’il faut partir et revenir vers 16h pour qu'elle fasse le ménage.
Du coup, on part faire les courses pour ce midi et ce soir et en attendant on fait une machine à laver
Après on va manger vers l’entrée de la ville pour voir si on ne croise pas des pèlerins.
Bref, après on est allés acheter un guide pour le camino norte
Après je suis allé me balade tout seul en ville pendant 45 mn, et ensuite on est allés boire un coup en ville.
Bref, après on est allés à la bénédiction des pèlerins.
C’est tout pour aujourd’hui
Yann : Ce matin, après avoir négocié avec l’intransigeante patronne, on a pu libérer la chambre à 10h au lieu de 9.
L’ambiance ici n’est pas la même que sur le chemin, les gens sont plus pressés.
On ira se balader en fin de matinée, il y a une représentation de danses basques par des enfants, les gradins de l'arène sont bondés. J’ai particulièrement aimé une danse où chacun tient un ruban de couleur relié à un mat central. Au fil de la danse un tressage apparaît puis ils feront marche arrière jusqu’à revenir au point de départ.
On croisera quelques pèlerins qu’on a semés lors de notre grosse étape parmi eux Madeleine qu’on a eu plaisir à croiser de nombreuses fois et avec qui nous avions oublié de prendre une photo jusqu’à aujourd’hui.
Samedi 9 mai : Saint Jean Pied de Port ---> Bidarray (22 km)
B : Ce matin, réveil à 7h30. Je descends prendre mon petit déjeuner.
On passe à la poste pour Yann (à la base) mais quand on arrive il y a deux colis pour moi.
Les éducateurs “merci Hyen mais mtn.” Je me retrouve avec 1 kg de plus en bonbons. Mais merci, vraiment ça régale.
Bref, on se met en route à 9h45 sur la voie de la Nive pour rejoindre Irun.
Vers 13h30, on s’arrête manger avec une vue de fou sur les montagnes, puis on repart pour 5 km
Arrivés au gîte à 15h30, on est passés faire les courses pour ce soir.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Ce matin, B n’arrive pas à mettre la main sur son appareil photo, tout y passe, sii il a complètement disparu, il va falloir qu’on en ait le cœur net. Je lui propose de vider intégralement son sac et là, magie, l'appareil réapparaît. Il y a des fois, j’ai vraiment l’impression de m’observer !
Avant la poste, on recroisera Samy qu’on a déjà croisé plusieurs fois. On échange nos numéros car la voie de la Nive que l’on va emprunter pour rejoindre le camino norte, n’est pas très bien balisée. Effectivement, on le retrouvera quelques kilomètres plus loin rebroussant chemin car il s’était trompé de voie.
On passera la journée ensemble, il nous suivra car j’ai la trace du parcours sur mon téléphone.
La randonnée d’aujourd’hui est grandiose perdue dans les montagnes
Pour ce soir, Samy a loué un studio, on se greffera à lui. J’écris ces lignes au sec pendant que l’orage de fin de journée nous conforte d’avoir pris un logement.
Dimanche 10 mai : Bidarray ---> Saint Pée sur Nivelle (28 km)
B : Hier soir, on a fait à manger avec le gras du jambon cru qu’on avait acheté mais les pâtes qu’on avait prises avait un goût après pas bon. Du coup, on a fini le repas aux bonbons.
Bref, ce matin réveil à 7h, on prend le petit déjeuner avec Samy, un pèlerin avec qui on était au gîte. On prend la route à 8h15, toujours avec Samy, puis vers 11h on s’arrête boire un café avant de monter une montée de 350 m de dénivelé sur 2,6 km.
Bref, moi je pars déterminé dans la montée et me retrouve au sommet en pas longtemps et j’attends Samy et Yann, mais 30 mn passent et personne alors je prends le téléphone de quelqu’un et je les appelle.
Bref, je me suis perdu, j’ai dû redescendre du sommet pour les rejoindre.
Après vers 13h30 on s’arrête pour manger, puis il se met à pleuvoir alors on ne reste pas.
16h30 : arrivés au gîte à Saint Pée sur Nivelle
Là il est 17h30 (je n'ai fumé qu'une clope aujourd'hui) c’est carré
Bref, ce soir c’est burger au restaurant, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : J’ai fait à manger hier soir. J’avoue que le gras du jambon ce n’était pas une bonne idée. On a fini la soirée avec une séance yoga proposée par Samy. C’est bien la première fois qu’on me dit que je suis souple
L’étape d’aujourd’hui fait 28 km avec 500m de dénivelé, en général les pèlerins disent que 100 d+ équivaut à 1 km de plat.
B loupe une intersection et arrive en haut de la montagne 500 m plus loin. Il trouve rapidement quelqu'un pour me joindre, mais il faudra qu’il soit plus vigilant et qu'il m’attende en cas de doute, même si pour sa défense, la voie de la Nive est moins intuitive et moins bien balisée.
Nos chemins se sépareront après avoir mangé avec Samy qui, lui, va vers Espelette pour ce soir.
Aujourd’hui, du haut de la montagne nous apercevons l'océan pour la première fois.
Demain, nous mettrons les pieds dedans.
Lundi 11 mai : Saint Pée ---> Irun (29 km)
B : Hier mauvaise nuit, je pense que dans mon lit il y avait des punaises de lit qui m’ont piqué. Bref, ce matin réveil à 7h, on prend le petit déjeuner, puis on se prépare.
On décolle à 8h, direction l’Espagne. Sur la route, on a une méga vue sur les montagnes et l’océan, c’était grave stylé.
On s’arrête manger vers 12h30 dans un bar, puis on repart vers 13h20 pour en finir avec la voie du Puy pour enfin passer sur le camino del norte
On arrive à Irun à 16h30.
Arrivés au gîte à 17h30, je vais prendre ma douche qui était froide, puis je rentre dans le dortoir (on est 18)
Ce soir, on va manger dehors. J’espère que ce seront des tapas.
Bref ¡ Eso es todo por hoy
Yann : A peine sorti du lit, je vais à la boulangerie chercher une baguette, croissants et sandwich du jour. Sur la route, je trouve 10 €, la journée commence bien.
La voie de la Nive est vraiment belle, c’est même étonnant qu’elle ne soit pas plus empruntée. On passera à côté d’élevage de cochons qui ont plutôt la belle vie. Après les 15 premiers kilomètres, on descendra dans la plaine et on ira de ville en ville jusqu’à Irun.
On passe la frontière qui est un simple pont piétons, on ne trouve pas de panneau pour prendre notre photo d’arrivée en Espagne. Dommage.
A peine arrivés, un homme nous interpelle, haschich ? ça doit vouloir dire “bienvenue” en espagnol. On continue notre route.
En fin d’après-midi, nous arrivons au gîte, quatre grandes chambres de 18, ça parle toutes les langues.
Demain, à partir de 6h, ils démarrent une douce musique qui augmente progressivement pour nous sortir du lit.
Mardi 12 mai : Irun ---> Saint Sébastien (25 km)
B : Ce matin, je me suis crû dans un squid game, 6h du matin, ils mettaient une musique pour nous réveiller puis d’un coup, ils allument la lumière.
Bref pas ouf le réveil. Ensuite, on descend prendre le petit déjeuner puis à 7h on prend la route.
Aujourd’hui, que des vues sur l’océan et la montagne en même temps, mais fallait assumer le dénivelé.
Arrivés à San Sébastien à 13h, on mange sur la plage.
Après on est allés boire un coca au bar (6.60) les deux cocas. Abusé.
Après on est monté en funiculaire sur les hauteurs pour trouver un endroit où poser la tente. Je suis au max, j’ai la tente avec vue sur la mer.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Comme dit B, réveil plutôt particulier ce matin ! Je me lève dans le pâté avec la marque du ressort du matelas sur la face, on a connu mieux !
Tout le personnel de l’auberge est bénévole, ce sont des anciens pèlerins et ils sont là de 6h à 22h, on n’oublie donc pas de les remercier en partant.
On quitte rapidement Irun pour arriver sur les hauteurs, les vues sont exceptionnelles avec la montagne, la mer, les chevaux semi-sauvages et leurs poulains. Et c’est encore meilleur quand on en a bavé !
On longe la ligne de crête jusqu’à redescendre sur San Sébastien, il y a de très beaux bâtiments dont certains font penser à des châteaux de sable de par la couleur et la texture de la pierre.
On appellera une auberge vers 16h, B se laisserait bien tenter mais c’est plein. Comme prévu ce sera donc Le Sauvage et ce n’est pas plus mal car on trouve un chouette spot à l’abri des regards et avec vue sur mer.
Les pistaches sont ouvertes, je finis le blog avant qu’il ne soit trop tard.
Mercredi 13 mai : San Sebastien - Zarautz (21 km)
B : Ce matin, réveil à 7h30 dans ma tente avec ma vue sur l’océan. Avec Yann on prend notre petit déjeuner, puis vers 8h30 on se met en route.
Sur la route, toujours des paysages de fou et moins de dénivelé qu’hier.
Vers 10h, on s’arrête boire un café et faire une petite partie d’échecs avant de reprendre la route pour 2h.
Arrivés au camping vers 13h, on mange un bout, puis on fait une sieste.
Bref, après on est descendus vers la plage, il y avait une méga vue et j’ai le seum, je n’avais pas pris mon appareil.
Bref, en ce moment Yann est aux urgences, ça méga ampoule s’est infectée. On espère que ça va aller.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Le spot du bivouac d’hier était vraiment top ! Comme on a avancé de quelques kilomètres en plus pour sortir de San Sebastien, du coup aujourd’hui ça fait une étape pas si grosse.
On se donne rendez-vous à 10h avec B après l’heure de silence, pile au bon moment, il m’attend pour boire un café pendant que la pluie tombe
Arrivés au camping, mon ampoule au doigt de pied me fait mal. Ça ne s’arrange pas dans l’après-midi, je ne pense pas pouvoir marcher demain et j’ai l’impression que ça s’infecte.
Direction l’hôpital à 18h30, B reste au camping pendant ce temps, on échange nos numéros avec un couple de français, au cas où !
Verdict, pas d’infection, mais deux jours de pause, le temps que la peau se fasse.
Je ferai le retour en stop avec l’infirmière qui m’a fait la traduction en anglais --->espagnol.
Jeudi 14 mai : Zarautz
B : Ce matin, grasse matinée jusqu’à 9h30. On prend le petit déjeuner, puis avec Manon et Thibaut on se chauffe pour aller surfer.
