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Marche de Bapxxx

  • 1 avr.
  • 39 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Marche de Bapxxx accompagné par Yann

 

 Mardi 31 mars

 

B : Aujourd'hui je me suis réveillé à 8h, on a fait des crêpes pour le petit déjeuner.

Après Jean-Michel, responsable de marche, est venu nous dire les règles à respecter pendant les trois mois de marche et il m’a passé un carnet pour noter ce que je ferai pendant trois mois.

Après moi et Yann, mon accompagnant, on est allés visiter la chapelle d’Aiguilhe, ensuite on est allés faire les courses et on est rentrés pour manger.

J’ai fait 30 mn de sieste. Après on a réservé les gîtes dans lesquels on va dormir pendant la marche et après France 3 est venu pour filmer comment on prépare nos sacs.

Maintenant, on se prépare pour le départ de demain.

Ressenti : pas de manque pour les addictions pour l’instant, envie d’appeler ma famille et aussi ma meuf.

 

Yann : Ce matin, j’ouvre les yeux avant mon réveil, j’en profite pour préparer la pâte à crêpes. Je fais la 1ère tournée, B la 2ème.

Il est très volontaire et ne refuse jamais rien, c’est agréable.

Ce matin, il me fait découvrir la ville, on monte au rocher de l’Aiguilhe où il me montre sa famille d’accueil, là où il travaillait… On ne s’éternise pas, le vent est glacial. Quelques courses pour le repas de midi et on rentre se mettre au chaud.

Je commence la compta pendant qu’il se repose, puis on réserve les premiers gîtes. Le budget va être serré, on arrive dans la haute saison.

En fin d’après-midi, FR3 vient filmer le package des sacs que l’on défait juste après pour la douche/lessive.

B est très motivé pour cette aventure qui va le préparer pour l’armée ! Et moi aussi, on a hâte.


Mercredi 1er avril

 

B : Ce matin, le réveil sonne à 6h. Je prends mon petit déjeuner, puis on prépare notre départ. A 7h, rendez-vous à la cathédrale du Puy pour assister à la messe avant notre départ. On se prépare à partir et FR3 vient nous interviewer, puis on part pour 15 km.

La route s'est super bien passée, je n'ai pas vu passer les kilomètres. Puis on est arrivés à Bains au gîte à 12h, On a mangé une crêpe et un gâteau breton. Puis mon éducateur est venu me chercher pour aller récupérer mon passeport et ma carte d'identité à Clermont (relou), même si, j’étais content de le voir.

Et là, je viens de rentrer et maintenant je mange et je vais dormir.

 

Yann : Réveil 5h50 ; déjeuner, café, rangement de l’appartement

La messe de départ est à 7h, il y a beaucoup de monde, la cathédrale est impressionnante avec la vierge noire. Et la surprise, l’escalier de sortie qui s’ouvre en plein milieu de l’église.

Ça y est, c’est le départ, enfin presque. Yvon et Jean-Michel sont là ainsi que FR3 pour une interview pas prévue à la sortie de l’église.

Cette fois-ci, c’est la bonne ! On traverse le Puy, B prend très vite ses marques avec le balisage.

On retrouve FR3 un peu plus loin pour une autre interview où l'on randonne avec le présentateur.

Ils nous répètent que c’est un bon projet et félicite B.

On arrive vers 12h30 au gîte, on grignote, puis B repart avec son éducateur chercher ses papiers à Clermont Ferrand.

Ce soir, il n’y aura que nous deux dans le gîte.


Jeudi 2 avril : Bains ---> Monistrol sur Allier (19,6 km)

 

B : Ce matin, je me suis levé à 8h30. Avec Yann, on prend le petit déjeuner et on passe un coup de propre au gîte avant de partir.

Départ à 10h. Durant les premiers kilomètres, on s’arrête pour voir des styles de petites grottes.

Durant la marche, Yann me dit qu’il a vu que j’avais une carte bleue dans ma poche et me demande de la lui donner. Je dis “non, j’ai donné mon téléphone et tout, mais je ne donne pas ma carte”. Il m’a dit que ce n’était pas négociable, donc j’ai réfléchi et je lui ai donnée pour pas nic… ma marche. A part ça, tout s’est bien passé.

Ce midi, une petite galère avec la bouffe, mais ça l’a fait. On s’est remis en marche, puis on est arrivés au gîte vers 16h.

Ce soir, on a fini les provisions (riz au beurre) avec des pitchs et après moi, je suis allé dormir.

 

Yann : Départ vers 10h. Après quelques kilomètres, on s’arrête dans une carrière de pouzzolane qui forme des arches et grottes, plutôt sympa

Une fois la marche lancée, je parle avec B de la carte bleue que j'ai trouvée dans sa veste. Il me dit qu’il veut la garder sans évoquer de raison. De mon côté, c’est non négociable, c’est le deal et il connaît les conséquences. Je lui laisse jusqu’à la fin de la marche.

Il revient de lui-même me proposant de me la donner en Espagne car il craint de ne pas avoir assez pour les cigarettes. “Non, mais je peux lui laisser ses 20 € d’argent de poche avec deux jours d’avance”. Puis, durant nos 45” de marche silencieuse, il me la laisse.

Hormis cet incident qui s’est déroulé de manière “diplomatique”, la journée a été bonne. Le soleil est agréable et les paysages sauvages. Nous formons un bon binôme de marche !

Ce midi, c’était pâtés hénaff à la petite cuillère car la boulangerie était fermée et ce soir, on finit les réserves de riz et petits gâteaux.

Moralité : ne pas se fier aveuglément au Miam Miam dodo.


Vendredi 3 avril : Monistrol ---> Saugues (11,9 km)

 

B : Je me lève à 5h30, je déjeune puis on part à 10h.

On commence la marche par une grosse montée (423 m de dénivelé) sur 3 km (galère). Sinon, la route s’est bien passée.

On arrive à Saugues à 13h30. Là, on part enfin acheter à manger. Puis on s’est calés pour manger dehors et on est rentrés.

J’ai des courbatures de partout (mdr).

Bref, c’est tout pour aujourd’hui. A demain

 

Yann : Départ à 10h, on se lance dans une routine : pompes le matin pour préparer B à l’armée. Puis, c’est parti pour 6 km de montée, dans les falaises, je cherche le tichodrome échelette, un petit oiseau aux ailes rouge vif, mais rien.

On se pose devant la chapelle de la Madeleine, impressionnante chapelle, la façade est en pierre de taille et l’intérieur est dans une grotte.

On arrive vers 13h à Saugues, le ventre vide, on file au Carrefour, ce midi : poulet rôti.

Ensuite, direction le gîte, cette fois-ci, on rencontre des pèlerins.

On prépare les prochains jours car il n’y a pas de magasin ouvert demain, puis c’est dimanche et enfin lundi de Pâques, il va falloir qu’on porte les sacs à dos chargés.

 

Samedi 4 avril : Saugues - Chanaleilles (14,8 km)

 

B : Je me lève à 8h, on descend déjeuner puis on passe faire les courses pour trois jours car il n’y a rien qui est ouvert jusqu’à mardi. On prend la route à 10h comme d’habitude, puis sur la route on croise un chien qui nous suit. Du coup, on a appelé son propriétaire pour qu’il le récupère. Sinon, la route s’est bien passée.

On est arrivés au gîte à 15h et maintenant c’est bronzette.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Hier soir, c’était burger, les autres pèlerins avec qui on a partagé le repas étaient jaloux !

Le repas était agréable, c’est la première fois que l’on partage un gîte avec d’autres pèlerins dont un breton de mon âge qui a fait la même école (collège, lycée ) que moi, improbable !

La nuit a été compliquée, B a fait une allergie, sûrement aux plumes de l’oreiller.

On se met en route vers 10h, les paysages sont verdoyants, on pique-nique sur des affleurements granitiques que l’on observe un peu partout dans cette région.

Les villages sont magnifiques et on se demande comment ils ont réussi à soulever de si grosses pierres à l’époque.

On arrive vers 15h au gîte. Ce soir, c’est la demi-pension.

