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Marche de Juxxxx

29 juin
53 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 sept.


Marche de Juxxxx accompagné par Yves, puis Marius

 

Samedi 27 juin : Premier jour de marche – Rennes

 

J : Le premier jour de marche, j’ai rencontré mon accompagnant très drôle et très sympa, journée un peu dure, mais on a fait avec, puis on est arrivés à Rennes. Il y a eu des empêchements, donc on n’a pas pu faire les deux jours d'entraînement. Puis le lendemain, la marche a commencé par la cathédrale du Puy en Velay. La marche a été un peu dure, mais on a beaucoup discuté. Nous sommes arrivés, on a été accueillis magnifiquement. Franchement merci à eux.

 

Yves : ça y est, nous voilà sur le chemin avec J ! Son jeune âge et les conditions météo difficiles nous ont fait opter pour une étape courte. Nous voilà donc avec nos premiers 10 km dans les jambes. J apprécie le gîte et nos hôtes qui, en effet, nous ont très bien accueillis. Ça ne peut mieux commencer.

 

Dimanche 28 juin

 

J : Réveil facile, petit déjeuner très accueillant, départ à 9h30.

Chemin très dur à cause du soleil, petite pause à l’église, puis nous sommes arrivés au gîte. Merci pour l’accueil très convivial.

 

Yves : J n’avance pas vite, mais c’est une vraie star aux étapes. Il socialise très vite. Notre premier hébergeur m’a remis un long mot d’encouragement à lui remettre. J en a été très touché. La motivation est là, même si l’effort physique l’agace déjà un peu. Le rythme va se prendre. Cela ne fait que deux jours et les débuts d’une randonnée ne sont jamais faciles pour personne


Lundi 29 juin

 

J : Journée très ensoleillée, puis nous sommes allés manger. Nous sommes arrivés dans un village pour voir un monument. Puis nous avons pris la route et nous sommes arrivés. Je me suis baigné dans une rivière et j’ai sauté d’un caillou.

 

Yves :  Vive les vacances !!! Ça y ressemblait un peu aujourd’hui : du soleil, une baignade en rivière, du temps pour nous, mais je vous rassure, l’effort, même court de la marche, était là et le plaisir aussi


Mardi 30 juin

 

J : Hier, nous avons campé. Je me suis réveillé à 6h, puis on a commencé à faire les tentes pour partir le matin. Nous avons marché toute la journée avec une maman et son enfant. Nous avons bien discuté.

Ce soir, à Saugues, nous restons dans une ferme, puis j’ai joué avec les garçons de mon âge. Nous avons regardé le match. Vive la France

 

Yves : Une première nuit au camping réussie, tout autant que notre première vraie difficulté de marche depuis notre départ. Bravo à Julien.

Ce soir, match à la ferme, où J a pu apprécier la présence de deux garçons de son âge. Les vacances continuent


Mercredi 1er juillet

 

J : Ce matin, réveil très dur. Nous avons vu le match de la veille, donc petite nuit. Ensuite nous avons mangé un très bon petit déjeuner et nous sommes partis. Nous avons rencontré un groupe de séniors, fait un pique-nique et avons repris la marche. Donc, nous sommes arrivés au Sauvage au bout de 18 km

 

Yves :  Bien belle journée vers le refuge du Sauvage.

Toujours une belle expérience. Les étapes se rallongent et J vient de faire vaillamment ses premiers 18km d’affilée.

Installation de la tente dans le vent, ce qui amène toujours son lot de jurons. Nous voici fin prêts pour une nuit qui s’annonce fraîche


Jeudi 2 juillet

 

J : Ce matin, je me suis réveillé tard parce que j’étais fatigué de la marche d’hier.

La journée était belle car je commence à m’habituer à marcher. Puis on s’est arrêtés à la source et à la chapelle de Saint Roch.

Nous sommes arrivés au gîte. Un beau repas nous attendait !!!

 

Yves : Une grasse mat pour J suivie d’une très belle, mais courte marche.

La bonne humeur était au rendez-vous.

Ce soir, le chef c’est J et ce sera pâtes bolo au menu


Vendredi 3 juillet :

 

Julien : Aujourd’hui, très bonne journée. Je me suis réveillé à 9h, puis on est partis à 10h. Mais j’ai toujours du mal à me lever, mais à force du temps, je vais m’habituer.

Nous sommes arrivés à 16h, puis nous avons acheté quelques souvenirs pour moi et Yves aussi.

Demain, une longue étape nous attend. J’espère pouvoir aller jusqu’au bout.

 

Yves ; On a beaucoup de chance avec J. Le temps est très beau mais pas trop chaud. Le chemin est très beau et très peu fréquenté, juste ce qu’il faut pour notre socialité quotidienne.

Demain nous devrions avoir une plus longue étape. On la fera...ou pas. Qui va piano va sano

 

Samedi 4 juillet

 

Julien : Nous avons pris la route à 9h. Nous avons vu de magnifiques paysages. Je me suis baigné, puis Yves m’a récompensé pour les 27 km, donc on a été au restaurant

 

Yves : Une grosse journée attendait J, 27 km sous le cagnard. Je n’aurais pas parié dessus et avais prévu un plan B, mais il l’a fait et de la plus belle des manières. Bravo à lui.

 

Dimanche 5 juillet

 

Julien : Nous nous sommes réveillés à 9h. Nous avons pris la route. Journée un peu épuisante car la veille nous avons fait 27 km. Nous avons vu des paysages. Nous sommes passés dans l’enclos des vaches puis nous sommes arrivés au camping et je me suis baigné

 

Yves : La fatigue s’est donc faite sentir le lendemain. J’ai eu du mal à le sortir du lit et il trainait la patte sur le chemin, mais on y arrive et suivons à peu près notre feuille de route. Les journées se suivent tout comme les kilomètres. On y croit


Lundi 6 juillet

 

J : Aujourd’hui je me suis réveillé à 7h30, puis nous sommes partis. Journée très belle et très ensoleillée. Elle est passée vite.

Quand nous sommes arrivés, je me suis baigné dans la rivière toute l’après-midi

 

Yves : C’est dur la chaleur. Ça cogne. J réalise que l’on doit maintenant se lever le plus tôt possible si l’on veut avancer sans trop cuire. Ce n’est pas gagné, J étant plutôt du genre grasse mat. Notre chance pour les quelques jours à venir, c’est que l’on va suivre le Lot et pouvoir se baigner chaque jour. À chaque jour sa peine.


Mardi 7 juillet :Estaing

 

J : Aujourd’hui, réveil à 5h30 - départ à 6h10. Journée très belle avec une chaleur intense. Puis nous avons fait un arrêt après 8 km, puis après 12 km nous sommes arrivés et je me suis baigné

 

Yves  : Incroyable mais vrai, J s’est levé à 5.30. À réveil exceptionnel, lever exceptionnel. Cela nous à permis de faire 20 km malgré une grosse chaleur. Marche récompensée par une visite à la piscine municipale. Mais Estaing a tellement mieux à offrir. Que c’est joli ...


Mercredi 8 juillet

J : Aujourd’hui, réveillé à 11h, puis nous sommes arrivés à 14h (mais avec une grosse montée). Nous sommes arrivés en bonne compagnie. J’ai rencontré deux dames très gentilles et très belles. Nous avons eu un bon repas : entrée, plat et dessert.

Merci à tout le monde.

 

Yves : J m’a mis dans le dur aujourd’hui. Il n’y a rien gagné que pourrir la journée comme si ce n’était pas assez difficile comme ça. Les réveils sont laborieux, les matinées tout autant pénibles. Il joue un jeu bête. Je m’adapte et patiente en attendant qu’il se pose dans la marche. C’est long. Il résiste.

 

Jeudi 9 juillet

J : Aujourd’hui, je me suis levé à 6h45 et nous sommes partis. Nous sommes arrivés au bout de 14 km

Très beau repas convivial.

Merci beaucoup

 

Yves : C’est mieux. Une nuit sous les étoiles. Journées chaudes mais nuits douces voire fraîches. On récupère vite d’autant plus que nos étapes sont toujours courtes.

Demain :  Conques. J’espère que la beauté du lieu le touchera.


Vendredi 10 juillet : Conques

 

J : Aujourd'hui, réveil très dur. On a pris la marche très tôt avec de fortes chaleurs, puis nous sommes arrivés à Conques. Nous avons vu la basilique. Très jolie. J’ai prié en chantant et après nous sommes arrivés au camping et je suis resté toute l’après-midi dans la piscine.

 

Yves : À Conques, au-delà de la beauté du lieu, J a pu apprécier la nature environnante et nous avons choisi de dormir au bord de l’eau. Il y a rencontré toute une bande de gamins venant d’un foyer de Lille. Soirée plus détendue que d’habitude. Bonne énergie.


Mercredi 15 juillet

 

J : Aujourd’hui, j'ai rencontré mon nouveau accompagnant. Très drôle, très sympa. Nous sommes partis à 7h et nous sommes arrivés à 15h30. Nous avons bu un verre en terrasse et nous avons fait les courses, puis vient le soir, nous dormirons à la belle étoile.

Demain, une grande étape nous attend. Gros bisous à Florent

 

Marius : Bonjour, je m’appelle Marius, j’ai 25 ans et je suis le nouvel accompagnant de J. Je l’ai rencontré hier à Livinhac le Haut. Après une baignade dans le Lot et une terrible demi-finale, nous sommes allés nous coucher.

Ce matin, réveil vers 6h et départ à 7h30. Nous avons bien marché malgré de nombreuses pauses, vu de magnifiques paysages vallonnés de l’Aveyron d’abord, du Lot ensuite.

Bien arrivés à Figeac, nous avons visité la ville, bu un verre, fait les courses et J a préparé une grande casserole de bolo pour tous les pèlerins (sauf les vegans).

Ce soir, nuit à la belle étoile dans le jardin. Demain réveil à l’aube. Bonne nuit


Jeudi 16 juillet

 

J : Aujourd’hui, réveil à 5h30 commencé par des pompes. Journée un peu dure. Nous sommes arrivés au bout de 18 km. Nous nous sommes baignés, puis j’ai fait une petite sieste et pour le repas du soir, nous mangeons une pizza (la caussenarde)

 

Marius : Partis aujourd’hui de très bonne heure de Figeac (6h), J s’est levé comme un chef à 5 h pétantes, avec une série de vingt pompes, à peine sorti du sac de couchage. Nous avons vu beaucoup d’animaux aujourd’hui, des chevaux, des vaches, des chiens, des chats, le coq “Alain” et le jars “Jean-Michel” avec son oie et leurs petits

J aime beaucoup les animaux, à l’instant où j’écris il est allé caresser un gros chien. Nous avons marché un peu moins que prévu (13 km) car nous avons trouvé un bivouac de rêve dans le petit village de Boussac, dont nous avons même rencontré le maire ! Douches et toilettes, un petit abri bienvenu vu l’orage qui menace et un petit concert au bar juste à côté en prime ! Après une bonne baignade à la rivière non loin, une nouvelle séance de sport et une sieste bien méritée pour J, nous voilà prêts à manger une bonne pizza et à écouter jouer le groupe italien avant d’aller nous coucher de

bonne heure pour un réveil bien matinal et de nouvelles aventures demain ! A très vite !