Vers 12h il y a une petite éclaircie, il ne pleut plus trop, du coup on descend à la plage pour faire du surf, c’est grave dur mais c’était grave bien.
Après une petite heure de surf on décide de remonter au camping pour manger (riz avec des oeufs)
Ensuite, on va prendre un café au bar et après je vais à la salle de sport.
A peine rentré du sport, je suis allé me faire un coma pendant une bonne heure.
Bref, on dirait des vacances. C’est trop bien.
Yann : On nous avait dit que le Camino Norte était pluvieux. Effectivement
Au final, au vu de la météo du jour, on se dit qu’on n’est pas plus mal au camping.
On a tous les deux dormi plutôt tard ce matin malgré le départ des pèlerins vers 7h. On réserve deux nuits de plus au camping et je me renseigne sur la location de surf.
C’est pas si cher et le matelas financier que l’on a mis de côté grâce aux nuits de bivouac, nous permet de nous faire plaisir.
Moi, je les accompagne. Je ne vais pas me mettre à l’eau avec mon ampoule et puis il fait froid. Je suis bien mieux à jouer les reporters au sec !
Il se débrouille bien et les professeurs le bichonnent, il se mettra plusieurs fois débout.
En fin d’après-midi, j’irai au sauna pendant que B fait pousser ses muscles, puis ça sera une partie de cartes avec les surfers pour finir la journée.
Vendredi 15 mai : Zarautz
B : Hier soir, on a joué à la belote avec Thibault et Manon.
Ce matin, réveil à 10h30, je vais prendre mon petit déjeuner (chocapic et un muffin)
Après on mange puis pour faire passer le temps vu qu’il pleuvait avec Manon on a fait une partie d’échecs
Après on est retournés surfer pendant une heure et la séance se termine parce que je me suis pris ma planche dans la tête du coup, j’ai arrêté là
Là on va boire un coca au bar et sûrement faire une belote
Demain, on reprend la route, une bonne nuit de sommeil et c’est parti
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : La météo est très changeante ces derniers jours. Aujourd’hui, on aura même de la grêle, ce n'est vraiment pas motivant pour sortir. On trouvera quand même quelques petites occupations pour passer le temps
Jusqu’à ce que le soleil tant attendu pointe le bout de son nez en fin d’après-midi. On file directement à la plage pour surfer, B prendra ses premières vagues en solo aujourd’hui.
Le pied va mieux, avec un compeed pendant la marche, ça va le faire.
Pas grand-chose d’autre à raconter aujourd’hui.
Samedi 16 mai : Zarautz - Deba (25 km)
B : Hier soir après le surf, on a enfin mangé des tapas, après on a préparé à manger.
Bref, ce matin, réveil à 7h, on prend le petit déjeuner. Hier on a décidé de partir à 8h mais il pleut donc on se retarde de 10 mn mais ça ne valait pas le coup, on part quand même sous la flotte.
Vers 12h30 on s’arrête manger kachir, mayo et pain à hot dog. On repart marcher puis on arrive à Deba vers 15h30. On est allés visiter un peu la fête.
Bref ce soir on va manger kebab, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui
Yann : Ce matin, on se met en route à contre-coeur, la météo n'est encore pas terrible.
Dans la matinée, on s’arrêtera de nombreuses fois pour enlever, remettre le kway, enlever le pull.
Les premiers kilomètres sont raides pour mes pieds. J’ai l’impression de compenser mon ampoule et que je vais m’en créer d’autres. Finalement, une fois parti, la douleur s’estompe.
Cet après-midi, on prendra la voie de la côte avec beaucoup de dénivelés positifs, mais c’est pas plus mal, ça évite les mouvements répétitifs et les paysages sont somptueux avec des falaises de schiste qui plongent dans l’océan, on a l’impression qu’elles ont été coupées au couteau.
On arrivera à Deba sur le son des fanfares. Ce soir, il y a une fête, on s’y balade, il y a des concours de tir à la corde, c’est très sérieux, ils ont des maillots, des ceintures en cuir et des chaussures spécialement pour cette discipline et même un gars qui leur décrotte les semelles entre deux rounds.
Le gîte ferme ses portes à 22h30 et deux français qui veulent faire la fête nous demandent de leur ouvrir quand ils rentreront, ils nous soudoient avec un billet de 10 €, ça nous fait marrer, on accepte.
Dimanche 17 mai : Deba ---> Markina Xemein (25 km)
B : Hier soir, on n’a pas parlé espagnol, on n’a pas commandé nos kébabs, il y avait de la viande dedans.
Bref, ce matin, réveil à 7h20 malgré le boucan, Yann ne s'est pas réveillé du coup, j’ai gratté 20 mn avant de le réveiller, pas le droit de manger au gîte, du coup, le petit déjeuner c’est dehors sur un banc.
On a pris la route à 8h ce matin et pendant ma marche en silence, je voulais passer devant une dame, elle s'est mise sur le côté, je suis passé et boum, je me retourne et là je la vois dans le buisson (mdr). Du coup, je suis allé l’aider.
Arrivé au gîte à 14h30, j’ai pris 1h de temps libre, j’ai pu visiter la ville. Après on est passés acheter des fruits ; on mange bien.
Yann : Je comptais sur le réveil des autres pèlerins pour me lever ce matin, ça n’a pas marché malgré le fait qu’une trentaine de personnes ont bouclé leur sac à côté de moi, ça ne m’a pas réveillé !
On quitte le bord de mer pour s'enfoncer dans les montagnes, on ne rejoint la côte qu’après Bilbao.
Encore pas mal de dénivelés aujourd’hui mais d’une météo plutôt clémente malgré que la fraîcheur ne nous donne pas envie de dormir dehors ce soir.
On arrivera vers 15h au gîte et on fera tous les deux une grosse sieste d’une heure, cette fois-ci j’ai mis le réveil et heureusement sinon on aurait fait notre nuit.
Lundi 18 mai
B : Ce matin réveil 07H00 on prend le petit dej il était grave léger, il n’y avait pas grand-chose. Bref on se met en route à 8H30 parce qu’avant de partir on est passé à l’alimentation pour prendre le repas de ce midi. Sur la route on s’arrête à 12H20 pour manger dans un petit village. Bref on reprend la marche et on arrive à Guernica vers 15H00. C’est une ville qui a été bombardée il y a plusieurs années. Cela fait un petit moment que l’on est sur la route il y a des croix gammée et l’étoile de l’Israël. Bref ce soir c’est camping sauvage, il fait beau donc c’est carré. Bref c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : 6H30 ! Toutes les lumières s’allument c’est rudement efficace pour sortir les pèlerins du lit. Mon pied ne me fait plus mal, je crois que je suis sorti d’affaire. La journée de marche est plutôt classique. Il y a de nombreuses forêts d’eucalyptus dans le secteur je me demande comment ils valorisent ce bois. On passe également à côté de grandes carrières de schiste qui alimentent les couvreurs bretons alors que tout autour ils ont des tuiles. Ça fait bizarre de voir des montagnes auxquelles on a extrait ¼ de leur masse. Cette semaine c’est Baptiste qui s’occupe de la gestion du séjour, prévoir la nourriture, les étapes, la compta. Bien sûr je lui donne un coup de main, sinon on n’aurait pas mangé grand-chose au petit déj demain. On s’arrête à Guernica, ville tristement célèbre et on passe un moment à regarder les photos de la ville en miette qui sont exposées au centre-ville. Quelques courses puis on file se cacher dans la colline pour la nuit.
Mardi 19 mai
B : Ce matin on traine un peu, réveil à 8H00. On a déjeuné un café latté avec un bol de céréale. On se met en route à 9H15.Sur la route j’arrive devant une grosse flaque de boue. J’essaye de passer à côté en suivant un anglais et j’ai bien réussi. Je suis passé avec de la boue jusqu’aux chevilles. Bref à midi on s’arrête manger à Larrabetzu puis on se remet en route pour aller à l’auberge de ce soir. On attend devant jusqu’à 15H mais on se rend compte qu’elle n’ouvre qu’en juin. Du coup demi-tour jusqu’à l’endroit où on a mangé pour aller à une autre auberge. Bref c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Que c’est agréable de se réveiller à 8H avec le soleil. On prend notre petit dej, un coup d’œil avant de partir pour vérifier qu’on n’oublie rien et en route. On a pris de l’avance sur l’étape d’aujourd’hui en allant camper. On arrive tôt au gîte…qui n’est pas ouvert. On hésite entre filer à Bilbao mais c’est quand même 12km ou revenir sur nos pas. On choisira la deuxième option en espérant qu’il reste de la place et surtout pouvoir prendre une douche. Ouf, c’est tout bon, je fais ma lessive dans la douche les vêtements bouchent l’évacuation et je mets de l’eau partout dans le gîte… » La dinguerie de l’année » selon Baptiste !Ce soir c’est tortilla taboulé, on économise pour les prochains jours car les logements sont beaucoup plus chers dans les grandes villes.
Mercredi 20 mai
B : Ce matin réveil à 6H00, pour changer c’est moi qui vais réveiller Yann.On prépare les sacs parce qu’à 7H30 on doit être partis puis on va prendre le petit dej.A 7H30 on fait un cours du duolingo pour moi j’apprends l’espagnol et Yann reste sur l’anglais.On se met en route à 8H00 direction Bilbao. C’est carré ! Cela fait longtemps que je voulais y arriver. En arrivant on va poser les sacs à l’Airbnb puis on va visiter Bilbao. Il y a beaucoup de fous là-bas mais la ville est plutôt belle.Après petite sieste de 2H puis on est allés acheter à manger.Bref c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : B. a oublié de parler de sa mésaventure matinale au moment du départ, impossible de mettre la main sur ses chaussures ! On retourne tout le gîte et finalement c’est une Pèlerine mal réveillée qui les avait embarquées. On marche la matinée, entre bord de route et ville, on loupera une flèche qui nous fera faire un petit détour à nous et au pèlerin qui nous suivait aveuglement.On fera une visite rapide du centre mais on est tous les deux fatigués, on n’insiste pas et on va à la siester.On va manger vers 21H, on se retrouve, sans le vouloir aux horaires espagnols.