En sortant de la douche, je vois B en train d’aider la voisine à décharger du bois. Il est vraiment chouette.

 

Dimanche 5 avril : Chanaleilles ---> Saint Alban (18 km)

 

B : Je me lève à 7h30 pour prendre le petit déjeuner avec Yann, puis on part à 9h20. On a marché jusqu’à 12h30, puis on s’est arrêtés pour manger et faire une pause “bronzette”.

J’ai fini rouge écarlate (mdr), puis on a repris la marche et on est arrivés à Saint Alban sur Limagnole. Petite dédicace à Barban et là on va se préparer à manger.

Bref, des bisous à toute la famille et de Joyeuses Pâques.

 

Yann : Nous étions seuls hier au gîte, les aubergistes nous ont fait des portions un peu plus grosses pour qu’on en prenne pour la route. Les sacs sont lourds ce matin avec cette portion supplémentaire.

L’un comme l’autre, nous n’avons plus de courbature, nos corps sont prêts, on s’imagine les grandes randonnées à venir.

Nous arrivons tôt aux gîtes et lorsque nous sommes seuls, les après-midi peuvent être un peu longues même si on les occupe à discuter, lire, faire le blog.

La marche d’aujourd’hui était bien, beaucoup de nouvelles têtes, on a pris le temps de manger, lire, de bronzer ce midi.

En repartant, on a vu une imposante machine qui coupe, élague et débite les arbres.

On arrive au gîte vers 15h, on recroise beaucoup de pèlerins dont Ulysse qui s’arrête un ou deux jours pour une douleur au genou. On a bien fait de ne pas trop forcer au début !

 

Lundi 6 avril : Saint Alban ---> Aumont Aubrac (15,6 km)

 

B : Je me lève à 7h avec Yann, on déjeune pour être prêts à partir du gîte pour 8h30. D’ailleurs, merci Juliette pour la crème solaire.

On a marché jusqu’à midi, puis Yann m’a prêté ses jumelles pour voir un pic-pêche (oiseau).

On s’est arrêtés pour manger et bronzer jusqu’à 13h30, puis on s’est remis en marche.

On est arrivés au gîte à 15h, on s’est installés et on a bu un coup sur la terrasse et j’ai fait la sieste.

Ce soir, c’est resto, on va manger de l’aligot.

C’est tout pour aujourd'hui. A demain

 

Yann : On passe la fin d’après-midi à jouer au skyjo avec trois autres pèlerins.

Le lendemain : la journée commence par nos désormais étirements, séries de pompes.

Aujourd’hui, il a encore fait “tarpin” beau comme dirait B. Il s’intéresse aux oiseaux. J’ai bien fait d’emporter mes jumelles, on espère voir des vautours dans les Pyrénées.

On a croisé beaucoup de pèlerins, on a un rythme un peu plus soutenu, mais comme on fait plus de pauses/barre de céréales, on les croise plusieurs fois dans la journée. Les liens se renforcent et on connaît de plus en plus de monde.

On arrive vers 15h avec un objectif en tête, l’aligot. Ce sera une première pour nous deux.

 

Mardi 7 avril : Aumont-Aubrac ---> Nasbinals (27,1 km)

 

B : Je me lève à 7h15, on prend le petit déjeuner et on se prépare pour la grosse étape d’aujourd’hui. On prend la route à 8h30. On recroise beaucoup de pèlerins qu’on connaît déjà ! et on fait une pause vers 11h. En repartant, j’ai mal à l'adducteur mais après la pause du midi et un peu d’étirements, tout va mieux. On reprend la route puis on arrive à Nasbinals à 14h40. On passe faire les courses et on monte sur les hauteurs du village pour aller au gîte. Comme d’habitude, j’ai fait ma sieste.

Bref, bonne journée aujourd’hui.

 

Yann : Le gîte d’hier est juste à côté d’une boulangerie, on en profite pour prendre des pains au chocolat pour le petit déjeuner et une baguette fraîche pour midi.

On décolle vers 8h30. Les pèlerins sont déjà tous partis. On les rattrape dans la matinée, l’occasion d’échanger quelques mots.


Mercredi 8 avril :  Nasbinals ---> Saint  Chely sur Aubrac (16 km)

 

B : Hier au gîte, on a rencontré une famille de Savoie. Super gentille. On leur a raconté un peu pourquoi on était là.

Le lendemain, je me lève à 7h30, je vais prendre mon petit déjeuner et on se prépare à partir, mais nous prenons les petits de la famille pour marcher avec nous jusqu’à midi. On arrive. On attend leurs parents dans un bar qui nous disent de manger au resto avec eux. Grave gentil.

Donc, après avoir mangé, on repart avec les petits parce qu’ils voulaient marcher avec nous.

Bref, trop bonne journée.

Encore merci à Sandra et à sa famille.

 

Yann : Un bon repas hier soir avec les produits de la ferme et un petit déjeuner copieux ce matin.

On traîne un peu et on recroise la famille qui était avec nous au gîte. On emmène les 4 jeunes, Noah, Mathis, Alexis et Tom avec nous.

L’ambiance est sympa, on discute de tout et de rien, presque une ambiance de colo, B à l’avant et moi derrière.

Le midi, on se rejoint et ils nous invitent au resto. On se régale de nouveau avec de l’aligot. J’adore vraiment ça.

L’après-midi, on repart avec notre petit groupe, direction Saint-Chély.

En arrivant, on dit bonjour à tout le monde. J’ai l’impression d’arriver chez soi dans une ville où l’on met les pieds pour la première fois. Ça doit être ça le chemin de Compostelle !


Jeudi 9 avril : Saint Chély sur Aubrac ---> Espalion (22 km)

 

B : Je me lève à 7 h, je descends déjeuner. On décolle à 8h40, puis on fait une pause à 11h avec des pèlerins que je ne connaissais pas.

Vers 12h30, on s’est arrêtés manger au bord d’une rivière dans laquelle Yann s’est baigné, mais pas moi.

Puis à 14h30, on est repartis avec les pèlerins avec qui on avait fait une pause à 11h, pour aller jusqu’à Espalion.

Arrivé au Airbnb, j’ai fait une sieste et ce soir on va manger des tacos, un régal.

Bref, c’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : Il y avait beaucoup de monde au gîte hier soir, on a dormi en dortoir à Saint Chély sur Aubrac. L’ambiance était sympa.

Au petit matin, on a échangé sur les ronflements de chacun, moi je n’ai rien entendu, bizarre…

Comme d’habitude, on est dans les derniers à partir, puis on remonte le peloton au fil de la matinée.

Beaucoup de gens connaissent Seuil et ont des anecdotes sur d’autres binômes qu’ils ont croisés.

On prend une grande pause sur les rives du Lot, l’occasion pour moi de faire ma première baignade de l’année et de finir mon livre sur le Bourbon Kid que je vais passer à B pour qu’il le lise.

On se greffe à un groupe de pèlerins pour la suite de la journée, ça rend la randonnée plus légère.

Arrivés à Espalion, on rejoint notre AirBnb dans lequel on restera en repos demain.


Samedi 11 avril : Espalion ---> Golinhac (27 km)

 

B : Aujourd’hui, je me lève à 7h, on déjeune, puis on part à 8h30.

On commence par une grosse montée bien galère. Sur le chemin, on voit que des nouveaux pèlerins.

Aujourd’hui, on a fait 27 km parce qu’on a décidé de faire deux étapes en une journée vu que c’était des petites étapes. Mais avec tout le dénivelé qu’il y avait, je suis ko ce soir.

Ce soir, on est dans un gîte qui fait aussi camping.

Bref, c’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Ce matin, au petit déjeuner, c’est tartiflette. Je n'avais pas réussi à finir mon assiette hier et comme on ne pouvait pas l'emmener aujourd’hui….

Il y a beaucoup moins de pèlerins que les jours précédents, on croise que des nouvelles têtes.

Parmi eux, Arthur qui s'est fait mal au talon d’Achille et qui, malgré ça, parcourt les 27 km pour dormir dans le même gîte que nous.