Vendredi 17 juillet

 

J : Aujourd’hui, réveil à 4h40, puis départ à 6h10. Journée un peu dure, mais bon, on fait avec. Puis on est arrivés au camping et on s'est baignés

 

Marius : Réveil matinal à nouveau à 5h, accompagné de pompes. Une très belle marche d’environ 20 km sous les majestueuses falaises de la vallée du Célé. Des vues à couper le souffle, plusieurs rencontres avec de beaux chevreuils et des montées rocailleuses ardues dont une réussit l’exploit de faire taire J. Une journée épuisante mais bien récompensée au camping de Marcilhac sur Célé par une baignade, de belles rencontres (dont les membres du groupe italien d’hier soir !) et un bon repas.

Demain, nous parcourons 20 km en canoë, le rêve. Cela nous permettra aussi de nous réveiller plus tard et de profiter d’une longue nuit de sommeil pour bien récupérer. A demain

 

Samedi 18 juillet :

 

J : Aujourd’hui, je me suis levé tard pour faire du canoë. J’ai beaucoup aimé les barrages car tu descends vite et longtemps dans un tunnel. Puis je me suis ramassé la face plusieurs fois et tout d’un coup on a vu un pont qui faisait 10 m et on l’a sauté plusieurs fois, puis on est arrivés et on a sauté d’une cascade et on a mangé au restaurant.

On se couche à la belle étoile au bord d’une rivière et aussi merci beaucoup Jesus d’avoir rencontré Yves et Nadia

 

Marius : Aujourd’hui une très belle journée en kayak sur le Célé ! Nous avons pu nous baigner dans des endroits perdus, passer sous d’immenses falaises creusées par les flots, et même sauter d’un pont pour un petit plongeon. Nous avons fait de belles rencontres, une gentille boulangère, une petite famille en kayak et Yves et Nadia au restaurant où nous avons mangé tout à l’heure. Tous ont été généreux.

Ce soir, dodo de bonne heure pour un départ à la frontale demain matin. Bonne nuit à tous.

 

Dimanche 19 juillet

 

J : Réveil à 3h. On est partis à 3h30 à la lampe frontale et on a eu une énorme montée. Puis on a arrêté la marche à 9h car on était trop fatigués.

 

Marius : Ce matin, nous nous sommes réveillés très tôt sous un ciel à couper le souffle. Ni J ni moi n’avions jamais vu autant d’étoiles et la voie lactée barrait tout le ciel. Il était 3h du matin, il faisait froid au bord de la rivière. Les gentils boulangers de Cabrerets acceptèrent de nous vendre deux viennoiseries avant l’heure d’ouverture, et après ce petit déjeuner express, nous voilà en train de nous réchauffer dans une forte côte menant à la célèbre grotte de Pech Merle. Étant donné l’heure, cette dernière était, bien entendu, fermée.

J était très fatigué, et en arrivant à Saint Cirq Lapopie après une douzaine de kilomètres, ce qui devait être un simple café offert par Muse, une amie que j’avais rencontrée sur le chemin de Compostelle l’année passée, s’est transformé en demi-journée de repos. Requinqués par une grosse sieste, nous avons visité le village médiéval, puis sommes retournés à la maison où nous allons partager un dîner avec mon amie et ses co-locataires.

Demain, avant dernier jour avant Cahors où quelques lettres dorment à la poste en attendant J …. A demain


Lundi 20 juillet

 

J : Hier, on a fait une soirée amusante. Je me suis couché tard et je me suis levé à 9h. On est partis à 10h. Le soleil tape beaucoup et en plus on a eu des grosses montées. Puis on est arrivés à 16h, on s’est baignés et on a sauté d’un pont, puis j’ai fait des lunes

 

Marius : Réveil tardif après un sympathique pique-nique dans le jardin hier et un sommeil tardif sous le ciel sublime du Triangle Noir du Quercy”. Nous nous sommes mis en marche vers 10h30 et avons vaillamment grimpé quelques belles côtes sous un soleil de plomb. Merci à la vieille dame de Pastorat d’avoir permis que nous remplissions nos gourdes à son robinet. Après ces féroces 18 km, une baignade bien méritée dans le Lot à Vers où nous avons fait de beaux plongeons de la pile d’un pont et où J a rencontré un groupe de jeunes de son âge qui lui ont appris à faire “une lune” (demi salto arrière en atterrissant dans l’eau sur la tête) qu’il a tout de suite maîtrisée à la perfection. Un bon repas au joli “jardin des murs-murs” et nous voilà prêts pour un coucher de bonne heure afin d’éviter les morsures du soleil sur la grosse vingtaine de kilomètres qui nous mènera à Cahors. Bonne nuit !


Mardi 21 juillet : Cahors

 

J : Aujourd’hui, je suis arrivé à Cahors où nous sommes dans un gîte très sympa, très accueillant. J’aime beaucoup ce gîte. Puis on a sauté d’un pont de 14m et je me suis beaucoup amusé.

 

Marius : Ce matin, tempête ! J était un peu malade au réveil et il ne voulait pas marcher, d’autant que le premier kilomètre montait et J déteste les montées. La tempête a fini par passer et la colère lui a même servi de carburant : Il a bien marché

Puis la bonne humeur est revenue après une petite pause baignade dans le Lot, après quoi nous sommes arrivés à Cahors où nous avons mangé un bon tacos qui faisait saliver J depuis quelques jours déjà.

Nous sommes allés nous baigner près du pont Valentré, un très beau et haut monument et avons fait quelques plongeons …. mémorables.

Après quoi, nous avons mangé des pâtes au thon au gîte “Le deuxième souffle” où nous avons rencontré une belle brochette de pèlerins très sympathiques et le non moins sympathique tenancier, Alexandre. Et le gîte porte bien son nom.

Pour nous : demain jour de pause. A très vite


Mercredi 22 juillet

 

J : Aujourd’hui, jour de repos, donc on est partis à 8h30 et nous sommes allés à Intersport et à la pharmacie. Puis le midi, on a mangé un tacos, puis on est allé à la piscine, on a bu un verre et on est allés au cinéma.

 

Marius : Aujourd'hui, repos à Cahors. Nous avons réglé quelques soucis pratiques (matériel, pharmacie…) et profité de ce temps libre pour manger “encore” un tacos, aller à la piscine et “cerise sur le gâteau”, le petit film du soir au cinéma.

Le gîte, toujours aussi bien évidemment, avec une nouvelle brochette de pèlerins que nous avons rencontrés au dîner. Et spéciale dédicace à Alexandre qui nous a offert deux petits déjeuners et fait le lit au prix de la tente pour soutenir Seuil !

A très vite !


Jeudi 23 juillet

 

J  : Aujourd’hui, petite journée. Je suis parti à 8h30, puis sous un arbre, j’ai dormi jusqu’à 13h. Et vu qu’il y avait une grosse chaleur, on a dû rentrer au gîte en faisant du stop

 

Marius : Journée difficile. Ce matin, J était in-réveillable, il n’a fini par sortir du lit que 2h après le réveil lorsque le patron du gîte lui a demandé de libérer la chambre pour pouvoir faire le ménage.

Nous sommes donc partis tard, vers 9h, avons franchi le pont Valentré qui, comme son nom ne l’indique pas, est à la sortie de Cahors, avant de gravir une côte très raide. C’est à la fin de la descente, de l’autre côté, que J a “explosé”. Il s’est mis très en colère car je lui ai dit qu’il était trop tôt pour faire une pause et a cassé un de ses bâtons par terre. Ensuite, il a dormi plus de 2h à l’ombre d’un arbre, au bord du chemin. Quand nous nous sommes remis en marche, il était 13h et le soleil tapait très fort, il faisait 33°C.

Nous avons donc eu le feu vert de notre référent de marche pour finir l’étape en stop, et c’est J qui nous a dégoté un”taxi” en sonnant chez des gens qui ont gentiment accepté de nous amener au gîte de “La ferme de Trigodina”  où Zaz nous a super bien reçus et où nous avons revu des pèlerins croisés hier à Cahors et découvert quelques nouvelles têtes autour d’un délicieux repas. J a eu l’autorisation exceptionnelle de regarder une vidéo youtube pour se remettre de ses émotions et demain nous serons, si tout se passe bien, au village légendaire de Montcuq (- en - Quercy). Bonne nuit ! 


Vendredi 24 juillet : Montcuq

 

J : Réveil à 5h48, partis à 7h. Marche très facile. Nous sommes arrivés à 11h30. On a pris une glace, puis on a fait les courses. J’ai préparé des pâtes bolo

 

Marius : Aujourd’hui, journée assez bonne. Réveil un peu difficile, mais qui a fini par se faire. Départ à 7h et belle progression à un très bon rythme sur les petits sentiers de forêt caillouteux du Quercy. Nous sommes arrivés à Montcuq (la dernière lettre se prononce) à midi, évitant ainsi les fortes chaleurs de la journée qui est, tout de même, montée à 38°C.

Au gîte, nous avons retrouvé Bruno, Vanessa, Angélique et Marie-Christine que nous voyons chaque jour depuis Cahors et nous avons écouté un petit concert dans l’après-midi, car nous sommes arrivés le jour du festival de la chanson à textes.

Bonne nuit ou bonne journée !

 

Samedi 25 juillet :

 

J : Aujourd’hui, réveillé à 6h30. Nous sommes partis à 7h30 et arrivés à 18h car nous avons fait une longue pause. Puis, cette nuit, on dort dans une église et nous nous réveillons à 2h30 du matin

 

Marius : Aujourd’hui, nous sommes partis de Montcuq (ah ah !) à 7h30, la première pause fut rapide, à la boulangerie pour un petit déjeuner express. Ensuite, première montée. J a eu du mal avec ce démarrage en force, puis après une petite crise boudeuse, nous avons repris la marche. Suite à cela, nous avons retrouvé nos compagnons de gîte de ces derniers jours qui sont donc devenus des compagnons de marche. Spéciale dédicace à Bruno, Vanessa et Angélique. Nous avons pu les faire profiter de nos talents de chanteurs exercés en marchant depuis près d’une semaine, “la strasbourgeoise, les cailloux” et bien sûr la fameuse chanson des pèlerins de Saint Jacques : Ultreia ! Suseia ! J a appris par coeur ces chants en peu de temps, chapeau !