Jeudi 21 mai
B : Hier soir nous avons mangé steak avec des potatoes, on s’est rendus compte qu’on avait trois mayonnaises dans le sac.Bref ce matin réveil à 10H00. Je prends mon petit déj puis on sort en ville vers 11H00 pour visiter le musée Guggenheim.C’était cool les œuvres étaient plutôt variées beaucoup de gribouillis mais ça va. Après on est allés acheter à manger (pain et guacamole pour moi)Puis on voulait aller faire du Kayak mais on nous a dit que c’était plein, du coup on est allés au musée de la mer qui était juste en face. Et on est ensuite rentrés faire la sieste.C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Grasse matinée, réveil à 10H ce matin puis on prend le bus à 2 pas du logement pour rejoindre le centre de Bilbao. On se fait engueuler en espagnol car on est assis sur des places réservées aux grands-mères. Désolé señorita, on ne savait pas ! On arrive à Guggenheim, c’est très futuriste. Le musée est vraiment top. Des œuvres impressionnantes à travers lesquelles tu te balades.J’avoue j’ai pensé qu’une chaise faisait partie de l’expo alors que c’était celle du vigile. Après avoir fait le musée de la marine, on rentre à pied pas le bord de la ria, il fait plus de 30°.B. est lessivé, il dormira jusqu’à 19H avant qu’on aille acheter de quoi manger ce soir.
Vendredi 22 Mai
B : Hier soir j’ai préparé à manger et pendant que je préparais à manger j’ai fait sauter les plombs deux fois. Bref, ce matin réveil à 6H. On prend le petit déjeuner et on décide prendre la route à 7H, sur la route presque pas de dénivelé. Arrivés à Portugalete on prend une espèce de cabine qui fait office de bateau pour traverser la rivière. Bref, on a continué la route jusqu’à Pobena là où on retrouve enfin l’océan. Du coup aprèm à la plage mais bon pas de surf pour aujourd’hui. On s’est donc baignés et puis on a bronzé.Bref ce soir c’est resto, ça régale ! Ce soir on campe, c’est sûr qu’il fera chaud. (On est à 37°)Bref c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Aujourd’hui les prévisions sont très chaudes ! On se lance dans une grosse étape donc on part tôt pour arriver tôt.On mettra la matinée à quitter Bilbao. C’est impressionnant le nombre de chantier en cours pour étendre la ville. C’est une ville en pleine croissance, ils ont même un système de captage d’eau afin d’éviter les inondations.On s’arrête prendre à manger dans une fruiteras, ici, ils ont plein de petites épiceries avec un très grand choix de fruits et légumes. Un ananas me fait de l’œil, on le prend sauf qu’il pèse … 2,5kg mais il a le mérite d’être excellent. On arrive à 14H30 devant l’auberge, une 30aine de pèlerins attendent. B. a la flemme de faire la queue, du coup sauvage ce soir, moi ça me va, j’adore dormir dehors. On passera l’aprèm à bronzer, lire et jouer dans les vagues, pas d’épicerie ce soir donc resto puis on va faire notre soirée d’ermite dans les montagnes.
Samedi 23 mai
B : Hie soir on a mangé comme des porcs au resto pour moi c’était tortilla aux poulpes et une salade en entrée. Ensuite 2 côtes de porc avec des frites et un œuf au plat et pour le dessert une glace au chocolat.Bref hier soir première nuit à la belle étoile sous tente on avait un spot de fou. Ce matin réveil à 7H00 avec petit lever de soleil vu sur l’océan, ça régale ! On déjeune puis je fais ma marche tout seul aujourd’hui. Je pars donc avec 10 minutes d’avance. La route n’était pas ouf, que de la nationale.Arrivé à 5km avant Castro je prends le mauvais chemin mais je réussi quand même à arriver. J’arrive au point de RDV que nous avons fixé avec Yann mais personne. Donc j’attends 30 minutes, puis 1H…1H30 et toujours personne donc petite panique du coup je me balade un peu autour et là je vois un gars qui veut sauter d’une falaise donc je regarde, je tourne la tête d’un coup et je vois Yann arriver.Bref pendant 1H30 on était à 50 mètres l’un de l’autre et on ne s’est pas vus. Ensuite on est allés acheter à manger et on s’est calés sur la côte. Après on est allés à la plage on a trouvé un endroit où on pouvait sauter du coup on fait 2 sauts et après bronzette. Aujourd’hui on fête nos 1000kms c’est carré. Bref ce soir on refait un camping sauvage. C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Superbe spot hier soir, au moment où le soleil se couche, le vent se lève et souffle en continue, heureusement il y avait une petite cabane de douaniers dont les murs nous couperons du vent.Après le coucher de soleil, le lendemain matin nous aurons le lever, au top pour commencer la journée. Comme dit B. la marche était sans intérêt. J’arrive au point de RDV, pas de B …. bizarre, j’attends et je mets fréquemment un coup de jumelle, pour voir s’il arrive par la digue. Rien, j’appelle Jean-Michel pour le prévenir. A ce moment les hypothèses fusent ! Fugue ? Ce serait bizarre, il s’est perdu ? Il aurait trouvé un moyen de me joindre. Accident ? Je l’aurais vu sur la route. Et finalement, il était juste à un autre phare un peu plus loin que notre point de RDV et n’a pas réussi à expliquer qu’il avait besoin d’un téléphone en espagnol.Sinon la ville est somptueuse avec son église en bord de falaise, ses plages et son eau turquoise, on en profitera toute l’aprèm jusqu’à repartir faire 6km pour rejoindre la côte sauvage où on a encore un superbe spot ce soir.
Dimanche 24 mai
B : Hier soir deuxième nuit à la belle étoile, j’ai bien dormi mais le réveil était compliqué.Bref ce matin réveil à 6HOO, je rejoins Yann pour déjeuner. Après on remballe nos affaires. Yann a vu un oiseau donc il va le voir sur la falaise. 10 minutes après il vient me voir et me dit qu’il y avait un chien bloqué en bas de la falaise. Effectivement il y avait un chien 30 mètres plus bas bloqué sur un petit bout de falaise entouré par l’océan. Du coup Yann est allé au village demander de l’aide, des personnes ont appelé les pompiers. On se met donc en route et 500 mètres plus bas on croise les pompiers qui nous emmènent en 4x4 pour qu’on leur montre où était le chien. Ensuite on les regarde descendre en rappel et remonter le chien. On a pris une photo avec eux, puis on a vraiment pris la route à 9H45, on arrive au gîte à 15H30. On est sortis boire un coca puis on a acheté deux trois courses à l’alimentation.Bref ce soir on a mangé poké bowl, ça régale ! C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier soir B. décide de l’heure de réveil : 6H00, le plan est de partir tôt pour éviter la chaleur et peut-être faire du surf à Loredo.Je vais le réveiller une première fois et il se rendort. Je plie mon hamac et retourne le réveiller. Du coup j’ai 10 minutes d’avance et je vois passer un oiseau qui m’interroge, il repasse dans l’autre sens, le temps que B. finisse de ranger son sac, je vais voir si je peux l’observer depuis la falaise. C’est bien ce que j’espérais, un faucon… pèlerin ! De l’endroit où je suis-je peux voir le pied de la falaise et une forme m’interpelle, c’est un chien recroquevillé, il a dû tomber à l’eau et réussir à se hisser là. B. reste là avec les sacs pendant que je vais chercher de l’aide en ville. Pas facile en espagnol, la première mamie, ne fait pas l’effort de me comprendre puis un gars appelle la police. Je retrouve B. et on se met en route car il est déjà 8H30. Sur notre route on croise les pompiers, on monte avec eux pour leur montrer, on a le droit à un tour de 4x4 sur les chemins. Puis ils sortent tous leurs matos de grimpe pour descendre en bas de la falaise, on les regarde faire, il y a même un jet ski qui les rejoint. Au final, on partira à 10H et il fait chaud.C’est marrant de se dire que tout cela est arrivé grâce à un faucon…Pèlerin.La marche se fera sous la chaleur et on arrivera vers 16H avec aucune envie de faire du surf. On dormira dans un couvent ce soir, à mon avis on ne va pas se coucher tard.
Lundi 25 Mai
B : Ce matin, réveil à 6H45. J’ai très mal dormi à cause d’une personne qui ronflait très fort. Du coup je n’ai pas beaucoup dormi. Bref, on monte prendre le petit déjeuner mais il n’y avait presque rien à manger.On se met en route à 7H30 puis vers 10H30 on fait une pause bar de céréale.On s’arrête à Saint Miguel pour acheter à manger et on se pose manger.On repart à 13H40 mais il fait très chaud, du coup on fait une pause sieste jusqu’à 16H en espérant qu’il fasse moins chaud. Bref, on arrive au gîte à 17H45. Le gîte peut accueillir jusqu’à 200 pèlerins. C’est un camping à Pèlerino.Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Il va faire super chaud aujourd’hui, mais on ne peut pas partir super tôt car il faut qu’on prenne un bateau qui ne passe qu’à partir de 9H. Pour le rejoindre on fait 4km, la plage sur notre droite, des immeubles aux volets fermés sur notre gauche. On traverse l’estuaire puis le reste de la marche se fera dans les terres, principalement en bord de route. Heureusement de nombreux robinets sont disposés tout du long. On a du boire environ 4 litres chacun sans pause pipi, on a tout transpiré. On arrivera vers 18H au gîte, on a une sorte de conférence à 19H30 puis après on mange, tous ensemble, à une 100 aine de pèlerins.
Mardi 26 mai : Guemes ---> Loredo (15 km)
B : Ce matin, réveil à 7h30, on va prendre le petit déjeuner, puis on prépare les sacs pour partir. On prend la route à 8h30.
On arrive au camping vers 11h30 et on part acheter à manger, puis cet après-midi, c’est surf, première fois que j’arrive à prendre une grosse vague sur 40 m à peu près, Yann aussi a réussi à se mettre debout, du coup, c’était cool. Après on est allés s'acheter du coca, puis on a fait une sieste.
Demain matin, on va sûrement retourner surfer.
Vu que dans dix jours, on quitte l’Océan, on va en profiter et faire pas mal de camping sauvage.
Bref c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Après les 300 premiers mètres, je m’aperçois qu’il me manque un truc, mes bâtons. Demi-tour et on repart.
On longera la côte jusqu’à Loredo ; il y a pas mal d'agriculture dans le secteur et certains champs s'arrêtent à quelques mètres des falaises.
Hier soir, en regardant les logements à Santander, on se dit que c’est beaucoup trop cher et que le budget va y passer, on préfère prendre un camping et garder des sous pour faire du surf, sûrement la meilleure activité avec la météo caniculaire qu'il fait aujourd’hui.
On passera le reste de l’après-midi à comater, la chaleur me rend mou, j'avais bien dit que l’Espagne me ferait transpirer (ou est mon beurre salé). Puis une fois la fraîcheur arrive, on fait un petit tour et on fait 2-3 montées sur un bloc d’escalade public.