On arrive vers 15h30 les pieds “en compote”, mais fiers d’avoir fait cette étape, une bonne douche pour nous requinquer, puis on va à la supérette prendre nos habituels pains de mie pâté car demain, c’est dimanche.

On commence à se lasser de ces repas de midi, il va falloir qu’on trouve autre chose. Dommage c’était bien pratique.

On fait quelques parties de baby-foot avec B qui a un peu trop fait le malin avant qu'on commence, il gagnera tout de même la troisième.

 

Dimanche 12 avril : Golinhac ---> Conques (21 km)

 

B : Aujourd’hui, le réveil sonne à 7h30. On déjeune et on part pour 8h45 sous la pluie.

En marchant on croise des pèlerins qui nous connaissent mais moi je ne les reconnais pas tous.

Bref, aujourd’hui journée nulle. Il n’a fait que pleuvoir.

On arrive au gîte à 14h30. Le gîte est spécial, on est avec des Frères et des bonnes sœurs, mais ce n’est pas mal. Bref, ce soir on va voir la messe.

Bref, c’est tout pour aujourd’hui.

Merci à tout le monde qui me suive.

 

Yann : Journée froide et pluvieuse, c’est l'occasion d'éprouver nos kways pas si imperméables que ça.

La majorité de la marche se fera en silence, la météo rendant les discussions plus compliquées.

On avait déjà réservé un gîte, mais on nous a parlé plusieurs fois de l'abbatiale de Conques, on change nos plans et je les appelle pour savoir s'ils ont de la place. Non sauf désistement.

Une fois à Conques, on est accueillis par les Frères en tenue qui nous trouvent deux places dans un dortoir pour Seuil, c’est donativo, on ne paie pas les repas.

La ville de Conques est incroyable, après une descente par de petits chemins, on arrive dans une cité médiévale avec ses rues pavées, les maisons à colombage et une énorme abbaye, on se croirait au moyen-âge.

Arrivés au dortoir, douche, blog pour qu’on puisse profiter de l’après-midi.


Lundi 13 avril : Conques ---> Livinhac le Haut (24 km)

 

B : Hier soir, on est allés à la messe à 20h30. Après un Frère nous présente le tympan, des sculptures sur le paradis et l’enfer. Puis après on est allés à un concert dans l'église, ensuite je suis allé me coucher.

Ce matin, je me réveille à 6h30 et je descends prendre mon petit déjeuner (d’ailleurs incroyable le petit déjeuner).

On prend la route à 8h30 avec une pèlerine qui fait des marches de 50 km par jour.

On s’arrête manger vers 12h30 et on repart pour 1h30 de marche.

Bref, pas de soleil pour aujourd’hui, mais il revient demain.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : On se balade dans les rues de la ville, nous visitons quelques boutiques et on recroise un groupe de quatre normands que l’on suit depuis le début. C’est leur dernier jour, ils nous invitent à boire un verre un diabolo/pomme pour nous deux. D'ici la fin du séjour on pourra faire un classement des meilleurs diabolos.

Arrive le moment du repas, nous recevons la bénédiction et entamons le repas, la salle est pleine d'au moins 80 pèlerins. Après le repas, le Frère nous présente le tympan de l’église, c’est le jugement dernier, il nous explique chacun des personnages. Le temps est un peu long, surtout sous cette pluie fine. On finit la soirée par un concert de 4 instruments dans l’abbaye, ça sublime les instruments.

Ce matin, un petit déjeuner bien copieux et on part marcher avec Manon, on a le même rythme, sauf qu’elle marche en moyenne 40 km par jour, la veille elle en a fait 54.

On arrive à Livinhac vers 14h30 et on fait quelques parties de yams pour passer le temps jusqu'à ce que le gîte ouvre à 15h30.


Mardi 14 avril : Livinhac le Haut ---> Figeac  (23 km)

 

B : Ce matin, réveil à 7h30. On descend déjeuner et on décolle à 9h. Sur la route, je sens une douleur au tendon d’Achille.

Après 15 km, on s’arrête manger (pâté pour moi pour changer) (mdr) puis on se fait une série de tractions avant de reprendre.

Avant d’arriver à Figeac, mon tendon me fait mal, du coup en rentrant, on décide que demain on fera une petite étape pour que je n’aie pas encore plus mal.

Bref, ce soir c’est “tosty crousty” à manger (un régal)

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Une nuit dans un gîte plutôt classique. Les oreillers étaient au top ! Ça fait vraiment la différence pour une bonne nuit.

J’initie B aux échecs, il capte rapidement les règles, on va regarder pour un échiquier de voyage.

On est encore les derniers à partir. Ce matin, B a une petite douleur au talon d’Achille.

La marche est agréable, peu de dénivelés, sous un grand soleil.

A l’arrivée, la douleur s’est accentuée, on décide d’aller voir en pharmacie s’ils ont des talonnettes pour soulager.

On appelle Jean-Michel, le responsable de marche, et on décide d’annuler la variante de la voie de Célé qu’on avait prévu de faire car il y a beaucoup plus de dénivelés et qu’on préfère jouer la sécurité. Il nous reste tout de même 1300 km à faire.

En descendant en ville, on croise des pèlerins qui nous invitent à boire un verre (diabolo grenadine cette fois-ci).


Mercredi 15 avril : Figeac ---- > Bédier  (12 km)

 

B : Aujourd’hui pas de réveil. Je me lève à 8h.Je vais prendre mon petit déjeuner.

Hier, la dame du gîte nous a dit qu’on pouvait rester jusqu’à midi, donc vu qu’on ne marche pas beaucoup, on décide de faire une séance de sport. Record de pompes 75 en 3 séries, puis on décolle vers 10h30

Sur la route, on fait la connaissance de Max, un pèlerin super gentil, donc on a marché toute la journée avec lui.

Arrivée au gîte à 15h30 avec Max qui me régale d’un coca.

Ce soir, on est surclassés au gîte, on a une grande chambre avec salle de bains et tout. Bref, on est bien.

C’est tout pour aujourd'hui !

 

Yann : Aujourd'hui, on prend le temps ! On a divisé l’étape en deux, nous ne ferons que 12 km. On boit 3-4 verres d'eau chacun, bon, c’est que B a une tendinite, mais bon ça ne me fera pas de mal. Résultat, les premiers kilomètres sont ponctués de pauses pipi.

Rapidement, on rencontre Max avec qui on passera la journée. Il donne un avant-goût du bivouac à B en nous proposant un café après le repas partagé de ce midi.

La marche se passe bien, les talonnettes soulagent B.

En arrivant au gîte, notre réservation n'avait pas été prise en compte, on nous met donc dans la suite parentale. Ça régale

On fait notre routine du soir, douche, on en profite pour laver nos vêtements de la journée, puis on écrit le blog, on réserve les prochains jours et on profite de notre temps libre pour lire, jouer et discuter.


Jeudi 16 avril : Béduer --- > Cajarc (19 km)

 

B : Hier on est passés de “surclassés” à une “chambre normale” et en plus on a fait des pâtes au micro-ondes (mdr)

Bref, ce matin, je me lève à 7h30, je vais déjeuner et on prend la route à 9h.

Comme d’habitude, on est les derniers à partir.

On fait 19 km et on s’arrête manger, plus une pause bronzette vu qu’il y a du soleil.

On repart vers 13h30 et on arrive vers 15h à Cajarc.

Bref, rien de nouveau pour aujourd’hui

 

Yann :  Journée du point de vue de mon sac à dos :

A peine arrivé au gîte, on me descend des épaules. Je les entends s’exclamer :

“Ah, enfin”. Des fois, je me dis que je suis de trop.

Ensuite, ils m’enferment dans une petite pièce avec mes semblables. Ils partent avec mon contenu et ne reviennent que 12h après.

Des fois, j’ai la chance de les accompagner au dortoir, mais ils m’enferment dans un sac plastique. J’ai entendu dire que c’était à cause des punaises de lit.

Au petit matin, ils me remplissent de nourriture, gourde pleine et vêtements humides attachés à mes clips. C’est reparti pour une journée à me faire balader.

Fréquemment, ils s’arrêtent pour prendre une barre de céréales, une gorgée d’eau ou plus longuement pour un pique-nique.