Puis nous voilà arrivés à Lauzerte, 15 km plus loin, le temps passe vite quand on s’amuse. Nous avons visité la ville médiévale et fait une bonne pause et après avoir mangé - et digéré - un bon repas (presque vegan, quelle horreur !) nous sommes repartis direction l’église Saint Sernin, 4 km plus loin. J a eu du mal à repartir, mais une fois lancé même la montée ne l’a pas fait râler. Peu avant ladite montée, un besoin pressant nous a permis de rencontrer une vieille dame de 96 ans (!) à la porte de laquelle nous avons dû frapper. Elle nous a raconté avoir fait la guerre d’Espagne avec ses parents. Un moment touchant.

Ce soir, les murs et le toit d’une église de l’an mil nous protègent de l’orage. Demain est un autre jour. 

 

Dimanche 26 juillet :

 

J : Départ à 9h. Journée un peu dure, en plus avec un mal au genou. Puis à midi, j’ai mangé une rougaille saucisse, puis on a sauté d’un pont et on a mangé au gîte. Merci à eux d’ailleurs

 

Marius : Partis assez tard du gîte des Etoiles de Moissac (bisous à Guy et Jeanne). Nous avons dit au revoir à Florent qui terminait là son périple et après avoir fait quelques provisions à l’Intermarché, cap sur Auvillar à 22 km de là ! C’était du moins l’objectif… Nous sommes partis le long du canal et très vite J a voulu apprendre des prières et les chanter ou les réciter. Je lui ai appris à prier le chapelet à sa demande et il sait désormais utiliser le beau cadeau de la Soeur Marie-Laetitia.

En quittant le canal, nous avons avalé des pentes féroces dans lesquelles J s’est montré vaillant. Nous avons pu longer le canal tout du long, mais nous avons compté parmi les quelques vaillants qui choisissent le chemin des crêtes ! Et bien nous en a pris, car dans le petit village de Boudou, Danielle nous a rouvert l’église en dehors des horaires, nous a donné une madeleine chacun et nous a indiqué un superbe point de vue duquel nous avons pu admirer la confluence de Tarn et de la Garonne qui donne son nom au département que nous traversons

Malheureusement, les montées et descentes s’enchaînant eurent raison du genou et surtout du moral de J et des 22 km prévus initialement nous sommes descendus à 15. Cela a eu quand même du bon, car nous nous retrouvons ainsi au gîte de l’écluse 28, un super endroit qui nous a offert un repas sur les deux et dans lequel nous allons passer la nuit… en hamac ! Gros bisous à Rémy, Yol et toute l’équipe de ce soir. Bonne nuit.

 

 Mardi 28 juillet : Flamarens

 

J : Aujourd’hui, levés à 6h et nous sommes partis à 7h, puis on a marché avec la prière et on a chanté. Puis après on a rencontré d’autres pèlerins. Puis on s’est dit que l’on va rester avec eux pendant deux jours. Ce soir on a partagé le repas et on a beaucoup rigolé. Merci à eux, Noé, Maximilien

 

Marius : Ce matin, nous sommes partis tranquillement du gîte de l’Ecluse 28 (à la date juste, marrant) après un petit déjeuner dans la fraîcheur matinale du canal. Nous l’avons quitté assez rapidement et après avoir traversé deux petites bourgades et 6 km de plaine, nous sommes arrivés à Auvillar et sa montée qui tue.  Une fois franchie, un petit café pour se remettre et c’est là que nous avons rencontré Maximilien et Noé, deux sympathiques belges de 25 ans qui cheminent vers Saint Jean Pied de Port, sur la même route que nous, donc. Nous sommes repartis d’Auvillar tous les quatre, et après une bonne quinzaine de kilomètres truffés de montées et de descentes nous laissant admirer de sublimes paysages de campagne vallonnée, nous sommes arrivés à Flamarens, un petit village au sommet duquel trônent une vieille église à moitié écroulée et un imposant château, tous deux en cours de restauration. C’est là que nous nous sommes installés dès 14h30 - chaleur oblige - pour un bivouac royal, avec des toilettes non loin, dans un grand auvent qui ne nous sera pas d’une grande utilité vu le ciel limpide.

Demain, nous tâcherons de nous lever tôt, car la chaleur annoncée est encore plus forte que celle d’aujourd’hui. A très vite ! 


Mercredi 29 juillet :

 

J : Aujourd’hui, départ à 9h30. Nous avons pris le café, puis nous sommes arrivés à 12h et nous avons mangé. Nous sommes allés à la piscine, puis avons fait une prière dans une église et nous avons mangé avec le Père Alexandro.

 

Marius : Aujourd’hui, nous nous sommes réveillés tôt, dans une église et au clair de lune, car l’église de Flamarens est à moitié écroulée. Après un petit déjeuner de bivouaqueurs aguerris, nous avons pris la route à la fraîche à 5h20, éclairés par le clair de lune. Le soleil embrasait le ciel quand nous sommes arrivés au sommet de la colline où siège le village de Miradoux. Nous étions toujours accompagnés de Maximilien et Noé, nos deux amis belges. Grosse dédicace à vous deux, si vous passez par ici.

Un petit café dans le village paradoxalement simple de Castet-Arrouy, merci au barman Jules qui nous a régalés.

Nous sommes arrivés à Lectoure, - village des antiquaires - à midi et demi suffisamment tôt pour éviter les grosses chaleurs et où la piscine municipale en accès libre a fait notre bonheur dans l’après-midi. Rendez-vous ensuite à l’accueil chrétien en face de la cathédrale où J s’est fait beau grâce à une chemise et un pantalon prêtés par Noé pour une prière à la cathédrale et un repas au gîte, respectivement avec deux, puis trois curés !

Le repas était copieux et délicieux. L’ambiance super. Dédicace aussi à Elisabeth et Jean-François, les hospitaliers. Il paraît qu’un autre binôme de Seuil est passé ici la veille. Ce n’est pas la première fois qu’on nous en parle, nous les talonnons : Certainement à bientôt… Bonne nuit !


Jeudi 30 juillet

 

J : Aujourd’hui, nous avons pris la route à 8h30, puis vers la fin, j’ai trouvé des chaussures et je les ai prises. Ensuite on est arrivés en ville, on a mangé des tacos et nous sommes allés au cinéma. Nous avons vu “La bataille du général de Gaulle” partie 1 “L’âge de fer”. J’ai beaucoup aimé

 

Marius : Nous sommes partis ce matin assez tard de Lectoure, ce qui nous a permis de revoir et de remercier Jean-François et sa femme Elisabeth. Coup de bol, J a trouvé dans les affaires à donner au gîte, une genouillère, pile-poil ce dont il avait besoin !

La journée était plutôt fraîche toutes proportions gardées (30°c ? facile !) et nous n’avons donc pas trop souffert d’un départ moins matinal qu’à l’accoutumée. Nous avons parcouru 25 bons kilomètres, en prenant un raccourci qui nous privé de la traversée de La Romieu, mais nous permet de rejoindre Condom plus vite.

Encore une belle trouvaille pour J sur le chemin à l’église Sainte Germaine, une paire de grosses chaussures de rando montantes à sa taille et un livret de chants qui étaient tous deux déposés là en offrande pour les pèlerins par des pèlerins. Ça tombe bien, notre répertoire commençait à stagner un peu.

Une belle étape donc. Cependant, après une bonne pause à Condom, nous avons déchanté : le genou de J qui ne lui faisait plus mal à chaud s’est réveillé en se refroidissant, et maintenant il boîte et a très mal. Par chance, c’est jour de repos pour nous demain, nous irons voir un médecin si les choses ne se sont pas calmées durant la nuit.

Pour garder les bonnes habitudes, tacos au dîner suivi d’une petite séance de cinéma : La bataille “de Gaulle, partie 1 : l’âge de fer”. J a bien aimé le film (moi donc !) même s’il a dû s’accrocher pour suivre les parties en anglais sous-titrées.

Pour demain, rien n’est sûr, sauf une chose : piscine ! Bonne nuit.

A très vite pour de nouvelles aventures ! 


Vendredi 31 juillet

 

 

J : Aujourd’hui, réveillé à 9h, on a changé de gîte, puis nous sommes allés à l’hôpital. J’ai un traumatisme articulaire et une tendinite. Nous sommes sortis de l’hôpital à 13h30. Après je me suis reposé et j’ai été à la piscine. Ce soir je vais au cinéma.

 

Marius : Ce jour de repos a été surtout consacré à soigner J. Il boitait toujours ce matin, nous sommes donc allés à l’hôpital après un bon petit déjeuner à la boulangerie du coin et avoir découvert notre gîte pour encore deux nuits, de l’autre côté de la rue.

Le verdict est encourageant : rien à signaler sur la radiographie, une grosse inflammation du genou, donc repos (encore demain), beaucoup d’eau, des anti-inflammatoire et une genouillère de compétition récupérée à la pharmacie. Avec tout ça, J sera très vite prêt à gambader à nouveau sur le camino de Santiago ! Ultreïa !

Pour la piscine, coup de bol : il y en a une au gîte. En effet, pour la piscine municipale c’était râpé, J a perdu son caleçon de bain. Nos supers hôtes l’ont laissé aller en short dans la piscine du jardin. Le gîte où nous avons “emménagé” ce matin est vraiment génial : Pause ton sac” de son petit nom, il ne paie pas de mine depuis la rue, mais en entrant on découvre une ancienne et très jolie bâtisse immense, un jardin, une terrasse débordante de verdure, la fameuse piscine etc… Et cerise sur le gâteau, le couple qui gère le lieu sont des gens adorables qui nous ont offert le repas du soir pour soutenir Seuil. Merci encore à vous si vous lisez ces lignes

La journée aurait pu se finir en beauté car nous sommes retournés au cinéma, mais J s’est énervé lorsque je lui ai demandé d’arrêter de vapoter pendant la séance, il est parti. Dommage. Il doit encore travailler sur sa colère et la gestion de ses émotions. La route est encore longue. A très vite.

 

Samedi 1er août

 

J : Aujourd’hui, je me suis réveillé à 12h. Nous sommes allés au tacos. J’ai pris un tacos XL (3 viandes), puis nous sommes allés à la piscine, puis nous sommes rentrés. J’ai fait un gâteau, puis nous sommes allés au cinéma voir la deuxième partie de la bataille de Gaulle

 

Marius : Deuxième jour de pause consécutif à Condom, au gîte bien nommé “Pause ton sac”. Le genou de J a dégonflé, il a moins mal et a profité d’une belle nuit de sommeil et d’une très grasse matinée jusqu’à midi.