La nuit va être venteuse, j’ai mis mon hamac au ras du sol avec le tarp en format tente, on va voir ce que ça donne.
Mercredi 27 mai : Loredo ---> Santander
B : Ce matin, réveil à 10h. On déjeune, puis on envoie un message à l’école de surf pour en louer 2 pour 3h.
Manon a réussi à prendre 3-4 vagues, c’est cool et moi je m’améliore un peu.
Après 14h, on part acheter à manger parce que ça creuse de se prendre des vagues dans la tête. Puis après on prend le bateau pour rejoindre Santander.
On arrive à l’auberge et j’ai trouvé une paire de lunettes (elle flingue)
Bref, après on est passés à InterSport. Je me suis pris une casquette et Yann un buff.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Ce matin à 7h, on se fait réveiller par la douce mélodie des tractopelles meuleuses et débroussailleuses, ils font des travaux dans le camping et la maison d’en face…
On déjeune nos céréales, c’est pratique pour le matin, 1l de lait et un paquet de céréales, c’est la bonne quantité, même si normalement c’est pour 6-7 bols.
On passera ensuite la matinée dans l’eau à surfer, un bon paquet de gamelles mais quand même 2-3 vagues sympas.
On décide ensuite de rejoindre Santander en bateau, la traversée dure 30 mn, c’est une très grande ville avec quelques bâtiments sympas.
La petite sieste de fin d'après-midi et on ressort se balader, manger des cacahuètes au bord de l’eau et profiter de la ville.
Jeudi 28 mai : Santander --- > Arce (20 km)
B : Hier soir, on s’est baladés dans Santander, puis on s’est assis pour regarder ce qu’on allait manger et là tout d’un coup !! flack !! je me suis fait ch… dessus par un goéland. Je ne deviendrais pas ornithologue à cause de lui.
Bref ce matin, réveil à 7h, on se prépare, puis on part vers 7h30. On s’arrête 30 mn après pour déjeuner dans un café.
On reprend la route, on arrive à 12h30 à Puente Arce , on passe à Carrefour, puis on va se caler dans un petit parc où je fais ma sieste, un chien vient me réveiller, puis il part vers mon sac, il se met à pisser dessus en me regardant dans les yeux en plus.
Bref, ce soir, c’est poulet rôti, ça régale !
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Moi, je m’en sors bien. On était chacun sur une chaise/banc public, du coup j’ai évité la rafale mais je peux vous dire que le bruit de la déflagration était impressionnant.
La dame de l’auberge était très accueillante et il y avait de nombreux objets en don, on repart avec un savon, une gourde et un cendrier de poche.
Comme souvent lorsque l’on part des grandes villes, les étapes passent à travers des zones industrielles et des routes, bitumes, les jours prochains devraient être plus sympas.
On arrive tôt, il faut occuper l’après-midi, on fera quelques parties d’échecs. B a pris du niveau, c’est très serré, un peu de lecture et du sport.
Dans le parc, il y a un point d’eau, on a rempli nos gourdes qu’on met à chauffer sur fond de serviette noire. En 1h, l’eau est quasiment brûlante. En fin d’après-midi, on rejoindra un autre parc moins passant pour y monter le camp.
Vendredi 29 mai : Santillana (25 km)
B : Ce matin, grasse matinée jusqu’à 9h. Hier soir, c'est moi qui ai dormi dans le hamac.
Bref, on déjeune d’un café et d’un bol de céréales et on prend la route à 9h30.
Ce matin, en partant, on pensait n’avoir que 17 km ? mais il y en avait 25.
Bref vers 13h on s’arrête manger.
Aujourd’hui c’était que de la grosse route, c’était ch…
Arrivés à 15h30 à Santillana del mar.
Et après on a visité le musée de la torture, c’est un truc de fou ce qui se faisait il y a à peine 150 ans.
Bref, ce soir, c’est resto, ça régale
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Ce matin, je laisse le ptiot dormir il re-teste le hamac cette nuit, vu comment il dort ce matin, ça a pas l’air trop mal.
Aujourd’hui pas de grosses chaleurs, ça nous permet de partir à l’heure qu’on veut.
L’étape ne sera vraiment pas terrible, sur une départementale, avec une simple ligne blanche entre les voitures et nous.
On arrive enfin à Santillana, joli petit village médiéval. Ce soir, on a notre chambre dans un joli bâtiment religieux.
B fera son quartier libre pendant que je fais 2-3 courses. Les cartes postales ne font pas partie de la culture espagnole, les choix sont donc très limités.
Nous retrouverons la campagne puis la mer lors de l’étape de demain.
Samedi 30 mai : Comillas (23 km)
B : Hier, l’auberge où on a dormi était vraiment bien. On avait une chambre où on n’était que 2 donc pas de ronfleur, ça régale.
Bref, ce matin, petit déjeuner pour seulement 4 € ça allait.
On prend la route à 8h45, on s’arrête 1 km après pour acheter à manger pour ce midi.
On fait une pause vers 12h, là où on retrouve l’océan. Je fais une petite sieste de 20 mn avant de repartir pour 10 km
Arrivés à Comillas vers 15h30 on prend à manger pour ce soir, puis on bouge pour chercher un spot de bivouac pour ce soir.
Sur la plage avec la mer à un mètre, ça annonce une bonne soirée.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : On mange dans une super pizzeria hier soir, puis on passe la fin de soirée dans le jardin du gîte à discuter et à jouer aux échecs.
A 22h22 on va rejoindre la chambre et là…porte du gîte fermée… la galère ! Finalement, on trouvera un accès par une autre entrée pour rejoindre nos lits.
La rando du jour était plutôt sympa, on a croisé beaucoup de jeunes pèlerins sur la route dont un qui fait Saint Jacques avec une prothèse de jambe.
Arrivés à Comillas, on prend un petit goûter et on décide de la sortie. Il y a une pointe rocheuse à l’écart du chemin et des habitations à 2 km, on y va, on fait le plein de courses pour le soir et le matin, avant.
Arrivés en bas, on voit une petite plage sauvage et isolée entre les falaises, on trouve un accès qui doit être emprunté qu’à de rares occasions tellement la végétation est dense. La marée est au plein à notre arrivée. Ça nous donne une idée d’où elle va venir cette nuit pour ne pas se faire surprendre.
Le spot est parfait. Seuls, à l’abri du vent et une plage sauvage superbe. On s’amusera à faire notre camp avec le bois flotté, B a même mis en place une barre de traction, se balader dans les roches et manger des bagels avocat/saumon, la vraie vie de Robinson avec ce qu'il faut de civilisation
Dimanche 31 mai : Colombres (29 km)
B : Hier soir, avec Yann on a profité que l’océan soit en basse marée pour aller à la pêche aux crabes, il y en avait tellement. Bref 1h après pas de crabe. Yann retourne sur la plage et moi je continue 20 mn avant de revenir avec un crabe pas très gros, mais qui passe quand même à la casserole.
Bref, ce matin, réveil à 7h, on déjeune puis on prend la route vers 8h20.
Le chemin n'est pas exceptionnel mais on reste sur la côte, donc ça se fait bien.
Arrivés à Colombres vers 16h, on galère pour trouver un gîte mais il y en a un dispo à 1 km, donc on se remet en route.
Arrivés à 17h30 au gîte, je prends une douche et ce soir, je ne sais pas ce qu’on mange.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : On a dormi à la belle étoile hier et ce matin il y avait beaucoup d’humidité sur nos duvets. Je l’ai mise à sécher dès que le soleil est apparu car la plume à l’intérieur perd son pouvoir isolant avec l’eau.
On fait une grosse session de marche de 4h sans pause ce matin et on s’arrête manger dans un resto car les magasins sont fermés, c’est dimanche !
Les restos ici sont vraiment pas chers : entrecôtes/frites+ cheese cake pour 10 €
On passe par plusieurs rios ce matin et cet après-midi, nous nous éloignons un peu plus dans les terres.
Il y a énormément de canettes sur les bords de route, on s’amuse à les transpercer avec nos bâtons de marche. Ils sont vachement sympas ces espagnols de penser aux pèlerins, par contre les mégots c’est trop petit.
Le gîte qu’on voulait rejoindre ce soir est en fermeture exceptionnelle, du coup on se rabat sur un hôtel pas trop cher pour prendre une bonne douche et faire nos lessives.
Lundi 1er juin : Llanes (25 km)
B : Ce matin, réveil à 7h pour changer, c’est Yann qui traîne au lit.
Bref, on prend le petit déjeuner, puis on se met en route vers 8h30.
Sur la route, on fait la rencontre de Roberta et Yvain avec qui on fait un bon bout de route.
Après 30 mn de marche, on fait la visite d’une grotte incroyable, on y passe 1h, puis on se remet en route.
Arrivés à Llanes vers 15h30 on passe au tabac, puis on va au bar manger une tortilla et boire un coca.
Après on passe faire les courses, puis on bouge au spot de bivouac.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Aujourd’hui, ça fait deux mois qu’on est partis, un beau bout de chemin !!
On partage le chemin avec un brésilien et un français, ça fait du bien, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas partagé notre route.
On visite une superbe grotte ce matin, elle débouche sur l’océan, ça fait des supers photos.
Depuis 4 jours, B a un gros coup de mou, il n’a pas trop d’énergie et parle même d'arrêter la marche. Il passe une bonne partie de la journée casquette vissée sur la tête, le champ de vision d’une huître au soleil.
J’envoie un petit message aux pèlerins rencontrés qui lui témoignent leur soutien. Un appel avec Jean-Michel le remettra sur pied et puis il reste moins d’un mois de marche ! Lâche pas gamin !
On a encore un beau spot de bivouac pour ce soir, la côte est très découpée avec des petites îles faisant penser à la Thaïlande.
Mardi 2 juin : 13 km - Llanes – Naves
B : Ce matin, brusque réveil à 6h30 dans la tente, des rafales de vent à au moins 70 km/h
Bref, on remballe en vitesse, puis on fait 2 km pour être à l’abri, puis on prend le petit déjeuner.
Bref, après on a pris la route, puis on est arrivés vers 10h30, ça part sur du surf jusqu’à 17h. C’était la bombe juste des énormes vagues, c’était compliqué.
Bref, c’est le dernier mois de cette aventure de ouf et c’est toujours cool avec des hauts et des bas.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier, j’ai essayé un nouveau montage avec mon tarp en mode tente avec les bâtons. Les premières bourrasques arrivent vers minuit. A 1h30, je décide de rabaisser la tente, sinon ça risque de s’envoler.