Ils m'ont dit que dans quelques jours, ils me chargeraient encore plus avec une tente et un hamac. Je suis sur le point de craquer !


Vendredi 17 avril

 

B : Ce matin, je me lève à 7h30, je descends prendre mon petit déjeuner, puis on prend la route à 9h.

Dès les premiers pas, j’ai mal au tendon, du coup, Yann décide d’appeler Jean-Michel (responsable de marche) pour lui dire qu’on ne fera pas l’étape aujourd’hui, mais il décide qu’on aille jusqu’à Cahors en stop.

Du coup, on a fait  du stop et on nous a posé à Saint Cirq Lapopie, on a visité et mangé là-bas.

A 14h, on descend pour prendre un bus mais il était complet, donc on a refait du stop jusqu’à Cahors.

A l’arrivée, on est allés à la pharmacie prendre des médicaments et une pommade pour mon tendon

Ce soir, c’est pizza surgelée et pâtes

C’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : B a bien résumé la journée. J’ai plus grand chose à raconter.

Tout cela s'est passé dans la bonne humeur, même si le stop sous un soleil de plomb après avoir vu le bus nous passer sous le nez, c'est pas rigolo.

Mais bon, pas le choix de sourire si on veut avoir une chance d'être pris : B a même enlevé son bonnet pour l’occasion, c’est dire !

On regarde quotidiennement le blog et les commentaires, l’occasion pour nous d'échanger sur nos familles et amis. Merci pour votre soutien 🧡 

Nous passerons les prochains jours dans un airbnb dans le centre de Cahors pour pouvoir nous reposer au maximum.

 

Samedi 18 avril : Cahors

 

B : Aujourd’hui, c’était repos, du coup, j’ai fait la grasse matinée jusqu’à 9h, après j’ai pris mon petit déjeuner.

Après avec Yann on a fait une grosse séance de sport (pompes, abdos, gainage)

Après on est allés faire un tour au marché voir s'il y avait des lunettes et acheter des légumes (avocat, carottes et concombre) parce que ce soir on fait des sushis. Après on est passé à Carrefour prendre le reste.

Un peu plus tard, on est passés dans un magasin de jeux pour prendre un petit jeu d’échecs

Bref, c’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : Objectif du jour : se reposer au maximum sans trop tourner en rond ! Pas facile surtout qu’il fait encore très beau aujourd’hui.

Cuisiner est une bonne occupation pour ça, petites courses, préparation du repas, manger et sieste, parfait ! Et on recommence le soir.

On prendra tout de même le temps de préparer nos sacs à dos avec le matériel de bivouac reçu à la poste restante, les sacs sont tellement plus lourds. Je décide tout de même d’acheter un petit jeu d’échecs. B accroche bien avec le jeu et pourtant je ne suis pas tendre avec lui.

Lors de notre petite sortie pour aller chercher le jeu, B me dit qu’il ne sent quasiment plus son tendon, c’est encourageant pour la suite du périple.

 

Dimanche 19 avril : Cahors

 

B : Ce matin, je me suis levé à 9h. Je prends mon petit déjeuner.

Après : notre rituel séance de sport avec Yann

Après on va visiter la cathédrale et faire tamponner nos crédentiales. D’ailleurs, c’est la  plus belle cathédrale que j’ai vue depuis le début de la marche puis on est rentrés manger (purée - jambon)

Puis, comme d’habitude, j’ai fait ma sieste jusqu’à 15h30.

Ensuite, on est allés voir le film Compostelle au cinéma.

Ce soir, c’est sushis

C’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : Encore une journée calme, on va à la cathédrale, histoire de rythmer la journée.

Il fait beau et chaud, l’équivalent d’un jour d’été en Bretagne. Mon petit corps de breton risque de transpirer le “beurre” en Espagne !

On profite du airbnb pour faire une vraie lessive, ça change du rinçage de chaussettes dans le bac de douche.

Cet après-midi on va voir Compostelle, ça faisait longtemps qu'on voulait le voir avec B.

J’ai essayé d’avoir une réduction, car on fait ”comme dans le film”, ça n’a pas marché, dommage.

On a tous les deux passé un bon moment, même si ça nous a spoilé quelques paysages, notamment l’arrivée à Saint Jacques.

Adam, le jeune du film est beaucoup plus compliqué que B, j’espère que ça ne va pas lui donner des idées. Ah Ah Ah !

 

Lundi 20 avril : Cahors --- > Lascabanes (22 km)

 

B : Ce matin, on reprend la rout vu que mon tendon est remis à neuf.

Bref, ce matin, le réveil sonne à 7h30. Je vais prendre mon petit déjeuner et on décolle à 9h pour aller à la poste renvoyer des affaires dont on n’avait plus besoin.

Après on est passés à la boulangerie acheter un sandwich (kébab curry pour moi). Puis on prend la route à 10h.

Sur la route, on croise de nouveaux pèlerins.

Aujourd’hui, 26°c j’ai brûlé sur la route, mais c’est pas une raison pour enlever mon bonnet (mdr).

Bref ce soir, première nuit en bivouac, ça va être cool.

C’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : C’est la reprise, cool ! B est plein d’entrain. Je ralentis le rythme, on s'est déjà fait une frayeur, ce serait trop dommage de se blesser sérieusement

Sandra de la petite famille qu’on a croisée sur l’Aubrac nous a envoyé un colis avec 2 camelbags, malheureusement on repart plus tôt que prévu et le colis n'est pas là ce matin.

La journée a été chaude, heureusement la  plupart des chemins étaient à l’ombre des très nombreux chênes de  région.

Le printemps et le sud se font ressentir, huppe, rossignol, loriot s'en donnent à coeur joie, des oiseaux que je n’ai pas l'habitude de voir par chez moi.

Le poids des sacs   se fait ressentir, habituellement, nous avions un peu d'avance sur la nourriture. Désormais, nous ferons au jour le jour afin de limiter la charge. Nous avançons dans la saison et tous les commerces sont ouverts, ce ne sera pas un problème.

1er montage de tente pour B ce soir, après avoir bien rigolé, je l’ai aidé pour éviter qu’il ne voie rouge.


Mardi 21 avril : Lascabanes ---> Lauzerte (25 km)

 

B : Ce matin, je me suis réveillé dans le hamac, j’avais froid. Mais sinon la nuit s’est bien passée, le chant des crapauds était présent.

Bref. Je prends mon petit déjeuner et on prend la route à 9h. Comme d’habitude, on est les derniers.

Sur la route, on rencontre deux pélerines trop drôles (Clémentine et Zoé). Bref. On a fait la route ensemble.

Arrivé au gîte, j’ai enfin réussi à monter ma tente sans serrer (mdr)

Bref, c’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : Première nuit en bivouac, ça change du gîte. Nous avons plusieurs dispositions de couchage possible, une tente, un hamac + un tarp (sorte de bâche) pour protéger de la pluie ou alors le tarp en mode tente mis en place grâce aux bâtons de marche.

C’est clairement pas optimisé au niveau du poids, mais ça permettra à B de tester plein de dispositions et puis quel bonheur de se poser pour bouquiner dans un hamac.

Ce midi, on s’arrête prendre un sandwich à Montcuq (on prononce le dernier q). Les jeux de mots fleuris ont occupé notre journée, on a même sorti le crédencial pour avoir le tampon de Montcuq

On avait prévu de re-marcher une heure avant de manger, mais comme on a recroisé Max qui est en repos, on prendra notre pause avec lui.

On passe l’après-midi avec d’autres pèlerins et on demande au gîte où ils dorment, si on peut mettre les tentes dans le jardin. Normalement, non, mais c’est ok. Cool. La tente apporte vraiment plus de liberté.


Mercredi 22 avril : Lauzerte --- > Moissac (30 km)

 

B : Ce matin, je me réveille en tente, cette fois j’ai super bien dormi.

Je vais prendre mon petit déjeuner (gâteaux chinois et café)

On décolle à 8h30, on n’est pas les derniers pour une fois.

Sur la route, un grand soleil.