A son réveil, nous sommes allés à la piscine en faisant une pause tacos sur la route. Le meilleur tacos jusqu’à présent, nous pouvons faire un guide de topologie pour pèlerins si nous continuons ainsi

Quelques glissades, concours d'apnée et plongeons plus tard, retour au gîte avec une escale verre et glace et J a honoré sa parole donnée hier à la patronne de mettre la main à la pâte pour le dîner et le service. Un vrai petit hospitalier : Il a concocté un clafoutis aux mirabelles qui, paraît-il, était délicieux. Nous le goûterons demain matin car nous sommes partis au cinéma avant le dessert, malgré l’épisode d’hier soir. C’était une exception pour la partie 2 du film d’avant-hier, La bataille de Gaulle, et la condition était claire et précise : désormais, je suis le gardien de la tuff. Fini de vapoter n’importe quand n’importe où ! Dura lex sed lex

 

Dimanche 2 août :

 

J : Aujourd’hui, je me suis réveillé à 8h30, nous sommes allés manger des paninis et je suis allé à la piscine. Puis je suis rentré à 17h45. J’ai aidé à faire à manger et j’ai fait le service. Puis avant d’aller me coucher, j’ai été dans la piscine.

Je vous aime toute la famille.

 

Marius : Dernier jour de repos au ”Pause ton sac” à Condom. Nous nous sommes levés vers 10h, puis direction la messe à la cathédrale après un bon petit déjeuner. Elle fut longue (1h30) et J s’est montré patient, elle était dite par le père Alexandre avec qui nous avions dîné à Lectoure il y a quelques jours. Nous sommes allés le saluer, après avoir reçu la bénédiction des pèlerins. Ensuite, nous sommes allés boire un verre avec Thomas que nous avions déjà rencontré à Cahors et un autre pèlerin, Côme dont nous avons fait la connaissance. Nous avons déjeuné dans un café, de très bons paninis.

Puis J voulait retourner à la piscine municipale et on a demandé s’il pouvait y aller en autonomie. Accordé. Il a joué le jeu et est revenu au gîte 10 mn avant l’heure fixée, bravo !

Comme hier, il a aidé à la préparation et au service du dîner et nous avons bien discuté avec les nombreux pèlerins présents ce soir, notamment trois sympathiques québécois, Catherine, Pierre et Xavier. Dédicace à vous trois si vous passez par ici.

Encore quelques ploufs dans la piscine du gîte, J découvre la poussée d’Archimède et la mécanique des fluides, une petite douche pour rincer tout ça et au lit.

Demain, le camino reprend, avec un genou (presque) comme neuf !

Ultreïa e sus eia, deus adjuva nos.


Lundi 3 août : Montréal du Gers

 

J : Aujourd’hui petite étape. Nous avons fait 15 km, puis nous sommes arrivés au gîte.

 

Marius : Nous rev’là enfin sur le chemin ! Nous sommes partis de Condom vers 8h30 pour une petite étape de 16 bornes, histoire de ménager notre grand blessé. Heureusement, la journée n’a pas été trop chaude et après avoir cheminé un moment avec une famille, au rythme de la petite dernière de 4 ans, ce qui a été très bien pour J. Nous avons rencontré, à nouveau, Rémi que nous avions vu à la messe dimanche, qui nous a rattrapés à la faveur d’une pause. Nous avons pris une heure durant laquelle il a refait le sac de J au carré, car il a une longue expérience de la marche en général et de Saint Jacques en particulier. Ce nouvel aménagement du sac a bien soulagé le genou de J ! Puis, nous avons poursuivi jusqu’au village de Montréal du Gers (déjà au Québec ??) où nous avons choisi de rester au gîte en donativo de la Casa Sebas.

Sébastien nous a super bien accueillis, nous avons partagé un bon repas et fait de chouettes rencontres, et ensuite au lit pour être en forme demain pour la suite des aventures. A très vite


Mardi 4 août

 

J : Aujourd’hui, j’ai commencé la route avec une maman et sa fille Sybille de 4 ans. J’ai bien aimé ce moment, puis les 4 derniers kilomètres je les ai faits tout seul. Ensuite je suis allé à la piscine.   Aujourd’hui, j’ai décidé de montrer ma douceur et ma bonté

 

Marius : Aujourd’hui, nous nous sommes tranquillement réveillés vers 7h. Nous sommes partis et avons retrouvé la famille pèlerine d’hier. J est très gentil avec la petite Sibylle, comme s’il s’agissait de sa petite sœur. Ensuite, nous avons fait une pause à la maisonnette où il y a des boissons et des petits encas en donativo. Là, nous avons rencontré Côme et Clarisse lors de leur dernière journée de marche, semble-t-il. Pause déjeuner au Mille Bornes, puis fin de journée un peu tumultueuse car J était très en colère. Il s’est calmé à la piscine du camping et ce soir ça allait mieux.

Nuit à la belle étoile sur le gazon. Nous profitons de ces jours plus frais pour récupérer, donc demain matin, comme ce matin, mini grasse mat’ ! Bonne nuit.


Mercredi 5 août

 

J : Nous sommes partis à 9h. Nous avons fait 5 km, mais j’en avais marre, donc a fait demi-tour, puis j’ai été à la piscine.

Puis nous sommes allés au bar et nous avons discuté avec Tyler et à 23 h nous sommes rentrés.

 

Marius : La grasse matinée n’a pas été bénéfique. Après quelques kilomètres seulement, victime d’une fièvre imaginaire, J s’arrête et déclare vouloir arrêter la marche.

Après concertation avec notre référent de marche, décision est prise de rebrousser chemin jusqu’à Eauze d’où nous venions pour reprendre un peu de repos, ne pas abandonner sur un coup de tête et de repartir du bon pied… vendredi ?

Bilan : deux jours de marche sur une semaine, un troisième à peine à 10 km parcourus pour une progression de 0 car un aller-retour et l’ombre de l’abandon planent tel un vautour au-dessus de nos têtes. Suspens….

 

Jeudi 6 août

 

J : Nous sommes sortis du lit à 10h, puis nous sommes allés au marché. Nous avons pris un poulet (bien mafé bien tiepe) et du piment, puis je suis allé à la piscine et au bar. Ensuite j’ai dîné et là on va regarder Jacouille la Fripouille. 

 

Marius : Aujourd’hui fut mouvementé sur place. Nous nous sommes levés relativement tard, puis un petit tour au marché nous a permis d’apprécier les belles reprises en tout genre d’une bande de musicos du coin et de nous dénicher un bon poulet rôti.

L’ambiance s’est gâtée lorsque notre référent de marche a annoncé au téléphone à J qu’il nous fallait repartir demain, et à nouveau, il voulut arrêter le projet. Sa mamie l’a remotivé à la faveur d’un autre appel, quelques heures à la piscine lui ont changé les idées et en revenant tout allait mieux.

Ce soir, J a été “doux comme un agneau”, il a laissé quelques affaires qui alourdissaient inutilement son sac avec un gentil petit mot écrit sans fautes, a fait une superbe séance d’étirements sans rechigner, ainsi que ses deux carnets de route. Il en avait un de retard après la dure journée d’hier.

Demain, en avant !


Vendredi 7 août : Nogaro

 

J : Journée un peu dure. Nous sommes partis tard et j’ai un peu galéré, donc nous avons fait du stop. Puis nous sommes arrivés au gîte. J’ai aidé Walinette à faire sa tente, puis j’ai beaucoup discuté avec Léa, la petite fille de Marie, sa mamie.

 

Marius : Ce matin, le réveil fut dur pour J, sorti du lit vers 9h, nous partîmes dans la foulée pour une petite étape de 16 km rallongeables à 20 si tout allait bien, toujours pour ménager le genou de J qui va nettement mieux. Il marche d’ailleurs sans sa genouillère depuis ce matin.

Malheureusement, après environ deux heures de marche, J a entraîné ses talents de comédien, en feignant l’agonie pour cause de migraine, peut-être sur un fond de vérité, mais manifestement exagéré. Il a réussi à obtenir le droit de lever le pouce et nous avons finalement marché 10 bornes et fait 10 autres en voiture grâce à la bonté de Marie, une surprenante petite dame de presque 70 berges qui connaît bien le chemin qui nous a emmenés à Nogaro.

Pas de chance - ou karma ? - pas de piscine ici ! Pas de tacos non plus, malgré quelques demandes de J qui a fini par nous concocter de très bonnes pâtes au pesto vert avec tomate, burrata et deux steaks pour lui. Un vrai ogre en pleine croissance !

Partage des tâches oblige, j’ai fait la vaisselle et nous avons aussi regardé la fin des Visiteurs (c’est okeee ! ) que J avait loupée hier, assommé par son traitement/ trop fatigué.

Nous avons aussi sympathisé avec trois foraines installées dans le jardin du gîte communal où nous demeurons cette nuit.

Une belle journée, même si “trichée” ! A très vite

 

Samedi 8 août

 

J : Aujourd’hui, nous avons fait 25 bornes et nous sommes à 90 bornes des Pyrénées. Puis nous avons mangé des tacos et nous sommes allés au gîte. Je me suis douché et j’ai lavé mes vêtements à la main, puis nous avons regardé un film et nous avons mangé.

 

Marius : Une super journée ! Réveil en douceur à 6h. Départ un peu avant 7, à la fraîche : Le soleil a bien cogné, mais nous avons tout de même parcouru 25 bornes. Le genou de Ju va nettement mieux, il marche désormais sans "genouillère “un pas régulier, et s’hydrate enfin convenablement. Alleluia !

Nous avons cheminé un moment avec deux jeunes pèlerines que nous avions déjà rencontrées hier, Alice et Marie. Salut à vous si vous passez par là ! Nous avons aussi revu Eliezen, un suisse allemand que nous avons revu hier pour la première fois depuis Figeac !

Et last but not least… nous avons aperçu les Pyrénées à l’horizon. Ultreia et sus eia.! 


Dimanche 9 août

 

J : Je me suis réveillé à 4h45. Nous sommes partis à 5h30, puis nous sommes arrivés à 16h. Après, j’ai dormi de 17h30 jusqu’à 4h22

 

Marius : Ce matin, réveil militaire avec Oyvind, ancien militaire norvégien dont nous avons fait la connaissance hier soir. Nous sommes partis moins d’une heure après, à 5h30, avec notre ami Katrin, une allemande également rencontrée hier soir et qui a voulu partir de nuit avec nous. Nous avons très bien marché, avec peu de pauses et assisté à un superbe lever de soleil au-dessus des champs de maïs.

Arrivés à Miramont-Sensacq, déjeuner offert par Oyvind : rations lyophilisées réhydratées à l’eau chaude. Pas mauvais. Katrin s’arrêtait là et venait d’être remplacé par Marie-Noëlle que nous venons de rencontrer.

Après une arrivée magnifique, quoique très chaude, à Pimbo, une pause s’imposait. Pour nous, ce fut un arrêt définitif, pour la journée car J ne se sentait pas de repartir. Nous étions très proches à faire notre première étape de 30 bornes ! Tant pis, ce sera pour plus tard.

Arrivés au gîte communal après avoir dit adieu (et buen camino) à Oyvind et Marie-Noëlle qui continuaient, nous avons fait la connaissance d’une famille (deux parents, oncle et fille) marchant ensemble leur 6ème tome de Saint Jacques.