6h30, ça s’intensifie encore, je réveille B (enfin, il ne dormait pas), car ça commence à être limite pour le matos.
Après ce réveil en fanfare, on arrive rapidement à la fin de l’étape du jour, puis on loue des planches de surf pour la journée. Au bout de 2h, j’en avais marre, je n’y arrivais pas ! mais B et Yvain se débrouillent bien et B en fera toute l’après-midi.
Pour ce soir, on trouve un endroit à l’abri du vent, car on s’est fait souffler toute la journée.
On fera nos premières grillades du séjour, à l’heure qu’il est on ne sait pas encore comment on va cuire les saucisses sans grille
Mercredi 3 juin : 17 km – Ribassala
B : Hier soir, la soirée était grave bien, après le barbecue, j’ai installé une barre de traction puis chacun notre tour on a fait une série, après ça, petit tournoi d’échecs à trois, c’était sympa.
Bref, ce matin réveil à 7h15, on déjeune puis on remballe le camp, puis on se met en route direction le film.
Bref, on se remet en route à 13h pour 12 km, moi j’arrive à 17h45 et j’attends Yvain et Yann qui ont pris le chemin qui passe par la côte. Ils arrivent à 19h. On va à l’auberge, plus de place, du coup, on fait ce qu’on a à faire en ville et on se remet en route pour trouver un spot.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Il y a deux jours, des jeunes nous ont abordés pour savoir si on voulait être figurants dans leur film, pourquoi pas ? on échange les numéros et on voit.
Finalement, le programme des derniers jours nous permet d’être à la plage cueva del mar quand ils tournent, on ne sait pas trop à quoi s'attendre.
Ce matin, on a fait 8 km pour arriver sur la magnifique plage de Cueva, des roches percées et des grottes de partout. Il y a deux camions et une vingtaine de personnes, chacun a son rôle, réalisateur, maquilleuse …. c’est leur projet de fin d’étude et c’est très sérieux.
C’est l’histoire d’un naufragé qui arrive sur une île, se retrouve prisonnier et vit une histoire avec une habitante qui le prend sous son aile. Et nous ? On est les pêcheurs qui trouvent le Robinson.
Avec ma barbe de Compostelle et mes cheveux longs, le pêcheur de l’An 800 avec un harpon me va plutôt bien.
On refait plusieurs fois la scène, puis ils nous paient à manger avant que l’on reprenne la route.
Jeudi 4 juin : Ribassata ---> Colungo (20 km)
B : Hier soir, vers 20h30 on arrive au spot de bivouac qu’on qualifie du pire spot, mais bon, ça va. J’ai bien dormi quand même.
Ce matin, réveil à 7h30. On déjeune, je remballe ma tente et à 8h30, on prend la route.
Aujourd’hui, on ne parlait pas trop, non pas parce qu’on se faisait la gu…, mais chacun était dans son chemin.
Bref, on arrive à Colungo à 13h30. On va acheter à manger, on mange avec Yovain, mais lui il reprend la route, nous c’est fin d’étape.
Bref, après on se met en route vers le camping, j’installe mon camp, puis j’ai tapé un coma de 3h.
Bon anniversaire mon petit Liam.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : C’est vrai qu’hier soir le spot était tout pourri. Comme il prévoyait de la pluie, Yvain qui dort sans tente avec juste une protection étanche de sac de couchage, a dormi sous mon hamac, lui-même sous mon tarp.
On était très proches, je pense moins de 20 cm par endroits.
La rando était sympa. J’adore les Asturies, la côte y est super belle et c’est rigolo de voir des triskells un peu partout. Ce sera aujourd’hui la dernière fois que l’on voit la mer. On va commencer à remonter la montagne, direction Santiago.
On finira la journée de marche tôt, profitant de l’après-midi pour nous reposer car les derniers jours étaient plutôt intenses.
Lundi 8 juin : Oviedo
B : Ce matin, réveil à 11h. Hier soir, j’ai profité de prime jusqu’à 1h30 du matin. On a fait un plateau télé et on a regardé Gran Torino, après j’ai traîné devant la télé. J’ai regardé “Les affranchis”.
Bref, après le réveil j’ai déjeuné, puis on est allés faire un tour de trottinette avec Yann. On est passés à la librairie pour acheter deux bouquins, puis après je suis allé en quartier libre.
Après je suis rentré, j’ai regardé 2 Batman, ça m’a pris la fin d’après-midi et le début de soirée.
Bref, ce soir c’est pâtes carbonara, ça régale.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Aujourd’hui on n’a pas été très actifs, mais c’est bien comme ça, ça fait du bien.
Pendant que B dormait, j’ai été au cordonnier voir si on pouvait ressemeler nos chaussures car elles commencent à être fatiguées. Il faut au moins 24 h et leurs semelles n’avaient pas l’air terribles, tant pis, elles iront jusqu’à Saint Jacques quand même
Cet après-midi, on profitera des trottinettes pour se balader en ville, c’est vraiment top pour visiter
Ce soir, on mange avec Samy et on échange nos différentes anecdotes et on regarde le reportage des chroniques d’en haut.
On repart à neuf, lessives faites, reposés, B a rechargé son temps écran pour les trois prochaines semaines, prêt à attaquer le camino primitivo.
Mardi 9 juin : 24 km – Grado
B : Ce matin, réveil à 7h. Je prends mon petit déjeuner et me prépare à dire au revoir à la vie des riches.
Bref, je fais mon sac, puis on prend la route à 8h08. Aujourd’hui, on reprend du dénivelé, on fait une pause -café vers 10h, puis on reprend la route jusqu’à 12h. On finit nos pâtes carbo, puis on trace. On arrive vers 15h à Grado
J’ai tapé mon comas dès qu’on est arrivés à l’auberge
Bref pas grand-chose à dire aujourd’hui.
Ah si, ce soir, c’est burger, ça régale
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Ça y est, nous voilà officiellement sur le camino primitivo, les tous premiers chemins de Compostelle empruntés en 800 par …..(j’ai oublié son nom)
On croise plus de pèlerins que j’aurais pensé sur la route.
Ce soir, l’auberge se remplit vite et il y a beaucoup de jeunes des quatre coins du monde.
L’énergie de l’arrivée à Santiago commence à se faire ressentir et la rando passera rapidement.
La météo est un peu plus froide ces derniers jours, mais les températures chaudes arrivent nous permettront, j’espère, de faire quelques bivouacs en montagne.
Mercredi 10 juin : 30 km
B : Ce matin, réveil en fanfare à 6h du matin. Ils recommencent leur musique et allument la lumière. Bref, je descends déjeuner, puis à 7h30, on prend la route.
Aujourd’hui, beaucoup de dénivelé, on a battu notre record, plus de 1000 m.
On s'arrête manger à Salas, là où l'on devait s’arrêter aujourd’hui, mais on est arrivés à 13h, ça faisait un peu tôt. Bref, à 14h, on repart pour 8 km de plus.
Arrivés à l’auberge à 16h20 pour changer, je fais un coma.
Bref ce soir, c’est pâtes au chorizo avec de la sauce tomate.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Aujourd'hui, j’écris le blog en premier pendant que B fait son habituel “coma” et cette fois-ci, il l’a bien mérité !
Hier soir, on a dû louper un épisode car ce matin à 6h, toutes les lumières s’allument et la chanson Ave Maria retentit. Au début, on pensait à une alarme d’un pèlerin, mais non, le but était bien que tout le monde se lève. J'ai du mal à comprendre pourquoi si tôt. On arrive trop tôt aux auberges et les après-midi ssont parfois longues de 14h à 20h.
Enfin ben, ils se rattrapent avec un super petit déjeuner et un accueil très agréable.
On partira donc à 7h pour finir l’étape à 13h. B qui traînait un peu la patte ces derniers temps était motivé à continuer. Super ! Jean-Michel aussi est d’accord. On repart pour 7 km de montée, on arrivera vers 16h30 après 30 km et 1000 m de dénivelé.
Depuis notre départ d’Oviedo, l’énergie revient, sûrement à l’approche de Compostelle et les marches avec Samy qui sont agréables.
Jeudi 11 juin : Campiello (23 km)
B : Ce matin, réveil à 7h30. Je suis content j’ai bien dormi.
Bref, on va prendre le petit déjeuner à 8h30, on prend la route, mais Samy, un pèlerin qui marche avec nous depuis Oviedo, n’est pas au top de sa forme.
On s’arrête à Tineo et on attend Samy qui arrive 30 mn plus tard, car il a été malade.
On mange un bout, puis on se remet en route jusqu’à Campiello. On arrive à 16h à l’auberge. Je tape ma sieste
Là, on va aller faire les courses et regarder s'il y a un plat sympa au resto.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Hier soir, je m’endors avant 21h30. Je n’ai même pas réussi à lire un chapitre que le sommeil m’a attrapé.
Les vêtements ont mal séché cette nuit, heureusement il y a un sèche-cheveux. J’enfile mes chaussettes dessus, c’est très efficace, tellement que ma chaussette fond… j’aurais pu m’en douter en voyant le plastique fondu au niveau de la sortie d’air.
On arrivera tôt à Tineo, dernière ville où on peut s’arrêter manger, on prend un pincho chacun, Samy nous rejoint, il n'est vraiment pas en forme et a vomi à plusieurs reprises, il va s’arrêter là pour aujourd’hui, dommage.
Au moment du départ, il décide finalement de nous suivre et fera les 13 derniers kilomètres le ventre vide. A plus de 60 ans, faire cette rando avec beaucoup de dénivelé, à jeun, je lui tire mon chapeau, enfin mon buff !
L’ambiance sur le camino primitivo est plus sympa, il y a moins de pèlerins et les liens se tissent plus facilement
Nous faisons des provisions pour demain, car il n’y aura pas de ravitaillement sur la route, ça promet une belle étape.
Vendredi 12 juin : (28 km) Campiello --- > Berducedo
B : Ce matin, réveil à 7h. On prend le petit déjeuner, puis je lance la motivation du matin, les pompes.
On décolle vers 8h30 aujourd’hui, beaucoup de dénivelé, mais de magnifiques paysages pour récompenser l’effort.
Vers 12h45, on s’arrête manger, puis on se remet en route vers 13h45 pour 10 km, 2,5 km plus tard on s’arrête pour boire un coca à un foodtruck, puis on rencontre un gars qui fait 42 km aujourd’hui. Impressionnant vu le dénivelé.