On s’arrête manger au bord de la route pour casser la croûte, puis on se remet en route.

Arrivés à Moissac, on s’est pris un petit diabolo, puis on est allés au gîte.

J’ai monté ma tente, mais il pleut et il y a de l’orage. La nuit s’annonce un peu dure.

Ce soir, c’est rougail saucisse, ça régale.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Hier l’étape de l’après-midi était un peu longue, surtout avec la chaleur. Ce matin, on décide donc de partir 30min plus tôt : on met un bon 20 mn à plier le camp.

La matinée est agréable. Quelques nuages et un léger vent. On est dans une région nettement plus agricole, on marche entre les champs de lin, la terre à nu et les grandes exploitations fruitières.

Les heures tournent et les nuages s’en vont. L’après-midi sera sous le cagnard et sur l’asphalte. On arrive à l’entrée de Moissac et il nous reste 3 km pour rejoindre le centre.

La ville est assez grande, si on veut faire du camping sauvage, il faut refaire 3 km, on est moyen chaud. On appelle donc les différents gîtes et on trouve une place dans le jardin d’un d’entre eux. Notre hôte a une annulation de dernière minute et nous offre la demi-pension.

Il y a eu un petit orage en début de soirée. Normalement, le reste de la nuit sera plutôt calme. Ça nous permet de tester l’étanchéité de nos installations.


Jeudi 23 avril : Moissac ---> Auvillar (19 km)

 

B : Hier soir, on est arrivé au gîte où la dame est super gentille, elle a offert le repas, en plus, c’était rougail saucisse. Ce n’était pas le meilleur que j’aie mangé, mais c’était super bon.

Bref, la pluie se met à tomber, mais ça n’a duré qu’une demi-heure, donc ça va.

Ce matin, réveil à 8h, je prends mon petit déjeuner. J’étais refait, il y avait du nutella.

Puis on prend la route à 9h30 sous le soleil. Aujourd’hui c’était tranquille, que du plat.

Ce midi, gros sandwich (une baguette) puis on reprend la route à 14h.

Ce soir, c’est resto pizza, ça régale.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : La nuit a été bonne pour nous deux à part le réveil à 6h à cause du train qui passe à 50 m du jardin.

Aujourd’hui, les températures baissent et on marchera les 19 km le long du canal. Il nous restait de l’énergie en arrivant, on en a profité pour visiter Auvillar, sa tour de l’horloge et sa halle aux grains.

Par ici, les bâtiments sont faits d’un mélange de pierre calcaire, de briques et de galets de rivière.  A de nombreux endroits, les briques sont érodées, peut-être à cause des enduits ciment qui ont recouvert les murs pendant des années.

Sur les murs, on voit fréquemment des pastilles montrant la hauteur d’eau de la crue de 1930 : 9m30. C’est vertigineux.

Je viens de lire le blog de B pour qu'on ne note pas la même chose. Ça va, il parle principalement de nos repas. Ah ah !

Bref, c’est tout pour aujourd’hui.


Vendredi 24 avril : Auvillar ---> Miradoux (18 km)

 

B : Hier soir, on est allés au resto (au cap de Puech) ; pour moi, c’était entrecôte avec des frites ; on a trop bien mangé.

Ce matin, je me réveille tout seul à 6h45, puis le réveil sonne à 8h. On prend le petit déjeuner, puis on décolle à 9h.

Sur la route, on retrouve Tick et Tock (Clémentine et Zoé) du coup on a passé une journée à bien rigoler. Si vous passez par-là, merci pour les jours qu'on a passés ensemble et aussi pour la carte. Bref, aujourd’hui encore une bonne journée.

Ce soir, c’est saucisse et semoule.

Bref, c’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Hier soir, on a profité du petit bonus financier que Sandro nous a laissé pour faire un chouette restaurant à deux pas du gîte. On sera rejoints par Zoé et Clarm avec qui on rigole bien depuis quelques jours. Aujourd’hui, c’est leur dernier jour, on fait la rando ensemble. On reste à Miradoux jusqu’à 16h, il leur restera encore 15 km pour rejoindre leur gîte.

On se met à la recherche d’un gîte. Il y en a un sympa à 2 km sur la route ; on voit un petit coin sympa avec une étang à côté d’une ferme. On va voir s’il y a du monde pour faire du bivouac sauvage. Personne n’est là, tant pis, on continue sur le plan initial.

Le spot de ce soir est super sympa, en haut d’une colline avec une cuisine équipée, une bonne soirée en perspective.

 

Samedi 25 avril  : Miradoux ---> Lectoure (12 km)

 

B : Hier, on a passé la soirée, bien accompagnés au gîte. C’était cool. On est aussi allés visiter un château en ruines. On a vu deux mouettes et un lièvre.

Bref, ce matin, je me lève encore sans réveil à 7h, c’est bien. Je prends l’habitude. Je remballe ma tente et j’attends 8h que Yann se lève pour déjeuner.

Aujourd’hui, c’était une petite étape, du coup comme à 12h on était presque arrivés, on a fait une partie d'échecs. J’ai enfin battu Yann (mdr)

Ensuite, on arrive à Lectoure et on est refait parce qu'on a croisé Tick et Tock avant qu’elles rentrent chez elles.

Après, on a mangé une pizza, on est allés aux sources thermales.

Bref, aujourd’hui, c’était grave bien.

 

Yann : La moyenne d’âge d’hier était étonnante. On était 8 et du haut de mes 29 ans, j’étais le plus vieux.

B est totalement autonome sur le montage/démontage du camp et ça nous prend de moins en moins de temps.

L'étape d’aujourd’hui est microscopique, on la fera dans la matinée.

On mange dans une pizzeria le midi, puis on se balade dans la ville. Ici il y a des brocantes partout. Plusieurs d’entre elles se sont associées pour ouvrir une brocante géante dans l'ancien hôpital.

On flânera une heure là-bas, à se montrer des objets plus bizarroïdes les uns que les autres.

Puis on passera le reste de l’après-midi aux thermes, piscine, sauna, jacuzzi. Elle n'est pas belle la vie !!

Comme le donativo du presbytère était plein, on s’est rabattus sur l’aire de camping car on a trouvé un petit coin de verdure pour mettre tente et hommes.

A l’heure où j’écris ces lignes, B prépare une fondue de poireaux/lardons à la popote.

 

Dimanche 26 avril : Lectoure ---> Condom (33 km)

 

B : Hier soir, premier camping sauvage, première nuit en tente où j’ai mal dormi. Ce matin, le réveil était dur, mais après le café ça a été mieux.

On prend la route à 8h30 pour la grosse journée qui nous attend.

Vers 10h, on s’arrête acheter des sandwichs sur la route et on croise les 4 filles avec qui on était au gîte avant hier et elles nous proposent de manger avec elles.

Après avoir mangé, j’ai pris une glace. D’ailleurs merci Maelys pour la glace. Et après on a repris la route.

Arrivé au camping à 18h30, je suis claqué mais ça va pour moi.

Bref, après-demain c’est 34 km. On va “douiller” (mdr)

Bref, c’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : 7h, le réveil sonne. Je sors du hamac. 7h02 Je toque à la tente de B. Il grommelle ; il a passé une mauvaise nuit car sa tente était légèrement en pente.

Je lui parle de la rando du jour, soit on passe par Romieu qui a l’air très jolie, soit on prend un raccourci qui nous économise 4 km, il grommelle.

Je lui laisse le dernier mot, vu que la nuit n’a pas été simple.

A 10h, on croise des pèlerines qui vont manger à Romieu, finalement on y ira aussi et il ne grommellera plus.

On traîne un peu le midi et on repart pour 15 bornes, la météo est plutôt fraîche, mais les derniers kilomètres sont durs, je sens une douleur arriver sur l’avant du tibia, je grommelle.

Sûrement une tendinite… glace, crème, eau… On connaît la musique, ça tombe bien demain on est en repos.

On a loué une tente dans un camping avec cuisine et deux chambres. Le seul hic c'est qu’on est à 1,5km du centre.


Mardi 28 avril : Condom ---> Montréal du Gers  (16 km)

 

B : Ce matin, réveil à 8h. Je prends mon petit déjeuner.