Ensuite, nous avons regardé la fin des Visiteurs 2, après quoi… J s’est endormi. Pas moyen de la réveiller, même avec de bonnes pâtes bolo, je lui ai gardé son assiette pour demain… Au moins, il aura eu une très belle nuit : 18h - 5h ! A bientôt. 

 

Lundi 10 août

 

J : Je me suis réveillé à 4h22. Nous sommes arrivés au bout de 34 km puis arrivés au gîte, j’ai beaucoup aimé. On a mangé du hareng et un dessert super bon et merveilleux

 

Marius : Aujourd’hui, nous nous sommes réveillés de bonne heure à 4h40. Nous sommes partis dans la brume et les restes de l’orage de la nuit ruisselants des arbres à 5h30.

Nous avons très bien marché, J a, pour la première fois, franchi la barre des 30 km !

J’ai retrouvé, comme par miracle, nos amis Oyvind et Marie-Noëlle.

Ce soir, nous étions au gîte de la boulangerie d’Arthez de Béarn où la soirée fut très bonne, entre repas copieux et excellent, chansons et guitare et convives de choix !

Demain, étape de 32 km, direction Navarrenx ! Dimanche 9 août

 

J : Je me suis réveillé à 4h45. Nous sommes partis à 5h30, puis nous sommes arrivés à 16h. Après, j’ai dormi de 17h30 jusqu’à 4h22

 

Marius : Ce matin, réveil militaire avec Oyvind, ancien militaire norvégien dont nous avons fait la connaissance hier soir. Nous sommes partis moins d’une heure après, à 5h30, avec notre ami Katrin, une allemande également rencontrée hier soir et qui a voulu partir de nuit avec nous. Nous avons très bien marché, avec peu de pauses et assisté à un superbe lever de soleil au-dessus des champs de maïs.

Arrivés à Miramont-Sensacq, déjeuner offert par Oyvind : rations lyophilisées réhydratées à l’eau chaude. Pas mauvais. Katrin s’arrêtait là et venait d’être remplacé par Marie-Noëlle que nous venons de rencontrer.

Après une arrivée magnifique, quoique très chaude, à Pimbo, une pause s’imposait. Pour nous, ce fut un arrêt définitif, pour la journée car J ne se sentait pas de repartir. Nous étions très proches à faire notre première étape de 30 bornes ! Tant pis, ce sera pour plus tard.

Arrivés au gîte communal après avoir dit adieu (et buen camino) à Oyvind et Marie-Noëlle qui continuaient, nous avons fait la connaissance d’une famille (deux parents, oncle et fille) marchant ensemble leur 6ème tome de Saint Jacques.

Ensuite, nous avons regardé la fin des Visiteurs 2, après quoi… J s’est endormi. Pas moyen de la réveiller, même avec de bonnes pâtes bolo, je lui ai gardé son assiette pour demain… Au moins, il aura eu une très belle nuit : 18h - 5h ! A bientôt. 

 

Lundi 10 août

 

J : Je me suis réveillé à 4h22. Nous sommes arrivés au bout de 34 km puis arrivés au gîte, j’ai beaucoup aimé. On a mangé du hareng et un dessert super bon et merveilleux

 

Marius : Aujourd’hui, nous nous sommes réveillés de bonne heure à 4h40. Nous sommes partis dans la brume et les restes de l’orage de la nuit ruisselants des arbres à 5h30.

Nous avons très bien marché, J a, pour la première fois, franchi la barre des 30 km !

J’ai retrouvé, comme par miracle, nos amis Oyvind et Marie-Noëlle.

Ce soir, nous étions au gîte de la boulangerie d’Arthez de Béarn où la soirée fut très bonne, entre repas copieux et excellent, chansons et guitare et convives de choix !

Demain, étape de 32 km, direction Navarrenx ! 


Mardi 11 août

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Nous sommes partis de très bonne heure, même si le réveil de J n’a pas été des plus faciles. Oyvind a bien aidé et nous sommes partis à 5h45 tous les trois. Nous avons salué et quitté Oyvind à Argagnon où J voulait s’arrêter car il était fatigué, donc démotivé.

Un petit café et un nouveau paquet de tabac l’ont remotivé, ainsi que la rencontre de Julie à Maslacq. Nous avons marché un peu avec elle, puis son compagnon de marche Thomas que nous avions déjà rencontré à Cahors et Condom, qui nous a rattrapés

J n’a pas lâché Julie d’une semelle jusqu’à Navarrenx et les deux faisaient bon nombre de pauses.

Nous sommes arrivés à Navarrenx à 18h30 passées, après une bonne collation chez Jeff, pèlerin et une après-midi à affronter le dur soleil du sud qui tapait aujourd’hui bien fort.

Nous sommes arrivés au gîte de l’Alchimiste à 19h passées, deuxième journée à plus de trente kilomètres pour J qui a demandé à prendre un jour de repos ici plutôt qu’à Saint Jean Pied de Port. Accordé.


Mercredi 12 août : Navarrenx - jour de repos

 

J : Je me suis levé à 11h. J’ai super bien dormi. Puis nous avons discuté et j’ai mangé. Je suis parti me baigner, puis on est allés manger

 

Marius : Aujourd’hui repos à Navarrenx.

Une belle soirée a laissé place au sommeil, puis à un réveil tardif qui nous a revigorés.

Aujourd’hui, nous avons profité du beau gîte de l’Alchimiste, J en a fait la connaissance, ainsi que celle des hospitaliers avec l’un desquels il est même allé se baigner dans le Gave (rivière en Béarn et Pays Basque) d'Oloron qui passe devant la belle cité fortifiée de Navarrenx.

Pendant ce temps, j’ai retrouvé de vieux amis, puis nous avons partagé un bon repas (végétarien !) avec une belle famille : Nicolas, Gaston, Stanislas, Clara, Pia, Côme ainsi que trois pèlerines : Céline, Valérie et Christelle. Bisous à vous tous, ce fut une belle soirée.


Jeudi 13 août

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui, nous sommes partis tard de Navarrenx car hier soir J s’est couché très tard, a passé 1 h du matin. Donc sans surprise ce matin, il s’est levé   bien plus tard que prévu à 7h.

Nous sommes partis peu avant 8 h, puis nous avons croisé Thomas. Sa présence laissait présager celle de Julie derrière et bizarrement J a commencé à marcher très lentement. Au bout d’un moment il fut rattrapé par Julie comme il le souhaitait et a repris un bon pas.

La journée a pris un tour plus sombre lorsqu’ ayant rattrapé Thomas et faisant une pause tous les quatre, J refuse de prendre son traitement et le jette dans la forêt et m’annonce qu’il ne l’a pas pris depuis avant-hier soir. Puis le reste de la journée, il a parlé très peu et était visiblement mal dans sa tête. Parfois violent à l’encontre des plantes ou des objets, panneaux etc…avec son bâton. Nous marchons toujours à quatre, nous avons fait une grande pause dans l’après-midi au bord d’un ruisseau où nous nous sommes baignés et où J a prodigué moult massages à Julie.

Le soir nous sommes arrivés chez Steve au gîte Landaco, l’ambiance s’est un peu apaisée grâce à un appel avec Anthony. Notamment lors de cet appel, J a déclaré vouloir arrêter la marche tout de suite, puis à Saint Jean Pied de Port, mais lorsque notre hébergeur lui a demandé jusqu’où il allait. Il a répondu “jusqu’au bout”. Je lui rappelais son souhait et il me dit alors “on verra”.

Puis lors du repas du soir, je lui ai parlé de l’Espagne qu’il ne pourrait pas découvrir s'il s’obstinait à ne pas prendre son traitement et il consentit enfin à le prendre. Nous nous sommes ensuite mis au lit dans la tente fixe du gîte au cœur du petit vallon boisé où court une petite rivière.

 

Vendredi 14 août

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui, réveil à 7h30.Comme hier, J a eu du mal à émerger, peut-être aussi parce qu'il a repris son médicament hier soir. Il s’est levé vers 9h, nous sommes partis à 10h après avoir bu un café avec Floriane, la sympathique hospitalière de Steve.

Julie est partie devant, nous avons marché avec Thomas jusqu'à un gîte faisant épicerie où nous nous sommes arrêtés pour manger et où Thomas est à son tour parti devant. Nous avons ensuite rencontré Wall et Laetitia, deux pèlerins qui se sont rencontrés le premier jour après le Puy en Velay et qui marchent ensemble depuis. J m’a dit qu’il voulait aller à Saint Jean Pied de Port aujourd’hui (44 km). Toutefois, il a eu un gros coup de mou cet après-midi ainsi qu’un mal de ventre dû à “mon saucisson de m…” qu’il avait insisté pour l’acheter à l’épicerie.

Nous avons malgré tout continué et avons retrouvé Thomas,Wall et Laeticia à la chapelle de Soyarza, au sommet d’une montée ardue et d’où nous avions une vue magnifique sur les Pyrénées. L'Espagne se rapproche.

Nous sommes ensuite arrivés au gîte de Etchetoa à Hanambeitz où Marie nous a super bien accueillis, seulement 1,5 km après la chapelle. Nous avons donc fait une petite journée de 18 km.

Ce soir, malheureusement J a fait sa mauvaise tête, il ne veut pas écrire son carnet de route du jour (ni celui de la veille qu'il devait rattraper) et a traîné pour aller se coucher en déclarant que demain nous partirions à 9h, lorsque 26 km nous séparent de Saint Jean Pied de Port. Il vient d’aller au lit à l’heure où j’écris ces lignes.

A demain pour de nouvelles aventures !

 

Samedi 15 août

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui réveil tardif, presque grasse mat’ 9h, le luxe. Départ vers 10h de chez Marie pour une bonne journée de marche, à la fraîche, grâce aux nuages qui nous accompagnent depuis que nous sommes entrés au Pays Basque. Sur le chemin, nous avons été attaqués par un chien (une belle frayeur mais pas de dégât). Maintenant J a peur de passer devant les fermes). Nous avons vu des vaches ruminer au bord de la route, un cheval, des béliers, pour beaucoup d’entre eux en liberté !

Enfin, nous sommes arrivés à Saint Jean Pied de Port, d’où nous allons partir demain pour franchir les Pyrénées et entrer en Espagne ! Restaurant pour fêter la fin de la partie française, puis dodo ! Par contre, J refuse toujours d'écrire. 

 

Dimanche 16 août

 

J : Aujourd’hui, je me suis levé à 8h. J’ai acheté un truc pour mon papa, puis nous sommes partis chercher à manger pour le soir et on a mangé chinois.

 

Marius : Aujourd’hui, J n’a pas voulu marcher. Il a soutenu toute la journée qu’il voulait arrêter et n’a changé d’avis que vers 16h, suite à un échange qu’il a eu avec Thomas.