Bref, arrivé à Berducedo vers 17h, je suis sorti faire ma petite balade
Ce soir, c’est resto, ça régale.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Après quelques kilomètres, on prend un dernier café à la machine placée à un endroit stratégique pour les pèlerins. On refait le plein d’eau et on quitte la civilisation.
Des montagnes à perte de vue, la végétation verdoyante, seuls les pylônes électriques et les éoliennes nous rappellent que nous sommes au 21è°s. De nombreux troupeaux de vaches et chevaux avec leurs petits animent le paysage
On fera de nombreuses pauses pour profiter de ce paysage. On observe des vautours fauves en pagaille, ainsi que deux vautours percnoptères, environ deux fois plus petits et avec un plumage blanc et noir rappelant la cicogne. Une nouvelle espèce dans mon pokédex
On s’arrête manger à côté d’un refuge qui nous abrite du vent, puis on finit la marche sous les fortes chaleurs de la journée.
Arrivés vers 17h au gîte, on organise la journée du lendemain autour d’un paquet de cacahuètes en coque.
Le camino primitivo tient ses promesses avant de rejoindre la foule avant Santiago.
Samedi 13 juin : Berducedo ---> Grandos de Salomé ( 20 km)
B : Ce matin, grasse matinée jusqu’à 8h car aujourd’hui il n’y a que 20 km. Je prépare mes affaires, puis je vais déjeuner
Départ à 9h12. Aujourd’hui l’étape était vraiment stylée. On est descendus sur un barrage puis on est remontés.
Puis à 13h30, on s’arrête manger dans un resto avec une vue sur le lac.
On repart à 15h pour 5,2 km et 200m de dénivelé. J’ai lâché la perf de l’année. Je l’ai fait en 48 mn.
Arrivés à l'auberge, on a notre chambre, ça régale.
Ce soir, c’est resto.
C’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Ce matin, l’auberge était vide à notre réveil. Les gens partent marcher tôt avec les grosses chaleurs. On traîne un peu et B a motivé Samy pour faire des pompes quotidiennement.
Au bout de 4 km, on s'arrête prendre un café et on pique quelques belles cerises dans l'arbre d’à côté. On fait une grande descente jusqu'au barrage hydroélectrique, puis on prend une bonne pause dans un restaurant qui propose du poulpe à un prix abordable.
Les derniers kilomètres se feront sous plus de 35°c, mais l'ombre des petits chemins rendra cela très supportable.
Le gîte de ce soir est plutôt défraîchi et les matelas sont sûrement plus vieux que moi, mais ça fera l’affaire.
Ces derniers jours, nous profitons de nos économies pour faire des restaurants plus fréquemment.
Pris de flemme, je laisse B s’occuper des courses et de la préparation du lendemain, chose qu'il fait très bien.
Dimanche 14 juin : Grandos ---> Fonsagrada (26 km)
B : Ce matin, réveil à 7h par Yann qui s'amuse à appuyer sous mon matelas. Je fume ma clope et on déjeune (céréales). Je motive tout le monde à faire des pompes.
On part à 8h22 et 13 secondes, Samy est déterminé et il nous trace jusqu'au café
A midi, on mange avec une espagnole et un hollandais. Je ne capte rien à ce qu’ils disent, puis on repart pour 10 km. Il y a une grosse côte à la fin, je me retourne et je vois Yann qui essaie de me doubler. Du coup j’accélère et je l’ai fumé (mdr)
Bref, arrivé à Fonsagrada à 16h, je me cale pour lire un peu et je vais faire un tour en ville où je me balade avec Maria
Ce soir, c’est poulpe, Yann n’est pas chaud pour pizza, ça régale quand même.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Réveil à 7h, comme hier, plus un chat dans l’auberge à notre réveil. La nuit n’a pas été très bonne, les matelas avaient un peu trop de vécu.
Encore un peu de dénivelé aujourd’hui, mais les sommets sont moins hauts, on sent que l'on quitte la montagne petit à petit
Après quelques kilomètres, on s'arrête prendre un café à un distributeur, on échange quelques mots avec les pèlerins dont un néo-zélandais qui habite proche du lieu de tournage de hobbiton et où je suis passé il y a quelques années.
Le midi, nous retrouvons ces pèlerins autour d’un bocadillo, sorte de sandwich au pied de porc, pas mauvais.
On passera aujourd’hui en Galice, dernière région que nous visiterons et dont les spécialités tournent autour des produits de la mer. On ira donc ce soir à "El Mejor pulpo” qui tient ses promesses.
En sortant, B va faire les courses au repsol, station-service ouverte le dimanche. Je lui rappelle qu'il faut faire le blog. Il me dit en souriant ”t’as qu’à le faire pour moi”.
Lundi 15 juin : A Fonsagrada ---> O Cadabo (25 km)
B : Ce matin, réveil à 7h30. Je vais fumer, puis je prends mon petit déjeuner
On prend la route vers 8h30. Le midi, on s’arrête au bar pour manger. En revenant des toilettes, Yann se fait hagar par la mamie du bar. Avant de partir, je lance un pari à Yann : si je fais 20 pompes avec mon sac de 12 kg sur le dos, ce soir, c’est burger, ça n’a pas loupé : 26 pompes
Bref, on reprend la route jusqu’à 15h46 où j’arrive à l’auberge. Plus tard, on passe au bar pour regarder le match, mais le gars du bar n’aime pas trop les pèlerins on dirait (du coup le burger sera pour demain).
Bref, morale de l’histoire : les galiciens c’est les paysans champsauriens mais de l’Espagne.
C’est tout pour aujourd’hui.
Baptiste : Départ du joli gîte d’hier vers 8h30. Quelques gratouilles au chat, on lace les chaussures, on boucle les sacs, une dernière gorgée d’eau et au boulot.
Quand on y pense, on marche 5-6 h par jour, 6-7 jours par semaine. On fait notre 35h et parfois des heures sup’
L’après-midi, il fait 30° mais j’ai l’impression que nos corps s’habituent aux fortes chaleurs
Nos premiers amis pèlerins sont arrivés à Santiago. Bravo à Lory et Hélène ainsi qu’à Yvain qui a pulvérisé le Camino Norte en partant 5 jours après nous et arrivant aujourd’hui.
On prépare les dernières étapes, ça me fait une drôle de sensation de tourner les pages jusqu’à Santiago. Ça semblait si loin au début.
On ira voir le match Espagne - Cap Vert au bar, mais rien d’intéressant et les quelques galiciens rencontrés pour le moment sont très rustres et loin d’être chaleureux.
Mardi 16 juin : O Cadabo ---> Lugo (31 km)
B : Ce matin, réveil à 6h30. Je vais prendre mon petit déjeuner puis à 7h45 on prend la route, première pause à 10h, on repart puis vers 13h on mange.
On se remet en route puis vers 16h45 on arrive à Lugo. La ville est vraiment stylée, du coup, je passe plus d’une heure à me balader.
Ce soir, on a mangé un gros burger dans une espèce de Hard Rock café.
Mon stylo ne marche plus, donc c’est tout pour aujourd’hui.
“Tiens B, un nouveau stylo !
On a aussi rencontré O, tout à l’heure. Elle a fait le chemin avec le binôme qui est parti avant nous et maintenant elle remonte à pied.
Yann : 31 km nous attendent aujourd’hui, on part donc un peu plutôt ! Le rythme de ma matinée sera très tranquille, on glanera quelques framboises, visitera des églises en ruines pour finir par manger à une sorte de paillote au soleil
Le chemin est majoritairement dans des sous-bois avec d’énormes châtaigniers centenaires. Le granit est très présent et on sillonne à travers des hameaux construits avec d’énormes pierres rappelant les châteaux médiévaux
En fin de journée, nous arrivons à Lugo, une magnifique ville avec ses remparts de 5m d’épaisseur datant du 2ème siècle. Malheureusement nous arrivons un peu trop tard pour en faire le tour et en découvrir les recoins
On mangera une glace devant la cathédrale avec O, une pèlerine qui a marché pendant plus d’un mois avec N et Romain, un autre binôme Seuil, puis on arrivera in extremis à l’auberge avant la fermeture des portes à 22h.
Mercredi 17 juin : Logo – Ferreira
B : Ce matin, réveil à 7h, je me lève pas, mais vers 7h10 Yann vient faire son sadique et me jette ma serviette dans la tête, donc pas le choix, je me lève.
Bref, je vais prendre mon petit déjeuner, puis à 8h15 on prend la route, étape plutôt simple et un peu moins sympa que d'habitude.
Bref, vers 13h, on s'arrête manger à un petit resto 8 km avant la fin de l’étape, puis on repart. On arrive à l’auberge vers 16h. Moi et Yann on tape une sieste de 2h. On se réveille et grosse pluie, il se met à grêler des balles de golf, c’était impressionnant et la maison commençait à s'inonder, mais on a survécu.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Un peu de fatigue aujourd’hui, ça fait plusieurs soirs qu'on se couche un peu tard et les étapes sont grandes. Ce matin, je me suis levé avec un objectif : faire une sieste ! Bon et peut-être que j’étais ronchon, peut-être …
Hier, on a oublié de dire qu'on avait passé la borne des 100 km à Logo ! De nombreux espagnols font uniquement ces derniers kilomètres pour obtenir leur diplôme compostella qu’ils mettront dans leur CV
De ce fait, il y a beaucoup de nouveaux pèlerins tout neufs sur la route, tellement qu’on monopolise une voie de la départementale.
On finira notre étape dans un donativo dans son jus, mais c’est tout ce qu’il nous fallait, il n’a que nous et la soirée va être reposante, à quelques jours de notre grosse étape finale.
Jeudi 18 juin : Ferreira ---> Melide (20 km)
B : Ce matin, réveil à 7h45, puis je descends déjeuner
On prend route à 9h, aujourd’hui beaucoup de pèlerins sur la route
A 12h, on s’arrête boire un café, puis on se remet en route pour 1h de route.
On va manger au resto. En arrivant, ils m’ont servi un burger avec du pain moisi, du coup, ils m’ont ramené un autre plat.
Bref, après j’ai tapé une sieste et après je suis allé faire mon quartier libre pendant 1h.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Réveil tardif, notre hôte nous offre quelques toasts et un café pour le petit déjeuner
La marche se fait bien, nous sillonnons à travers les nombreux pèlerins. Nous sommes les seuls avec le teint mat et des sacs à dos démesurés par rapport aux leurs
On essaie d’arriver rapidement à l’auberge car Melide est le point de rencontre des camino francés et primitivo. Au final, il y a largement assez de lits.