A 8h30, on fait le nettoyage de la tente de camping avant de partir.

On prend la route à 9h30. Sur la route, on fait un petit détour pour visiter un des plus beaux villages de France. C’était cool. Le village était entre de grandes murailles.

On reprend la route jusqu’à 13h avant de faire une petite pause midi (barre de céréales et des fruits)

On arrive au village qui s’appelle Montréal du Gers, c’est là que nous allons dormir ce soir. On s’est fait payer un diabolo par un couple de belges.

Après, nous faisons encore 1 km pour rejoindre notre gîte où l’on dort ce soir.

Ce soir c'est : brandade de morue, ça régale.

C’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : L’étape du jour faisait 34 km. C’était un peu risqué avec la tendinite. On la divisera donc en deux.

Une fine pluie arrive au moment de quitter Condom ; on mettra la capote pour protéger nos sacs.

Je pourrais également faire des jeux de mots sur la rivière de la Baisse qui traverse la ville, mais ça commencerait à être un peu lourd.

La randonnée se passe bien, par de fortes douleurs.

L’ambiance du jour est plutôt molle, le temps orageux y est certainement pour quelque chose.

On arrive vers 16h dans un gîte/camping, un peu limite, mais ça fera très bien l’affaire pour la nuit. On ne peut pas toujours être reçus comme des rois !

On occupera notre soirée à écrire des cartes postales et je pense que nous ne traînerons pas pour rejoindre nos matelas ce soir.


Mercredi 29 avril : Montréal ---> Eauze  (16 km)

 

B : Hier soir, il a plu toute la nuit, mais ma tente est restée au sec.

Ce matin, réveil à 8h. Je vais prendre mon petit déjeuner (bol de céréales), puis je remballe ma tente.

On prend la route à 9h30, nous nous sommes arrêtés à un café. Là, on a croisé que de nouveaux pèlerins.

Ce midi, on a mangé quand on a fini l’étape au bord d’un lac, là où l’on dort ce soir.

Ce soir, on retrouve Max, un pèlerin avec qui on avait marché il y a un moment. On campe ensemble ce soir.

Là, on est en ville. On va faire les courses et après on retourne au lac.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Il a plu une bonne partie de la nuit, le tarp tendu en diagonale au-dessus du hamac m’a permis de rester au sec. Il y avait même un côté agréable à entendre l’impact des gouttes.

Parfois, pour le petit déjeuner, nous prenons des céréales et 1l de lait qu’on finit en une fois.

Le ventre plein, nous partons en marche. Depuis quelques jours, les paysages changent, les bosquets sont plus nombreux et les vignobles prennent le dessus une grande partie des ceps à moins de 10 ans, certains sont même entourés de plastique pour les protéger.

Ceci s’explique car des porte-greffes italiens ont transmis un virus menant à l’arrachage des pieds contaminés. Cf: une pèlerine agronome.

En milieu d’après-midi, nous arrivons à Eauze où nous nous ferons encore payer un diabolo, c’est fou, quasiment tous les jours, on nous khalass (cf B)

Ce soir, on fait notre premier vrai bivouac sauvage.


Jeudi 30 avril :  Eauze ---> Nogaro (22 km)

 

B : Hier soir, dans la nuit, je me suis levé et il y avait un chevreuil. Il m’a gu… dessus, du coup, je suis direct rentré dans ma tente (mdr)

Ce matin, réveil à 8h sous la pluie, ça a duré toute la journée. Bref. On a pris le petit déjeuner sous le tarp de Yann.

On a pris la route à 10h, sur la route on a vu un étang il y avait une falaise. Il y avait des oiseaux multicolores et des ragondins. C’était stylé

Arrivés au gîte, on retrouve tous les pèlerins que l’on connaît depuis une semaine. C’est carré.

Ce soir, on prépare une grosse tartiflette pour 8 personnes. Bref, ça régale.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : On est partis un peu tard ce matin, on a loupé la première vague de pèlerins. On passera donc la matinée à marcher seul avec B

On mangera à midi nos salades et sandwich triangle à l’abri d’une arène

Dans l’après-midi, nous passons juste à côté d’une grande colonie de guêpiers d’Europe, de magnifiques oiseaux multicolores nichant dans les falaises de terre. Un élanion blanc, petit rapace blanc et noir plutôt badass avec des yeux rouges vient mettre le bazar dans le groupe d’oiseaux, une très belle observation.

Avec le soleil de l’après-midi, la bonne humeur revient et nous organisons un repas avec 5 autres pèlerins, tartiflette et pancakes. Les gens feront les timides, mais il ne restera pas grand-chose à la fin du repas.

 

Vendredi 1er mai : Aire sur l’Adour (28 km)

 

B: Ça fait un mois que nous marchons, déjà 572 km, ça passe grave vite.

Bref, ce matin, réveil dans la tente qui a un peu pris l’eau, mais bon, ça fait partie du jeu.

Je prends mon petit déjeuner, puis on se met en route à 9h15 avec Max,

A 12h45 on fait la pause, petite sieste jusqu’à 14h, puis on repart.

Arrivés à Aire sur l’Adour à 16h30, on passe au bar, Max encore régale un coca et après on va au gîte.

Ce soir, le gîte a une piscine, donc petit plouf.

Bref, après c’est la fête foraine, ça régale.

C’est tout pour aujourd'hui

 

Yann : Aujourd’hui, c’est le 1er mai, la fête du travail, moi je ne bosse pas !

Va falloir que B s’occupe de la gestion du séjour ! Ce matin, on part en même temps que Max, on passera la journée ensemble.

On s’arrête prendre des sandwichs, on nous a dit hier que la boulangerie était ouverte.

La météo est plus clémente, on aura même du soleil en fin de journée.

Après les 28 km d’aujourd’hui, on a grand-hâte d’arriver boire un verre, mais on n’est pas sûrs de trouver quelque chose d’ouvert. Finalement, bonne surprise, c’est les arsouillos, fanfare, concerts, fête foraine, il y a plein de monde au village.

B nous réserve un gîte et, bonne surprise, il y a une super piscine et le soleil qui va bien. Ni une ni deux, pouf !

On mange pas trop tard, puis on ira profiter de la fête.

 

Samedi 2 mai : Aire sur l’Adour ---> Pimbo  (28 km)

 

B : Ce matin, réveil à 7h15. On prend le petit déjeuner et on est en route à 9h45, alors qu'on devait partir à 8h30

Sur la route, Maud, Lory et Hélène marchent avec nous.

On fait la pause déjeuner à 12h30. On a fabriqué une table avec des rondins et des planches en bois.

On se remet en route à 13h30. Sur la route, on joue à un jeu qui s’appelle “contact”. C'était cool vu que Yann était animateur. Il connaît des petits jeux.

Arrivés au gîte à 17h 15, la route était longue, il n'y avait que des lignes droites interminables, mais ça l’a fait.

Ce soir, c’est pâtes au fromage avec du jambon. C’est carré.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : On a prévu de marcher avec Max, Hélène et Lory aujourd’hui. Ce sera notre dernière journée ensemble, car nos étapes des prochains jours sont plus grandes que les leurs.

Je me réveille avec une petite douleur aux côtes et un bleu au mollet, ça doit être les auto-tamponneuses d’hier soir. Je ne pensais clairement pas faire une fête foraine sur le chemin de Saint Jacques.

Les “au revoir” sont aussi fréquents que les rencontres sur le chemin, ce matin ce sera les 5 daronnes comme elle se sont appelées et cet après-midi Max et les québécoises.

Ce soir, il y a 2 places de libre dans le gîte, on se laisse tenter et on fait bien car une énorme drache tombe juste après notre arrivée.

Il y beaucoup de nationalités ce soir, B fait ses premiers pas en anglais, pour le moment il se débrouille bien et arrive à se faire comprendre.