Par conséquent, nous avons de facto fait un jour de pause supplémentaire à Saint Jean Pied de Port durant lequel nous nous sommes baladés en ville au son des bandas, car la ville est en fête

Nous passerons les Pyrénées demain et aujourd’hui J recommence à écrire.

Pendant ce temps, j’ai retrouvé de vieux amis, puis nous avons partagé un bon repas (végétarien !) avec une belle famille : Nicolas, Gaston, Stanislas, Clara, Pia, Côme ainsi que trois pèlerines : Céline, Valérie et Christelle. Bisous à vous tous, ce fut une belle soirée.


Lundi 17 août

 

J : Aujourd’hui, je suis arrivé en Espagne. Je suis monté sur les Pyrénées. J’ai vu des moutons et des taureaux libres.

Merci beaucoup à deux que j’ai rencontrés.

 

Marius : Nous sommes en Espagne. Viva España ! Nous sommes tranquillement partis à 9h30 ce matin pour une fraîche journée pyrénéenne. Nous avons gravi les montagnes et passé les cols de Bentonite et de Cize dans le brouillard épais, un monde cotonneux et invisible dans lequel nous marchions comme suspendus entre deux mondes.

Enfin, au point prévu où le chemin bascule et dévale les flancs espagnols des monts, le ciel est dégagé et le soleil nous a accueillis. L’Espagne nous sourit.

Il y a beaucoup de monde, de tous pays, l’ambiance est internationale et J a déjà commencé à apprendre l’anglais avec Julia, la jolie polonaise

Il se fait tard, le sommeil m’appelle.  A très vite. 

 

Mardi 18 août :

 

J : Aujourd’hui je suis bien arrivé à la deuxième étape en Espagne. Puis je me suis baigné et on a fait une petite fête pour l’anniversaire. Que Dieu te bénisse Marius. Alléluia

 

Marius : Aujourd’hui nous fûmes réveillés par les lumières de l’auberge de Roncevaux allumées automatiquement à 6h. J. a réussi tout de même à grappiller environ une heure de sommeil puis nous avons attaqué notre première étape 100% espagnole après un bon petit déjeuner composé notamment de “tortillas de patatas” à la casa Sabina.

Nous avons bien marché même si j’ai eu le malheur de dire J que l’étape du jour ne montait pas beaucoup, ce qui me valut des “raleries” à chaque petit faux plat ascendant.

1km avant l’arrivée, nous avons rencontré Laura, ce qui a motivé J. Encore une trentaine de filles et il ira jusqu’à Santiago ! Ultreïa !

 

Mercredi 19 août : 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Nous sommes réveillés aisément ce matin dans l'air frais et humide du bord de la rivière à Zubiri. Nous avons couché sur la berge, juste à côté du “puente de la rabia”, un magnifique pont de pierre vieux de presque mille ans, réputé guérir les bêtes de la rage, d’où son nom.

J progresse en espagnol et en anglais, lentement mais sûrement. Trilingue à Fisterra ?

Nous nous sommes un peu trompés d’itinéraire, avec Laura, la belle flamande (rose) qui nous avait attendus et nous avons donc longé les imposants remparts de Pampelune et sommes entrés dans cette grande et belle cité par une autre porte que celle du chemin.

Puis… Pampelune ! Magnifique bastion basque espagnol au nom très poétique et qui plus est sans conteste la plus grande ville depuis le Puy-en-Velay. Nous logeons au gîte “Betania” un donativo où nous avons retrouvé Thomas et Evelyne ainsi que Simoni, un italien déjà croisé deux trois fois sur la route, qui fait le chemin “sine soldi” et avec un tout petit sac. Guerrier

Ce soir, J fait sa mauvaise tête et refuse d’écrire. Il semblerait qu’il s’en fiche que vous puissiez le lire. Tant pis.

 

 

Jeudi 20 août : 

 

J : Aujourd’hui je suis parti au tabac puis on a bu un café et on a mangé à midi un burger. Puis on a fait la marche. On s’est arrêté dans un village et on a fait du bivouac.

 

Marius : Aujourd’hui nous avons mis beaucoup de temps à décoller. Nous sommes d’abord allés prendre un café avec Thomas et Laura, cette dernière ayant son bus de Pampelune à midi. Puis nous avons écumé les rues à la recherche d’un tabac, où J. a acheté deux cigares.

Puis nous avons dit au revoir à Laura et nous sommes partis, mais nous avons perdu la voie et avons fini par faire un tour complet et… revenir à l’auberge ! Re-départ donc, et étant midi, nous avons mangé avant même de sortir de la ville, un délicieux hamburguesa con patatas fritas dans un petit bouiboui d’un quartier périphérique.

Puis nous avons poursuivi, mais au premier village de la banlieue résidentielle pampelonnaise, J. a eu un gros coup de mou et voulait s’arrêter là. C’est finalement la rivière de Puente la Reina, notre destination du jour, qui l’a décidé à repartir. Mais lorsque nous avons rattrapé Thomas en haut d’une bonne côte, juste avant un village avec points d’eau, toilettes publiques et une superbe vue, nous avons convenu tous trois de bivouaquer là, dans ce petit village du joli nom de Zariquiegui.

Demain nous partirons avant l’aube, afin d’assister au lever du soleil depuis le sommet du mont de Perdon. A très vite !

 

Vendredi 21 août :

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Hier nous nous sommes couchés tôt, sous un abri à cause de l’orage. Ce matin, nous nous sommes levés avant le soleil et la tempête était passée.

Nous avons commencé à monter le mont vers 6h30, et notre ascension nous dévoilait peu à peu un ciel doré à l’est et Pampelune lovée dans la vallée, derrière nous.

Arrivés au sommet, les dernières flammèches de la bonbonne de gaz de Thomas nous procurèrent un petit café au pied des éoliennes. Puis nous re-prîmes la route, cette fois-ci en descente, vers Puente la Reina. Nous avons encore traversé quatre jolis villages avant d’y parvenir et étions les premiers à nous inscrire à l’auberge. Pas de concurrence pour la douche !

Après quelques courses, J. nous a cuisiné ses fameuses pâtes bolognaise puis il est allé un moment à la piscine. A son retour comme il s’ennuyait, nous avons eu l’autorisation spéciale de regarder un film. Il est allé se coucher directement après, à 18h, et je ne pense pas qu’il écrira ce soir, il a l’air parti pour la nuit. Peut-être vous fera-t-il le récit d’aujourd’hui, demain.

 

Samedi 22 août : Puenta la Reina – Estella

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Après une nuit marquée par des chants d’italiens avinés jusqu’à 22h passés, J. s’est réveillé tôt. Normal avec une nuit de plus de douze heures, me direz-vous. Nous quittâmes le gîte prestement, pour prendre un bon petit déjeuner au bar qui, comme tous les bons espagnols, propose à manger.

Dans un magnifique petit village juché sur une colline, nous achetâmes quelques vivres, mais vers midi, J. a littéralement péter un câble et son bâton de marche parce que je lui proposais de continuer un peu plus loin pour manger. Il voulait s’installer sur une plage de béton au bord d’une rivière entre l’autoroute et la nationale. Il a menacé de me “tabasser” mais n’en fit rien comme d’habitude et partit devant, puis s’arrêta de lui-même à l’endroit de pic-nique idéal, sur un vieux pont de pierre enjambant ladite rivière. Mais la colère était passée par là, et compliqua tout le reste de la journée, jusqu’à l’auberge où nous sommes arrivés après bien des difficultés dans lesquelles Thomas, que nous avions retrouvé au pont de pierre, fût d’une grande aide.

Là, à la réception, une affichette propose un repas du soir communautaire en donativo, c’est-à-dire à prix libre. J. refuse de le manger sans même prendre la peine de lire le menu. J’essaie en vain de le convaincre, sans succès, tant pis pour lui. Nous sommes allés à la supérette et il a dû attendre la fin du repas communautaire pour se cuisiner son plat de pâtes bolo.

Ce soir comme hier, J. n’écrit pas.

 

Dimanche 23 août : Estella - Los Arcos

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui départ vers 8h dernier carat pour vider les lieux ! Nous avons bien marché, jusqu’au petit village de Luquin où nous avons mangé vers midi. J. s’est pris un énorme sandwich à la tortilla avec jambon et fromage, du costaud.

Tout s’est bien passé jusqu’à Los Arcos, notre étape du jour 20km après Estella, notre étape de la veille. Arrivés dans ce village, vraie oasis dans un paysage désertique aux allures de far ouest, tout de champs écrasé de soleil et de collines arides, nous retrouvons Laura, charmante autrichienne rencontrée hier à l’auberge et à qui nous avions proposé de bivouaquer avec nous ce soir. Nous nous prenons un verre tous les quatre : Laura, Thomas, J. et moi afin de discuter stratégie de bivouac : quelles options avons-nous ? Comment gérer l’eau ? L’abri en cas de mauvais temps (J. et moi n’ayant pas de tente) etc…

Malheureusement, J. s’impatiente et la présence d’une jolie jeune fille, parlant un peu français mais surtout allemand et anglais, n’arrangea rien.

J. s’est donc énervé contre moi dans un mélange d’impatience et de jalousie (je parle allemand et anglais, pas lui) et a été vraiment difficile de 16h à 18h environ.

Les menaces et fâcheries habituelles, puis il s’est calmé par paliers. Premier palier, prière à Jésus qui lui a dit d’être miséricordieux. Ouf ! Merci petit Jésus. Mais il refusait encore de m’écouter ou même que je le regarde à ce stade. Deuxième palier, appel à sa mamie : merci Fabienne. Troisième palier : manger.

Nous sommes actuellement à la belle étoile dans un champ à la sortie du village, et le beau temps est revenu. Enfin, façon de parler car il y a beaucoup de vent et un orage qui n’est pas passé loin ! Par contre, vous ne lirez toujours pas J. aujourd’hui… Mazette !

 

Lundi 24 août : Los Arcos – Viana

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Ce matin peu après 6h, Rocio est venu nous réveiller au beau milieu du champ qui nous servait de lit. Rocio est une espagnole que nous avons rencontré sur le chemin pour la première fois sur les hauteurs du Perdon, sous les éoliennes et que nous avons beaucoup recroisée depuis. Elle avait renoncé hier à bivouaquer avec nous car nous étions arrivés bien trop tard à son goût, mais avait tenu à venir nous réveiller.

Elle a su motiver J. à sortir des plumes et nous voilà partis ! Tout s’est très bien passé, excepté que J. a refusé de prendre son traitement ce matin.

