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Dans certaines sociétés primitives comme chez les indiens d’Amérique, le passage de l’adolescence à la société adulte se faisait à travers une "épreuve". Le jeune candidat —qui prenait lui-même la décision quand il se sentait prêt— devait quitter la tribu et survivre par ses propres moyens durant quelques lunes. Ce n’est qu’en revenant —s’il en revenait— qu’il gagnait ses galons de guerrier.


Les débuts : Last Chance Caravan

S’inspirant de cette coutume, des éducateurs américains eurent alors l’idée de l’adapter à leur passé de pionniers et montèrent une sorte d’expédition initiatique pour jeunes délinquants baptisée "last chance caravan" (la caravane de la dernière chance).
De nombreuses difficultés, liées notamment au grand nombre de jeunes impliqués dans l’expérience, limitèrent la portée de l’expérience. Aujourd’hui, le système s’est dévoyé en organisant des sorties para-militaires pour adolescents.


Oïkoten lance la méthode en Belgique

Des éducateurs et magistrats belges néerlandophones eurent alors l’idée de reprendre l’idée de base : proposer aux jeunes une aventure. Après quelques tâtonnements, l’expérience se révéla rapidement positive à la condition de respecter quelques impératifs :
  
  • nombre de jeunes limité à un ou deux,
  
  • marche dans un pays étranger et sur la longue durée (trois à quatre mois).

Depuis 1985, Oikoten (le mot grec signifie à la fois "hors de la maison" et "par ses propres moyens") avec le soutien des pouvoirs publics a fait marcher plusieurs centaines de jeunes avec un succès qui ne se dément pas.


Seuil introduit la méthode en France

En mai 2000, Seuil a vu le jour, d’abord en Normandie. Après de longs mois de palabres et une recherche difficile de magistrats et d’éducateurs souhaitant innover dans un domaine sensible, la première équipe de marcheurs, composée de deux volontaires, Nicolas et Christophe (tous les deux 15 ans et demi) accompagnés de Marcel, un père de famille breton partaient pour l’Italie. Demi succès, Nicolas accomplissait tout le parcours alors que Christophe s’arrêtait à mi-parcours.

Le projet Seuil qui a d’abord réuni quelques bénévoles a rapidement fédéré de nombreuses bonnes volontés, sous forme d’adhésions à l’association ou de bénévolat.
La première structure, née en Normandie a donné naissance à une deuxième à Paris en 2003. Une vingtaine de bénévoles très motivés a impulsé les premières marches. Fonctionnant d’abord sur le mode du bénévolat, Seuil a franchit le pas de la professionnalisation en 2008.

L’enthousiasme des bénévoles ne s’est pas démenti pour autant. Des développements de l’association sont en chantier : « chemin fais@nt »,  les « petits ponts » (parrainage professionnel de jeunes marcheurs par des retraités actifs).

Histoire de Seuil
L'Association / Histoire de Seuil