On passera l’après-midi à préparer la suite du séjour et à réserver des gîtes car la spontanéité du reste du séjour risque de ne plus fonctionner sur la fin du séjour. J’ai bien pensé à mettre le hamac entre les piliers de l’église, mais je doute que ce soit du goût de tous.
On repasse en mode économie au vu du prix des logements et Jean-Michel nous envoie les billets de bus pour le 27.., ça approche.
Vendredi 19 juin : 33 km - O Pedrouzo
B : Ce matin, réveil à 7h. On descend déjeuner, puis à 8h on prend la route.
Encore beaucoup de pèlerins sur la route, mais beaucoup de jeunes parce qu’ils font les 100 derniers kilomètres pour avoir le diplôme de la compostela
Bref, vers 12h, on s’arrête manger dans un bar, puis on repart pour 12 km.
Arrivé à O Pedrouzo vers 16h, j’ai tapé ma sieste, demain, c’est Saint Jacques.
On achève ce qu’on a commencé. Quand j’y pense, on dirait que le 1er avril, c’était hier.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Petit déjeuner vers 7h avec Samy. Depuis qu’on est en Galice, les gîtes ont des cuisines, mais aucun équipement, même pas une fourchette ! Pour nos céréales du matin, on a chacun nos bols avec B et on découpe la brique de lait en deux pour faire un récipient à notre comparse.
Encore de nombreux pèlerins sur le chemin, mais moins que ce qu’on nous a laissé entendre.
On s’arrête manger dans un petit bar, ici il y a l’embarras du choix, tous les kilomètres il y a des arrêts pour pèlerins.
Dans la Galice, il y a 3-4 bornes par kilomètres indiquant la distance de Saint Jacques au mètre près, ça donne l’impression de regarder le GPS toutes les 2 minutes pour voir quand on arrive.
Arrivé à O Pedrouzo vers 16h, il nous reste 19,580 km, ça me titille d’aller au bout aujourd’hui.
Heureusement, B me recadre ah ah ! Ça nous faisait arriver très tard, prendre un logement très cher, être très fatigués, tant pis, on partira tôt demain pour profiter de Saint Jacques et faire la messe des pèlerins à midi.
Samedi 20 juin : O Pedrouzo ---> Saint Jacques de Compostelle (20 km)
B : Ce matin réveil à 6h00, on part à 7h00 et pour bien commencer la journée on fait tamponner notre credencial et on en a pour 6€ bref on s’est fait douiller
Vers 10h, on s'arrête boire un café, puis on repart pour 5 km, direction Santiago
En arrivant on retrouve Maria qu’on a rencontrée au début du chemin, on a mangé un resto avec elle, puis un peu plus tard, dans la journée, on retrouve Roseline et Marck, nos belges préférés. Ce soir, eux aussi, nous ont invités au resto, ça fait grave plaisir de les voir, ça fait plus d ́1 mois qu'on ne les a pas vus et on finit avec eux
Ce soir, c’est coucher tard, mais demain c’est réveil à 5h pour notre marathon de 42km.
Il est 00h00, on va galérer mais ça en valait la peine
Bref c'est tout pour aujourd’hui
Yann : Réveil 6h pour partir à 7, ça faisait longtemps qu’on n’était pas partis aussi tôt, mais encore une fois, on est des lève tard. Vers 4h cette nuit on entend que ça s’agite dans le dortoir, les premiers pèlerins se préparent à partir. Vers 5h un téléphone vibre pendant de longues minutes sans que cela réveille son propriétaire, puis à 6h c’est notre tour.
On part en marche au milieu de la foule de pèlerins. C’est un flux ininterrompu qui défile autour de nous, il y a vraiment beaucoup de monde. On s’arrête prendre un café dans un petit bar éloigné de la procession, puis on croise un groupe de français qui a pris la voie d’Arles il y a 6 ans en faisant des petites sections chaque année. Ils nous paient un deuxième café à une dizaine de km de Santiago
Plus on s’approche, moins l’on discute, chacun étant dans ses pensées et dans un début de nostalgie. On passe proche d’un gros festival où il y avait la veille Katy Perry et Linkin Park et ce soir si on est motivés c’est DJ snake, rien que ça !
À quelques km de l’arrivée, la foule de pèlerins se mélange avec celle des touristes. On est de plus en plus proches et on arrive dans la vieille ville. Le bruit de la cornemuse devient de plus en plus proche et nous passons sous une arche où le son nous met les poils. Nous y voilà, au bout. Maria une pèlerine rencontrée sur la Voie du Puy nous attend, ça scelle notre arrivée. On se prend dans les bras et quelques larmes coulent. Cet objectif dont on parle depuis si longtemps est là, maintenant !
Un peu perdus, on fait les traditionnelles photos devant la cathédrale, on en oublie même de faire une photo juste B et moi.
Maria qui est arrivée 3 jours auparavant nous guide pour récupérer notre compostela pendant que nos cerveaux vagabondent.
On s’assoit quelques minutes le temps d’atterrir et d’échanger, puis on va à l’hôtel déposer nos sacs.
On la retrouve ensuite, elle nous invite à manger des tapas dans le centre, on échange sur nos chemins respectifs.
Pendant que B se repose, je vais m'asseoir sur la place, envoyer des photos de notre arrivée et surtout ne rien faire et observer le flux de pèlerins.
C’est à ce moment que fait son retour, le faucon pèlerin passant inaperçu aux yeux de ses congénères bipèdes, mais pas des miens. Il a dans ses serres un pigeon fraîchement attrapé, un goéland profite de cette surcharge pour houspiller le champion mondial de vitesse aérienne.
Notre séjour à Santiago va être de courte durée, je réveille donc B pour que nous puissions faire quelques boutiques avant la messe de 19h.
Le cœur de la cathédrale est impressionnant de dorures, mais la messe… c’est une messe donc c’est long, je resterai jusqu’au bout mais je lui propose de sortir, ce qu’il accepte.
Je le rejoindrai par la suite au restaurant où il a retrouvé Roseline et Marc, rencontrés également sur la voie du Puy avec qui on est en contact depuis le début. Eux aussi nous invitent et on passe une super soirée à parler des caminos, de l’asso etc… on s’aperçoit même qu’on ne leur avait pas dit qu’on était avec Seuil et qu’ils l’ont appris par d’autres pèlerins.
On finit la soirée en repassant une dernière fois sur la place avant d’aller écrire nos blogs. Aujourd’hui c’est la dernière page de mon carnet mais c’est le moment qu’a choisi le stylo pour rendre l’âme, je le taperai donc sur mon téléphone, à minuit, on va pas chercher plus loin !
Demain matin, on se réveille à 5h pour notre étape de 42 km, c’est pas très sérieux, mais on ne voulait pas en perdre une miette
Dimanche 21 juin : 42 km - Santiago ---> Santa Maria
B : Hier soir, on a bien profité de la soirée, même trop. Ce matin, le réveil est dur, ça sonne à 5h.
Bref, on prend la route à 6h, première pause à 8h. On fait beaucoup de pauses pour reprendre des forces. On en fera 3 au total.
A 30 km on s’arrête manger, puis on repart pour 12 km ; pour rester éveillé, on se met de la musique. On finit nos 42,280 km à 18h.
Ce soir à 21h, je suis au lit. Ce soir, c’est resto encore, ça régale
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Réveil à 5h, dur dur ! On n’a pas pris le temps de préparer nos sacs hier soir, ce matin, c’est le bazar. On passe voir la cathédrale et faire 2-3 photos sans la foule
C’est Samy qui nous a préparé une étape “aux petits oignons”. On va faire les choses intelligemment, une pause tous les 10 km, beaucoup d’eau et on mange régulièrement. A chaque fois, on s’arrête dans des petits bois idéalement placés. Dans le premier, on nous a offert 3 viennoiseries avec les cafés, le deuxième était un repère de joueurs de domino et le troisième n’autorisait pas les pèlerins à manger leur propre nourriture. On fera les derniers kilomètres en musique, comme un goût de dernière semaine d’école avant les vacances. On arrivera à 18h30, 42,280 km au compteur. On visait 42,195 la distance officielle d’un marathon. Chapeau Samy.
Lundi 22 juin : Santa Maria ---> Hospital (18 km)
B : Ce matin, réveil à 8h, on prend le petit déjeuner, puis on prépare nos affaires et on se met en route à 9h30.
Au bout de 8 km, on fait une pause-café, puis on repart pour 20 km. Vers 12h on s’arrête manger, puis on repart pour 5 km
Arrivée au gîte vers 15h, on pose les affaires et on va faire un plouf dans la rivière d’à côté. On refait 1,5 km pour y aller.
En rentrant je fais une série de pompes et après c’est dodo.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : Départ vers 9h. Il n’y a pas énormément de pèlerins sur le chemin de Fisterra et on échange avec quelques-uns, c’est souvent quand il n’y a pas grand monde que l’on fait des rencontres. La végétation est plus aride et sauvage depuis qu’on a quitté Santiago. On avalera rapidement les 18 km et nous arrivons à un restaurant qui n’est pas l’auberge. Ils nous encaissent et nous déposent au gîte en voiture.
On refera un peu de marche pour se baigner dans une piscine naturelle me faisant penser à Huelgoat
Il n’y a pas de magasin, l’auberge propose le repas, on mange avec les autres pèlerins, difficile d’entendre et de se faire comprendre dans le brouhaha.
Mardi 23 juin ;Fisterra
B : Ce matin, réveil à 6h15. On prend la route jusqu’au bar pour prendre le petit déjeuner
Vers 7h30, on décolle sur la route, on fait une première pause après les 10 km, puis bientôt j’arriverai à faire le drapeau, mais on y est pas encore.
Vers 12h, on s’arrête commander à manger au resto, puis on repart pour 10 km jusqu’à Fisterra
En arrivant à Fisterra à 15h30, je fais la sieste, puis après on sort faire les courses.
Ce soir, on a mangé au resto avec Lory et Hélène, ça régale
Puis après on a refait 6 km pour aller au phare de Fisterra et plus précisément à la borne o,oo km
Bref, c’est tout pour aujourd’hui.
Yann : L’auberge/restaurant où l’on a passé la nuit est le dernier ravitaillement avant 15 km. On prend le petit déjeuner là-bas faute de mieux, au moment de régler elle annonce que la pomme que j’ai prise n’était pas comptée dans le petit déjeuner et c’était 1,50 €…Elle profite de la situation !