Mais arriva un moment où il voulut m’imiter en se faisant une cagoule avec son tee-shirt. En effet, je m’étais enturbanné pour protéger ma tête et mon visage du soleil et ce style lui a manifestement plu. Il a galéré, j’ai tenté de l’aider et devant les échecs répétés, J. a explosé de colère. Je partis devant et ai, par la même occasion, offert une drôle d’expérience du chemin à un pèlerin qui m’a vu passer en courant dans une descente rocailleuse, sac au dos, bâtons à la main, enturbanné à la Mad Max. J’ai ensuite marché jusqu’à Viana, à 18km de Los Arcos. Pour la première fois depuis plus d’un mois, j’étais très énervé et voulais même arrêter la marche.

J. est arrivé avec Thomas, nous avons mangé, puis Pierre, notre référent de marche a pu parler à J. au téléphone, premier palier. Appel à mamie, deuxième palier. J. était à nouveau joyeux et plus supportable, nous sommes allés à l’auberge après avoir salué Laura qui passait et poursuivait encore 10 km.

Nous y avons retrouvé Rocio, et J. a fini par prendre ses deux doses quotidiennes de son traitement comme il se doit.

Demain, il partira devant pour une étape en autonomie de 10 km jusqu’à Logrono, histoire de respirer un peu et me laisser faire de même, et de réfléchir à ses actes. Les journées sont mouvementées mais les soirées et les nuits sont douces. Bisous Rocio si tu passes par ici.

 

Mardi 25 août : Viana – Logrono

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui nous nous sommes levés aussi tard que le règlement de l’auberge nous le permette, entre 7h30 et 8h. Après un petit déjeuner au bar (tortillas de patatas naturellement) J. est parti devant, sa feuille de route en poche, pour sa première étape en autonomie : 10 km jusqu’à Logrono. Je l’ai rattrapé à mi-étape où il s’était arrêté au milieu de nulle part pour fumer. Nous avons terminé l’étape lui, Rocio et moi et avons retrouvé Thomas à Logrono d’où Rocio va prendre le bus demain direction Madrid et où J., Thomas et moi allons passer deux nuits afin d'y faire un jour de pause. Nous avons réservé, à cet effet, un appartement afin d’être tranquilles.

Le reste de la journée est passé vite, entre kebab, film, siesta et visite chez le coiffeur pour J. qui a pu rafraîchir sa coupe. demain, grasse mat’ ! A très vite.

 

Mercredi 26 août : Jour de repos

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui grasse matinée jusqu’à midi. Ensuite nous sommes allés au taco bell manger ce qui se rapproche le plus d’un tacos à la française en Espagne pour le plus grand bonheur de J. Après cela il est allé à la piscine en quartier libre, et comme cela arrive souvent, il est rentré avant l’heure où je devais aller le chercher.

Nous avons ensuite profité de ce jour de repos à Logrono pour lui racheter des chaussettes car les siennes sont trouées, et je lui ai offert un parfum, qu’il voulait depuis un certain temps, pour ne pas trop sentir le pèlerin. Nous sommes ensuite allés manger une pizza avant d’aller dormir afin de reprendre le chemin de bon pied demain.

 

Jeudi 27 août : Logrono – Navarrete

 

J : Aujourd’hui, on est parti à 11h, nous avons mangé le petit déjeuner puis à midi, nous sommes partis. Nous sommes arrivés à 15h. Nous avons mangé puis je suis parti me coucher.

 

Marius : Dur dur de s’arracher du petit appartement ce matin ! Nous avons fini par décoller vers 11h pour un petit déjeuner tardif à 20 minutes de là, toujours à Logrono. J. a bien pris des forces avec trois parts de tortilla jambon-fromage ! C’est là que nous avons dit au revoir à Rocio (“rosée” en espagnol) qui prenait là son bus pour rentrer à Madrid.

Thomas, quant à lui, était parti bien avant nous, nous ne l’avons même pas vu ce matin ! Nous avons alors commencé l’étape qui fut brève : une douzaine de kilomètres, jusqu’à Navarrete.

Arrivée au gîte, petite galère pour l’inscription de J. (maudits QR code !), douche puis un petit restaurant fort sympathique au pied du clocher de la monumentale église où nous avons déjeuné tard, ou dîné en avance vers 16h30. Je crois que les espagnols appellent ça la “merienda”.

A l’heure où j’écris ces lignes, J. est en train de ronfler. Nous partirons de bonne heure demain ! Et en plus, il s’est enfin décidé à écrire son carnet de route avant de dormir : Noël !

 

Vendredi 28 août : Navarrente – Najera

 

J : Aujourd’hui 16 km. J’ai pas beaucoup marché parce que j’avais mal à mon genoux. Mais ce soir, j’ai lu et j’ai découvert une phrase qui m’a beaucoup touché et qui me ressemble un peu ! Je vais vous la dire : “Mais c’est une impasse qui ne produit que frustration, voire destruction et violences. Milles satisfactions ne font pas le bonheur …”

 

Marius : Aujourd’hui le réveil a été assez facile, vers 6h. Nous sommes partis une heure plus tard, et après un détour d’1 km par Ventosa pour prendre un café et un petit déjeuner, nous avons retrouvé de nombreux pèlerins croisés la veille, dont Florian, un des rares français du chemin, avec qui nous avons marché jusqu’à Najera. Lorsque nous l’avons revu, J. était encore déterminé à faire 40 bornes… Soit ! Mais en approchant de la ville, il a d’abord revu son plan à la baisse, à 25 km, puis a décrété que nous nous arrêtions ici.

 

Samedi 29 août : Najera - Santo Domingo de la Calzada

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Le réveil a été long ce matin, le départ encore plus car café et tortillas sont un passage presque obligé dès l’ouverture relativement tardive des bars espagnols. Nouvel arrêt 6 km plus loin après une pause rose pour une nouvelle boisson et une nouvelle tortilla pour J. Il ne l’a pas finie “les yeux plus gros que le ventre” comme on dit !

C’est dans ce village que nous faisons la rencontre d’un nouveau Thomas et d’Eric, éducateur en CER qui m’a bien aidé à gérer J. et renseigné sur pas mal de choses qui restaient floues pour moi.

Cependant, la présence de ces deux personnes a perturbé l’équilibre chimique et amené J. à une crise de violence uniquement verbale certes, mais très intense lors du repas de midi, à mon encontre, cela va sans dire.

 

Dimanche 30 août : Santo Domingo de la Calzada - Recedilla del camino

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Le réveil à 6h n’a pas eu lieu, donc le départ à 6h30 non plus. Ce fut une heure plus tard environ, et deux pour le départ, accompagnés d’Eric et Thomas rencontrés hier et de notre Thomas, avec qui nous passons beaucoup de temps depuis maintenant plus de deux semaines.

Dans le début de la marche, Eric en a “mis plein la gueule” a J. si j’ose dire, se comportant avec lui comme avec les jeunes de son travail en CER, lui disant ses quatre vérités sans pincettes et en le taquinant fortement. J. écrasé s’est renfermé sur lui-même pendant une bonne heure, limitant tout échange à quelques phrases relativement agressives à mon égard. Puis nous sommes arrivés à Granon, premier village sur notre route à 7 km de notre point de départ, où une pause café et petit déjeuner s’est imposée.

J. a déclaré ne plus vouloir avancer et Eric et Thomas sont partis devant. Il a changé d’avis à la faveur d’un appel avec sa belle-mère et sa petite sœur. Nous sommes donc repartis tous les trois, mais au village suivant, Redecilla del Camino, rebelote ! La rencontre de Freddy, jeune camerounais de 16 ans parlant français et habitant ici, encourage encore plus J. à rester. C’est vrai qu’il ne rencontre pas des masses de jeunes de son âge, et encore moins qui parlent français !

Nous passons un “deal” : il va une heure et demie à la piscine avec son nouvel ami, ensuite nous faisons les 3 km et quelques qui nous manquent pour aller à l’auberge que nous avons, une fois n’est pas coutume, réservée.

Deal non tenu au retour de la piscine bien entendu, nous sommes donc restés à Redecilla del Camino qui nous a pris dans ses filets… Décidément ! Thomas, quant à lui, est allé jusqu’au gîte réservé que nous avons prévenu de notre absence… imprévue ! A bientôt.


Lundi 31 août : Redecilla del Camino ---> Belorado

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Réveil tardif, comme souvent ces derniers temps et départ du gîte en dernier vers 8h30 / 9h.

Nous avons revu David, un espagnol fort sympathique avec qui nous avions parlé la veille, au village suivant. Comme il nous l'avait dit, il gère la petite chapelle d'un ancien ermitage sur le chemin, invitant les pèlerins à y entrer, proposant de poser des bougies…. Ce que nous avons fait. Il a été très généreux, nous a offert un collier chacun, ainsi qu’un porte-clefs qui avait tapé dans l'œil de J.

Nous avons fini par arriver à Belorado après une pause casse-croûte où nous avons rencontré des français : Serge, puis Carine et Edith, ça fait plaisir.

A Belorado, nous avons retrouvé Thomas pour un petit bivouac paisible dans un parc à la sortie de la ville.

 

Mardi 1er septembre Belorado ---> Villafranca Montes de Oca

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Hier, la soirée s'est quelque peu prolongée, deux jeunes espagnoles en goguette nous ayant rejoints, interpellées par J.

Ce matin, nous sommes donc repartis assez tard, en fin de matinée. Nous avions le choix entre une promenade de 10 km ou une étape de 22 km, 12 km de pampa séparant la prochaine localité de la suivante. Au vu du rythme de ces derniers jours, je n'avais aucun doute sur l’issue de ce dilemme. Nous nous sommes donc arrêtés à Villafranca Montes de Oca pour ce soir.

 

Mercredi 2 septembre : Villafranca Montes de Oca ---> Burgos

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Nous sommes partis de l'auberge après 8h, J n’ayant pas été capable de sortir du lit avant. Nous sommes allés au café prendre le petit déjeuner, car plus aucun village ne nous attendait sur les 12 prochains kilomètres.

Nous ne les avons pas faits, car à peine à la moitié de cette distance, en se relevant de notre troisième pause, J a fait un faux mouvement qui a réactivé fortement sa douleur au genou. Il a marché encore quelques centaines de mètres en boitant, puis s’est couché, affirmant qu’il ne pouvait pas aller plus loin.

Nous avons donc rallié la nationale non loin et là nous avons été emmenés directement à l’hôpital de Burgos par un employé de voirie très aimable, que nous avons aidé à sortir une voiture en panne de la route sur le trajet ! Arrivés à Burgos, J n’a pas voulu aller à l’hôpital, et c’est vrai qu’à part prescrire du repos après nous avoir fait poireauter 5h, ils n’auraient sans doute pas fait grand-chose.

Donc direction le kébab, puis un petit logement loué pour deux nuits sur booking afin de pouvoir récupérer au mieux. J marche déjà mieux, tiens, tiens….

Après-demain, nous prendrons un bus pour nous rapprocher de Santiago, nous n’y serions pas à temps autrement.