 

Dimanche 3 mai : Pimpo ---> Pomps (28 km)

 

B : Hier à table, j’ai essayé de parler avec des anglais. J’ai galéré, mais je comprenais un peu de quoi ils parlaient

Après avoir mangé, on est allés faire un tour à la fête à côté du gîte parce que le gars qui rappait était bon, les gens étaient un peu saouls, mais je me suis entendu avec un peu de gens, c’était trop drôle

On a aussi vu des tritons marbrés dans une petite fontaine

Bref, arrivés au gîte à 16h, j’ai fait ma petite sieste et là on va faire à manger.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Hier soir, il y avait une soirée/concert juste à côté du gîte. Après avoir mangé, on se motive à aller faire un tour, il y a un gars qui rappe plutôt pas mal et l'ambiance est sympa.

Deux gars viennent discuter avec nous, la cinquantaine et ayant déjà bien profité de la soirée, plutôt sympa, on rigole bien. L’un deux nous invite au café le lendemain à 5 km de là. C’est sur notre route.

On arrive là-bas, à 10h30, personne, il doit sûrement être trop tard, il a dû penser qu'on ne viendrait pas et est parti faire autre chose.

La journée de marche sera calme, pas grand monde et on ne discutera pas beaucoup, ça fait du bien des fois.

On arrive au gîte vers 16h, la fleur au fusil, comme d’habitude. Il nous ouvre un dortoir rien que pour nous. Cool. On va bien dormir car on s’est couchés un peu plus tard ces derniers soirs.


Lundi 4 mai : Pomps ---> Maslacq

 

B : Hier soir après avoir mangé, on a fait un jeu de société avec des allemandes, on a joué au skyjo et one mind .

Ce matin, je me suis levé à 7h 30. Je vais prendre mon petit déjeuner et après on a installé une appli pour apprendre l’anglais. J’ai fait une leçon de 15 mn.

On prend la route vers 9h, sur la route vers 11h30 il se met à pleuvoir, donc on décide de se mettre à l’abri pour manger en attendant de laisser passer la pluie.

On repart à 14h sous une légère pluie et on arrive au gîte à 15h40

Ce soir, on prend le repas au gîte, donc je ne sais pas ce qu’on va manger.

Bref c’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Hier, on a passé la soirée avec deux allemandes. La discussion est plus facile avec les personnes non anglophones. Après avoir mangé, des petits jeux occupent notre soirée.

Le soir, je finis le tome 2 du Bourbon Kid que B attendait avec impatience.

L’étape d’aujourd’hui est petite et il va encore pleuvoir, on trouve un petit abri où on laissera passer l’averse. Pendant ce temps, on mangera notre repas du midi et on lira une grosse heure jusqu’à l’accalmie.

On arrivera avant la deuxième averse de pluie au gîte. Encore une fois, un accueil les bras ouverts, les gens ont presque honte de nous laisser dormir dehors. Ils nous proposent toujours un panel de solutions.

Pour moi, ce sera hamac entre les poteaux de la terrasse couverte et B mettra son matelas au sol dans la salle commune.

Le gîte de ce soir est vraiment magnifique, les murs sont intégralement en pierre de rivière fraîchement jointées. On ne pensait pas prendre demi-pension, mais l’odeur nous a convaincus

 

Mardi 5 mai : Maslacq ---> Navarrenx (22 km)

 

B : Hier, le gars du gîte était grave gentil, il m’a dit que je pouvais dormir dedans parce qu’il pleuvait (c’est ce que j’ai fait) en plus il nous a offert la nuit et la machine à laver. Trop gentil.

Bref, ce matin réveil à 7h, on prend le petit déjeuner qui était énorme, ensuite on prend la route à 9h45. Sur la route, on a pris la flotte, mais ça l’a fait.

Bref, on s’est arrêtés manger dans un mini-snack où le gars avait une tenue chelou pour un gars de la cinquantaine (jupe en jean, pull et ongles vernis), mais ça va, c’était un bon.

Arrivés à Navarrenx à 15h30 on retrouve Denis qui avait mal. (Si tu passes par là, Denis, encore merci pour la chambre d'hôtel, ça régale.)

Ce soir, c’est crousty pour moi, ça régale.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : On ne s’était pas trompés, le repas était excellent et en quantité. On avait déjà le ventre bien plein avant le dessert, celui-ci a mis le coup de grâce à B qui a dû aller s’alléger une fois sortie de table.

Après 5 mn de marche, on s’aperçoit que B a oublié son kway, demi-tour. Bon, je ne suis pas mieux, la veille j’ai oublié mon savon, ça allège les sacs de ne pas avoir de tête.

On s’arrête manger un sandwich à l’omelette ce midi, original mais pas mauvais. Je discute avec le tenancier qui souhaite arrêter pour pouvoir aller aux champignons, bricoler.

Je lui réponds : “il en faut du temps pour vivre”, la phrase lui plaît, il la notera à l’entrée de son bar avec mon nom. La classe !

Arrivés à Navarrenx, on boit notre diabolo, c’est un de mes moments préférés de la journée où tu recroises tous ceux avec qui tu marches pour échanger quelques mots.

Ce soir, on prévoit :  bivouac sauvage après une douche au gîte communal.


Mercredi 6 mai : Navarrenx ----> Harambeltz (38 km)

 

B  : Hier soir, je décide de me coucher pas trop tard, pour les 38 km du lendemain, donc à 22h je vais me coucher.

Ce matin, réveil à 4h30. Je veux me faire couler un café, mais la cafetière ne marche pas bien, ça m’a gonf… Bref. Départ à 5h à la frontale, on décide de partir de nuit pour le délire.

Bref vers 8h, on fait une pause déjeuner et on repart jusqu’à 11h où l’on s'arrête manger. On repart à 12h30 pour encore 3h30 de marche.

On arrive dans le Pays basque. Arrivés en haut de la dernière montagne, vue sur les Pyrénées. Incroyable.

Bref, on arrive au gîte à 16h. J’ai mal au pied, mais je ne suis pas fatigué.

Bref !  38 bornes. Nouveau record pour nous, c’est carré.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : Dring (bon, en vrai mon réveil ne fait pas ce bruit) 4h15 le téléphone sonne, il est l’heure. Comme on était à l’hôtel, pas de camp à plier, le sac est vite fait. 4h45 on est en bas, la clope du sportif et on se met en route.

Rapidement, on arrive dans des chemins de forêt, l’ambiance est sympa. Le gazouillis aigu du rouge-gorge annonce le jour, suivi du merle, puis tous en cœur et enfin… la pluie. On commence à en avoir l’habitude, on enfile le k-way, la protection du sac est déjà en place.

Les Pyrénées approchent à grands pas, les paysages changent, les moutons se suivent à la file indienne comme des lignes topographiques.

Après la pause de midi, c’est dur de repartir, il reste 15 km. On hésite à prendre un raccourci de 3 km mais on tient tous les deux à faire cette étape entièrement

Finalement l'après-midi est passée rapidement entre observation des premiers vautours, cueillette de cerises après avoir demandé à l’agricultrice et dégustation

Ce soir, le gîte est plein, mais on nous propose encore de dormir à l’intérieur sur des matelas au sol, vu la météo, on ne refuse pas.

Notre matos de camping nous sert uniquement de devanture ces derniers jours.


Jeudi 7 mai : Harambeltz ---> Saint Jean Pied  de  Port (26 km)

 

B : Hier soir, on a grave bien mangé et après avoir mangé avec quelques polaires, on a fait un rang de paroles où tout le monde disait ce qui l’avait poussé à faire Saint Jacques. C’était cool.

Bref ! Ce matin, réveil à 7h30 dans le canapé (je ne voulais pas me lever mais pas le choix), on descend déjeuner puis on prend la route à 8h45. Aujourd’hui, retour du soleil, ça régale après presque deux semaines de pluie.

Bref ! On a fait la moitié du chemin, ça y est on est à Saint Jean Pied de Port, comme on dit, l’autre moitié on l’a fait sur un pied.

Bref, ce soir, c’est resto, ça régale

C’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : L’ambiance d’hier soir était chaleureuse. Souvent lorsque les gîtes sont tenus par des personnes catholiques pratiquantes, on sent beaucoup de bienveillance et on y est bien accueillis.