On dévore les 27 km d’aujourd’hui et on profite des magnifiques paysages et de l’océan qui s'offrent à nous.
Un peu de repos à l’hôtel, puis on rejoint Lory et Hélène pour manger quelques spécialités locales : couteaux, poivrons rôtis, coquilles saint-jacques, poulpe. On est dans le coin des fruits de mer
Aujourd’hui, c’était la dernière journée de marche de Samy et après le repas, on ira à la borne zéro, l'extrême ouest de l’Espagne. C’est très symbolique. La tradition veut que le pèlerin y brûle ce qu’il ne veut plus. Ayant pris la mauvaise habitude de griller quelques cigarettes, j’en allume une qui sera la dernière là-bas.
Le retour se fera de nuit, à la seule lueur des vers luisants. A partir d’aujourd’hui, nous allons dans le sens inverse des bornes.
Mercredi 24 juin
B : Ce matin, réveil à 8h45, on sort faire un tour en ville voir si on croise nos potes pèlerins pour leur dire au revoir au bus, mais pas de chance, ils étaient déjà partis.
Après on va manger à côté de la plage, puis on essaie de se trouver une coquille Saint Jacques, mais il y en a pas une.
Bref, retour à l’appartement, on tape une sieste jusqu’à 18h45.
Moi après la sieste, je vais faire un quartier libre d’1h et après on s’est chauffés pour aller manger sur la jetée.
Bref demain, Muxia dernier jour de marche. Ce projet de folie prend fin.
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : Contrairement au reste de marche, ici il fait plutôt brumeux et froid.
Ce matin, on dit au revoir à Samy, un chouette compagnon de marche avec qui on marche depuis Oviedo, ce n'est pas rien. On s’active avec B pour aller lui faire un dernier coucou au bus, mais il est parti avec 10” d’avance. Mince.
J’ai du mal à me motiver aujourd’hui, on va quand même manger sur la plage ce midi et chercher une coquille Saint Jacques comme preuve de notre périple, en vain !
Puis sieste et on ira pique-niquer sur la jetée ce soir. Je devais avoir besoin de repos, on a bien enchaîné les derniers jours sans beaucoup de sommeil.
Jeudi 25 juin : 29 km Fisterra ---> Muxia
B : Ce matin, réveil à 7h. On prend le petit déjeuner et on remballe les affaires.
Malgré qu’il pleuve des cordes, on se motive pour achever le chemin, les 30 dernieres bornes se feront sous la pluie
On prend la route vers 8h30 sans notre ami Samy qui est reparti hier matin
On s'arrête manger vers 12h et sécher un peu par la même occasion, puis on repart pour 15 km
Arrivé à Muxia, je fais une petite sieste, Yann me réveille avec un coca et des chitcas ; donc go ! à la mer se caler
Ce soir, ça a été un méga plateau de fruits de mer (on a froissé le bénéf) mais c’était de la frappe), ça régale
Bref c’est tout pour aujourd’hui et cette aventure
Yann : On prend un petit café au bar et on se met en route pour notre dernière journée de marche. Après quelques kilomètres, il se met à pleuvoir abondamment, je pense qu’on n’a jamais été aussi trempés depuis le début du séjour ; moi qui tenais à faire cette dernière journée de rando, je m’en mords les doigts.
En milieu d’après-midi, le soleil fait son apparition nous permettant de sécher partiellement
En arrivant, douche, lessive, ma ceinture a déteint sur tous mes vêtements, pendant que B se repose. Je visite Muxia, un très joli village de pêcheurs avec ses coulures de rouille, ses tôles sur les façades ouest, et ses chats mal en point
C’est notre dernière vraie soirée, on se fait plaisir avec un beau plateau de fruits de mer (homard, langoustines, pousse-pied…). On passera plus de 2h à décortiquer et l’initiation de B à la casse des pattes de crabe me vaudra de nombreuses sollicitations
Vendredi 26 juin : Muxia – Santiago
B : Ce matin, réveil à 9h. On se prépare, on monte au dernier étage de l’auberge, puis je fume une clope, après on part acheter à déjeuner, puis on se cale au bord de la mer pour déjeuner
Après avoir bougé, on attend le bus pendant un moment, puis il finit par arriver. Dans le bus on a fait que dormir pendant le trajet
De nouveau à Santiago, on pose les affaires à l’auberge, puis on part se balader en ville, en rentrant je dors jusqu’à 20h30. Après nous mangeons, puis je suis sorti fumer une clope
Bref, c’est tout pour aujourd’hui
Yann : L'auberge d’hier était top avec un mirador donnant une superbe vue sur la ville
Après avoir acheté notre petit déjeuner, on va le partager avec les chats du port, on leur dégote une petite gamelle dans du plastique pour y mettre du lait. Ils adorent. Le bus arrivera avec 30” de retard et nous partons direction Santiago.
Là-bas, on rejoint l'auberge à côté de la gare routière. L’après-midi, nous irons faire une balade dans le centre où la cathédrale paraît nettement moins imposante que la dernière fois. Mon rapport à cet endroit est nettement différent qu’à notre arrivée. On fera les courses pour accompagner nos fonds de sac, puis B se plonge dans son nouveau livre qui lui sera un précieux allié pour la route de demain.
Samedi 27 juin : voyage retour (1800 km)
B : C’est le dernier blog de l’aventure et j’ai décidé de le faire pour vous les lecteurs du blog et mes amis pèlerins qui nous suivent après notre rencontre
“Tout d’abord un grand merci à vous pour les commentaires et j’en passe. Vous avez été pour moi une source de motivation énorme
Pour les pèlerins rencontrés, ça a été un plaisir de marcher avec vous. J’ai adoré avoir des moments de partage avec vous, cette aventure n’aurait pas été aussi incroyable sans vous, merci aussi de m’avoir partagé vos histoires et d’avoir écouté la mienne
Bref, merci à tous pour tout “
C’est tout pour cette aventure.
Yann : La dernière page de ce carnet qui se tourne au moment où je commence à écrire ces lignes, la douane nous arrête pour un contrôle dans le bus. Ça tombe bien, j'avais pas grand-chose à raconter aujourd’hui.
La sensation du voyage retour est bizarre, d’un côté nous remontons le chemin à une vitesse folle et de l’autre nous mettons plus de 24h à rentrer d’un périple que nous avons fait à pied !
Je garde le souvenir du début de la marche quand Jean-Michel nous présentait le plan sur 4 feuilles A4, ça paraissait si long et si loin. Nous y sommes, la dernière ligne, les carnets remplis de souvenir, la compta pleine et les chaussures usées.
De nature solitaire, j’appréhendais la foule du chemin, la communication permanente, le manque d’intimité et j’ai été conquis par le camino. C’est une ambiance unique que je recommande
Je gardais également du recul quant à B, même si ma première impression était bonne. Il s’est trouvé être un super compagnon de marche et un super gamin rempli d’humanité et de belles intentions. J’ai même souvent dit que ce voyage s’est probablement mieux passé avec lui qu’avec un copain !
J’ai adoré la présence de Seuil dans ce séjour. Le cadre imposé m’a permis de me sentir épaulé quoi qu’il arrive tout en laissant la liberté de faire nos choix, notre chemin
Enfin, le soutien de ma famille dans ce projet m’a porté dans la marche jour après jour.
Sans oublier toutes les rencontres, notre famille du chemin qui a été présente et réactive dans les moments de doute
Pour moi, ce séjour est une franche réussite, un projet un peu fou qui m’apporte plus que ce que j’aurais espéré
Un grand merci à tous ceux qui y ont contribué, une expérience que je marquerais de façon permanente sur mon mollet droit à mon retour
Si ça vous tente, je vous donne la recette :
. Prenez un bon moule carré et solide
. Frottez l’intérieur avec du beurre demi-sel,
. N’oubliez pas d’arrondir les angles
. Pour la pâte : 3 doses de détermination, 2 de bonne volonté et 1 de soutien (il n’est pas nécessaire d'ajouter du rhum, la pâte est déjà très goûtée)
. Laissez reposer une semaine puis enfourner 1700 km
. Vous aurez un gâteau moelleux et croustillant
Même si c’est tentant, laissez reposer quelques semaines pour profiter de toute sa saveur. Buen Camino
L'Etat finance cette marche à hauteur de 80 %
Le reste est financé par vos dons
(Ces dons ne constituent pas de l'argent de poche supplémentaire pour le binôme mais nous permettent de financer leur marche)
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Je confirme merlin, les 🤧🤧étaient bien aux rendez-vous lors du retour et surtout du au revoir . Ces deux la sont une equipe de choc plein d énergie et avec un coeur enorme. Yann , les vacances dans les hautes alpes c est quand tu veux. Encore un énorme merci à toi, a l asso et bien évidemment à mon fils . Merci de nous avoir apporté tellement d émotion et de fierté. Il y a des liens qui se crée dans la vie par hasard et qui ne se brise jamais. Je suis certaine que le votre en fait parti.
J’ai lu avec attention votre dernier message sur ce blog , j’ai senti l’émotion qui s’en dégage puis j’ai senti …. 🤧🥲 qui arrivait ….. j’ai relu …. Même effet 🥲 nous aussi nous vous remercions énormément d’avoir partagé vos étapes avec nous via ce blog , nous avions le sentiment de faire quelques pas à vos côtés 🥾🥾 Je l’ai déjà dit mais je le redis , très fier de toi B , même si nous ne nous connaissons pas (peut être un jour) très fier de toi mon grand de par ce chemin et d’avoir accompagné B dans sa nouvelle vie.
Bon route B et n’oublies JAMAIS ce que tu viens de vivre au côté de Y.
À…
Merci à vous deux pour ces très très jolies paroles
Cela me remue de les lire
Nous vous avons porté un peu, et vous nous avez apporté beaucoup
Merci d’avoir eu cette idée folle
Coucou B je viens juste de prendre connaissance du mot gentil que tu m as adressé sur la carte postale que tu as envoyé il y a quelques temps. Çà me touche vraiment. Je te remercie d avoir eu une pensée pour moi. Dès que tu rentres on s appelle. Tu dois être dans le train. Bon voyage à vous et à très vite. Bisous
Que d'émotions !!! Juste un énorme BRAVO à vous 2. Un grand merci à Yann de t'avoir accompagné, soutenu et aidé tout au long de cette belle aventure humaine. Et que te dire à toi B. Fierté, courage, et tout plein d'autre mots qui pourraient te qualifier. J'espère que toi aussi tu es très fier. À toi la belle et vraie vie maintenant. Gros bisous et à très vite