 

Jeudi 3 septembre : Burgos - jour de repos 

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Jour de repos à Burgos. Réveil tardif, vers 11h pour moi et 13 h pour J. Puis repas à Burger King, glace et pommade pour le genou. Nous avons assisté à la messe dans une chapelle latérale de l'immense cathédrale, puis J nous a fait à manger, tomate burrata et spaghettis bolo, comme d’habitude.

Demain, nous prendrons le bus, laissant derrière nous les rencontres du chemin.

 

Vendredi 4 septembre : Léón

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Nouvelle grasse mat’ pour J qui s’est levé vers 11h. Nous avons quitté la location avec quelques minutes de retard, après 11h30 et sommes ensuite partis en quête d’un endroit où laisser nos sacs en lieu sûr pour flâner à l’aise en ville jusqu’au départ de notre bus à 17h20

Après avoir loué deux casiers hors de prix, nous sommes allés manger au kebab, puis nous avons visité la ville. J’ai personnellement découvert la ville haute et sa ruine de château (dynamité par l’armée napoléonienne. Vive la France !) avec un superbe point de vue dont J n’aura vu que des photos que je lui ai montrées, par flemme de me suivre…

Puis vint le départ, après un micmac impossible et 40’ de retard, notre bus arrive. A l’espagnol, c’est la pagaille, tout le monde rentre, personne ne vérifie les billets, j’adore ! Nous sommes arrivés à Léón, 200 km de chemin plus loin, vers 20h et avons trouvé un petit gîte en donativo fort sympathique avant d’aller … au kébab bien sûr !

Demain, nous prendrons un train en fin d’après-midi, puis un autre après-demain de bonne heure, dont nous descendrons sacs au dos et bâtons à la main pour - enfin ! -  reprendre et terminer le chemin. 

 

Samedi 5 septembre : Léón - jour de repos

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui encore un jour de repos. Nous avons pu laisser nos sacs à l’auberge pour la journée et ainsi visiter tranquillement la ville de Léón. Ayant dû quitter l’auberge à 8h, nous avons fait un grand tour dans la ville qui se réveillait tranquillement, avant de prendre un bon petit déjeuner dans le premier bar ouvert qui passait par là. Nous sommes allés à la messe à midi, ce qui nous a permis de visiter gratuitement une partie de la cathédrale, puis nous avons retrouvé Florian, un pèlerin français que nous avions rencontré à Navarrete il y a de ça une à deux semaines. Le bougre a bien marché.

Hier, au gîte, nous avons également retrouvé Julia, la polonaise avec laquelle nous étions arrivés à Roncevaux le 17 août. 

Nous avons passé une partie de l’après-midi avec Flo et c’est en sa compagnie, suite à des caprices d’achats de plus en plus nombreux que J s’est énervé et a recommencé avec les insultes, les menaces et la violence… La routine

Florian a contribué à calmer la crise, puis nous avons pris le train - qui avait 40’ de retard, décidément - pour Monforte de Lemos où Bégonia nous a super bien accueillis malgré notre arrivée tardive à 21h. Nous sommes allés manger une pizza car tous les magasins étaient fermés, et dodo !

Demain, réveil à 6h pour prendre le train, direction Sarria et reprendre le camino ! 

 

Dimanche 6 septembre  : Sarria ---> Portomarin

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : De bon matin, nous nous sommes levés pour prendre le train qui nous a amené à Sarria. Là, nous avons rencontré Mélanie, une lausannoise, au bar où nous prenions notre petit déjeuner.

Nous sommes partis avec elle, avec dans l'idée de faire tout au plus une petite quinzaine de kilomètres. Finalement, nous avons fait une étape classique 22 km jusqu’à Portomarin, un village qui a été déplacé pierre par pierre dans les années 60 suite à la construction d’un barrage. Certaines pierres de l’église sont d’ailleurs numérotées.

C’était la fête au village, et nous avons galéré à trouver une auberge, en effet, sur les 100 derniers kilomètres du camino, il y avait énormément de monde. Cela vient du fait que c’est la distance minimum à parcourir à pied pour recevoir la compostela, le “diplôme de Saint Jacques.

Nous dormons finalement sur des matelas dans la pièce commune d’une auberge. Nous sommes sortis un peu à la fête, et voilà ! 

 

Lundi 7 septembre : Portomarin ---> O Cruceiro

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui, nous avons payé notre “ambition” démesurée d’hier.4 km après Portomarin, J s’est arrêté, après avoir été une fois de plus fort désagréable.

Je suis parti devant, jusqu’à ce qu'il m’appelle avec le téléphone de Chantal, une gentille pèlerine française, pour me dire qu'il ne pouvait plus marcher. Je rebrousse donc chemin et le trouve assis au bord du chemin, comme à son habitude, le genou un peu enflé.

De là, nous avons fait du stop et un taxi nous a arnaqués en nous déposant 10 km plus loin.

Décision a été prise d’arrêter la marche.

Demain, nous serons à Compostelle (en bus) jeudi soir à Lille (en avion). Échec et mat. A bientôt, plus à bientôt.


Mardi 8 septembre

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Nous sommes arrivés à Saint Jacques ! Bon, en bus d’accord, mais ça fait quand même quelque chose. Et même si ce n’est pas une victoire totale, J a tout de même parcouru quelques mille kilomètres à pied ! Je ne crois pas que beaucoup de jeunes de son âge peuvent en dire autant.

 Demain descanso ! Buenas noches ! 

 

Mercredi 9 septembre

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui, réveil tranquille vers 9h30, puis sortie shopping pour J qui s'est trouvé une canne, un couteau et une paire de chaussettes.

Nous avons mangé un kébab à midi, puis sommes revenus à l’auberge en pensant faire la sieste, mais finalement nous avons passé quelques heures en compagnie d’autres pèlerins et habitants de “Mundo albergue”.

J a passé pas mal de temps en compagnie de Martha, une hospitalière italienne avec laquelle il s’entend bien, pour ma part, j’étais avec Shun, une pèlerine chinoise.

Ce soir, nous nous sommes fait un risotto au chorizo, miam ! Ça change des pâtes bolo…

Demain, direction Fisterra, le bout du monde.

A demain.


Jeudi 10 septembre

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui, nous devions rentrer en France, comme je vous l’avais dit il y a quelques jours. Mais finalement, le retour a été repoussé à dimanche soir, pour une raison de place d'accueil pour J à notre arrivée à Lille. Tant mieux, ainsi nous avons eu le temps de prendre le bus ce soir pour Fisterra où nous allons rester jusqu’à après-demain.

Le reste de la journée s’est passé tranquillement entre auberge et sorties en ville, et J a passé beaucoup de temps avec Martha qui sera malheureusement partie quand nous passerons à Saint-Jacques.

Nous sommes arrivés à Fisterra vers 21h et avons été super bien accueillis par les italiens de l’albergue “La Espiral”, avec un bon repas. Cependant, il n’était pas au goût de J, donc nous sommes sortis ensuite en quête d’un kébab.

Demain, nous irons nous baigner et voir le coucher de soleil au phare qui trône sur le cap Finisterre, le vrai bout du monde !

A demain !


Vendredi 11 septembre : Fisterra

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd'hui, journée playa ! Réveil à 9h/9h30, puis tout de suite direction la grande plage de Fisterra. Nous sommes passés par un itinéraire original, par les rochers dégagés par la marée qui était basse. Après quelques acrobaties, nous avons ramassé plein de coquillages sur la plage. Nous avons même trouvé quelques coquilles Saint Jacques ! Ensuite, baignade, et rebelote l’après-midi après un bon kébab à midi.

Ce soir, nous allons monter au phare pour voir le coucher de soleil, mais J a prétendu avoir trop mal au genou et n’est pas venu

 

Samedi 12 septembre : Santiago

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Aujourd’hui, nous sommes retournés de Fisterra à Santiago, en bus. L’après-midi et la soirée se sont passées tranquillement. Toutefois, J n’a pas voulu entrer dans la cathédrale. Ainsi, il a vu Santiago sans entrer dans le sanctuaire, et Finisterre sans voir le cap…

 

Dimanche 13 septembre : Paris

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Ce matin, réveil à l’aube pour prendre le bus à 7h, direction l’aéroport. Enregistrement, contrôle de sécurité, petit-déjeuner hors de prix en duty free, puis nous sommes entrés dans l’avion. 2h plus tard, nous atterrissons à Paris. J était tout content de prendre l’avion, même si cela lui a fait mal aux oreilles.

A Paris, nous avons fait du vélo, puis vu mon frère et son ami. Et bien sûr, nous avons mangé un bon tacos français, comme nous n’en avions plus mangé depuis un bon moment;

Demain, nous irons à Lille et l’aventure prendra fin.

A demain pour le dernier rapport.

 

Lundi 14 septembre : Lille

 

J : n’a pas écrit

 

Marius : Nous y sommes. Deux mois jour pour jour après notre rencontre à Livinhac le Haut, J et moi nous sommes dits au revoir tout à l’heure à la gare de Lille où son éducatrice est venue le chercher. Ainsi s’achève cette aventure riche, intense et pas toujours facile.

Merci à vous tous qui avez suivi et partagé cette épopée de près ou de loin. Bisous !








   L'Etat finance cette marche à hauteur de 80 %

Le reste est financé par vos dons



(Ces dons ne constituent pas de l'argent de poche supplémentaire pour le binôme mais nous permettent de financer leur marche)


 

                    _________________________________

 

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45 commentaires


Invité
18 sept.

Bravo Julien ! Très heureuse de voir que tu as atteint ton but ! J’espère que ce chemin parcouru va t’aider ! Tu es un gars bien !

Michéle de Livinhac le haut

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Invité
04 sept.

Bonjour Julien,

trois sœurs tu as rencontré sur le chemin de Santiago, Catherine, Brigitte, Isabelle… de la confiance, de la volonté, de l’humour…

Bien à toi,

Catherine

Amicales pensées pour Marius et Thomas

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Juliette
02 sept.

Bah j, tu n’écris plus rien !

On compte sur toi pour nous parler de cette marche. Comment ça se passe, comment te sens tu ?


Tous les gens que t’as rencontrés sont derrière toi et pensent sûrement fort à ton parcours.


C’est super fort ce que vous faites, ça demande beaucoup de courage de marcher tous les jours avec en plus une personne qu’on ne connaît pas.

Sois fier de toi ! C’est bien, continue.

Je pense souvent à toi !

Mais écris un peu :)

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Ghislaine
02 sept.

Immense courage à vous deux !

Mes pensées vous accompagnent chaque jour.


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Elise alias Baki (MMA)
26 août

Hello J, je ne sais pas pourquoi il n'y a pas de suite au périple, j'espère que tu continues quand même. Je pense fort à toi et ta capacité à attraper les lézards en pleine course mdrrr.

Bref j'espère que ça te fait quand même du bien de marcher et souhaite le meilleur pour la suite.


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