Le soleil nous accompagne toute la matinée, c’est un réel plaisir de randonner à travers les collines qui annoncent les Pyrénées.

Les brebis sont partout et avec elles des milliers de mouches partout, dès qu’on s’arrête manger, elles prennent d’assaut la moindre miette qui traîne.

On re-croisera plusieurs fois les deux allemandes Sabrina et Ina avec qui il est plutôt facile d'échanger en anglais.

En milieu d’après-midi, nous arrivons à Saint Jean Pied de Port. On a fait la moitié du parcours ! La ville est envahie de centaines de pèlerins de toutes nationalités. C’est une ambiance particulière, mais on se fond dans la masse à la recherche de visages familiers. Des fois, les gens nous interpellent, nous demandent comment ça va… S’ensuit un regard et un hochement d’épaules


Vendredi 8 mai : Saint Jean Pied de Port

 

B : Ce matin, je me suis levé à 9h40. Je descends boire un café, puis la dame du gîte nous dit qu’il faut partir et revenir vers 16h pour qu'elle fasse le ménage.

Du coup, on part faire les courses pour ce midi et ce soir et en attendant on fait une machine à laver

Après on va manger vers l’entrée de la ville pour voir si on ne croise pas des pèlerins.

Bref, après on est allés acheter un guide pour le camino norte

Après je suis allé me balade tout seul en ville pendant 45 mn, et ensuite on est allés boire un coup en ville.

Bref, après on est allés à la bénédiction des pèlerins.

C’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : Ce matin, après avoir négocié avec l’intransigeante patronne, on a pu libérer la chambre à 10h au lieu de 9.

L’ambiance ici n’est pas la même que sur le chemin, les gens sont plus pressés.

On ira se balader en fin de matinée, il y a une représentation de danses basques par des enfants, les gradins de l'arène sont bondés. J’ai particulièrement aimé une danse où chacun tient un ruban de couleur relié à un mat central. Au fil de la danse un tressage apparaît puis ils feront marche arrière jusqu’à revenir au point de départ.

On croisera quelques pèlerins qu’on a semés lors de notre grosse étape parmi eux Madeleine qu’on a eu plaisir à croiser de nombreuses fois et avec qui nous avions oublié de prendre une photo jusqu’à aujourd’hui.

 

Samedi 9 mai :  Saint Jean Pied  de Port ---> Bidarray (22 km)

 

B : Ce matin, réveil à 7h30. Je descends prendre mon petit déjeuner.

On passe à la poste pour Yann (à la base) mais quand  on arrive il y a deux colis pour moi.

Les éducateurs “merci Hyen mais mtn.” Je me retrouve avec 1 kg de plus en bonbons. Mais merci, vraiment ça régale.

Bref, on se met en route à 9h45 sur la voie de la Nive pour rejoindre Irun.

Vers 13h30, on s’arrête manger avec une vue de fou sur les montagnes, puis on repart pour 5 km

Arrivés au gîte à 15h30, on est passés faire les courses pour ce soir.

Bref, c’est tout pour aujourd’hui

 

Yann : Ce matin, B n’arrive pas à mettre la main sur son appareil photo, tout y passe, sii il a complètement disparu, il va falloir qu’on en ait le cœur net. Je lui propose de vider intégralement son sac et là, magie, l'appareil réapparaît. Il y a des fois, j’ai vraiment l’impression de m’observer !

Avant la poste, on recroisera Samy qu’on a déjà croisé plusieurs fois.  On échange nos numéros car la voie de la Nive que l’on va emprunter pour rejoindre le camino norte, n’est pas très bien balisée. Effectivement, on le retrouvera quelques kilomètres plus loin rebroussant chemin car il s’était trompé de voie.

On passera la journée ensemble, il nous suivra car j’ai la trace du parcours sur mon téléphone.

La randonnée d’aujourd’hui est grandiose perdue dans les montagnes

Pour ce soir, Samy a loué un studio, on se greffera à lui. J’écris ces lignes au sec pendant que l’orage de fin de journée nous conforte d’avoir pris un logement.

 

Dimanche 10 mai : Bidarray ---> Saint Pée sur Nivelle  (28 km)

 

B : Hier soir, on a fait à manger avec le gras du jambon cru qu’on avait acheté mais les pâtes qu’on avait prises avait un goût après pas bon. Du coup, on a fini le repas aux bonbons.

Bref, ce matin réveil à 7h, on prend le petit déjeuner avec Samy, un pèlerin avec qui on était au gîte. On prend la route à 8h15, toujours avec Samy, puis vers 11h on s’arrête boire un café avant de monter une montée  de 350 m de dénivelé sur 2,6 km.

Bref, moi je pars déterminé dans la montée et me retrouve au sommet en pas longtemps et j’attends Samy et Yann, mais 30 mn passent et personne alors je prends le téléphone de quelqu’un et je les appelle.

Bref, je me suis perdu, j’ai dû redescendre du sommet pour les rejoindre.

Après vers 13h30 on s’arrête pour manger, puis il se met à pleuvoir alors on ne reste pas.

16h30 : arrivés au gîte à Saint Pée sur Nivelle

Là il est 17h30 (je n'ai fumé qu'une clope aujourd'hui) c’est carré

Bref, ce soir c’est burger au restaurant, ça régale.

C’est tout pour aujourd’hui.

 

Yann : J’ai fait à manger hier soir. J’avoue que le gras du jambon ce n’était pas une bonne idée. On a fini la soirée avec une séance yoga proposée par Samy. C’est bien la première fois qu’on me dit que je suis souple

L’étape d’aujourd’hui fait 28 km avec 500m de dénivelé, en général les pèlerins disent que 100 d+ équivaut à 1 km de plat.

B loupe une intersection et arrive en haut de la montagne 500 m plus loin. Il trouve rapidement quelqu'un pour me joindre, mais il faudra qu’il soit plus vigilant et qu'il m’attende en cas de doute, même si pour sa défense, la voie de la Nive est moins intuitive et moins bien balisée.

Nos chemins se sépareront après avoir mangé avec Samy qui, lui, va vers Espelette pour ce soir.

Aujourd’hui, du haut de la montagne nous apercevons l'océan pour la première fois.

Demain, nous mettrons les pieds dedans.







L'Etat finance cette marche à hauteur de 80 %

Le reste est financé par vos dons



(Ces dons ne constituent pas de l'argent de poche supplémentaire pour le binôme mais nous permettent de financer leur marche)



                      ________________________________________



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79 commentaires


Marion la psycho
il y a 6 heures

Ouaaah ouh l'océan! Trop bien ! Bravo ! Je reviens de trois jours de marché en itinérance et j'ai hyper mal à un pied ! Alors franchement, je vous admire encore plus !

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Euskalherria du hd
il y a un jour

Kaixo à vous deux,

Félicitations pour ce nouveau record de km 💪

Vous êtes arrivés au paradis, le pays basque, profitez bien de ses paysages, de sa culture et de sa gastronomie.

Fier de toi míster B, un warrior

On pense fort à vous !!!

Muxu

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Christelle et Pierre
il y a 2 jours

Salut les garçons !

On voit que vous avez bien marché depuis qu'on vous a quitté à Lectoure... À vous l'Espagne! Ce fut une grande joie de vous avoir rencontré et accompagné quelques jours. On pense beaucoup à vous. On vous accompagne encore. Bravo B, bientôt St Jacques t'ouvrira les portes. Quelle belle victoire. Surveille bien Yann, essaye de le battre régulièrement aux échecs et bravo pour tes cours d'anglais. On continue à vous suivre. Bises de nous 2 à vous 2.

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Rikiki
il y a 3 jours

Beaucoup aimé vous suivre durant ce périple , simplicité , sobriété , rencontres , joie , bonne humeur , beaux paysages , et alternance des récits personnalisés marquant le rituel de cette marche , merci pour ce partage porté par une belle initiative .


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Invité
il y a 3 jours

Mmie cc B j ai vu la carte de papa...on pourra bientôt se parler au téléphone pour l instant c est super cette aventure..tu es très bien accompagné et bravo ..ttes ces rencontres vous apportent bcp de soutien au plaisir de continuer a vouslire encore..

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